Bon voilà, je ne sais pas trop où poster pour parler de tout ça mais j'aimerais savoir si quelqu'un a déjà été confronté à un malade schizo ou bien si quelqu'un connait un peu cette maladie? Mon frère est schizo, ça fait quelques années, mais il gardait tout ce qu'il ressentait pour lui, il était plutot renfermé, voire solitaire... Depuis septembre dernier où il a fait une crise de catatonie, il parle beaucoup plus, et en fait, c'est surtout à moi qu'il se confie, et je me suis rendue compte à quel point il était malade : il est complétement obsédé par des délires du style je suis le christ, je dois sauver le monde des démons ... Ca peut faire sourire, voir rire (j'avoue qu'avec du recul , mon mari et moi nous nous marrons bien de ce qu'il peut nous sortir des fois, du style j'ai fait des plans pour construire un vaisseau spatial...)mais quand il nous parle, il est tellement convaincu que c'est la vérité que j'en ai des frissons; et surtout lorsqu'il se dit en position de juger, d'envoyer ou non des gens en enfer, là je comprends que ça peut aller jusqu'au drame... Mais il ne veut pas confier aux psy, ni à l'association qui s'occupe de lui et eux ne veulent pas nous écouter en dehors de sa présence... Alors quel est le bon comportement? Le contredire sur tout ce qu'il dit en lui montrant que ce n'est pas la réalité mais il risque de s'énerver et de se refermer, ou bien l'écouter sans trop approuver biensur mais je lui dis que l'essentiel est qu'il s'occupe de bien vivre sans trop se préoccuper de tout ça, mais ça devient de pire en pire il ne pense plus qu'à ça... Bref, c'est assez pesant, car je me rends compte que mon frère ne pourra plus vraiment être heureux et profiter de la vie et ça nous fait un peu peur aussi... Voilà, merci de m'avoir lu, je sais c'est pas un sujet facile, j'aime pas trop en parler mais peut etre que quelqu'un a déjà vécu de près ce problème?
eowyn Il y a 14 ans

Bon voilà, je ne sais pas trop où poster pour parler de tout ça mais j'aimerais savoir si quelqu'un a déjà été confronté à un malade schizo ou bien si quelqu'un connait un peu cette maladie?
Mon frère est schizo, ça fait quelques années, mais il gardait tout ce qu'il ressentait pour lui, il était plutot renfermé, voire solitaire...

Depuis septembre dernier où il a fait une crise de catatonie, il parle beaucoup plus, et en fait, c'est surtout à moi qu'il se confie, et je me suis rendue compte à quel point il était malade : il est complétement obsédé par des délires du style je suis le christ, je dois sauver le monde des démons ...
Ca peut faire sourire, voir rire (j'avoue qu'avec du recul , mon mari et moi nous nous marrons bien de ce qu'il peut nous sortir des fois, du style j'ai fait des plans pour construire un vaisseau spatial...)mais quand il nous parle, il est tellement convaincu que c'est la vérité que j'en ai des frissons;
et surtout lorsqu'il se dit en position de juger, d'envoyer ou non des gens en enfer, là je comprends que ça peut aller jusqu'au drame...

Mais il ne veut pas confier aux psy, ni à l'association qui s'occupe de lui et eux ne veulent pas nous écouter en dehors de sa présence...

Alors quel est le bon comportement? Le contredire sur tout ce qu'il dit en lui montrant que ce n'est pas la réalité mais il risque de s'énerver et de se refermer,
ou bien l'écouter sans trop approuver biensur mais je lui dis que l'essentiel est qu'il s'occupe de bien vivre sans trop se préoccuper de tout ça, mais ça devient de pire en pire il ne pense plus qu'à ça...
Bref, c'est assez pesant, car je me rends compte que mon frère ne pourra plus vraiment être heureux et profiter de la vie et ça nous fait un peu peur aussi...

Voilà, merci de m'avoir lu, je sais c'est pas un sujet facile, j'aime pas trop en parler mais peut etre que quelqu'un a déjà vécu de près ce problème?

