Le dernier bouquin que vous avez lu...

Baggio Il y a 9 mois

Le coran.
Fallait bien que je m'assure de certaines choses. Ca m'a conforté dans mes idées.


Le dernier livre de Fillon.
Ca m'a aussi conforté dans mes idées sur lui.


J'ai acheté pas mal de livres d'Onfray, je vais lire ça pendant les vacances.
Vous pensez quoi de lui ?


Eléa Il y a 9 mois

Oscar et la dame rose – Eric-Emmanuel Schmitt
Oscar 10 ans, est hospitalisé pour une leucémie, se met à écrire des lettres à Dieu sur le conseil de Mamie Rose qui lui rend visite chaque jour. Petit bouquin, lu d’une traite. Je suis passée du rire aux larmes en cent pages avec en bonus une petite visite au pays de la poésie.

« j’ai compris que je suis devenu un mauvais malade, un malade qui empêche de croire que la médecine , c’est formidable. »
« Je crois qu’on fait tous la même erreur pour la vie. Nous oublions que la vie est fragile, friable, éphémère. Nous faisons tous semblant d’être immortels.»
« Si je m’intéresse à ce que pensent les cons, je n’aurai plus de temps pour ce que pensent les gens intelligents. »
« les questions les plus intéressantes restent des questions. Elles enveloppent un mystère. A chaque réponse, on doit joindre un « peut-être ». Il n’y a que les questions sans intérêt qui ont une réponse définitive. »
«… il n’y a pas de solution à la vie sinon vivre. »


Eléa Il y a 8 mois

Miss Peregrine's Home for Peculiar Children - Ransom Riggs

J'imagine que vous connaissez le film alors je vous raconte pas l'histoire. C'est plutôt bien écrit, et on se laisse emporter vers ces êtres "particuliers" et leur combat. La fin du livre par contre sent vraiment le livre écrit pour la jeunesse, donc pas trop envie de lire la suite.

Le guide des égarés - Jean d'Ormesson

Quand un académicien de 91 ans décide de livrer ce qu'il sait de la vie. Pas une lecture transcendante, mais je dois pas être assez sage encore pour en apprécier la valeur.


Anja Il y a 8 mois

"Autobiographie d'une courgette" de Gilles Paris

un sujet grave sur un ton léger, narré par un gamin.
un peu exagéré dans certaines réflexions mais je l'ai trouvé beau quand même. Surtout que j'ai pas l'esprit au lourd, au difficile.
Dans l'écriture, il m'a fait penser au Petit Nicolas, et quand j'y repense, c'est un des bouquins qui m'a fait aimer lire (au delà du Petit Prince... un peu de nostalgie quoi)


Eléa Il y a 8 mois

La neige de saint Pierre – Leo Perutz
Le récit commence à l’hôpital avec un malade qui ne se souvient pas bien du pourquoi de ses blessures. Il nous raconte sa version de son histoire, que tout le monde dément à son chevet. Médecin parti dans une petite bourgade, il y rencontre un prince, Praxatine qui veut rétablir son fils sur le trône qui lui croit dû. Le Prince fait aussi des recherches scientifiques et veut utiliser la neige de saint Pierre (champignons qui se développait sur les cultures du blé) pour faire revenir la foi et manipuler le peuple à aduler leur seigneur. Le breuvage concocté n’a pas tout à fait l’effet escompté .....

Livre interdit par les nazis en 1933, je m’attendais à bien plus de controverse. Quant à l’accroche du bandeau du livre « un Kafka picaresque et populaire » c’est un peu exagérer.

mon crayon a relevé cette jolie petite phrase:
« Ce que l’on possède en rêve, une armée entière d’ennemis ne saurait vous le prendre.»


AnonymeIl y a 8 mois

replay de ken grimwood et le voyage dans le passé de stefan zweig, deux beaux récits dont la trame de fond est similaire, des êtres séparés par des espaces et des temps différents, avec des fins subtiles, réussies, rétroactives.


idem Il y a 8 mois


mon crayon a relevé cette jolie petite phrase:
« Ce que l’on possède en rêve, une armée entière d’ennemis ne saurait vous le prendre.» Eléa


ton crayon a bien fait !


