Du côté des apprentis parents...

Bon tout le monde est d’accord ? Fessée pour personne du coup ! :D
idem Il y a 14 jours

Bon tout le monde est d’accord ? Fessée pour personne du coup !

[quote="idem"]Bon tout le monde est d’accord ? Fessée pour personne du coup ! :D[/quote]Sauf entre adultes consentants. Ah mince, me suis trompée de topic ;)
Isa Il y a 13 jours

Bon tout le monde est d’accord ? Fessée pour personne du coup !
Sauf entre adultes consentants.

Ah mince, me suis trompée de topic

Bon alors @idem, cette sombre histoire de fessée! Tu as eu des explications? Tu as pris ton courage à deux mains pour interroger la maîtresse, au risque de passer pour une pisse-froid? ^^
Koolseb Il y a 13 jours

Bon alors idem, cette sombre histoire de fessée! Tu as eu des explications? Tu as pris ton courage à deux mains pour interroger la maîtresse, au risque de passer pour une pisse-froid?

Eh bien j’ai pas vraiment eu d’explication en réalité...faut dire que j’ai tenté une approche en crabe en lui demandant comment ça se passait pour les chansons vues avec l’intervenant musical, si ils les reprenaient en classe pour en parler ou pas spécialement ? Là elle m’a répondu que l’intervenant ne lui avait pas fait passer les paroles mais j’ai vu qu’elle voyait pas trop où je voulais en venir du coup j’ai évoqué la fameuse chanson en disant que ça m’avait fait un peu bizarre d’entendre mon fils chantonner la chanson sur la fessée... En rigolant elle m’a répondu « ah oui j’aime la fessée c’est un peu bizarre » et comme mon fils arrivait à ce moment là elle l’a interpellé pour lui dire « ah oui la chanson hier, à la fin on finit en criant tous « c’est une blaaaague » du coup c’est pas vraiment vrai qu’on aime la fessée hein ? » ...oO Donc voilà elle a de toute évidence pas compris sur quoi portait mon incompréhension, et sur le moment je me suis dit que si j’insistais j’allais assurément être maladroite dans mes formulations, du coup je lui ai juste dit que je voulais savoir ce qu’il en était pour que nous parents, on puisse adapter notre discours et notre accompagnement à la maison. Faiblesse... :/
idem Il y a 13 jours

Eh bien j’ai pas vraiment eu d’explication en réalité...faut dire que j’ai tenté une approche en crabe en lui demandant comment ça se passait pour les chansons vues avec l’intervenant musical, si ils les reprenaient en classe pour en parler ou pas spécialement ?
Là elle m’a répondu que l’intervenant ne lui avait pas fait passer les paroles mais j’ai vu qu’elle voyait pas trop où je voulais en venir du coup j’ai évoqué la fameuse chanson en disant que ça m’avait fait un peu bizarre d’entendre mon fils chantonner la chanson sur la fessée...
En rigolant elle m’a répondu « ah oui j’aime la fessée c’est un peu bizarre » et comme mon fils arrivait à ce moment là elle l’a interpellé pour lui dire « ah oui la chanson hier, à la fin on finit en criant tous « c’est une blaaaague » du coup c’est pas vraiment vrai qu’on aime la fessée hein ? »

...

Donc voilà elle a de toute évidence pas compris sur quoi portait mon incompréhension, et sur le moment je me suis dit que si j’insistais j’allais assurément être maladroite dans mes formulations, du coup je lui ai juste dit que je voulais savoir ce qu’il en était pour que nous parents, on puisse adapter notre discours et notre accompagnement à la maison. Faiblesse...

Lorsqu'il y a un sujet difficile ou délicat à aborder je l'écrit sur le cahier de liaison comme ça ça fait une base pour en parler avec la maîtresse après.
AnonymeIl y a 13 jours

Lorsqu'il y a un sujet difficile ou délicat à aborder je l'écrit sur le cahier de liaison comme ça ça fait une base pour en parler avec la maîtresse après.

