[quote="melie"]Et donc en quoi, je cite : " cette chanson décrédibilise totalement son engagement" ? Ou alors y'a une coquille et c'était "mon engagement".[/quote] Oui mon engagement [quote="Suzie"][quote="Julien.R"]@Melie Si j'ai parlé d'une fille très cultivée c'est parce que son analyse de la chanson était argumentée et pas à base de "il dit p'tite pute".[/quote]Du coup les études sociologiques, c'est pas de la culture?[/quote] J'ai pas compris ?
Julien.R Il y a 1 an

Et donc en quoi, je cite : " cette chanson décrédibilise totalement son engagement" ? Ou alors y'a une coquille et c'était "mon engagement".


Oui mon engagement

melie
Si j'ai parlé d'une fille très cultivée c'est parce que son analyse de la chanson était argumentée et pas à base de "il dit p'tite pute".
Du coup les études sociologiques, c'est pas de la culture?
@Suzie


J'ai pas compris ?

Ce que je n'ai jamais compris par contre, c'est cette tendance qu'on les personnes qui écoutent Saez à découper son œuvre en deux parties distinctes, qui est l'expression de sa mélancolie (par, soit disant, des musiques plus douces, à l'instrumental presque morne et épuré) et son côté révolté, qui serait plus "rock". Je trouve ça plutôt faux, rien qu'en écoutant cet album, pour moi, le Saez mélancolique et révolté ne font qu'un, et en particulier dans cet album, où, pour moi, sa mélancolie est ce qu'il y a de plus abrasive, avec l'expression de son être, je dirais, désabusé, si le mot est correcte. Pas forcément sa sempiternelle mélancolie amoureuse, mais plutôt celle teintée de solitude, et couverte de révolte.
Scylla Il y a 1 an

Ce que je n'ai jamais compris par contre, c'est cette tendance qu'on les personnes qui écoutent Saez à découper son œuvre en deux parties distinctes, qui est l'expression de sa mélancolie (par, soit disant, des musiques plus douces, à l'instrumental presque morne et épuré) et son côté révolté, qui serait plus "rock". Je trouve ça plutôt faux, rien qu'en écoutant cet album, pour moi, le Saez mélancolique et révolté ne font qu'un, et en particulier dans cet album, où, pour moi, sa mélancolie est ce qu'il y a de plus abrasive, avec l'expression de son être, je dirais, désabusé, si le mot est correcte. Pas forcément sa sempiternelle mélancolie amoureuse, mais plutôt celle teintée de solitude, et couverte de révolte.

Les deux seules phrases qui me laissent dans le doute depuis le début de sa carrière c'est : "La mort c'est #balancetonporc" "Nous marierons les tristes nous marierons les gays"
Julien.R Il y a 1 an

Les deux seules phrases qui me laissent dans le doute depuis le début de sa carrière c'est :

"La mort c'est #balancetonporc"
"Nous marierons les tristes nous marierons les gays"

Personne ne trouve normal son discours, et personne n'a à le trouver normal. En vrai, chacun le comprend comme il le veut à travers son prisme. Damien a son vécu, son histoire, sa sensibilité (voire ultrasensibilité), et il n'est ni un guide, ni un messie, ni un curé. Il dit ce qui le traverse, sans fioritures, comme exutoire souvent. Par provocation parfois. Ses textes ne sont pas des bibles, pas des exemples, ce sont des témoignages, des histoires, des mises en scène. le "JE" parfois n'est pas SAEZ. L'ironie cinglante déguise parfois une amertume plus profonde qu'on ne le croit. Je pense personnellement qu'il est bien plus conscient que nous des limites et des frontières de ses textes. Mais il est entier. il se lâche, il dit, il traverse. Et, dans ce monde où tout est régulé, ou chacun lisse son comportement pour que tout semble parfait, faké, photoshopé, lui, non. Et c'est ça qu'on peut apprécier quelque part. Dans attentat c'est toi qui retiens qu'il rend les femmes responsables de ses envies de violence. Moi, ayant connu quelques schémas similaires, j'y vois une profonde auto-critique, une grande question, genre : comment, putain, après l'amour, ou les sentiments, comment je peux en arriver là ? A être destructeur et rêver de violence à ce point là ? A aucun moment il n'exprime la joie de le faire. il se constate. il s'effraye. Il s'annonce. Et, malgré ce que la norme voudrait nous faire croire, c'est beaucoup plus fréquent qu'on ne le croit. Bukowski ne se gênait pas pour être ordurier, et immonde avec les femmes dans ses romans. D'une vulgarité profonde. Pourtant ses bouquins sont un témoignages formidables de ce que ressentent les humains, faillibles, moches et ignobles, au sein d'une société. Et artiste, c'est surement plus ça que le critique qui guide le troupeau sur le chemin de la raison. les chansons de Saez sont des histoires, des films, des mises en scène, où il traite l'humain, à travers lui, l'autre, la société, la femme, et ce qui peut traverser la tête d'un paquet d'autres humains. Point. :) je te conseille celle-là, si tu ne connais pas bien l'artiste. Tu y verras un autre visage. https://www.youtube.com/watch?v=CFy6MpUXZYc Encore une fois, bienvenue par ici ;)
Prolétarien Il y a 1 an

