[quote="Elie"]Sauf que Sexe en live elle est bien, surtout version tournée Debbie. Je suis le Christ est une des pires oui, mais il y a quand même un petit duel avec En Sangre aussi dont on ne parle pas assez je trouve.[/quote] Je dois être taré mais j'aime les 3...
Pelican bleu Il y a 7 mois

Sauf que Sexe en live elle est bien, surtout version tournée Debbie.

Je suis le Christ est une des pires oui, mais il y a quand même un petit duel avec En Sangre aussi dont on ne parle pas assez je trouve.

Je dois être taré mais j'aime les 3...

Sexe, c'est quand même très spécial. Le live est intéressant à regarder mais je ne me vois pas du tout chanter ça. Quelqu'un a déjà baisé sur ce titre ?
Albatros Il y a 7 mois

Sexe, c'est quand même très spécial. Le live est intéressant à regarder mais je ne me vois pas du tout chanter ça. Quelqu'un a déjà baisé sur ce titre ?

Quelqu'un dont les performances s'élèvent à 5min tu veux dire? Le gens vont se précipiter pour te répondre :D
Theo Putnam Il y a 7 mois

Quelqu'un dont les performances s'élèvent à 5min tu veux dire?
Le gens vont se précipiter pour te répondre

:D Mais non, ne soyez pas timides, ayez confiance en vous. Vous avez le droit à 5 minutes comme à 1 heure. Peu importe le moment où la chanson passe. Non mais juste le faire sur ce titre, ça doit être trop bizarre... Non pas qu'j'aime pas les trucs tordus mais là... Impossible de ne pas exploser de rire.
Albatros Il y a 7 mois



Mais non, ne soyez pas timides, ayez confiance en vous. Vous avez le droit à 5 minutes comme à 1 heure. Peu importe le moment où la chanson passe. Non mais juste le faire sur ce titre, ça doit être trop bizarre... Non pas qu'j'aime pas les trucs tordus mais là... Impossible de ne pas exploser de rire.

A la rigueur tu peux la sortir pendant un date pour faire comprendre à ton ou ta partenaire que t'envisage l'étape d'après de façon TRÈS SUBTILE (en espérant qu'en face ça ait de l'humour) mais sinon perso ça me viendrait pas à l'esprit
Theo Putnam Il y a 7 mois

A la rigueur tu peux la sortir pendant un date pour faire comprendre à ton ou ta partenaire que t'envisage l'étape d'après de façon TRÈS SUBTILE (en espérant qu'en face ça ait de l'humour) mais sinon perso ça me viendrait pas à l'esprit

Ah oui, bien vu ! C'est différent. Mais ça me rappelle une vidéo... Exemple avec Gainsbourg, à 15:30. :D https://www.youtube.com/watch?v=CF8ltgsW9dM
Albatros Il y a 7 mois

Ah oui, bien vu ! C'est différent. Mais ça me rappelle une vidéo...
Exemple avec Gainsbourg, à 15:30.


https://www.youtube.com/watch?v=CF8ltgsW9dM

Oh non moi Je Suis le Christ je l'adore ! Comme tout VLP Au début j'avais du mal mais finalement ce côté sensible à l'extrême me touche profondément. Je me surprends même à la chantonner (en privée je vous rassure j'ai pas envie que mes proches se suicident 😂)
Sherwho Il y a 7 mois

Oh non moi Je Suis le Christ je l'adore ! Comme tout VLP
Au début j'avais du mal mais finalement ce côté sensible à l'extrême me touche profondément. Je me surprends même à la chantonner (en privée je vous rassure j'ai pas envie que mes proches se suicident 😂)

Moi aussi je l'aime bien "Je Suis le Christ " haha, surtout en live. J'aime bien ce côté un peu mystique avec les anges et les croix.
Ame Mélancolique Il y a 7 mois

Moi aussi je l'aime bien "Je Suis le Christ " haha, surtout en live.
J'aime bien ce côté un peu mystique avec les anges et les croix.