Oui c’est bien pratique ce cahier ! Manque de bol, je venais d’écrire le jour même un mot pour tout à fait autre chose et j’voulais pas que ça court-circuite l’autre sujet. Du coup freestyle à l’oral, mais je vais me perfectionner hein, je pense que j’ai un vrai potentiel de parent relou qui sommeille en moi :D
idem Il y a 13 jours

Oui c’est bien pratique ce cahier ! Manque de bol, je venais d’écrire le jour même un mot pour tout à fait autre chose et j’voulais pas que ça court-circuite l’autre sujet. Du coup freestyle à l’oral, mais je vais me perfectionner hein, je pense que j’ai un vrai potentiel de parent relou qui sommeille en moi

C'est très fréquent de bouillir, de maugréer toute une soirée. Et puis le moment venu, empêtré entre le politiquement correct et les difficultés de la communication orale, on baisse pavillon. Enfin bon, l'avantage du forum c'est que tu as pu te soulager hier soir. C'est déjà ça! ;) Et puis, dans un sens tu peux t'en prendre à toi même. A force de faire écouter à ton fils des chanson du type La maison Ronchonchon de Alexis HK, tu lui as donné le gout des chanson narquoises! 😋
Koolseb Il y a 13 jours

C'est très fréquent de bouillir, de maugréer toute une soirée. Et puis le moment venu, empêtré entre le politiquement correct et les difficultés de la communication orale, on baisse pavillon. Enfin bon, l'avantage du forum c'est que tu as pu te soulager hier soir. C'est déjà ça!

Et puis, dans un sens tu peux t'en prendre à toi même. A force de faire écouter à ton fils des chanson du type La maison Ronchonchon de Alexis HK, tu lui as donné le gout des chanson narquoises! 😋

Haha, oui c’est toujours de la faute des parents ^^
idem Il y a 13 jours

Haha, oui c’est toujours de la faute des parents

[quote="idem"]Haha, oui c’est toujours de la faute des parents ^^[/quote]Bawi, quelle idée aussi d'élever ses mômes dans l'amour, le respect et la communication non-violente. Bande de beatniks. ;)
Isa Il y a 12 jours

Haha, oui c’est toujours de la faute des parents
Bawi, quelle idée aussi d'élever ses mômes dans l'amour, le respect et la communication non-violente. Bande de beatniks.