le plus dur dans la schizophrénie d'un point de vue médical c'est l'anosognosie, le malade ne se rend pas compte de l'ampleur de sa maladie voir il l'ignore totalement lors des épisodes aigus délirants qui peuvent arriver l'idéal ce serait de trouver un bon psy qui lui donne la juste dose de neuroleptique qui freine le délire mais ne le shoot pas en le rendant amorphe faut absolument le guider vers un bon centre psychiatrique de ville parce que c'est une maladie qui ne se guérit pas mais se soigne quand même un schizophrène qui ne se soigne pas peut être très dangereux pour lui ou les autres,il faut le soutenir et lui expliquer tout ça et surtout le guider vers un bon centre après oui c'est reconnu comme un handicap mais une fois qu'il sera reconnu et traité il y a toute une possibilité de formations, de lieu de travail et d'appartement thérapeutique pour lui faciliter sa réinsertion sociale et professionnel et lui assurer une bonne qualité de vie malgré la maladie mais ça c'est la MDPH de ton departement qui l'orientera etle conseillera! courage! ah et en general pour les épisodes délirants toujours le calmer le rassurer et si vraiment ça craint du boudin ne pas hésiter à faire hospitaliser pour le protéger, c'est dur pour les familles on se sent coupable mais c'est mieux pour lui et ça évite de finir dans les faits divers...faut avoir le courage de demander de l'aide^^
Atala Il y a 14 ans

le plus dur dans la schizophrénie d'un point de vue médical
c'est l'anosognosie,
le malade ne se rend pas compte de l'ampleur de sa maladie voir il l'ignore totalement lors des épisodes aigus délirants qui peuvent arriver
l'idéal ce serait de trouver un bon psy qui lui donne la juste dose de neuroleptique qui freine le délire mais ne le shoot pas en le rendant amorphe
faut absolument le guider vers un bon centre psychiatrique de ville parce que c'est une maladie qui ne se guérit pas mais se soigne quand même
un schizophrène qui ne se soigne pas peut être très dangereux pour lui ou les autres,il faut le soutenir et lui expliquer tout ça et surtout le guider vers un bon centre
après oui c'est reconnu comme un handicap mais une fois qu'il sera reconnu et traité il y a toute une possibilité de formations, de lieu de travail et d'appartement thérapeutique pour lui faciliter sa réinsertion sociale et professionnel et lui assurer une bonne qualité de vie malgré la maladie mais ça c'est la MDPH de ton departement qui l'orientera etle conseillera!

courage!

ah et en general pour les épisodes délirants toujours le calmer le rassurer
et si vraiment ça craint du boudin ne pas hésiter à faire hospitaliser pour le protéger, c'est dur pour les familles on se sent coupable mais c'est mieux pour lui et ça évite de finir dans les faits divers...faut avoir le courage de demander de l'aide^^

Merci pour la réponse, je me doutais bien que tu faisais une formation dans la médecine ou un truc comme ça d'après tes messages! Mon frère a déjà été hospitalisé, la première fois, l'an dernier en septembre pendant 2 mois suite à sa crise de catatonie, puis de retour 1 mois à la maison, il a refait une crise similaire et de nouveau hospitalisé 2 mois. Avant ses séjours à l'hopital, il voyait un psy 1 fois par semaine, mais il était plutot renfermé, mou, isolé dans sa chambre, il a arreté de travailler à cause de vertiges. Surement un mauvais dosage de médicaments? Après ses séjours à l'hopital, il était beaucoup plus actif, il parlait beaucoup, du coup on s'est dit que ça allait beaucoup mieux, mais c'est là qu'il m'a parlé de tous ses délires. Et il est persuadé qu'il n'est pas malade car toutes façons il entend des voix malgré les médicaments (mais ils ont baissé la dose il me semble)et qu'il est miraculé car depuis il n'a plus de vertiges, il dit meme qu'on lui a changé de cerveau.... Depuis le début de l'année, il est à l'hopital de jour 3 fois par semaine, il a fait une crise la bas, il s'est enervé après les médecins et hop de nouveau à l'hopital, c'est là qu'on s'est rendu compte qu'il pouvait vraiment faire peur (il a fait le signe de trancher la gorge en parlant d'une ancienne amie...) mais il est sorti 10 jours après...et il nous a dit qu'il ne parlait pas de ses délires aux psys sinon ils ne le laisserait pas sortir de l'hopital... Il est malin, d'apparence on peut croire qu'il va très bien, un oncle pense meme qu'il simule la maladie pour obtenir le statut d'handicapé et ne plus travailler ( ce qu'il a obtenu depuis 1 mois) mais quand t'es proche de lui, c'est plutot le contraire, il simule d'être normal.... Bref, je pense aussi que le bon dosage de médicaments est primordial pour bien gérer la maladie, mais là ils n'ont pas encore trouvé. et lui parler de travailler dans un cenre adapté, c'est pas encore la peine, il dit j'ai rien à faire la bas, mon destin est d'être président ! Tant qu'il n'accepte pas la maladie...et c'est justement quand il me demande ce que je pense de tout ça que c'est délicat pour moi, ma tante lui a dit mais tu es malade et il s'est enervé..moi je lui fait comprendre en douceur mais bon, je sais pas s'il comprend....
eowyn Il y a 14 ans

Merci pour la réponse, je me doutais bien que tu faisais une formation dans la médecine ou un truc comme ça d'après tes messages!
Mon frère a déjà été hospitalisé, la première fois, l'an dernier en septembre pendant 2 mois suite à sa crise de catatonie, puis de retour 1 mois à la maison, il a refait une crise similaire et de nouveau hospitalisé 2 mois.
Avant ses séjours à l'hopital, il voyait un psy 1 fois par semaine, mais il était plutot renfermé, mou, isolé dans sa chambre, il a arreté de travailler à cause de vertiges. Surement un mauvais dosage de médicaments?