C'est surprenant. Je pensais que j'allais soulever des cris de contestation en disant que je n'accrochais pas sur L'Oiseau Liberté, alors qu'il est souvent mis en haut des listes. Et pis non. Par contre je comprends mieux pourquoi beaucoup n'aiment pas God blesse. Parce que c'est (peut-être) les raisons qui font que je l'aime bien - en fait autant Katagena que God blesse, hein). [quote="Elie"]Plus sérieusement je trouve qu'au niveau de la prod du son c'est celui qui a le moins bien vieilli, [/quote]Oui, il y a de ça ; c'est sûrement un album très "marqué par son époque", le 11 septembre et tout ça. Et musicalement aussi. En fait, j'aime bien ce côté "vintage". [quote="Elie"]il y a un paquet de chansons dont les paroles me paraissent aujourd'hui bien fadasses (surtout en comparaison de ce qu'il a écrit depuis),[/quote]d'accord sur ce point ; ce ne sont pas les textes qui me plaisent le plus dans ce double album, plus son atmosphère [quote="Elie"] et il y a de toutes façons une bonne partie de l'album qui est vraiment naze à mon avis : les délires électro-psyché-rock ce qu'il a produit que j'aime le moins.[/quote]électro-psyché oui, rock non ; pour moi ce n'est pas un album rock. Mais électro-psyché, oui. Après faut aimer, c'est sûr. Moi j'aime bien ce côté planant, comme dans Ice cream trip Ame Mélancolique dit original et atypique. C'est ça. En fait, God blesse, c'est du Saez sans être tout le temps du Saez. Il y a les tonalités et des tempos très Saez (et des chansons quand même très Saez!), mais des rythmes (et des arrangements bien sûr) qui ne sont ni le Saez rock ni le Saez chanson française. Un Saez qui serait un peu déconnecté de lui même. Bon, tout n'est pas génial dedans et Sexe n'est pas ma préférée (bien que je lui trouve un certain charme alors que En sangre, je trouve juste ça kitsch). Bref, un album d'atmosphère un peu brumeux, un peu vaporeux dans lequel j'aime bien me lover, m'enfoncer, me laisser flotter dedans.
Ema Il y a 7 mois

C'est surprenant.
Je pensais que j'allais soulever des cris de contestation en disant que je n'accrochais pas sur L'Oiseau Liberté, alors qu'il est souvent mis en haut des listes. Et pis non.

Par contre je comprends mieux pourquoi beaucoup n'aiment pas God blesse. Parce que c'est (peut-être) les raisons qui font que je l'aime bien - en fait autant Katagena que God blesse, hein).

Plus sérieusement je trouve qu'au niveau de la prod du son c'est celui qui a le moins bien vieilli,
Oui, il y a de ça ; c'est sûrement un album très "marqué par son époque", le 11 septembre et tout ça. Et musicalement aussi. En fait, j'aime bien ce côté "vintage".

il y a un paquet de chansons dont les paroles me paraissent aujourd'hui bien fadasses (surtout en comparaison de ce qu'il a écrit depuis),
d'accord sur ce point ; ce ne sont pas les textes qui me plaisent le plus dans ce double album, plus son atmosphère

et il y a de toutes façons une bonne partie de l'album qui est vraiment naze à mon avis : les délires électro-psyché-rock ce qu'il a produit que j'aime le moins.
électro-psyché oui, rock non ; pour moi ce n'est pas un album rock. Mais électro-psyché, oui. Après faut aimer, c'est sûr. Moi j'aime bien ce côté planant, comme dans Ice cream trip

Ame Mélancolique dit original et atypique. C'est ça. En fait, God blesse, c'est du Saez sans être tout le temps du Saez. Il y a les tonalités et des tempos très Saez (et des chansons quand même très Saez!), mais des rythmes (et des arrangements bien sûr) qui ne sont ni le Saez rock ni le Saez chanson française. Un Saez qui serait un peu déconnecté de lui même. Bon, tout n'est pas génial dedans et Sexe n'est pas ma préférée (bien que je lui trouve un certain charme alors que En sangre, je trouve juste ça kitsch). Bref, un album d'atmosphère un peu brumeux, un peu vaporeux dans lequel j'aime bien me lover, m'enfoncer, me laisser flotter dedans.