Bonjour Idem, J'ai été ébahie en écoutant cette chanson. Non, ce n'est pas drôle. Et oui, comme le disent les jeunes, "c'est malaisant". Je vais essayer d'être claire. J'ai mis mes références. Y'en a d'autres. La chanson est "j'aime les fessées". Ce n'est pas anodin. L'enfant est amené à proclamer haut et fort qu'il aime un truc qu'il a pas choisi. Déjà, c'est relou. En plus, une fessée, ça fait mal. Donc on peut changer le titre "j'aime ce qui fait mal". Et c'est un mal qui est donné par un autre, donc le titre devient "j'aime qu'un autre me fasse mal". Et c'est un mal qui est administré sur une partie du corps IN-time (dans le sens où on ne l'EX-pose pas à tout le monde). Donc ce qui est dit est "j'aime quand un autre a accès à une partie intime de mon corps pour me faire mal". Donc c'est vraiment malaisant. Argument : c'est pour rire ! (réponse : Piaget, Bowlby, Montessori !) Peut-être. Certains enfants ont accès au second degré, identifie le côté transgressif (on va y revenir) de dire le mot fessée devant tout le monde. D'autres, plus sensibles ou plus rigides, ne le perçoivent pas et prennent l'information au premier niveau, s'arrêtent aux mots. Bordel ! on s'adresse à des mômes, pas à des adultes ! (désolée). Mais quand c'est la maîtresse qui demande de le faire avec le sourire, on le fait, parce qu'on est gentil et que la maîtresse elle est gentille. Et qu'il n'y a pas d'apprentissage sans confiance et que les enfants, la plupart, veulent apprendre. Enfin, encore à cet âge. Alors l'enfant apprend la chanson même si, oui, elle lui paraît "vraiment bizarre" à lui aussi, et d'autant plus qu' à la maîtresse aussi. Argument : c'est transgressif et c'est pour ça que les enfants aiment (réponse : Freud, Lacan, Dolto!) Oui, parfaitement : les enfants aiment jouer avec l'interdit. Donc, l'idée de faire des bêtises est jouissive. Et le dire encore plus. Et le dire devant les parents encore plus. Y'a toute une littérature musicale autour de ce thème. De mon temps, c'était Vaisselle cassée, de Pierre Perret. Ce qui est intéressant, c'est qu'il y est aussi question de fessée « vaisselle cassée, c'est la fessée, vaisselle foutue, pan-pan cul-cul ». La différence ? Le plaisir énoncé dans cette chanson est de faire les bêtises..... tout en ayant conscience du risque (la fessée). Soit, c'est pas terrible comme réaction parentale, on est d'accord, mais le débat n'est pas là. La question est de savoir où se porte le plaisir que l'on assigne à l'enfant (on va y venir) : dans les bêtises (la transgression de l'interdit, ça c'est normal) ou la punition (mettre son corps à disposition d'un autre, ça c'est pathologique, comme dirait Canguilhem). Lien avec Koolseb : oui, les enfants aiment avoir peur. Mais les loups, les monstres et les sorcières, c'est pas dans le vrai monde. Et c'est pour ça que ça marche : l'enfant peut déposer dans un lieu imaginaire ses craintes réelles. Ca change tout. Enfin argument Freud (quelles sottises ne dit-on en ton nom!) et consorts (Anzieu, M. Klein, Winnicott,etc.)  : il y a une sexualité enfantine. Oui. Mais enfantine, justement. Si les enfants prennent du plaisir avec leurs organes génitaux, c'est bien pour découvrir leur corps, à eux. Et pas comment le contact de leur organes génitaux et zones approchantes peut produire du plaisir chez l'adulte. D'accord, le nourrisson tire du plaisir dans le corps à corps « maternel » (désolée Suzie, ici, je parle de la « fonction maman nourricière »).... et la « maman » aussi. Mais on ne parle pas de la même chose. Ici, c'est de peau, dans sa qualité d'enveloppe d'une part, et la plupart des « mamans » qui, instinctivement ou non, pressentent/savent que caresses et massages aident l'enfant à se développer, contournent instinctivement les zones proches des organes génitaux. Et on finit par la minute Lacan, sur le texte même de cette chanson. « je mets la queue du chat dans mon bol de chocolat ». OK. Queue, chocolat (quelle est la couleur et l'aspect du chocolat ? A quelle autre matière cela fait-il penser? Que peut-on raisonnablement en déduire ? « je reviens tout crotté avec mon pull déchiré ». OK. Crotté (pas sali!), déchiré (dois-je absolument expliquer ?) « je me pointe en retard avec un œil au beurre noir ». Changement de registre : l'enfant s'est fait battre/s'est battu. Réponse de l'adulte : il le bat. OK. Ah, si seulement un enfant cessait de se plaindre quand il a mal et qu'il pouvait encaisser sans mot dire. Ca lui forgerait le caractère au moins. « je découpe les rideaux avec une paire de ciseaux ». Désolée, je sèche. « la maison est plus gaie quand on reçoit la fessée ». La maison = toute la famille. Donc, c'est toute la famille qui a plaisir à administrer une fessée à l'enfant. Cool ! Voilà, j'espère que ces quelques éléments te permettront d'y voir plus clair. Nonobstant des qualités de son auteur, cette chanson est malsaine. Point.
Ema Il y a 12 jours

Bonjour Idem,
J'ai été ébahie en écoutant cette chanson. Non, ce n'est pas drôle. Et oui, comme le disent les jeunes, "c'est malaisant".
Je vais essayer d'être claire. J'ai mis mes références. Y'en a d'autres.

La chanson est "j'aime les fessées". Ce n'est pas anodin. L'enfant est amené à proclamer haut et fort qu'il aime un truc qu'il a pas choisi. Déjà, c'est relou. En plus, une fessée, ça fait mal. Donc on peut changer le titre "j'aime ce qui fait mal". Et c'est un mal qui est donné par un autre, donc le titre devient "j'aime qu'un autre me fasse mal". Et c'est un mal qui est administré sur une partie du corps IN-time (dans le sens où on ne l'EX-pose pas à tout le monde). Donc ce qui est dit est "j'aime quand un autre a accès à une partie intime de mon corps pour me faire mal". Donc c'est vraiment malaisant.