Après ses séjours à l'hopital, il était beaucoup plus actif, il parlait beaucoup, du coup on s'est dit que ça allait beaucoup mieux, mais c'est là qu'il m'a parlé de tous ses délires. Et il est persuadé qu'il n'est pas malade car toutes façons il entend des voix malgré les médicaments (mais ils ont baissé la dose il me semble)et qu'il est miraculé car depuis il n'a plus de vertiges, il dit meme qu'on lui a changé de cerveau....

Depuis le début de l'année, il est à l'hopital de jour 3 fois par semaine, il a fait une crise la bas, il s'est enervé après les médecins et hop de nouveau à l'hopital, c'est là qu'on s'est rendu compte qu'il pouvait vraiment faire peur (il a fait le signe de trancher la gorge en parlant d'une ancienne amie...) mais il est sorti 10 jours après...et il nous a dit qu'il ne parlait pas de ses délires aux psys sinon ils ne le laisserait pas sortir de l'hopital...

Il est malin, d'apparence on peut croire qu'il va très bien, un oncle pense meme qu'il simule la maladie pour obtenir le statut d'handicapé et ne plus travailler ( ce qu'il a obtenu depuis 1 mois) mais quand t'es proche de lui, c'est plutot le contraire, il simule d'être normal....

Bref, je pense aussi que le bon dosage de médicaments est primordial pour bien gérer la maladie, mais là ils n'ont pas encore trouvé.
et lui parler de travailler dans un cenre adapté, c'est pas encore la peine, il dit j'ai rien à faire la bas, mon destin est d'être président !
Tant qu'il n'accepte pas la maladie...et c'est justement quand il me demande ce que je pense de tout ça que c'est délicat pour moi, ma tante lui a dit mais tu es malade et il s'est enervé..moi je lui fait comprendre en douceur mais bon, je sais pas s'il comprend....

mon frère aussi est schizophrène, mais différemment. lui c'est plutôt à cause des ses angoisses qui l'empêche parfois même de sortir pour aller chercher une baguette de pain ou pour un quelconque rendez vous. même aller voir un psychiatre ce qui est plus embêtant. par contre, quand on le connait pas bien, il à l'air tout aussi tout à fait normal quand il a ses crises d'angoisses, difficile de le raisonner voir impossible. un exemple: il a passé une année entière à faire tant bien que mal une formation de niveau bac. le jour des examens finaux il n'y est pas aller. Par peur d'échouer je pense malgré pourtant qu'il a largement le niveau) Pour l'aider c'est très difficile. Impossible de le raisonner dans ces moments la. En ce moment il ne fait plus grand chose alors il s'ennuie mais quand il veux faire quelque chose il n'y arrive pas. Il ne vois plus de psychiatre mais a heureusement un traitement. je me pose aussi beaucoup de questions sur son avenir. je pense que c'est important qu'il sache qu'il est malade, même si c'est dur pour lui à admettre. pour mon frère ca a mis du temps mais il culpabilise plus quand par exemple il doit annuler un rendez vous a cause d'angoisses. Et il commence à gérer tout seul ses crises même si elles sont toujours la.
kroke Il y a 14 ans

mon frère aussi est schizophrène, mais différemment. lui c'est plutôt à cause des ses angoisses qui l'empêche parfois même de sortir pour aller chercher une baguette de pain ou pour un quelconque rendez vous. même aller voir un psychiatre ce qui est plus embêtant.
par contre, quand on le connait pas bien, il à l'air tout aussi tout à fait normal

quand il a ses crises d'angoisses, difficile de le raisonner voir impossible. un exemple: il a passé une année entière à faire tant bien que mal une formation de niveau bac. le jour des examens finaux il n'y est pas aller. Par peur d'échouer je pense malgré pourtant qu'il a largement le niveau)

Pour l'aider c'est très difficile. Impossible de le raisonner dans ces moments la. En ce moment il ne fait plus grand chose alors il s'ennuie mais quand il veux faire quelque chose il n'y arrive pas. Il ne vois plus de psychiatre mais a heureusement un traitement. je me pose aussi beaucoup de questions sur son avenir.

je pense que c'est important qu'il sache qu'il est malade, même si c'est dur pour lui à admettre. pour mon frère ca a mis du temps mais il culpabilise plus quand par exemple il doit annuler un rendez vous a cause d'angoisses. Et il commence à gérer tout seul ses crises même si elles sont toujours la.

ca ressemble à quand on a pris de la psylocibine?
Maitre Kaio Il y a 14 ans

ca ressemble à quand on a pris de la psylocibine?