AnonymeIl y a 8 mois

Zweig c'est toujours sublime. Tu as tout lu de lui ?@ProletaRien


j'avais lu "24 h de la vie d'une femme" (que j'avais beaucoup aimé), "le joueur d'échecs" (le premier que j'ai lu à l'école évidemment), "L’amour d’Erika Ewald" ,"l’étoile au-dessus de la forêt", "la marche", "les prodiges de la vie", il y a une dizaine d'années.
je crois que l'ai lu "angoisse" en 2015.
Tu m'as ramené à zweig prolétarien dans ta présentation et du coup j'ai sorti mes dernières acquisitions zweig en braderie de ma bibliothèque personnelle
J'ai donc lu "le voyage dans le passé" avant hier, et j'ai lu aussi "lettres d'une inconnue" hier (un personnage aussi fou et érotomane que ceux de moix dans "anissa corto" et" jubilation vers le ciel")
j'enchaîne sur le dernier livre que j'avais de lui, le seul roman qu'il ait écrit apparemment "la pitié dangereuse" (ou l'impatience du coeur). Quoique je viens de recevoir boulgakov le maitre et la marguerite, par lequel commencer :) ? qui est le meilleur prolétarien?
C'est vrai que son écriture est sublime
Je crois que je vais me refaire 24h de la vie d'une femme en audio aussi et en plus c'est gratuit lol
https://www.youtube.com/watch?v=VMvxkEtslvI

pour ceux que ça intéresse, si vous tapez livre audio ou audiobook français sur you tube y a pas mal de classique j'ai halluciné hier, non parce-que hier je suis allée sur mon site habituel pour trouver des classiques audio et la voix du lecteur sur "la collection invisible" c'était pas possible :) je mens pas http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/zweig-stefan-la-collection-invisible.html

y a orwell aussi !
https://www.youtube.com/watch?v=ZeZariVnzbw


Eléa Il y a 8 mois

Rosa Candida – Audur Ava Olafsdottir
A 22 ans, un jeune Islandais, Arnljotur, se décide à quitter sa famille. Il laisse derrière lui son vieux père et son frère jumeau handicapé. Arnljotur, était très proche de sa mère, décédée il y a peu dans accident de voiture. Elle lui avait fait partager sa passion pour les roses dans la serre et le jardin où elle cultivait une variété exceptionnelle sans épines et à huit pétales, la Rosa Candida. Arnljotur quitte donc l’Islande pour restaurer une roseraie d'un monastère du continent, il emporte juste quelques boutures de la Rosa Candida pour perpétuer la mémoire de sa mère.
J’ai aimé sans plus. Le début est bien écrit et la candeur d’Arnljotur est plutôt plaisante, mais au-delà du parcours initiatique de ce jeune homme de 22 ans, qui découvre son enfant, j’ai trouvé que ça tournait vraiment à l’eau de rose dès l’arrivée au monastère (ben oui c’est dans le titre). Quant à la perfection de l’enfant, la petite Flora Sol, ça m’a franchement énervée. Je me suis dit que seule une sensibilité féminine pouvait pondre un livre pareil, et que justement les sensibilités féminines…. bof

petite question pour @audrey83
pourquoi en audio les livres?
j'ai jamais essayé et je me demande bien quels arguments pourrait m'en convaincre.


AnonymeIl y a 8 mois

l'audio pour le côté pratique, lire en cuisinant par exemple avec le casque blue tooth.
l'audio quand pas assez concentré ou en mode de fatigue visuelle. Intéressant aussi pour aborder certains classiques je trouve, il y a par exemple du balzac ou du proust que j'envisage en audio mais que je ne pourrais pas envisager en visuel, certains classiques sont trop rébarbatif de manière frontale, en silence et sans une intonation pour aider à rentrer dedans. l'audio aussi pour relire ce qu'on a déjà lu.
L'audio pour se faire raconter l'histoire du soir :) "il était une fois..." :)
également aussi pour les nouveautés, par exemple à la bibliothèque municipale, souvent les nouveautés sont disponibles en livre audio et n'ont pas été empruntés.
Après perso, moi je sais que mon canal sensoriel privilégié est l'auditif (test pnl), d'autres ce sera le visuel ou le kinesthésique, ce qui doit surement être ton cas éléa.