Argument : c'est pour rire ! (réponse : Piaget, Bowlby, Montessori !)
Peut-être. Certains enfants ont accès au second degré, identifie le côté transgressif (on va y revenir) de dire le mot fessée devant tout le monde. D'autres, plus sensibles ou plus rigides, ne le perçoivent pas et prennent l'information au premier niveau, s'arrêtent aux mots. Bordel ! on s'adresse à des mômes, pas à des adultes ! (désolée). Mais quand c'est la maîtresse qui demande de le faire avec le sourire, on le fait, parce qu'on est gentil et que la maîtresse elle est gentille. Et qu'il n'y a pas d'apprentissage sans confiance et que les enfants, la plupart, veulent apprendre. Enfin, encore à cet âge. Alors l'enfant apprend la chanson même si, oui, elle lui paraît "vraiment bizarre" à lui aussi, et d'autant plus qu' à la maîtresse aussi.

Argument : c'est transgressif et c'est pour ça que les enfants aiment (réponse : Freud, Lacan, Dolto!)
Oui, parfaitement : les enfants aiment jouer avec l'interdit. Donc, l'idée de faire des bêtises est jouissive. Et le dire encore plus. Et le dire devant les parents encore plus. Y'a toute une littérature musicale autour de ce thème. De mon temps, c'était Vaisselle cassée, de Pierre Perret. Ce qui est intéressant, c'est qu'il y est aussi question de fessée « vaisselle cassée, c'est la fessée, vaisselle foutue, pan-pan cul-cul ». La différence ? Le plaisir énoncé dans cette chanson est de faire les bêtises..... tout en ayant conscience du risque (la fessée). Soit, c'est pas terrible comme réaction parentale, on est d'accord, mais le débat n'est pas là. La question est de savoir où se porte le plaisir que l'on assigne à l'enfant (on va y venir) : dans les bêtises (la transgression de l'interdit, ça c'est normal) ou la punition (mettre son corps à disposition d'un autre, ça c'est pathologique, comme dirait Canguilhem).

Lien avec Koolseb : oui, les enfants aiment avoir peur. Mais les loups, les monstres et les sorcières, c'est pas dans le vrai monde. Et c'est pour ça que ça marche : l'enfant peut déposer dans un lieu imaginaire ses craintes réelles. Ca change tout.

Enfin argument Freud (quelles sottises ne dit-on en ton nom!) et consorts (Anzieu, M. Klein, Winnicott,etc.)  : il y a une sexualité enfantine. Oui. Mais enfantine, justement. Si les enfants prennent du plaisir avec leurs organes génitaux, c'est bien pour découvrir leur corps, à eux. Et pas comment le contact de leur organes génitaux et zones approchantes peut produire du plaisir chez l'adulte. D'accord, le nourrisson tire du plaisir dans le corps à corps « maternel » (désolée Suzie, ici, je parle de la « fonction maman nourricière »).... et la « maman » aussi. Mais on ne parle pas de la même chose. Ici, c'est de peau, dans sa qualité d'enveloppe d'une part, et la plupart des « mamans » qui, instinctivement ou non, pressentent/savent que caresses et massages aident l'enfant à se développer, contournent instinctivement les zones proches des organes génitaux.

Et on finit par la minute Lacan, sur le texte même de cette chanson.
« je mets la queue du chat dans mon bol de chocolat ». OK. Queue, chocolat (quelle est la couleur et l'aspect du chocolat ? A quelle autre matière cela fait-il penser? Que peut-on raisonnablement en déduire ?
« je reviens tout crotté avec mon pull déchiré ». OK. Crotté (pas sali!), déchiré (dois-je absolument expliquer ?)
« je me pointe en retard avec un œil au beurre noir ». Changement de registre : l'enfant s'est fait battre/s'est battu. Réponse de l'adulte : il le bat. OK. Ah, si seulement un enfant cessait de se plaindre quand il a mal et qu'il pouvait encaisser sans mot dire. Ca lui forgerait le caractère au moins.
« je découpe les rideaux avec une paire de ciseaux ». Désolée, je sèche.
« la maison est plus gaie quand on reçoit la fessée ». La maison = toute la famille. Donc, c'est toute la famille qui a plaisir à administrer une fessée à l'enfant. Cool !

Voilà, j'espère que ces quelques éléments te permettront d'y voir plus clair. Nonobstant des qualités de son auteur, cette chanson est malsaine. Point.