[quote]ca ressemble à quand on a pris de la psylocibine? [/quote] je sais pas trop, d'après ce qu'il me décrit, c'est comme des rêves éveillés, et ça se passe beaucoup dans sa tête, on a l'impression qu'il est ailleurs mais en fait, il entend des voix, ou bien selon lui il est train de combattre des démons... Alors j'essaye de lui dire que tout ça est imaginaire, et il me dit pas possible car il a vu un bras sortir de sous mon lit, il a été téléporté en l'an 33 et il a vu le christ porter sa croix... Enfin bon, plein d'autres trucs, ce qui me fait flipper, c'est lorsqu'il sort qu'on l'oblige à faire le signe de la croix sur son lit, alors je me dis qu'il n'est plus vraiment maître de lui-même...
eowyn Il y a 14 ans


ca ressemble à quand on a pris de la psylocibine?


je sais pas trop, d'après ce qu'il me décrit, c'est comme des rêves éveillés, et ça se passe beaucoup dans sa tête, on a l'impression qu'il est ailleurs mais en fait, il entend des voix, ou bien selon lui il est train de combattre des démons...
Alors j'essaye de lui dire que tout ça est imaginaire, et il me dit pas possible car il a vu un bras sortir de sous mon lit, il a été téléporté en l'an 33 et il a vu le christ porter sa croix...
Enfin bon, plein d'autres trucs, ce qui me fait flipper, c'est lorsqu'il sort qu'on l'oblige à faire le signe de la croix sur son lit, alors je me dis qu'il n'est plus vraiment maître de lui-même...

carrément inquiétant ué, doit pas etre facil a vivre, ni pr lui ni pr l'entourage... a part se faire aider par des pros, je vois pas trop de solutions.
Maitre Kaio Il y a 14 ans

carrément inquiétant ué, doit pas etre facil a vivre, ni pr lui ni pr l'entourage... a part se faire aider par des pros, je vois pas trop de solutions.

Pour ta part eowyn, tu restes obligée de le retransporter dans ta réalité, la solution de facilité serait de conforter ses propos, ça le rassurerait et ça éviterait sûrement des conflits, mais tu dois lui dire des phrases du genre "c'est peut-être ce que tu vois, ce que tu entends, mais ce n'est pas ma réalité", il faut essayer de le situer au maximum dans le vrai. Ca, c'est juste pour poser le doute, il t'a confié le statut de personne de confiance, tu es son intime, alors, c'est à toi que revient le rôle de le resituer (et il est pas facile). Pour les médicaments, c'est plus compliqué que le simple dosage, parfois il faut aussi changer de médicaments, certains ne "cassent" pas le délire, mais donnent des effets secondaires qui braquent le patient et les familles, ou simplement ne cassent pas suffisamment le délire (tu sembles être dans ce contexte), ce sera à toi à ramener ces informations au psychiatre. Le psychiatre est perçu comme le "méchant", s'il n'arrive pas à obtenir la confiance du patient, il n'accède aux délires que par les infirmières, qui elles sont habituellement plus proches mais n'ont pas toujours toutes les informations non plus. Passe un coup de fil au psychiatre qui le suit et donne les informations, demande lui de ne pas t'inclure dans les données recueillies pour que ton frère continue à tout te confier. Malheureusement parfois, il faut passer par une forte dose d'antipsychotiques d'emblée et lever le pied les jours qui suivent pour être sûr de casser le délire, c'est pas la théorie, mais c'est parfois la pratique nécessaire. Dès qu'il aura un traitement adapté, ce qui est loin d'être le cas actuellement, tu auras à le convaincre que c'est necessaire de le prendre tous les jours, ou de faire l'injection tous les 21 ou 28 jours, et ce ne sera pas non plus facile. En effet la médication va retirer son délire de toute puissance, et à choisir, nul doute qu'il préfèrera être à la place de dieu que de l'humain. La difficulté est moindre sur les personnes qui "subissent" leur délire (impression dêtre dévoré vivant par un animal logé à l'intérieur de leur corps), ils comprennent bien qu'avec les médications, l'animal n'existe plus. Les effets secondaires sont aussi ce qui leur fait stopper les thérapeutiques, j'espère qu'il passera outre. Donc voilà, pas de solutions hormis : Resitue-le dans ta vérité, ta réalité, regarde sous le lit pour lui montrer qu'il n'y a pas de bras, mais ne confirme pas son délire, et ne le braque pas non plus avec des "mais tu dis des conneries", lui est convaincu de ses hallucinations visuelles et auditives. Assiste (dans l'ombre) les psychiatres. La solution réside dans le traitement adapté et la confiance qu'il aura en toi. Des schizophrènes travaillent dans la "vraie" vie, avec de vrais boulot, on ne les reconnait pas, et pour cause, ils sont juste convenablement bien traités et suivent leur traitement parfaitement.
Frelon Il y a 14 ans