Je te conseille d'essayer, si tu ne les as pas déjà lu ; Daphné du Maurier, les classiques des soeurs Bronte (jane eyre et hurlevent), Christiane singer ou en contemporain Tatiana de Rosnay, cela rehaussera peut-être ton avis sur les auteurs féminins et leur sensibilités féminines.
ah j'ai oublié daniele steel et christine angot, non je déconne lol

vu que tu avais bien aimé milena angus mal de pierres, moi celui-là m' a un peu énervé, mon côté féministe surement :), un récit complaisant avec l'image hystérisante et putassière qu'on donne parfois de la femme, que dis-je? qu'on plaque sur la femme. le pire c'est que ce roman se veut spirituel.


Eléa Il y a 8 mois

merci du retour :)
oui je suis "visuelle" à fond. Justement quand je lis, j'aime la bulle qui se forme autour donc le "multitasking" en lisant est inconcevable pour moi et puis pour relever des phrases avec un crayon c'est moins pratique en audio. ;)
Pour l'histoire du soir ça me tente plus.je tenterai peut être une fois pour voir.


melie Il y a 8 mois

La ballade de l'enfant gris - Baptiste Beaulieu

C’est l’histoire de Jo’, jeune interne en pédiatrie à la personnalité fantasque, à qui tout sourit.
C’est l’histoire de No’, un petit garçon de sept ans attachant et joueur, qui est atteint d’un mal incurable et ne comprend pas pourquoi sa maman ne vient pas plus souvent le voir à l’hôpital.
C’est l’histoire de Maria, une mère secrète, qui disparaît à l’autre bout du monde au lieu de rester au chevet de son fils.
Un matin, dans la chambre de l’enfant, survient un drame qui lie à jamais le destin de ces trois êtres.
Jo’ devra tout quitter pour partir sur les traces de Maria et percer ses mystères.

Inspiré par le choc ressenti lors de la disparition de l’un de ses jeunes patients, l’auteur livre une quête initiatique et poétique, semée de recoins obscurs qui s’illuminent. Un magnifique troisième roman, porté par des personnages profondément humains.


Du Bibi comme j'aime. <3 <3 <3

(Faut que j'admette que je suis une groupie ^^)


Spleen Il y a 8 mois

Je me suis dit que seule une sensibilité féminine pouvait pondre un livre pareil, et que justement les sensibilités féminines…. bof Eléa
HA, merci. J'ai toujours dit que les bouquins écrits par des femmes me soulaient (Nothomb, Gavalda, Duras, Delphine de VIgan et compagnie) Ca reste un mystère.
La seule que j'admire énormement et qui me parle beaucoup c'est VIrginia Woolf, ptet plus une histoire de santé mentale que de genre ? ;)


Eléa Il y a 8 mois

ah mince tu me cites et je vois ma faute, pff...
on fait un deal, tu la corriges et moi de même comme ça Isa elle verra rien.

je suis restée sur l'Islande avec cette fois un auteur masculin (une histoire de poissons qui n'ont pas de pieds) et ça commence très bien.

t'es dans quel livre toi?


Spleen Il y a 8 mois

Faut pas avoir honte de ses erreurs :p

J'suis au stade (depuis de longs longs mois) où j'arrive plus à finir les bouquins que j'ouvre, c'est terrible... ptet à trop vouloir lire des essais... Du coup pour me donner bonne conscience j'ai lu Ionesco, mais niveau théâtre absurde j'me retrouve beaucoup plus dans Beckett, parce que... Beckett :)
Tenté Enfance de Sarraute mais 20 pages et j'ai trouvé ça planplan insupportable (une femme...)
Et là j'ai commencé Paris est une fête d'Hemingway, ça s'lit bien

Rho ça me manque, faut que j'retrouve une dynamique de lecture quand même


éoline Il y a 7 mois

En vous lisant, je réalise que je n'ai pas lu, non plus, beaucoup de livre d'auteurE. J'ai quand même le souvenir d'un bouquin que j'ai dévoré d'une traite : Bye Bye Blondie de Virginie Despentes.
Spleen , côté théâtre absurde, Jean Tardieu c'est vraiment pas mal. " un geste pour un autre " et " un mot pour un autre "...


