Il y a quelques temps, une lecture à fait tourner ce qui me sert de cerveau, ça date mais hante ma petite personne régulièrement ;) Une idée m'est venue... Nous sommes nombreux à apprécier écrire, lire, écouter... mais souvent on est bien centrés sur nous-mêmes, nos petites personnes, nos petites vies. On écoute les autres puis on se compare genre "moi j'aurais pas fait ça", "moi il m'est arrivé bien pire" etc... Alors il aurait été sympa de pouvoir se lire les uns les autres dans des essais de textes, de bouts d'ecriritures avec une condition: ne pas utiliser le "moi" ou le "je" en corsant même la chose en supprimant les pronoms ou adjectifs possessifs se rapportant à soi. Personnellement j'ai tenté de nombreuses fois en vain. On est vraiment tourné sur nous même c'est fou ! Qu'il serait beau de lire des textes un peu différents... à vos claviers si vous le voulez :) Une bise à vous ^^ (Je continue d'essayer de mon côté hein)
Anja Il y a 4 ans

Il y a quelques temps, une lecture à fait tourner ce qui me sert de cerveau, ça date mais hante ma petite personne régulièrement
Une idée m'est venue...

Nous sommes nombreux à apprécier écrire, lire, écouter... mais souvent on est bien centrés sur nous-mêmes, nos petites personnes, nos petites vies. On écoute les autres puis on se compare genre "moi j'aurais pas fait ça", "moi il m'est arrivé bien pire" etc...

Alors il aurait été sympa de pouvoir se lire les uns les autres dans des essais de textes, de bouts d'ecriritures avec une condition: ne pas utiliser le "moi" ou le "je" en corsant même la chose en supprimant les pronoms ou adjectifs possessifs se rapportant à soi.

Personnellement j'ai tenté de nombreuses fois en vain. On est vraiment tourné sur nous même c'est fou !

Qu'il serait beau de lire des textes un peu différents... à vos claviers si vous le voulez

Une bise à vous

(Je continue d'essayer de mon côté hein)

Vouloir de l'autre sans le reflet. Percer la peau en abordant les impactes, avec distance. Trahir les désirs pour envahir l'estime. Décupler les volontés pour atteindre la liberté. Transcender le réel sans s'arrêter aux détails. Laissez la chance à l'autre de toucher les cœurs.
AnonymeIl y a 4 ans

Vouloir de l'autre sans le reflet.
Percer la peau en abordant les impactes, avec distance.
Trahir les désirs pour envahir l'estime.
Décupler les volontés pour atteindre la liberté.
Transcender le réel sans s'arrêter aux détails.
Laissez la chance à l'autre de toucher les cœurs.