Depuis que ce topic a refait surface, j'ai essayé de réécouter quasiment tous les albums, et à la fin de chaque écoute, je suis là à me dire : Ha non mais en fait c'est celui-là le BON, l'ultime, le Only one (et ouais bébé). Et puis non, en fait. Ce qu'il a fait est tellement varié, marqué par la contexte de la sortie de l'album,de son histoire, des événements sociétaux, que chacun pour moi fais appelle à une époque, à une partie de moi, en fait. (Non, je ne tiens pas un discours de groupie). Donc en fait, résonner en paquets, tout comme @Emma, me semble pour moi le plus approprié. Donc: Package 1 : Messine + Debbie + J'accuse Package 2 : Humanité + Le Manifeste + Miami Package 3 : VLP + God Blesse + Yellow tricycle Package 4 : Jours étranges Oui, j'aime le rock, et alors? ^^
zaël Il y a 7 mois

Depuis que ce topic a refait surface, j'ai essayé de réécouter quasiment tous les albums, et à la fin de chaque écoute, je suis là à me dire : Ha non mais en fait c'est celui-là le BON, l'ultime, le Only one (et ouais bébé).

Et puis non, en fait. Ce qu'il a fait est tellement varié, marqué par la contexte de la sortie de l'album,de son histoire, des événements sociétaux, que chacun pour moi fais appelle à une époque, à une partie de moi, en fait. (Non, je ne tiens pas un discours de groupie).

Donc en fait, résonner en paquets, tout comme Emma, me semble pour moi le plus approprié.

Donc:

Package 1 : Messine + Debbie + J'accuse
Package 2 : Humanité + Le Manifeste + Miami
Package 3 : VLP + God Blesse + Yellow tricycle
Package 4 : Jours étranges

Oui, j'aime le rock, et alors?

Jours étranges, jours étranges, jours étranges. Et God Blesse. (ouais, huez moi, j'm'en fiche, ce qui vient du coeur parfois surpasse le qualitatif)
__Coffee&Caramel__ Il y a 7 mois

Jours étranges, jours étranges, jours étranges.

Et God Blesse.


(ouais, huez moi, j'm'en fiche, ce qui vient du coeur parfois surpasse le qualitatif)