Eléa Il y a 7 mois

D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds – Jón Kalman Stefánsson

Un beau récit pour se plonger dans la rudesse du climat Islandais, comme si l’Islande habitait ses habitants et non le contraire. Ari, la quarantaine, fuit son couple, retourne en terre natale et l’auteur tricote et détricote pour nous la vie de cette famille sur trois générations. Le quotidien est brutal et les hommes font de leur mieux pour vivre. La plume de Stefánsson est magnifique, poétique et parfois sans complaisance. Très, très envie de lire les autres livres de cet auteur.

Petits extraits, mais il y aurait des pages entières à partager :
« La mer comprend sans doute les poissons et c’est à sa manière qu’elle chérit les noyés, mais elle n’entend rien ni ne s’intéresse à nos blessures, à nos vies quand elles sont chamboulées. A moins qu’une chose aussi vaste qu’elle, ou une autre, plus immense encore, puisse comprendre l’angoisse insondable de l’homme ou s’imaginer qu’un être aussi petit et éphémère que lui ait assez de sensibilité et de profondeur pour s’emplir de terreur et s’égarer sur de nombreux sentiers ? »

« Sans doute ne disons-nous jamais la vérité. Parfois nous mentons entièrement, mais de toute façon, nous taisons toujours certaines choses ; pour nous rendre la vie plus supportable et nous préservez du malheur. Mais peut-être souvent encore parce que nous vivons dans l’illusion, par volonté de nous embellir, et peut-être plus souvent encore par lâcheté. Nous transformons le silence en mensonge, puis ce mensonge en trahison. Nous dévoilons rarement l’entière vérité et ne sommes par conséquent jamais tout à fait honnêtes. Est-ce parce que nous n’osons pas nous regarder en face, affronter le monde tel que nous l’avons façonné ? La vie de l’homme ne serait-elle que fuites et illusions ? »

« …n’oubliez jamais que tout le monde a un jour été jeune, afin que vous compreniez que tous autant que nous sommes, un jour viendra où nous brûlerons, consumés de passion, de bonheur, de joie, de justice, de désir, parce que c’est ce feu-là qui illumine la nuit, qui maintient à distance les loups de l’oubli, afin que vous n’oubliiez pas qu’il faut vivre et ressentir, que vous ne soyez pas transformé en un cadre au mur, un fauteuil dans le salon, un meuble devant une télévision, un objet qui regarde l’écran de l’ordinateur, inerte, afin que vous ne deveniez pas celui qui ne remarque rien ou presque, que vous ne somnoliez pas au point d’être la marionnette du pouvoir ou d’intérêts partisans, que vous ne deveniez pas quantités négligeable, anesthésiée, au mieux une petite goutte d’huile dans un mystérieux rouage. Brûlez, afin que le feu ne faiblisse pas, ni ne périsse, ne refroidisse, afin que le monde ne devienne pas un lieu froid :la face cachée de la lune. »

« Les poèmes ont sans doute le pouvoir de sauver le monde, mais ceux qui les lisent sont si peu nombreux, et leur nombre va diminuant : ils sont une ethnie en voie d’extinction. On devrait d’ailleurs leur accorder le statut d’espèce protégée et il faudrait que l’UNESCO pense à les inscrire au patrimoine de l’humanité. »


Isa Il y a 7 mois

Journal d'un vampire en pyjama -- Mathias Malzieu

J'aimais déjà bien cet auteur depuis que j'avais lu et écouté La Mécanique du Cœur. L'an dernier j'avais découvert Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, et ce troisième livre que je lis du monsieur me conforte dans la bonne opinion que j'ai de lui.

Le récit de sa maladie de la moelle osseuse, de sa greffe et de son rétablissement est prenant. C'est bien écrit, sans complaisance mais avec une pointe d'humour et d'optimisme qui n'ont pas dû être faciles à conserver quand il était "en plein dedans". Il s'y raconte en détail mais sans tomber dans le "trop médical".