Et ben ça tombe bien, justement ;) (la suite viendra, il y aura peut-être de l'épaisseur, des couches ajoutées à ce squelette inattendu) : * Monsieur Martin est parti au Japon, voir la porte Torii du Lac Biwa. Il a fait ça en Mai, sur la route de Juin. Il y est allé d'un petit coup de bateau, au départ de Marseille. Passé devant le château d'If, il s'est interrogé. If de quoi? la citadelle est en caillasse bien épaisse, on devine à ses murs combien lamentables furent les cris des détenus. S'ils criaient.. Peut-être alors ne criait-on pas, peut-être parce que le cri est un ressort d'espérance, et que, quand il n'y a plus rien à attendre, qu'il fasse noir, qu'il fasse clair, on la ferme. Monsieur Martin est donc parti au Japon, d'autres vont à Ibiza, peu importe, je suppose. il s'est dit le Japon c'est loin, suffisamment pour me sortir de moi-même; ce moi-même dans lequel je flotte comme dans une chemise de mon père. Il ne crie pas, il ne dit rien. Syracuse s'offre, sèche et chaude. Il ne s'y aventure pas, l'effort, pour l'heure, lui paraît surhumain. Au Japon, il y a, c'est connu d'ailleurs, des cerisiers en nombre. Enfant, Paul, Monsieur Martin s'appelle Paul, Paul avait des arbres fruitiers chez lui. Un poirier qui donnait d'acides poires, un grenadier (dont il avait aussi croisé, sans comprendre, le nom dans une Histoire des campagnes napoléoniennes), et un cerisier. Vieil arbre au tronc tordu par l'âge, aux branches souples et amples, où nichaient volontiers les oiseaux. Les cerises, Mai venu, venaient bien. Vogue la galère. Traverser la Méditerranée dans les deux sens c'est facile. Dans l'un, les trafiquants d'êtres humains s'entendent pour lâcher leurs barques dans les rets des gardes côte. Dans l'autre, il suffit de prier pour que l'Egypte à son tour ne tombe pas dans le chaos total. Les attentats y sont nombreux. Presque 100 millions de bonhommes sont massés sur le delta du Nil. Paul passe le canal de Suez. Le trajet qu'il fait n'est pas un trajet raisonnable. La corne de l'Afrique réserve son lot de pirates. Paul passe. Il vivait à Evreux. Ou bien à Evry. Il n'a jamais compris. Tout cela, gris, tiède, sans aspérités, sombre dans sa mémoire comme l'ancre jetée ce soir. Djibouti. Le soleil, encore à quelques dizaines de mètres enfoncé dans le golfe d'Aden, projette une fine lumière translucide. Débarqué, quelques temps, quelque temps- Paul ne compte plus grand chose déjà. A Djibouti, thé noir très sucré, lahoh, miel de jujubier, la force des arômes redonne à Paul un peu de prise sur son être. Il n'est pas loin de penser que Djibouti irait aussi bien que le lac Biwa. Mais il faudra mettre à la voile bientôt. 3 jours lui sont comptés. Pour Djibouti. Pour manger du chameau, une soupe de fah-fah, des dattes, brûler ses muqueuses avec un riz bourré de berberé, et scruter le Yémen depuis les terrasses ensablées de l'Afrique orientale. Quelle étrange chose que le dragonnier de Socotra! Cet arbre semble un corail émergé et peint d'un mélange subtil de pigments verts et de poussières. Socotra, dernière relâche, avant de cingler vers Ceylan. Le Sri Lanka. Le rien-à-voir, à des centaines de miles de là. Paul fume, sa gorge est briquet d'amadou. * Toucher Colombo, après une traversée que rien ne paraissait pouvoir interrompre. Le bateau-même, alangui, traînait sa déprime sur des eaux à peine plus humides que l'air environnant. Des jours durant, ainsi, avec pour seule surprise le criaillement irrégulier des poulies, avec pour seule musique le bruit de digestion contrariée des moteurs. De là, une excursion au Sinharaja, dans une jungle épaisse, était proposée. Colombo même donne une vision grouillante de la pauvreté. Paul vraiment n'est plus à Evry. Sa blancheur dénonce en lui le possédant, le riche, le protecteur aussi, s'il se laissait convaincre! Paul pourtant, halé par le soleil, râpé par les embruns, ne ressemble plus en rien à l'homme qui doubla le Château d'If quelques maigres semaines plus tôt. Il reste encore d'épaisses couches d'Occident en lui, qui ne s'étonnent pas beaucoup du Sri Lanka, ni de quoi que ce soit, d'ailleurs. Ces couches lui font un linceul, dont il apprend à se déshabiller. En lui se renforce une vie intérieure. De la première partie du voyage, rien dans sa mémoire n'indique qu'il l'ait vraiment vécue. Tout se confond dans un songe qu'il croirait inspiré par le haschich s'il en était familier. Depuis Djibouti, peu à peu, il s'est comme éveillé. L'hébétude dans laquelle il baignait l'abandonne peu à peu. A nouveau, parce qu'il est habité, il est en mesure d'observer. D'échanger, par le canal de son regard, ce qu'il y a en lui et ce qu'il y a hors de lui. La conversation des yeux, de moins en moins rétive, a repris. Paul pense à son prénom. A cet homme écrasé de soleil sur le chemin de Damas, il y a deux millénaires, et à l'étonnante correspondance qui se forge parfois, même en Occident, entre un prénom et son porteur- son maître, pour ainsi dire. Se peut-il qu'une chose aussi futile, en apparence, qu'un prénom, affirme en lui la race des convertis, celle des apôtres bouillonnants? Il s'étonne à penser qu'il puisse, d'une quelconque manière, bouillir. Tout de même, l'idée le séduit suffisamment pour qu'il accepte de partir en excursion dans la jungle. Avec lui, quatre de ses camarades de croisière, un couple de jeunes Espagnols vacanciers, un Français dont il ne sait toujours rien et dont il devine qu'il approche de ses trente ans, et une Danoise réservée, dont la présence semble presque féérique sous ces latitudes. Pour les accompagner, deux guides, des hommes de taille modeste, plus maigres que minces, et deux mulets, aux côtes saillantes, aux flancs battus par leurs paquetages, et qui bronchent, et qui renâclent. * La jungle est là, qui les a tous saisis dans son étreinte fourbe. Ici et là, une goutte de pluie quitte le séjour d'une semaine pour s'abattre avec fracas sur la visière des aventuriers, provoquant invariablement les exclamations des Espagnols. Parfois c'est d'une orchidée que s'échappe, dans un bond, une grenouille aux couleurs impensées. Les mulets se font alors coquets, et la Danoise étudie l'animal d'un regard qui semble avoir compris. Compris quoi? Le soir venu, la pénombre envahit la jungle. De la clairière, il semble à Paul qu'un léopard agace ses moustaches dans les rhododendrons. Les guides, l'air tendu, ont un fusil chargé à portée de main. Ils sont mutiques. C'est de ces allées et venues grotesques qu'ils vivent: pour eux, affreuse banalité, pour leurs protégés, ravissement complet. Leur vigilance est pour le léopard, pas pour les fleurs écarlates de la jungle. Ils savent, par-delà leur propre mémoire, que la jungle est la plus cruelle sirène. L'oublier, c'est se perdre. *
musashi Il y a 4 ans