@Ema, je suis fan de ton analyse. Ca m'a rappelé mes heures à déchiffrer Piaget mot après mot ;) du coup deux possibilités : - je m'investis dans la vie associative de l'école et petit à petit, après 6 lotos, 6 farfouilles, 6 fêtes de l'école, 18 conseils de classe, 18 buvettes, 12 sorties scolaires, je me sens enfin suffisamment intégrée et sûre de moi pour évoquer ces différents points avec le corps enseignant - tu m'accompagnes pour parler à la maîtresse :D
idem Il y a 10 jours

Ema, je suis fan de ton analyse. Ca m'a rappelé mes heures à déchiffrer Piaget mot après mot

du coup deux possibilités :
- je m'investis dans la vie associative de l'école et petit à petit, après 6 lotos, 6 farfouilles, 6 fêtes de l'école, 18 conseils de classe, 18 buvettes, 12 sorties scolaires, je me sens enfin suffisamment intégrée et sûre de moi pour évoquer ces différents points avec le corps enseignant
- tu m'accompagnes pour parler à la maîtresse

Bonjour Idem, En tant que parent, ce n'est effectivement pas toujours facile de s'adresser aux profs. Parce qu'on a peur de passer pour la mère louve qui défend son canard contre vents et marées et parce qu'au fond de nous, on sait bien que notre canard il y a des chances pour qu'il ne se comporte pas tout à fait à l'école comme à la maison (tant mieux, ils savent s'adapter) et qu'il ne nous dise pas tout à fait la vérité. Et puis aussi parce que on ne veut pas se mettre à dos celui qui met les notes et/ou celui qui a en charge l'instruction de notre canard. Après, il y a des c. aussi. De ceux qui savent et te le font savoir. Après, ils sont parfois un peu obligés d'adopter cette posture, parce qu'au final, c'est quand même eux, tout seuls, qui affronteront une horde de gamins qui ne leur pardonnera rien. Et qu'à ce moment, toi, tout bon parent que tu es, tu ne seras pas là pour les soutenir. Donc, comment aborder la question de cette chanson ? Le plus simple, c'est d'y aller et de parler.... de TOI. Dire que toi, tu te sens mal à l'aise d'entendre ton fils la chanter. Visiblement, tu l'as déjà fait et sa réponse ressemble plus à une fuite qu'à une réponse. Donc, le plus simple est de lui demander conseil, à savoir : comment parler de cette chanson à ton fils (parce qu'au final, pour lui, c'est ça l'important, ce que tu penses de cette chanson), car tu ne comprends pas très bien ce qu'elle a voulu dire par "c'est une blague". Les profs adooorent donner des conseils (la preuve). Pourquoi mettre l'accent sur 'comment parler avec mon fils de cette chanson alors que je suis mal à l'aise avec elle ?" 1. Parce que le mal est déjà fait et que ce n'est pas si grave. Ton fils ne deviendra pas un grand psychopathe pour autant. L'objectif étant plutôt d'éradiquer (c'est le mot le plus approprié) cette chanson des lieux d'éducation. Mais ça c'est un autre combat. 2. Elle a peut-être intégré cette chanson à une séquence pédagogique et n'a sûrement pas envie de tout refaire à cause d'une enquiquineuse. 3. Ton fils a besoin de savoir que tu places ta confiance dans sa maîtresse pour apprendre. Car dans le cas contraire --> conflit affectif --> rejet de tout ce que maman n'aime pas --> rejet de tout ce qu'apporte la personne que maman n'aime pas, les bonnes choses comme les mauvaises (ici, les contraintes d'apprentissage comme être sage et travailler) --> rejet des apprentissages. Pas cool. Il est probable qu'elle te dise que la chanson n'est pas si grave, qu'elle a expliqué aux enfant que "c'est pour rire", mais qu'elle comprend ta gêne. Bref, tu sortiras peut-être avec l'idée que rien n'a bougé. Et à court terme, oui. Sauf que, il est probable que l'année suivante, la maîtresse n'aura pas envie de perdre (encore !) une heure avec une enquiquineuse et choisira une autre chanson et/ou demandera à l'intervenant musical d'en choisir une autre (le registre des chansons sur les bêtises est très large). Quant à ton fils (c'est le plus important, en fait), tu peux lui rappeler que : - la fessée c'est pas bien, comme tout ce qui est violent, c'est pas bien. - son corps est à lui et rien qu'à lui et que y'a que lui qui peut décider de qui le touche. Pas la peine de dramatiser, mais c'est entendable par de tout jeunes enfants. (A pondérer avec le thème du médecin/infirmier qui a le droit de toucher le corps si maman/papa est là, le temps qu'il soit assez grand pour aller voir le médecin tout seul et qu'à ce moment là, il sera assez grand pour dire au médecin s'il accepte qu'il le touche ou pas). (Discours à pondérer si l'enfant est hospitalisé). - cette chanson, c'est l'histoire d'un gars un peu toto qui fait des bêtises juste pour faire son malin, parce qu'il veut faire son intéressant pour qu'on s'intéresse à lui, mais que c'est pas vrai qu'il aime les bêtises, qu'il dit ça juste parce qu'il veut qu'on s'occupe de lui. Les enfants sont réceptifs à l'argument de la différence. Il y a toujours dans la classe/l'école un gamin qui aime faire le malin. --> Tu peux aussi proposer à la maîtresse de parler de cette chanson sous l'angle de ce garçon un peu toto qui aime faire/dire des bêtises juste pour faire son intéressant. Ça lui permet (à la maîtresse) de ne pas perdre la face quant au choix de cette chanson, et, mine de rien, d'en faire un support éducatif sur les enfants qui disent/font des choses pour attirer l'attention parce qu'ils estiment ne pas être assez intéressants pour de vrai. Le dire tout haut, pourrait même être salvateur pour les loulous en question, savoir que leur comportement a été décodé et qu'on a repéré qu'ils avaient des attentes particulières. Voilà quelques pistes. Ah oui ! Essaie d'y aller avec un tiers (le papa, une amie,...). Pour certains enseignants "je sais tout", ça les oblige à être davantage à l'écoute.
Ema Il y a 7 jours