Et puis, toujours cette part de douce rêverie et de poésie derrière chaque phrase, qui me redonne espoir en l'espèce humaine (parce que quand je regarde les infos, c'est pas trop ça hein) <3

Par contre j'ai pas encore écouté l'album qui va avec, ça ne saurait tarder :)


Tacha105 Il y a 7 mois

Bonjour ! Après avoir regardé le film 50 Nuances de Grey, j’ai voulu savoir si celui-ci était exactement comme dans le livre. Du coup, j’ai commencé à lire le Tome 1 qui m’a beaucoup plu. Ensuite, c’était prévisible, j’ai lu les deux autres : 50 Nuances plus sombres et 50 Nuances plus claires. Je dois avouer que ça m’a beaucoup plu.


Eléa Il y a 7 mois

Dieu n’habite pas la Havane – Yasmina Khadra

Juan del Monte Jovana cinquante-neuf ans se produit tous les soirs au Buena Vista sous le nom de scène Don Fuego, seulement au rachat de l’établissement on lui signifie que ses services ne sont plus nécessaires. Il traine alors un peu désœuvré et bien trop sûr de sa renommée pour retrouver un emploi.
Il croise un jour une jeune fille rousse de vingt ans, la belle Mayensi et tombe amoureux fou. La belle n’est pas de tout repos et est pour le moins instable psychologiquement......

Je n’ai pas cru un instant à cette histoire d’amour peu probable. La description de Cuba reste le plus intéressant de ce roman pas terrible. Vraiment envie de découvrir ce pays et ses habitants.


attachiante Il y a 6 mois

" Condition de l'homme moderne " de Hannah ARENDT.
" Notre siècle a totalement transformé le statut de l'homme ; celui-ci est désormais un membre d'un ensemble qui le dépasse, et dont il ne peut s'échapper. Il vit dans un monde où la technique prend de plus en plus d'importance, et où le politique s'impose sans possibilité d'écart ou de fuite. Ce monde est également celui des pires violences, de la barbarie généralisée. ... Un nouvel humanisme ? "

Bon, j'avoue, il y a des passages où je n'ai pas tout compris (un peu compliqué pour ma petite tête ;-) ) mais j'ai bien apprécié les réflexions de l'auteur sur sa vision des hommes, de l'esclavagisme, ses exemples, l'homme et sa dépendance aux nouvelles technologies qu'il crée, ...
Le plus " ironique " de ce livre sur certains points c'est qu'il a été écrit en 1958, donc un regard de l'auteur à cette période et finalement, on s'y retrouve encore aujourd'hui ...


X Il y a 6 mois

Brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes de Julien Campredon. Recueil de nouvelles assez déroutant. Assez inégal, mais on part dans chaque texte dans un univers à part entière. Beaucoup aimé la nouvelle qui a donné son titre au recueil, "Avant Cuba !" et "Le lièvre, l'olivier et le représentant en ronds-points".

Sinon, il me semble qu'un prolétaire a cité il y a peu Gaël Faye. Son premier roman, Petit pays, avait été un de mes coups de cœur de la rentrée littéraire.
« Une chaine d'infos en continu diffuse des images d'êtres humains fuyant la guerre. J'observe leurs embarcations de fortune accoster sur le sol européen. Les enfants qui en sortent sont transis de froid, affamés, déshydratés. Ils jouent leur vie sur le terrain de la folie du monde. Je les regarde, confortablement installé là, dans la tribune présidentielle, un whisky à la main. L'opinion publique pensera qu'ils ont fini par fuir l'enfer pour trouver l'Eldorado. Foutaises ! On ne dira rien du pays en eux. La poésie n'est pas de l'information. Pourtant c'est la seule chose qu'un être humain retiendra de son passage sur terre.Je détourne le regard de ces images, elles disent le réel, pas la vérité. »
« J'ai beau chercher, je ne me souviens pas du moment où l'on s'est mis à penser différemment. A considérer que, dorénavant, il y aurait nous d'un côté et, de l'autre, des ennemis, comme Francis. J'ai beau retourner mes souvenirs dans tous les sens, je ne parviens pas à me rappeler clairement l'instant où nous avons décidé de ne plus nous contenter de partager le peu que nous avions et de cesser d'avoir confiance, de voir l'autre comme un danger, de créer cette frontière invisible avec le monde extérieur en faisant de notre quartier une forteresse et de notre impasse un enclos.
Je me demande encore quand, les copains et moi, nous avons commencé à avoir peur. »


AnonymeIl y a 6 mois

(Ptin Audrey j'avais pas vu ta réponse sur Zweig et Boulgakov, je me sens tout pourri là :'x)


Il faut lire Zweig. Mais vraiment. Mais vraiment vraiment.