Ça s’écharpe méchamment sur d’autres topics pour des questions d’interprétation et de ressenti à l’écoute des trois nouveaux titres du plantigrade alors je profite de me plier à l’exercice de « quel est le meilleur album de Saez selon vous ? » à l’abri des regards. La critique des anonymes tout le monde s’en fiche, mais je le vois plutôt comme une occasion de figer mon appréciation des disques de l’Ours à un instant T, à quelques semaines de la fin du Manifeste et de la sortie de "Ni dieu, ni maître", la cerise sur le gâteau. Ma classification (parfaitement subjective puisqu’elle ne tient compte que des émotions que je ressens à l’écoute (exit ici le disque au sens objet compact disc avec livret, paroles, illustrations et tout le tsoin tsoin) de Saez, et donc pas un véritable classement (de toute manière je n’aurais jamais la prétention de définir le « meilleur ») basé sur la diversité des accords multipliés par le nombre de figures de style divisé par les thèmes récurrents moins une fois et demi la quantité de « éééééé » prononcés par album): 1) Sans équivoque aucune : [b]Messina[/b] Trop de bijoux sur ce triple : une poésie subtile, des fois cinglante, une orchestration ou mise en musique splendide où je me sens emmenée à la guerre ou emportée par la mer. L’enchainement de [i]Marianne[/i], [i]Sur le quai[/i], [i]Légionnaire[/i], [i]Webcams de nos amours[/i] et surtout de l’admirable [i]Ma petite couturière[/i], c’est un régal, pas de fausses notes, un survol des grands maux de notre époque et de la misère humaine sous ses différentes formes. Dans les autres albums il y a ces pépites que j’aime écouter à plusieurs reprises pour en deviner un nouveau sens ou pour simplement le plaisir et la beauté des textes : [i]Les fils d’Artaud[/i], [i]Messine[/i], [i]Les magnifiques[/i], [i]Les meurtrières[/i], [i]Marie[/i], [i]Rois demain[/i], [i]Into the wild[/i] (que j’ai appris à aimer grâce aux lives). Certes, il y a quelques textes qui sont plus faibles ou des airs qui me traversent moins, mais ça n’enlève rien au brillant de cet objet. 2) Vraiment pas loin derrière : [b]J’accuse[/b] Quelle énergie, quelle précision dans la description d’une époque, quelle claque ! J’ai lu ici ou là que les textes de J’accuse avaient mal vieilli et que c’était du Saez ado-rebelle. Je ne suis absolument pas d’accord : ça fait 10 ans et rien n’a changé, ce qu’il décrit est toujours terriblement d’actualité ! J’accuse, c’est les mystères autour de [i]Marguerite[/i], la flamme de l’espoir qui vacille mais qui tient avec [i]Les printemps[/i], la beauté des [i]Lula[/i], le chant de vérité a capella des [i]Anarchitectures[/i] et puis l’enchainement [i]Pilule[/i], [i]Cigarette[/i], [i]Des p’tits sous[/i], qui racontent nos histoires du quotidien et qui communiquent entre elles. Tout à garder ou presque dans cet album également. 3) C’est là que ça se complique et que je suis obligée de faire un "paquet" à la mode @Ema. Parce que les trois suivants, ça dépend de l’ambiance, de mon état d’esprit, du contexte d’écoute… Il y a [b]VLP[/b], qui est pour moi un exercice de style spécialement bien réussi : mélodies minimalistes et n’ayant comme thème presque que la rupture. Des textes une fois de plus très bien écrits : [i]Ceux qui sont en laisse[/i], [i]Alice[/i], [i]L’abattoir[/i] pour n’en citer qu’un par disque. Et puis c’est un album qui m’a permis de me rendre compte de la force d’interprétation de Saez et de comment il peut être habité par ses écrits (je pense notamment à plusieurs interprétations live de [i]Tango[/i]). Il y a [b]Debbie[/b], sombre, torturée plutôt floue et pas facile à aborder. Sur ce disque, je suis à chaque fois émerveillée par les instru et par l’originalité des textes. A nouveau il y a des pistes que j’ai appris à apprécier grâce aux lives ([i]J’hallucine[/i], [i]Tu y crois[/i]) alors qu’elles restent à mon sens plutôt fadasses en version studio. Enfin, [b]Miami[/b]. Qualité de son moyenne, un choc après le splendide Messina, j’ai attendu un bout de temps avant de m’y plonger. Et pourtant, quelle surprise ! Le cynisme et la noirceur qui débordent de tous les côtés de cet album… c’est juste…ce qu’il me fallait… rien que [i]Pour y voir[/i]. C’est un album dont j’apprécie beaucoup l’énergie. 4) Pas loin du paquet, il y a [b]A lovers prayer[/b]. C’est un album mélancolique, assez déchirant. Il y en a ici qui ne supporte pas Saez en anglais parce qu’il fait la chèvre. Je ne peux pas leur donner tort, et pourtant mes oreilles l’acceptent et sont même plutôt charmées par [i]Braindead[/i], [i]Is it O.K. ?[/i] et [i]Cold heart[/i]. 5) Ensuite de nouveau un paquet car c’est deux albums où j’ai un peu la même problématique à leur approche. Le triple [b]Lulu[/b] et le double [b]God Blesse[/b] ; leur point commun ? Du génie, des perles qui sont déposés à côté de titres complétement ratés/craqués de mon point de vue. Dans le premier, je note [i]Thème Paris[/i], [i]Lulu[/i] et [i]Notre-Dame Mélancolie[/i] qui font face à [i]Ma putain du showbiz[/i], [i]Pleure pas bébé[/i] ou encore [i]En sangre[/i]. Dans le second je pense à [i]Voici la mort[/i], [i]Saint Petersbourg[/i] ou [i]A ton nom[/i], qui regardent de loin [i]Sexe[/i], [i]Isn’t it love[/i] et [i]Ice crem trip on an acid van[/i]. Au milieu de tout ça, une bonne moitié de chaque album reste sympathique mais sans plus. 6) Dernier paquet pour aller plus vite : les albums qui ne me procurent pas ou plus (assez) d’émotions à leur écoute. [b]L’oiseau liberté[/b] : j’ai presque honte, car les mots sont justes et pourtant cela me laisse malheureusement indifférente (coucou Ema) [b]#Humanité[/b] : J’ai essayé de le réécouter, encore, en espaçant les sessions. Ici le problème vient de la thématique principale : influenceuses, réseaux sociaux, tout ça, tout ça. Il me semble que c’est juste un fléau ces outils et il n’était pas nécessaire de consacrer 15 titres à ce « problème ». Cela dit, j’aime l’appel à la révolte dans [i]La mort[/i], qui reste un titre un peu à part sur cet album. [b]Jours étranges[/b] : L’écriture est trop simpliste par rapport à ce qu’il a fait depuis et puis je préfère sa voix de maintenant (c’est complétement gratuit). Constat : ce qui me fascine avec l’œuvre de Saez c’est que chaque album c’est une aventure, un univers (qui ne me parle pas forcément à chaque fois certes). Je sens la prise de risque d’aller jouer sur un nouveau terrain (je parle du style et non pas des thématiques ici), sans filet à chaque fois. Et pourtant, bien que différents, tous ses albums se font systématiquement écho comme une grande histoire qui se raconte depuis 20 ans. Saez il est difficile à suivre, inconstant, surprenant mais c’est pour cela qu’il éveille mon intérêt.
Lime Il y a 1 mois