Et ben ça tombe bien, justement (la suite viendra, il y aura peut-être de l'épaisseur, des couches ajoutées à ce squelette inattendu) :

*

Monsieur Martin est parti au Japon, voir la porte Torii du Lac Biwa. Il a fait ça en Mai, sur la route de Juin. Il y est allé d'un petit coup de bateau, au départ de Marseille. Passé devant le château d'If, il s'est interrogé. If de quoi? la citadelle est en caillasse bien épaisse, on devine à ses murs combien lamentables furent les cris des détenus. S'ils criaient.. Peut-être alors ne criait-on pas, peut-être parce que le cri est un ressort d'espérance, et que, quand il n'y a plus rien à attendre, qu'il fasse noir, qu'il fasse clair, on la ferme.

Monsieur Martin est donc parti au Japon, d'autres vont à Ibiza, peu importe, je suppose. il s'est dit le Japon c'est loin, suffisamment pour me sortir de moi-même; ce moi-même dans lequel je flotte comme dans une chemise de mon père. Il ne crie pas, il ne dit rien. Syracuse s'offre, sèche et chaude. Il ne s'y aventure pas, l'effort, pour l'heure, lui paraît surhumain.

Au Japon, il y a, c'est connu d'ailleurs, des cerisiers en nombre. Enfant, Paul, Monsieur Martin s'appelle Paul, Paul avait des arbres fruitiers chez lui. Un poirier qui donnait d'acides poires, un grenadier (dont il avait aussi croisé, sans comprendre, le nom dans une Histoire des campagnes napoléoniennes), et un cerisier. Vieil arbre au tronc tordu par l'âge, aux branches souples et amples, où nichaient volontiers les oiseaux. Les cerises, Mai venu, venaient bien.

Vogue la galère. Traverser la Méditerranée dans les deux sens c'est facile. Dans l'un, les trafiquants d'êtres humains s'entendent pour lâcher leurs barques dans les rets des gardes côte. Dans l'autre, il suffit de prier pour que l'Egypte à son tour ne tombe pas dans le chaos total. Les attentats y sont nombreux. Presque 100 millions de bonhommes sont massés sur le delta du Nil. Paul passe le canal de Suez. Le trajet qu'il fait n'est pas un trajet raisonnable. La corne de l'Afrique réserve son lot de pirates. Paul passe. Il vivait à Evreux. Ou bien à Evry. Il n'a jamais compris. Tout cela, gris, tiède, sans aspérités, sombre dans sa mémoire comme l'ancre jetée ce soir.

Djibouti. Le soleil, encore à quelques dizaines de mètres enfoncé dans le golfe d'Aden, projette une fine lumière translucide. Débarqué, quelques temps, quelque temps- Paul ne compte plus grand chose déjà. A Djibouti, thé noir très sucré, lahoh, miel de jujubier, la force des arômes redonne à Paul un peu de prise sur son être. Il n'est pas loin de penser que Djibouti irait aussi bien que le lac Biwa. Mais il faudra mettre à la voile bientôt. 3 jours lui sont comptés. Pour Djibouti. Pour manger du chameau, une soupe de fah-fah, des dattes, brûler ses muqueuses avec un riz bourré de berberé, et scruter le Yémen depuis les terrasses ensablées de l'Afrique orientale.