Ses nouvelles, ses romans. Je pourrais pas mieux le résumer : "Rien d'incroyable, tout de fascinant".
Mais là j'ai ses essais. Et bordel de omfg que c'est de la dinguerie. Ciselé... c'est un truc de malade.

" [...] Rien, cependant, n'est plus loin de nous que la pensée de construire dans le monde de l'esprit un système rigide. Psychologue par passion, créateur volontaire, nous n'exerçons notre art qu'au gré de nos affinités profondes. Nous nous défendons ainsi de prime abord de vouloir donner quelque chose de complet et nous ne le regrettons pas, car seul celui qui croit aux systèmes dans le domaine de la création et prétend avec orgueil encercler le monde infini de l'esprit s'effraie de ce qui peut n'être que fragmentaire. Ce qui nous attire dans ce plan de travail c'est le fait même qu'il touche à l'infini sans se tracer de frontières. Et c'est ainsi, que, lentement et passionnément à la fois, nous élevons toujours plus haut dans le court lambeau de temps qu'est notre vie l'édifice commencé par hasard."

" Ce qui unit les trois figures héroïques de Hölderlin, Kleist et Nietzsche, c'est leur destinée : ils se présentent pour ainsi dire sous le même horoscope. Tous trois sont projetés hors de leur moi par une puissance formidable, supra-terrestre, en quelque sorte, dans un violent cyclone de passions et finissent prématurément, dans la folie et le suicide. Sans lien avec leur temps, incompris de leur génération, ils passent comme des météores, rayonnant d'une brève lumière dans les ténèbres de leurs mission. Eux-mêmes ignorent ce qu'ils sont et le chemin qu'ils prennent parce qu'ils ne font que venir de l'infini, pour aller à l'infini : c'est à peine si dans l'ascension et la chute rapide qu'est leur vie ils frôlent le monde réel. Quelque chose d'extra-humain agit en eux, une force au-dessus de la leur et à laquelle ils se sentent soumis, ils n'obéissent pas (ils s'en aperçoivent, effarés, dans leurs rares moments de lucidité) à leur volonté, ce sont des possédés, des esclaves d'une puissance supérieure, d'un démon. (Zweig "appelle démon l'inquiétude primordiale et inhérente à tout homme qui le fait sortir de lui-même et se jeter dans l'infini, dans l'élémentaire. Le démon, c'est le ferment qui met nos âmes en effervescence)"

Bam. Dantaggle. Ca c'est fait.
C'est du génie. Croiser les destinées de Kleist, Hölderlin et Nietzsche, et les rassembler non pas chronologiquement, mais littérairement en tournant autour du thème de la folie, de la vie courte, de la furie créatrice et de l'obsession presque maladive, souvent ignorés de leurs vivants... c'est du putain de génie qui te raconte des génies.

L'inception des génies.
Le tout sans di caprio.

ça fait plaisir
Un truc de fou o_O

Faut lire Zweig. Srsly.
(Zxeig, "Le Combat avec le démon"; Klelist - Hölderlin - Nietzche)
Ce qui amène à réfléchir en se grattant la tête c'est que Zweig a fini par se suicider aussi...

***

Et j'me suis démerdé aussi pour dégoter un Bacigalupi. J'avais surkiffé la fille automate (prix hugo jséplukan, très belle année, cette jséplukan), j'm'étais donc choppé le suivant (ferailleur des mers) c'était une merde infâme (pression de son éditeur je pense pour sortir vite un autre bouquin pendant que le Hugo est chaud, et cayledrame, encore une preuve du scandale ( je dirais même "une honte, môôôsieur !") que de devoir payer quelque chose avant de l'avoir lu...).