Pour ta part eowyn, tu restes obligée de le retransporter dans ta réalité, la solution de facilité serait de conforter ses propos, ça le rassurerait et ça éviterait sûrement des conflits, mais tu dois lui dire des phrases du genre "c'est peut-être ce que tu vois, ce que tu entends, mais ce n'est pas ma réalité", il faut essayer de le situer au maximum dans le vrai. Ca, c'est juste pour poser le doute, il t'a confié le statut de personne de confiance, tu es son intime, alors, c'est à toi que revient le rôle de le resituer (et il est pas facile).

Pour les médicaments, c'est plus compliqué que le simple dosage, parfois il faut aussi changer de médicaments, certains ne "cassent" pas le délire, mais donnent des effets secondaires qui braquent le patient et les familles, ou simplement ne cassent pas suffisamment le délire (tu sembles être dans ce contexte), ce sera à toi à ramener ces informations au psychiatre. Le psychiatre est perçu comme le "méchant", s'il n'arrive pas à obtenir la confiance du patient, il n'accède aux délires que par les infirmières, qui elles sont habituellement plus proches mais n'ont pas toujours toutes les informations non plus. Passe un coup de fil au psychiatre qui le suit et donne les informations, demande lui de ne pas t'inclure dans les données recueillies pour que ton frère continue à tout te confier.
Malheureusement parfois, il faut passer par une forte dose d'antipsychotiques d'emblée et lever le pied les jours qui suivent pour être sûr de casser le délire, c'est pas la théorie, mais c'est parfois la pratique nécessaire.

Dès qu'il aura un traitement adapté, ce qui est loin d'être le cas actuellement, tu auras à le convaincre que c'est necessaire de le prendre tous les jours, ou de faire l'injection tous les 21 ou 28 jours, et ce ne sera pas non plus facile. En effet la médication va retirer son délire de toute puissance, et à choisir, nul doute qu'il préfèrera être à la place de dieu que de l'humain. La difficulté est moindre sur les personnes qui "subissent" leur délire (impression dêtre dévoré vivant par un animal logé à l'intérieur de leur corps), ils comprennent bien qu'avec les médications, l'animal n'existe plus.
Les effets secondaires sont aussi ce qui leur fait stopper les thérapeutiques, j'espère qu'il passera outre.

Donc voilà, pas de solutions hormis :
Resitue-le dans ta vérité, ta réalité, regarde sous le lit pour lui montrer qu'il n'y a pas de bras, mais ne confirme pas son délire, et ne le braque pas non plus avec des "mais tu dis des conneries", lui est convaincu de ses hallucinations visuelles et auditives.
Assiste (dans l'ombre) les psychiatres.
La solution réside dans le traitement adapté et la confiance qu'il aura en toi.

Des schizophrènes travaillent dans la "vraie" vie, avec de vrais boulot, on ne les reconnait pas, et pour cause, ils sont juste convenablement bien traités et suivent leur traitement parfaitement.

kroke : apparemment il existe différentes sortes de schizophrénie, mon frère est aussi passé par plusieurs phases, un moment, il était aussi très anxieux et ne supportait plus la foule. Frelon : merci beaucoup pour la réponse. Tu as l'air de bien connaître cette maladie. Je vais prévenir son psy en espérant qu'il veuille bien m'écooter, car ils sont au courant de ses délires mais je ne pense pas qu'ils se rendent compte à quel point cela l'obsède. Par rapport à mon comportement envers lui, je pense faire à peu près ce que tu dis, c'est à dire, le restituer dans la réalité même si ce n'est pas touours facile, des fois, il me parle plus d'une heure, et j'avoue que je décroche un peu, je l'écoute mais sans trop entrer dans la conversation et puis d'autres fois, je lui explique que c'est imaginaire mais il me démontre que c'est impossible, enfin bref pas toujours évident de le convaincre du contraire. Il est en train de se demander s'il ne va pas prendre un appart à lui tout seul, car là il vit chez mon père( qui est aussi un peu dérangé et qui lui fait tout, il est complètement assisté), je pense que c'est une bonne chose mais ça ne sera pas évident car il a beaucoup de mal à gérer l'argent (il est accro aux jeux...) En tout cas, merci beaucoup pour vos réponses!
eowyn Il y a 14 ans

kroke : apparemment il existe différentes sortes de schizophrénie, mon frère est aussi passé par plusieurs phases, un moment, il était aussi très anxieux et ne supportait plus la foule.