Quelle étrange chose que le dragonnier de Socotra! Cet arbre semble un corail émergé et peint d'un mélange subtil de pigments verts et de poussières. Socotra, dernière relâche, avant de cingler vers Ceylan. Le Sri Lanka. Le rien-à-voir, à des centaines de miles de là. Paul fume, sa gorge est briquet d'amadou.

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Toucher Colombo, après une traversée que rien ne paraissait pouvoir interrompre. Le bateau-même, alangui, traînait sa déprime sur des eaux à peine plus humides que l'air environnant. Des jours durant, ainsi, avec pour seule surprise le criaillement irrégulier des poulies, avec pour seule musique le bruit de digestion contrariée des moteurs.

De là, une excursion au Sinharaja, dans une jungle épaisse, était proposée. Colombo même donne une vision grouillante de la pauvreté. Paul vraiment n'est plus à Evry. Sa blancheur dénonce en lui le possédant, le riche, le protecteur aussi, s'il se laissait convaincre!
Paul pourtant, halé par le soleil, râpé par les embruns, ne ressemble plus en rien à l'homme qui doubla le Château d'If quelques maigres semaines plus tôt. Il reste encore d'épaisses couches d'Occident en lui, qui ne s'étonnent pas beaucoup du Sri Lanka, ni de quoi que ce soit, d'ailleurs. Ces couches lui font un linceul, dont il apprend à se déshabiller.

En lui se renforce une vie intérieure. De la première partie du voyage, rien dans sa mémoire n'indique qu'il l'ait vraiment vécue. Tout se confond dans un songe qu'il croirait inspiré par le haschich s'il en était familier.
Depuis Djibouti, peu à peu, il s'est comme éveillé. L'hébétude dans laquelle il baignait l'abandonne peu à peu. A nouveau, parce qu'il est habité, il est en mesure d'observer. D'échanger, par le canal de son regard, ce qu'il y a en lui et ce qu'il y a hors de lui. La conversation des yeux, de moins en moins rétive, a repris.

Paul pense à son prénom. A cet homme écrasé de soleil sur le chemin de Damas, il y a deux millénaires, et à l'étonnante correspondance qui se forge parfois, même en Occident, entre un prénom et son porteur- son maître, pour ainsi dire. Se peut-il qu'une chose aussi futile, en apparence, qu'un prénom, affirme en lui la race des convertis, celle des apôtres bouillonnants?
Il s'étonne à penser qu'il puisse, d'une quelconque manière, bouillir.
Tout de même, l'idée le séduit suffisamment pour qu'il accepte de partir en excursion dans la jungle.
Avec lui, quatre de ses camarades de croisière, un couple de jeunes Espagnols vacanciers, un Français dont il ne sait toujours rien et dont il devine qu'il approche de ses trente ans, et une Danoise réservée, dont la présence semble presque féérique sous ces latitudes.
Pour les accompagner, deux guides, des hommes de taille modeste, plus maigres que minces, et deux mulets, aux côtes saillantes, aux flancs battus par leurs paquetages, et qui bronchent, et qui renâclent.

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La jungle est là, qui les a tous saisis dans son étreinte fourbe. Ici et là, une goutte de pluie quitte le séjour d'une semaine pour s'abattre avec fracas sur la visière des aventuriers, provoquant invariablement les exclamations des Espagnols.
Parfois c'est d'une orchidée que s'échappe, dans un bond, une grenouille aux couleurs impensées. Les mulets se font alors coquets, et la Danoise étudie l'animal d'un regard qui semble avoir compris. Compris quoi?
Le soir venu, la pénombre envahit la jungle. De la clairière, il semble à Paul qu'un léopard agace ses moustaches dans les rhododendrons. Les guides, l'air tendu, ont un fusil chargé à portée de main. Ils sont mutiques. C'est de ces allées et venues grotesques qu'ils vivent: pour eux, affreuse banalité, pour leurs protégés, ravissement complet. Leur vigilance est pour le léopard, pas pour les fleurs écarlates de la jungle. Ils savent, par-delà leur propre mémoire, que la jungle est la plus cruelle sirène. L'oublier, c'est se perdre.