Bin là on m'a filé son recueil de nouvelles - La fille Flute et autres fragments de futurs brisés.
C'est de la dystopie. Des genres de nouvelles de cinquantes pages. Style très factuel mais très cinématographique : on s'y prend. Des fois ça pique, mais ça va.
Par contre, les thèmes... Je spoil pas : Dans le futur. Une fille. Choisie toute petite et contre son gré, et devant supporter bien des horreurs corporelles (fragilité, etc)... pour se faire opérer pour devenir... une fille flute, avec des clefs ouvertes qui ressortent de sa peau...
J'en dis pas plus.
C'est juste ouf.
Le mec toutes les trois lignes ill t'amène un élément tellement juste et tellement profond sur les dérives de nos sociétés actuelles, c'est d'un cynisme réaliste glacant ou tordant ou les deux à la fois si tu es un peu schyzo... Ca fait plaisir de lire des bijoux d'efficacité en cinquante pages.
Il faut lire "La fille automate" ; et "La fille-flute et autres fragments de futurs brisés".
C'est de la dinguerie.

J'ai failli taper des gens avec le livre dans le tram au retour. Genre "MAIS SACREBLLEU T ES ENCORE SUR TON FACEBOOK BON SANG DE BOIS, ET TON SMARTPHONE ALORS QUE TEMA VINDIOU LUI IL A ECRIT CA ET TOI TU T EN TAMPONNE LE COQUILLARD AVEC UNE PATTE D'ALLIGATOR FEMELLE N AS TU DONC POINT HONTE ?" (j'ai édulcoré pour les enfants.)
Mais on m'aurait encore pris pour un fou.

J'ai Soljenitsyne - Le pavillon des cancéreux (lui je sens je vais kiffer c'est un russe, je kiffe les russes c'est des oufs) aussi et "Le prince" de Machiavel vu que j'ai lu Jaworski et que ça parle de ça bin j'me suis demandé c'était quoi le concept... j'vous en dirai des news p"t'être.

Bref je suis content, j'ai pas de thunes donc je relis souvent Dosto ou Steinbeck ou des trucs que j'ai, donc là, 4 nouveaux pavés, vive la vie \o/

ps : Peb, j'ai vu tu kiffes la faim du tigre, j'te kiffe. Ce bouquin, c'est une machine à relativité ;)
Ps bis : J'ai tartiné. Désolé. Je suis éméché, c'est pas moi, c'est Marlène Sasseur.
Ps ter : pavé, césar, ceux qui n'vont pas lire te saluent ;)@ProletaRien


encore synchro :) j'ai acheté du Soljenitsyne et du steinbeck au vide-grenier y a une dizaine de jour (pour dix euros tu peux trouver une bonne douzaine de livres aux marchés aux puces, il doit y en avoir des grands à bordeaux :)) : la maison de matriona pour Sol (tu donneras des news de Sol) et les naufragés de l'autocar pour steinbeck.
De Dosto j'ai "souvenirs de la maison des morts", et du toisltoi t'en a? moi j'ai "la sonate de kreutzer" et y a nabokov aussi en russe ("autres rivages", et "la méprise", pas encore lu), "la faim du tigre" je l'avais aussi en stand bye j'ai repris sa lecture car tu en avais parlé en bien (prolétarien mon nouveau libraire :)), Zweig j'ai fini "la pitié dangereuse" y a deux mois je crois, c'est son unique roman, "le maitre et marguerite" de boulgakov j'en suis au tiers, en stand bye depuis un mois, marguerite n'est pas encore arrivée, et j'ai lu le tiers du "roman théâtral" mais j'ai dû le rendre à la médiathèque. L"art de la joie de sapienza et de la ruda, je l'ai depuis 2/3 ans en stand bye, je bloque à la page 184, je pense pas que je le finirais celui-là, tu l'as fini toi?
En ce moment je suis plutôt sur Aragon "le paysan de Paris", "brida" de coelho, le langage des oiseaux d'Attar, "la chaîne d'amour" de daphné du maurier (du maurier à découvrir! aussi doué que zweig pour la finesse psychologique des personnages avec un peu de fantastique et ambiance gothique: "la maison sur le rivage" et "le bouc émissaire" sont excellents), mr peanut d'adam ross.
Et sinon en dystopie j'ai Silo de hugh howey, j'ai du k Dick (un autre fou) aussi suite au visionnage de ce reportage fascinant diffusé l'an dernier sur arte qui donne envie de le lire, reportage que tu devrais apprécier d'ailleurs car je crois que tu es amateur hein EZECKIEEEEEEL!!!!! :) sur blade runner :)
https://www.youtube.com/watch?v=fOIu0XcuI8A : à rebrousse-temps (qui a l'air bien psyché) et substance mort.


