La naissance, ça dépend du coeur. Le tien est un havre de poésie entier. Nous y voilà. Un an après, un an entre tes mots, entre tes notes, au creux de ta voix. Il y a un an tu nous lançais, en première page d’une histoire nouvelle : je suis un soir d’été. En référence à Brel, le maître mots derrière les longues minutes de tes chansons, sache, même si c’est toujours difficile d’attaquer les monstres sacrés, que tu les as tous surpassé. On te compare, te fait digne héritier mais tu as pris le large, au devant de toutes tempêtes, de toutes lignes de carnets à poésies, de toutes luttes sans failles, sombre et lumineux sur la voie qui nous mène à la culture de ton art. La naissance ça dépend du coeur. Tu le dis si bien. La tienne vient se coller à tes propres mots. La tienne qui a livré bien heureux, le coeur d’un humaniste enchaîné à ses rires, ses douleurs et peines, ses colères, ses jours éternels de gloire sur le champs d’honneur, enchaîné à son oeuvre, sa trace indélébile dans les panthéons de nos petites âmes. Un coeur bâtisseur, voyageur des âmes sensibles, des tambourinements de la musique, animé d’une flamme à la chaleur enivrante. Bâtisseur dans les tréfonds de la chanson française, derrière le marécage de façade, d’un monument sacré, un monument de mots et d’espoir, un palais sacré pour nos coeurs amoureux. Ton monument est déjà debout, en forme de cathédrale si tu veux. Mais il est là déjà devant nos yeux admiratifs.

Je t’en prie, garde toujours ta foi, ton entêtement pour nous, pour l’espoir malgré les orages, les remparts et les lacunes humaines. Garde ta magie interieure, comme ces flambeaux nocturnes en guise d’étoiles familières qui nous apportent une part de vérité. Elle est ailleurs, quelque part entre les prémices d’une odyssée révolutionnaire de l’an 2000 et l’oeil pensant d’une plume protectrice de la liberté absolue. Une moitié de vie à sauver cette étoile. Une moitié de vie à livrer la naissance d’une plume singulière, audacieuse, littéraire, provocatrice, douce, tendre, violente et amoureuse. D’une voix. D’un souffle ranimant les braises, les foudres et colères vaincues par le poids des errances quotidiennes. Un souffle qui anime le ciel, le soleil et nos univers à chaque moment de vie. Plutôt la vie j’ai lu quelque part sur un mur. Plutôt la vie et la mélodie du bonheur inscrite dans les minutes où tu t’es figé dans les sables du temps. Moitié de Petit Prince reveur, moitié d’Arthur Rimbaud entré secrètement dans Paris les jours de Commune. Ne laisse pas mourir ta foi s’il te plait, il te reste encore tant de fois à nous sauver aussi. On est pas plus sérieux que toi et pourtant … nos plus belles histoires d’amour c’est nous. A tes quarante ans, toi un fils de France conteur de merveilles. Joyeux anniversaire Damien.

Julie G.

Source : vingtquatreheureune.wordpress.com