Frelon : merci beaucoup pour la réponse. Tu as l'air de bien connaître cette maladie.
Je vais prévenir son psy en espérant qu'il veuille bien m'écooter, car ils sont au courant de ses délires mais je ne pense pas qu'ils se rendent compte à quel point cela l'obsède.
Par rapport à mon comportement envers lui, je pense faire à peu près ce que tu dis, c'est à dire, le restituer dans la réalité même si ce n'est pas touours facile, des fois, il me parle plus d'une heure, et j'avoue que je décroche un peu, je l'écoute mais sans trop entrer dans la conversation et puis d'autres fois, je lui explique que c'est imaginaire mais il me démontre que c'est impossible, enfin bref pas toujours évident de le convaincre du contraire.

Il est en train de se demander s'il ne va pas prendre un appart à lui tout seul, car là il vit chez mon père( qui est aussi un peu dérangé et qui lui fait tout, il est complètement assisté), je pense que c'est une bonne chose mais ça ne sera pas évident car il a beaucoup de mal à gérer l'argent (il est accro aux jeux...)

En tout cas, merci beaucoup pour vos réponses!

bonjour eowyn j'ai une petite cousine schizophrène depuis l'âge de 14 ans. Il y a eu des moments très durs mais elle a maintenant une vie normale grâce au traitement, elle a passé son bac et elle est en fac . Par contre, elle a toujours bien voulu se soigner, elle allait même frapper à la porte de l'HP quand elle se sentait perdre les pédales ! Il faut absolument que ton frère se soigne, ça ne fera qu'empirer s'il ne le fait pas! je ne suis pas une fan des psychiatres mais il y a de vraies maladies mentales que l'on peut soulager significativement, dont celle là.
patty Il y a 14 ans

bonjour eowyn
j'ai une petite cousine schizophrène depuis l'âge de 14 ans. Il y a eu des moments très durs mais elle a maintenant une vie normale grâce au traitement, elle a passé son bac et elle est en fac . Par contre, elle a toujours bien voulu se soigner, elle allait même frapper à la porte de l'HP quand elle se sentait perdre les pédales ! Il faut absolument que ton frère se soigne, ça ne fera qu'empirer s'il ne le fait pas! je ne suis pas une fan des psychiatres mais il y a de vraies maladies mentales que l'on peut soulager significativement, dont celle là.

Bsr Mon fils a 21 ans ils lui ont détecter une schysophrenie, en ce moment il est chez son père en Algérie, son père compte le ramener vu que mon fils vit en France pour passer par un psy et éventuellement une hospitalisation chose qui n'est pas facile pour lui et pour nous mais s'oppose complètement, mon fils s'est transformé ce n'est p'us le même tout est incohérent il parle pas s'isole dort toute la journée se méfie de tout ce que je cuisine des regards méchant des grimaces très bizarre comment nous faire aider afin de faire face à cette maladie ecequ'on peut en guerrir, je suis inquiète et dépasser par ça et comment faire si il refuse d'être hospitaliser ??? Merci
Amedom Il y a 5 ans

Bsr
Mon fils a 21 ans ils lui ont détecter une schysophrenie, en ce moment il est chez son père en Algérie, son père compte le ramener vu que mon fils vit en France pour passer par un psy et éventuellement une hospitalisation chose qui n'est pas facile pour lui et pour nous mais s'oppose complètement, mon fils s'est transformé ce n'est p'us le même tout est incohérent il parle pas s'isole dort toute la journée se méfie de tout ce que je cuisine des regards méchant des grimaces très bizarre comment nous faire aider afin de faire face à cette maladie ecequ'on peut en guerrir, je suis inquiète et dépasser par ça et comment faire si il refuse d'être hospitaliser ???
Merci