Bonjour Idem,

En tant que parent, ce n'est effectivement pas toujours facile de s'adresser aux profs. Parce qu'on a peur de passer pour la mère louve qui défend son canard contre vents et marées et parce qu'au fond de nous, on sait bien que notre canard il y a des chances pour qu'il ne se comporte pas tout à fait à l'école comme à la maison (tant mieux, ils savent s'adapter) et qu'il ne nous dise pas tout à fait la vérité. Et puis aussi parce que on ne veut pas se mettre à dos celui qui met les notes et/ou celui qui a en charge l'instruction de notre canard.

Après, il y a des c. aussi. De ceux qui savent et te le font savoir. Après, ils sont parfois un peu obligés d'adopter cette posture, parce qu'au final, c'est quand même eux, tout seuls, qui affronteront une horde de gamins qui ne leur pardonnera rien. Et qu'à ce moment, toi, tout bon parent que tu es, tu ne seras pas là pour les soutenir. Donc, comment aborder la question de cette chanson ?

Le plus simple, c'est d'y aller et de parler.... de TOI.
Dire que toi, tu te sens mal à l'aise d'entendre ton fils la chanter. Visiblement, tu l'as déjà fait et sa réponse ressemble plus à une fuite qu'à une réponse.
Donc, le plus simple est de lui demander conseil, à savoir : comment parler de cette chanson à ton fils (parce qu'au final, pour lui, c'est ça l'important, ce que tu penses de cette chanson), car tu ne comprends pas très bien ce qu'elle a voulu dire par "c'est une blague". Les profs adooorent donner des conseils (la preuve).

Pourquoi mettre l'accent sur 'comment parler avec mon fils de cette chanson alors que je suis mal à l'aise avec elle ?"
1. Parce que le mal est déjà fait et que ce n'est pas si grave. Ton fils ne deviendra pas un grand psychopathe pour autant. L'objectif étant plutôt d'éradiquer (c'est le mot le plus approprié) cette chanson des lieux d'éducation. Mais ça c'est un autre combat.
2. Elle a peut-être intégré cette chanson à une séquence pédagogique et n'a sûrement pas envie de tout refaire à cause d'une enquiquineuse.
3. Ton fils a besoin de savoir que tu places ta confiance dans sa maîtresse pour apprendre. Car dans le cas contraire --> conflit affectif --> rejet de tout ce que maman n'aime pas --> rejet de tout ce qu'apporte la personne que maman n'aime pas, les bonnes choses comme les mauvaises (ici, les contraintes d'apprentissage comme être sage et travailler) --> rejet des apprentissages. Pas cool.