Ça s’écharpe méchamment sur d’autres topics pour des questions d’interprétation et de ressenti à l’écoute des trois nouveaux titres du plantigrade alors je profite de me plier à l’exercice de « quel est le meilleur album de Saez selon vous ? » à l’abri des regards.

La critique des anonymes tout le monde s’en fiche, mais je le vois plutôt comme une occasion de figer mon appréciation des disques de l’Ours à un instant T, à quelques semaines de la fin du Manifeste et de la sortie de "Ni dieu, ni maître", la cerise sur le gâteau.

Ma classification (parfaitement subjective puisqu’elle ne tient compte que des émotions que je ressens à l’écoute (exit ici le disque au sens objet compact disc avec livret, paroles, illustrations et tout le tsoin tsoin) de Saez, et donc pas un véritable classement (de toute manière je n’aurais jamais la prétention de définir le « meilleur ») basé sur la diversité des accords multipliés par le nombre de figures de style divisé par les thèmes récurrents moins une fois et demi la quantité de « éééééé » prononcés par album):

1) Sans équivoque aucune : Messina
Trop de bijoux sur ce triple : une poésie subtile, des fois cinglante, une orchestration ou mise en musique splendide où je me sens emmenée à la guerre ou emportée par la mer. L’enchainement de Marianne, Sur le quai, Légionnaire, Webcams de nos amours et surtout de l’admirable Ma petite couturière, c’est un régal, pas de fausses notes, un survol des grands maux de notre époque et de la misère humaine sous ses différentes formes.
Dans les autres albums il y a ces pépites que j’aime écouter à plusieurs reprises pour en deviner un nouveau sens ou pour simplement le plaisir et la beauté des textes : Les fils d’Artaud, Messine, Les magnifiques, Les meurtrières, Marie, Rois demain, Into the wild (que j’ai appris à aimer grâce aux lives).
Certes, il y a quelques textes qui sont plus faibles ou des airs qui me traversent moins, mais ça n’enlève rien au brillant de cet objet.

2) Vraiment pas loin derrière : J’accuse
Quelle énergie, quelle précision dans la description d’une époque, quelle claque ! J’ai lu ici ou là que les textes de J’accuse avaient mal vieilli et que c’était du Saez ado-rebelle. Je ne suis absolument pas d’accord : ça fait 10 ans et rien n’a changé, ce qu’il décrit est toujours terriblement d’actualité ! J’accuse, c’est les mystères autour de Marguerite, la flamme de l’espoir qui vacille mais qui tient avec Les printemps, la beauté des Lula, le chant de vérité a capella des Anarchitectures et puis l’enchainement Pilule, Cigarette, Des p’tits sous, qui racontent nos histoires du quotidien et qui communiquent entre elles. Tout à garder ou presque dans cet album également.