Que la vie est dure à lire... Une règle avec les psyshopatologies est d'abord un respect extrêmement strict de la prise de médicaments, en quantité exacte et selon une fréquence la plus régulière qu'il soit, si le cachet du matin est pris à 8h00, il ne faut pas que ce soit 10 le lendemain, il en va de l'efficacité du traitement qui va équilibrer la chimie du cerveau et remettre de l'ordre dans les transmetteurs neuronaux afin de permettre une perception des choses au plus près de ce dont le sujet est capable et éviter les crises. Ça, c'est la base. Ensuite, il faut savoir, tout en restant en état de vigilance, se préserver soi et accepter un certain degré d'impuissance, trouver des biais de respiration, ne serait-ce que pour recharger les batteries pour se remettre à la tâche... Il faut le dire, les psychoses sont aussi toxiques pour l'entourage que pour le malade et sans un profond encrage dans le réel et une grande détermination, le risque de sombrer à son tour est important. Alors, prends soin de toi également. L'hospitalisation est aussi une épreuve, mais davantage pour la famille. Les endroits sont différents selon l'état de la personne. Les établissements d'urgence sont très desoeuvrants pour les visiteurs, c'est un peu la cour des miracles, il y a de tout, de la vraie folie qui déforme les visages, à la simple dépression et ses crises suicidaires, tout ça mélangé dans le plus improbable brouhaha. On en ressort vidé, prépare toi. Il y a les cliniques aussi, avec différents pensionnaires aussi, mais dont le cadre est plus apaisant et permet une vraie remise sur les rails, permettant au malade de se remettre en position de se faire soigner. Car non, l'hospitalisation ne soigne pas, elle sauve, à sa sortie, le malade est juste de nouveau soignable, il ne faut pas espérer davantage... Mais cela sauve et ce n'est pas rien. Selon ce que te suggèrent les psychiatres, laisse faire les choses, cette prise en charge te permettra de souffler tout comme elle aura un effet sur ton fils. Et toi, va chercher comme ici de l'aide si tu en ressens le besoin ou même juste l'envie. Je sais qu'il existe ci et là des groupes de paroles pour la famille, j'ai lu que c'était assez salvateur... Tout soutien sera bon à prendre, c'est une charge très lourde que tu as à porter, et une lutte harassante, il faut que tu puises autant que possible là où elle se trouve, la force de tenir. Je te souhaite du courage et de l'endurance, en général ce sont des qualités assez intrinsèques aux femmes et à fortiori à une mère pour son fils... Pour ce qui est de guérir, tout dépend de l'intensité de la psychose, certains feront une vie sous traitement, mais une vie quasi normale alors ne pas perdre espoir, jamais. Coutage à toi.
AnonymeIl y a 5 ans

Que la vie est dure à lire...

Une règle avec les psyshopatologies est d'abord un respect extrêmement strict de la prise de médicaments, en quantité exacte et selon une fréquence la plus régulière qu'il soit, si le cachet du matin est pris à 8h00, il ne faut pas que ce soit 10 le lendemain, il en va de l'efficacité du traitement qui va équilibrer la chimie du cerveau et remettre de l'ordre dans les transmetteurs neuronaux afin de permettre une perception des choses au plus près de ce dont le sujet est capable et éviter les crises.

Ça, c'est la base.

Ensuite, il faut savoir, tout en restant en état de vigilance, se préserver soi et accepter un certain degré d'impuissance, trouver des biais de respiration, ne serait-ce que pour recharger les batteries pour se remettre à la tâche... Il faut le dire, les psychoses sont aussi toxiques pour l'entourage que pour le malade et sans un profond encrage dans le réel et une grande détermination, le risque de sombrer à son tour est important. Alors, prends soin de toi également.

L'hospitalisation est aussi une épreuve, mais davantage pour la famille. Les endroits sont différents selon l'état de la personne. Les établissements d'urgence sont très desoeuvrants pour les visiteurs, c'est un peu la cour des miracles, il y a de tout, de la vraie folie qui déforme les visages, à la simple dépression et ses crises suicidaires, tout ça mélangé dans le plus improbable brouhaha. On en ressort vidé, prépare toi.
Il y a les cliniques aussi, avec différents pensionnaires aussi, mais dont le cadre est plus apaisant et permet une vraie remise sur les rails, permettant au malade de se remettre en position de se faire soigner. Car non, l'hospitalisation ne soigne pas, elle sauve, à sa sortie, le malade est juste de nouveau soignable, il ne faut pas espérer davantage...
Mais cela sauve et ce n'est pas rien.

Selon ce que te suggèrent les psychiatres, laisse faire les choses, cette prise en charge te permettra de souffler tout comme elle aura un effet sur ton fils. Et toi, va chercher comme ici de l'aide si tu en ressens le besoin ou même juste l'envie. Je sais qu'il existe ci et là des groupes de paroles pour la famille, j'ai lu que c'était assez salvateur... Tout soutien sera bon à prendre, c'est une charge très lourde que tu as à porter, et une lutte harassante, il faut que tu puises autant que possible là où elle se trouve, la force de tenir.

Je te souhaite du courage et de l'endurance, en général ce sont des qualités assez intrinsèques aux femmes et à fortiori à une mère pour son fils...