Il est probable qu'elle te dise que la chanson n'est pas si grave, qu'elle a expliqué aux enfant que "c'est pour rire", mais qu'elle comprend ta gêne. Bref, tu sortiras peut-être avec l'idée que rien n'a bougé. Et à court terme, oui.
Sauf que, il est probable que l'année suivante, la maîtresse n'aura pas envie de perdre (encore !) une heure avec une enquiquineuse et choisira une autre chanson et/ou demandera à l'intervenant musical d'en choisir une autre (le registre des chansons sur les bêtises est très large).

Quant à ton fils (c'est le plus important, en fait), tu peux lui rappeler que :
- la fessée c'est pas bien, comme tout ce qui est violent, c'est pas bien.
- son corps est à lui et rien qu'à lui et que y'a que lui qui peut décider de qui le touche. Pas la peine de dramatiser, mais c'est entendable par de tout jeunes enfants. (A pondérer avec le thème du médecin/infirmier qui a le droit de toucher le corps si maman/papa est là, le temps qu'il soit assez grand pour aller voir le médecin tout seul et qu'à ce moment là, il sera assez grand pour dire au médecin s'il accepte qu'il le touche ou pas). (Discours à pondérer si l'enfant est hospitalisé).
- cette chanson, c'est l'histoire d'un gars un peu toto qui fait des bêtises juste pour faire son malin, parce qu'il veut faire son intéressant pour qu'on s'intéresse à lui, mais que c'est pas vrai qu'il aime les bêtises, qu'il dit ça juste parce qu'il veut qu'on s'occupe de lui. Les enfants sont réceptifs à l'argument de la différence. Il y a toujours dans la classe/l'école un gamin qui aime faire le malin.
--> Tu peux aussi proposer à la maîtresse de parler de cette chanson sous l'angle de ce garçon un peu toto qui aime faire/dire des bêtises juste pour faire son intéressant. Ça lui permet (à la maîtresse) de ne pas perdre la face quant au choix de cette chanson, et, mine de rien, d'en faire un support éducatif sur les enfants qui disent/font des choses pour attirer l'attention parce qu'ils estiment ne pas être assez intéressants pour de vrai. Le dire tout haut, pourrait même être salvateur pour les loulous en question, savoir que leur comportement a été décodé et qu'on a repéré qu'ils avaient des attentes particulières.
Voilà quelques pistes.
Ah oui ! Essaie d'y aller avec un tiers (le papa, une amie,...). Pour certains enseignants "je sais tout", ça les oblige à être davantage à l'écoute.


pour ma part je pense que le papa n'est pas à être considéré comme un tiers (dans le sens à part) ;)
AnonymeIl y a 7 jours

pour ma part je pense que le papa n'est pas à être considéré comme un tiers (dans le sens à part)

[quote="Damné.e.s"]pour ma part je pense que le papa n'est pas à être considéré comme un tiers (dans le sens à part) ;)[/quote] Je me suis sûrement mal exprimée. Bien évidemment que le papa est partie prenante dans l'éducation de l'enfant. Par tiers, j'entends une personne qui triangule la relation maman-maîtresse (=que l'enfant n'interprète pas les questions que maman se pose quant à la maîtresse comme une défiance de maman envers la maîtresse). D'où l'idée que ce tiers puisse être aussi une amie par exemple. Suis-je plus claire ?
Ema Il y a 4 jours

pour ma part je pense que le papa n'est pas à être considéré comme un tiers (dans le sens à part)
@Damné.e.s

Je me suis sûrement mal exprimée. Bien évidemment que le papa est partie prenante dans l'éducation de l'enfant. Par tiers, j'entends une personne qui triangule la relation maman-maîtresse (=que l'enfant n'interprète pas les questions que maman se pose quant à la maîtresse comme une défiance de maman envers la maîtresse). D'où l'idée que ce tiers puisse être aussi une amie par exemple. Suis-je plus claire ?

Très clair. Tu parlais surtout du cas précis par rapport à @idem sur la chanson moi je t'ai répondu plutôt sur des cas de manière générale et qu effectivement même parfois c'est plus le papa qui communique avec le maître/maîtresse. Mais je vois bien l'idée d'y aller à deux
AnonymeIl y a 4 jours

Très clair. Tu parlais surtout du cas précis par rapport à idem sur la chanson moi je t'ai répondu plutôt sur des cas de manière générale et qu effectivement même parfois c'est plus le papa qui communique avec le maître/maîtresse.
Mais je vois bien l'idée d'y aller à deux

Répondre
Contacter un modérateur Statistiques Badges