3) C’est là que ça se complique et que je suis obligée de faire un "paquet" à la mode Ema. Parce que les trois suivants, ça dépend de l’ambiance, de mon état d’esprit, du contexte d’écoute…

Il y a VLP, qui est pour moi un exercice de style spécialement bien réussi : mélodies minimalistes et n’ayant comme thème presque que la rupture. Des textes une fois de plus très bien écrits : Ceux qui sont en laisse, Alice, L’abattoir pour n’en citer qu’un par disque. Et puis c’est un album qui m’a permis de me rendre compte de la force d’interprétation de Saez et de comment il peut être habité par ses écrits (je pense notamment à plusieurs interprétations live de Tango).

Il y a Debbie, sombre, torturée plutôt floue et pas facile à aborder. Sur ce disque, je suis à chaque fois émerveillée par les instru et par l’originalité des textes. A nouveau il y a des pistes que j’ai appris à apprécier grâce aux lives (J’hallucine, Tu y crois) alors qu’elles restent à mon sens plutôt fadasses en version studio.

Enfin, Miami. Qualité de son moyenne, un choc après le splendide Messina, j’ai attendu un bout de temps avant de m’y plonger. Et pourtant, quelle surprise ! Le cynisme et la noirceur qui débordent de tous les côtés de cet album… c’est juste…ce qu’il me fallait… rien que Pour y voir. C’est un album dont j’apprécie beaucoup l’énergie.

4) Pas loin du paquet, il y a A lovers prayer.
C’est un album mélancolique, assez déchirant. Il y en a ici qui ne supporte pas Saez en anglais parce qu’il fait la chèvre. Je ne peux pas leur donner tort, et pourtant mes oreilles l’acceptent et sont même plutôt charmées par Braindead, Is it O.K. ? et Cold heart.

5) Ensuite de nouveau un paquet car c’est deux albums où j’ai un peu la même problématique à leur approche.
Le triple Lulu et le double God Blesse ; leur point commun ? Du génie, des perles qui sont déposés à côté de titres complétement ratés/craqués de mon point de vue. Dans le premier, je note Thème Paris, Lulu et Notre-Dame Mélancolie qui font face à Ma putain du showbiz, Pleure pas bébé ou encore En sangre. Dans le second je pense à Voici la mort, Saint Petersbourg ou A ton nom, qui regardent de loin Sexe, Isn’t it love et Ice crem trip on an acid van. Au milieu de tout ça, une bonne moitié de chaque album reste sympathique mais sans plus.

6) Dernier paquet pour aller plus vite : les albums qui ne me procurent pas ou plus (assez) d’émotions à leur écoute.

L’oiseau liberté : j’ai presque honte, car les mots sont justes et pourtant cela me laisse malheureusement indifférente (coucou Ema)

#Humanité : J’ai essayé de le réécouter, encore, en espaçant les sessions. Ici le problème vient de la thématique principale : influenceuses, réseaux sociaux, tout ça, tout ça. Il me semble que c’est juste un fléau ces outils et il n’était pas nécessaire de consacrer 15 titres à ce « problème ». Cela dit, j’aime l’appel à la révolte dans La mort, qui reste un titre un peu à part sur cet album.

Jours étranges : L’écriture est trop simpliste par rapport à ce qu’il a fait depuis et puis je préfère sa voix de maintenant (c’est complétement gratuit).

Constat : ce qui me fascine avec l’œuvre de Saez c’est que chaque album c’est une aventure, un univers (qui ne me parle pas forcément à chaque fois certes). Je sens la prise de risque d’aller jouer sur un nouveau terrain (je parle du style et non pas des thématiques ici), sans filet à chaque fois. Et pourtant, bien que différents, tous ses albums se font systématiquement écho comme une grande histoire qui se raconte depuis 20 ans. Saez il est difficile à suivre, inconstant, surprenant mais c’est pour cela qu’il éveille mon intérêt.