Personne ne trouve normal son discours, et personne n'a à le trouver normal. En vrai, chacun le comprend comme il le veut à travers son prisme. Damien a son vécu, son histoire, sa sensibilité (voire ultrasensibilité), et il n'est ni un guide, ni un messie, ni un curé.

Il dit ce qui le traverse, sans fioritures, comme exutoire souvent. Par provocation parfois. Ses textes ne sont pas des bibles, pas des exemples, ce sont des témoignages, des histoires, des mises en scène.

le "JE" parfois n'est pas SAEZ. L'ironie cinglante déguise parfois une amertume plus profonde qu'on ne le croit.

Je pense personnellement qu'il est bien plus conscient que nous des limites et des frontières de ses textes. Mais il est entier. il se lâche, il dit, il traverse. Et, dans ce monde où tout est régulé, ou chacun lisse son comportement pour que tout semble parfait, faké, photoshopé, lui, non. Et c'est ça qu'on peut apprécier quelque part.

Dans attentat c'est toi qui retiens qu'il rend les femmes responsables de ses envies de violence. Moi, ayant connu quelques schémas similaires, j'y vois une profonde auto-critique, une grande question, genre : comment, putain, après l'amour, ou les sentiments, comment je peux en arriver là ? A être destructeur et rêver de violence à ce point là ? A aucun moment il n'exprime la joie de le faire. il se constate. il s'effraye. Il s'annonce.

Et, malgré ce que la norme voudrait nous faire croire, c'est beaucoup plus fréquent qu'on ne le croit.

Bukowski ne se gênait pas pour être ordurier, et immonde avec les femmes dans ses romans. D'une vulgarité profonde. Pourtant ses bouquins sont un témoignages formidables de ce que ressentent les humains, faillibles, moches et ignobles, au sein d'une société. Et artiste, c'est surement plus ça que le critique qui guide le troupeau sur le chemin de la raison.

les chansons de Saez sont des histoires, des films, des mises en scène, où il traite l'humain, à travers lui, l'autre, la société, la femme, et ce qui peut traverser la tête d'un paquet d'autres humains. Point.

je te conseille celle-là, si tu ne connais pas bien l'artiste. Tu y verras un autre visage.


https://www.youtube.com/watch?v=CFy6MpUXZYc

Encore une fois, bienvenue par ici

[quote="Julien.R"]Les deux seules phrases qui me laissent dans le doute depuis le début de sa carrière c'est : "La mort c'est #balancetonporc" "Nous marierons les tristes nous marierons les gays"[/quote] Désolé mais tu n'as pas compris l'album... Ces phrases tirées hors de leur contexte ça n'a pas de sens. De plus désolé pour toi mais oui, "#balancetonporc" c'est de la grosse merde.
Vladimir Il y a 1 an

Les deux seules phrases qui me laissent dans le doute depuis le début de sa carrière c'est :

"La mort c'est #balancetonporc"
"Nous marierons les tristes nous marierons les gays"


Désolé mais tu n'as pas compris l'album... Ces phrases tirées hors de leur contexte ça n'a pas de sens.
De plus désolé pour toi mais oui, "#balancetonporc" c'est de la grosse merde.