vincent Il y a 6 mois

Le troisième oeil et l'infini
Claude Le Moal (Auteur) Paru en octobre 2003 Essai (broché)

Il n'y a pas de hasard, ni de coïncidences, si ce livre, lecteur, est aujourd'hui entre tes mains c'est que les voies de la providence t'offrent d'ouvrir ton esprit sur les extraordinaires champs du possible qui sont en toi. Comme le dit si justement le Kybalion : “Les lèvres de la sagesse sont closes, exceptées aux oreilles de la Raison.” Le véritable pèlerinage initiatique qu'offre sa lecture, qui aborde sans complaisance ce qui fait l'essence d'une vie dans un quotidien ordinaire, ouvre la vision spirituelle, sur les fabuleuses et incroyables potentialités de chacun d'entre nous. Sans jamais sombrer dans l'occulte superstitieux le religieux, le sectaire ou l'implacable logique matérialiste et cartésienne. Dans un langage accessible, il aborde tous les grands sujets auxquels nous sommes confrontés pendant notre vie, de la naissance à la mort, et surtout après. Sa lecture est une véritable alchimie spirituelle ; elle transformera le “plomb” des mornes réalités de ton ordinaire en “Or”, des pouvoirs et des perspectives extraordinaires qui sont en toi, que nous possédons tous, et qui ne se révèlent qu'a la condition que nous décidions d'accéder à notre véritable état supérieur, celui de notre divinité humaine. Ce livre contient certains des plus grands secrets issus des antiques écoles des mystères. Leur découverte, leur assimilation et leur compréhension, te permettront d'ouvrir progressivement ton troisième œil, sur la féerique beauté des connaissances infinies de la Divine Création. Il y a une vision avant la lecture de ce livre, et une vision profondément différente et enthousiasmante après. Fais-en maintenant l'expérience, le moment est venu pour toi de voir.


Eléa Il y a 6 mois

vincent c'est bien de copier la quatrième de couverture, mais c'est quoi ton avis sur ce bouquin? t'as aimé, pas aimé, tout compris, rien compris?
As-tu trouvé ton troisième œil?

edit: je fais ma curieuse pour voir ce que c'est au juste, et il semblerait que tu aies TOUT copié collé du site de la Fnac en fait, tu l'as lu ou tu fais de la pub?


vincent Il y a 6 mois

vincent c'est bien de copier la quatrième de couverture, mais c'est quoi ton avis sur ce bouquin? t'as aimé, pas aimé, tout compris, rien compris?
As-tu trouvé ton troisième œil?

edit: je fais ma curieuse pour voir ce que c'est au juste, et il semblerait que tu aies TOUT copié collé du site de la Fnac en fait, tu l'as lu ou tu fais de la pub? Eléa


slt! ah ok pardon, je pensai que le simple fait d' en faire la promotion signifiait que je l' avais lu, aimé, compris etc quand à mon troisième œil... il me semble que je l avais dèja avant de lire ce livre mais il à contribuer à le développer et l' auteur est très agréable à lire avec des touches d' humour et d esprit qui allège la lourdeur de certains passages de lecture de différentes sources nécessaire à la compréhension du propos... et donc oui je le conseil vivement! :) (c' est mieux là?)


Eléa Il y a 6 mois

oui merci c'est mieux :)
ça fait moins site de vente en ligne, qui fait la promotion d'un livre sans les avoir jamais lu.


vincent Il y a 6 mois

oui merci c'est mieux :)
ça fait moins site de vente en ligne, qui fait la promotion d'un livre sans les avoir jamais lu. Eléa


ok , si toi ou d autres le lisez j' aimerais bien avoir vos impressions!! pareil pour "La formule de Dieu"


éoline Il y a 6 mois

medium

^^


BettyBoop Il y a 6 mois

L'AMOUR SANS LE FAIRE

SERGE JONCOUR


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