Pour ce qui est de guérir, tout dépend de l'intensité de la psychose, certains feront une vie sous traitement, mais une vie quasi normale alors ne pas perdre espoir, jamais.

Coutage à toi.

Bonjour Amedom L'un des messages postés avant ton message dit qu'il y a autant de schizophrénies que d'individus. Oui. Et souvent (si,si), à la condition que le bon (parfois, il faut tâtonner un peu pour trouver, d'où le découragement légitime après un "échec" thérapeutique que tu devras considérer comme une piste non adaptée), traitement soit trouvé, à la condition qu'il soit bien suivi par le patient, à condition que le patient accepte d'être "suivi" (réfléchissons tous à ce terme, à quel point il peut être envahissant et liberticide...), et qu'il évolue dans un environnement professionnel/social suffisamment bienveillant, la vie peut suivre son cours. Je sais ça fait beaucoup de si. Et ça fait beaucoup de temps. Or, la première étape pour le malade est de reconnaître qu'il est malade. Ce n'est pas facile. C'est un effondrement. Ce n'est pas la seule maladie qui entraîne un déni, quand on y réfléchit... Alors, quoi faire ? Je ne sais pas. Et je me garderais bien de te donner un conseil, bien que tous ceux que j'ai lus sont pertinents. Le seul que je vais rajouter est : si cela est possible, va voir toute seule (ou avec le père, je n'ai pas très bien compris qui est où), le psychiatre qui a posé le diagnostic. Si ce n'est pas possible, prend RV avec l'HP le plus proche de chez toi (j'ai cru comprendre que ton fils n'était pas suivi, c'est ça ?), et demande auparavant son dossier médical chez le psy qui a posé le diagnostic. Il t'expliquera 1. ce qui se passe dans le cerveau de ton fils 2. l'offre de soins sur ton territoire 3. les modalités d'hospitalisation et procédures pour y avoir accès. Attention, les délais de consultations peuvent être un peu longs. Et vu les manifestations que tu décris, n'attends pas. Enfin, comme le dit Rosenrot, n'hésite pas à te rapprocher d'une association de parents d'enfants malades ; en général, il y a plein d'affiches et de prospectus dans les salles d'attente des HP. Ils te donneront les trucs et astuces qui marchent pour eux pour gérer le quotidien avec un enfant schizophrène. C'est surtout de cela dont tu auras besoin. Que l'avenir te soit favorable.
Ema Il y a 5 ans

Bonjour Amedom
L'un des messages postés avant ton message dit qu'il y a autant de schizophrénies que d'individus. Oui.
Et souvent (si,si), à la condition que le bon (parfois, il faut tâtonner un peu pour trouver, d'où le découragement légitime après un "échec" thérapeutique que tu devras considérer comme une piste non adaptée), traitement soit trouvé, à la condition qu'il soit bien suivi par le patient, à condition que le patient accepte d'être "suivi" (réfléchissons tous à ce terme, à quel point il peut être envahissant et liberticide...), et qu'il évolue dans un environnement professionnel/social suffisamment bienveillant, la vie peut suivre son cours. Je sais ça fait beaucoup de si. Et ça fait beaucoup de temps.
Or, la première étape pour le malade est de reconnaître qu'il est malade. Ce n'est pas facile. C'est un effondrement. Ce n'est pas la seule maladie qui entraîne un déni, quand on y réfléchit...
Alors, quoi faire ? Je ne sais pas. Et je me garderais bien de te donner un conseil, bien que tous ceux que j'ai lus sont pertinents.
Le seul que je vais rajouter est : si cela est possible, va voir toute seule (ou avec le père, je n'ai pas très bien compris qui est où), le psychiatre qui a posé le diagnostic. Si ce n'est pas possible, prend RV avec l'HP le plus proche de chez toi (j'ai cru comprendre que ton fils n'était pas suivi, c'est ça ?), et demande auparavant son dossier médical chez le psy qui a posé le diagnostic. Il t'expliquera 1. ce qui se passe dans le cerveau de ton fils 2. l'offre de soins sur ton territoire 3. les modalités d'hospitalisation et procédures pour y avoir accès. Attention, les délais de consultations peuvent être un peu longs. Et vu les manifestations que tu décris, n'attends pas.
Enfin, comme le dit Rosenrot, n'hésite pas à te rapprocher d'une association de parents d'enfants malades ; en général, il y a plein d'affiches et de prospectus dans les salles d'attente des HP. Ils te donneront les trucs et astuces qui marchent pour eux pour gérer le quotidien avec un enfant schizophrène. C'est surtout de cela dont tu auras besoin.
Que l'avenir te soit favorable.