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Pris en flagrant délit de recyclage @musashi ! Vous baissez très cher, vous baissez ⸮
AnonymeIl y a 4 ans

Pris en flagrant délit de recyclage musashi ! Vous baissez très cher, vous baissez ⸮

[quote="Anja"]Il y a quelques temps, une lecture à fait tourner ce qui me sert de cerveau, ça date mais hante ma petite personne régulièrement ;) Une idée m'est venue... Nous sommes nombreux à apprécier écrire, lire, écouter... mais souvent on est bien centrés sur nous-mêmes, nos petites personnes, nos petites vies. On écoute les autres puis on se compare genre "moi j'aurais pas fait ça", "moi il m'est arrivé bien pire" etc... Alors il aurait été sympa de pouvoir se lire les uns les autres dans des essais de textes, de bouts d'ecriritures avec une condition: ne pas utiliser le "moi" ou le "je" en corsant même la chose en supprimant les pronoms ou adjectifs possessifs se rapportant à soi. Personnellement j'ai tenté de nombreuses fois en vain. On est vraiment tourné sur nous même c'est fou ! Qu'il serait beau de lire des textes un peu différents... à vos claviers si vous le voulez :) Une bise à vous ^^ (Je continue d'essayer de mon côté hein)[/quote]je sais pas comment tout le monde fonctionne, et je doute être une exception, mais quand j'emploie le moi, par le 'je' ou autre, dans ce que j'écris, je parle pas forcément de moi en fait, même rarement. c'est souvent une projection dans un personnage.
Maitre Kaio Il y a 4 ans

Il y a quelques temps, une lecture à fait tourner ce qui me sert de cerveau, ça date mais hante ma petite personne régulièrement
Une idée m'est venue...

Nous sommes nombreux à apprécier écrire, lire, écouter... mais souvent on est bien centrés sur nous-mêmes, nos petites personnes, nos petites vies. On écoute les autres puis on se compare genre "moi j'aurais pas fait ça", "moi il m'est arrivé bien pire" etc...

Alors il aurait été sympa de pouvoir se lire les uns les autres dans des essais de textes, de bouts d'ecriritures avec une condition: ne pas utiliser le "moi" ou le "je" en corsant même la chose en supprimant les pronoms ou adjectifs possessifs se rapportant à soi.

Personnellement j'ai tenté de nombreuses fois en vain. On est vraiment tourné sur nous même c'est fou !

Qu'il serait beau de lire des textes un peu différents... à vos claviers si vous le voulez

Une bise à vous

(Je continue d'essayer de mon côté hein)
je sais pas comment tout le monde fonctionne, et je doute être une exception, mais quand j'emploie le moi, par le 'je' ou autre, dans ce que j'écris, je parle pas forcément de moi en fait, même rarement. c'est souvent une projection dans un personnage.

Je ne sais pas, je m'interrogeais sur cette question il y a peu justement. Chacun a un fonctionnement différent. Et ne serait ce que dans les discussions même banales, j'ai remarqué cette tendance à ramener les choses à soi et je trouvais l'idée sympa de tourner les choses différemment, comme une sorte "d'exercice" Au delà de ça, y'a pas de jugement de ma part sur les personnes qui écrivent du "je" ou du "moi" dans leurs textes :) En tout cas c'est toujours aussi chouette de vous lire tous :)
Anja Il y a 4 ans

Je ne sais pas, je m'interrogeais sur cette question il y a peu justement. Chacun a un fonctionnement différent.
Et ne serait ce que dans les discussions même banales, j'ai remarqué cette tendance à ramener les choses à soi et je trouvais l'idée sympa de tourner les choses différemment, comme une sorte "d'exercice"

Au delà de ça, y'a pas de jugement de ma part sur les personnes qui écrivent du "je" ou du "moi" dans leurs textes

En tout cas c'est toujours aussi chouette de vous lire tous

[quote="Anja"]Et ne serait ce que dans les discussion mes banales, j'ai remarqué cette tendance à ramener les choses à soi [/quote]sur ce point là je ne peux que te rejoindre :)
Maitre Kaio Il y a 4 ans

Et ne serait ce que dans les discussion mes banales, j'ai remarqué cette tendance à ramener les choses à soi
sur ce point là je ne peux que te rejoindre

on a besoin de poser notre limite. et elle le fait avec le " Je ", question de survie ?
AnonymeIl y a 4 ans

on a besoin de poser notre limite. et elle le fait avec le " Je ", question de survie ?