[quote="Julien.R"] "La mort c'est #balancetonporc" "Nous marierons les tristes nous marierons les gays"[/quote] Je crois avoir des éléments de réponse mais je ne les penses pas encore véritablement pertinent. Enfin, je vais les émettre tout de même. Je pense que pour #balancetonporc, il ne s'agit pas de l'initiative de dénonciation qui est critiquer, mais plutôt ce tribunal populaire qui est fait au sein des réseaux. Et je crois bien que c'est la mort "dans les #balancetonporc", ce qui n'a pas réellement le même sens. Et par le "marierons les tristes, marierons les gays", je crois savoir ce qu'il dénonce, mais je n'en suis pas encore sûr. Oh, et pour le #balancetonporc, la réponse de Prolétarien ci-dessous me semble être celle la plus correcte.
Scylla Il y a 1 an


"La mort c'est #balancetonporc"
"Nous marierons les tristes nous marierons les gays"


Je crois avoir des éléments de réponse mais je ne les penses pas encore véritablement pertinent. Enfin, je vais les émettre tout de même. Je pense que pour #balancetonporc, il ne s'agit pas de l'initiative de dénonciation qui est critiquer, mais plutôt ce tribunal populaire qui est fait au sein des réseaux. Et je crois bien que c'est la mort "dans les #balancetonporc", ce qui n'a pas réellement le même sens.
Et par le "marierons les tristes, marierons les gays", je crois savoir ce qu'il dénonce, mais je n'en suis pas encore sûr.

Oh, et pour le #balancetonporc, la réponse de Prolétarien ci-dessous me semble être celle la plus correcte.

Eli Y. dans l'album Lunatic il a une phase du genre : "Si tu kiffes pas re-noi, t'écoutes pas et puis c'est tout" simple et efficace ;-)
Elkaar Il y a 1 an

Eli Y. dans l'album Lunatic il a une phase du genre :

"Si tu kiffes pas re-noi, t'écoutes pas et puis c'est tout"

simple et efficace

[quote]Les deux seules phrases qui me laissent dans le doute depuis le début de sa carrière c'est : "La mort c'est #balancetonporc" "Nous marierons les tristes nous marierons les gays"[/quote] Plus de nuances. Tu oublies l'opposition poétique. Ce n'est pas triste/gays, mais triste/gais. Nous marierons les tristes, nous marierons les gais. Figure de style : Opposition sémantique. Clin d'oeil à Brassens qui dit que le mariage c'est la mort, que le vrai amour ne demande pas la main, que l'habitude, la promesse de toujours, c'est le triste, et que le gai, c'est le non mariage. Que l'amour joyeux et quotidien, fort et confiant, il ne passe pas de bague au doigt. j'ai l'honneur de ne pas te demander ta main, qu'il disait, le grand-père...Aujourd'hui, que tu sois triste ou gai, il faut que tu sois avec quelqu'un. Pas seul. Il faut te marier, te lier, même si t'es pas capable. Tout le monde : les tristes, et les gais, et peu importe si ça fini en fiasco dans les faits divers. Et au passage, les gays, pour saez, s'ils s'aiment vraiment, le mariage c'est une connerie. Au passage ça fait une belle provoc pour les gens qui ne sont pas foutus de comprendre l'opposition des termes tristes/gais. Parce que dans "peuple manifestant", il dit bien "Peuple de cons, pour passer deux mois dans la rue, pour ou contre le mariage gay et pendant c'temps ouais y'a karim ouais qui galère juste pour s'payer un toit" (et là c'est vraiment gay) Quant à balance ton porc, il ne parle pas de la lutte féministe, il parle de l'incapacité de la lutte de faire autre chose que de balancer. Le terme est fort : balancer. Loi du talion. haine contre haine. Dénonciation. Je suis pas tout à fait d'accord avec lui, mais je comprends un peu.
Prolétarien Il y a 1 an

Les deux seules phrases qui me laissent dans le doute depuis le début de sa carrière c'est :

"La mort c'est #balancetonporc"
"Nous marierons les tristes nous marierons les gays"

Plus de nuances. Tu oublies l'opposition poétique. Ce n'est pas triste/gays, mais triste/gais. Nous marierons les tristes, nous marierons les gais. Figure de style : Opposition sémantique. Clin d'oeil à Brassens qui dit que le mariage c'est la mort, que le vrai amour ne demande pas la main, que l'habitude, la promesse de toujours, c'est le triste, et que le gai, c'est le non mariage. Que l'amour joyeux et quotidien, fort et confiant, il ne passe pas de bague au doigt. j'ai l'honneur de ne pas te demander ta main, qu'il disait, le grand-père...Aujourd'hui, que tu sois triste ou gai, il faut que tu sois avec quelqu'un. Pas seul. Il faut te marier, te lier, même si t'es pas capable. Tout le monde : les tristes, et les gais, et peu importe si ça fini en fiasco dans les faits divers. Et au passage, les gays, pour saez, s'ils s'aiment vraiment, le mariage c'est une connerie.

Au passage ça fait une belle provoc pour les gens qui ne sont pas foutus de comprendre l'opposition des termes tristes/gais. Parce que dans "peuple manifestant", il dit bien "Peuple de cons, pour passer deux mois dans la rue, pour ou contre le mariage gay et pendant c'temps ouais y'a karim ouais qui galère juste pour s'payer un toit" (et là c'est vraiment gay)

Quant à balance ton porc, il ne parle pas de la lutte féministe, il parle de l'incapacité de la lutte de faire autre chose que de balancer. Le terme est fort : balancer. Loi du talion. haine contre haine. Dénonciation. Je suis pas tout à fait d'accord avec lui, mais je comprends un peu.

[quote="Elkaar"]je crois Eli Y. dans l'album Lunatic il a une phase du genre : "Si tu kiffes pas re-noi, t'écoutes pas et puis c'est tout"[/quote] Booba savait écrire de bons textes, on aura beau ne pas aimer son image, il était bon.
Scylla Il y a 1 an

je crois Eli Y. dans l'album Lunatic il a une phase du genre :

"Si tu kiffes pas re-noi, t'écoutes pas et puis c'est tout"


Booba savait écrire de bons textes, on aura beau ne pas aimer son image, il était bon.

Booba est un excellent parolier :)
Vladimir Il y a 1 an

Booba est un excellent parolier

[quote="Vladimir"]Booba est un excellent parolier :)[/quote] [quote="Scylla"][quote="Elkaar"]je crois Eli Y. dans l'album Lunatic il a une phase du genre : "Si tu kiffes pas re-noi, t'écoutes pas et puis c'est tout"[/quote] Booba savait écrire de bons textes, on aura beau ne pas aimer son image, il était bon.[/quote] on est bien d'accord ; il l'est toujours d'ailleurs ... mais c'est un autre débat.
Elkaar Il y a 1 an

Booba est un excellent parolier


je crois Eli Y. dans l'album Lunatic il a une phase du genre :

"Si tu kiffes pas re-noi, t'écoutes pas et puis c'est tout"


Booba savait écrire de bons textes, on aura beau ne pas aimer son image, il était bon.


on est bien d'accord ; il l'est toujours d'ailleurs ... mais c'est un autre débat.

[quote="Julien.R"]"La mort c'est #balancetonporc"[/quote]Je crois que c'est [i]La mort dans #balancetonproc[/i] du coup, c'est moins catégorique. +1 pour le jeu de mot triste/gais, mais dans les paroles, je l'écrirai tout de même gays. Ceci dit, c'est bien pour pointer ce qui ont besoin de se lier les cœurs en croix.
viper82 Il y a 1 an

"La mort c'est #balancetonporc"
Je crois que c'est La mort dans #balancetonproc du coup, c'est moins catégorique.

+1 pour le jeu de mot triste/gais, mais dans les paroles, je l'écrirai tout de même gays.
Ceci dit, c'est bien pour pointer ce qui ont besoin de se lier les cœurs en croix.

Puis bon, ce qui me fais assez rire du fait de reprocher la vulgarité du monsieur, c'est que la dite vulgarité est utilisé par des poètes depuis bien longtemps, peut-être pas en des termes crus, mais ne serais-ce que dans les tournures ou bien par l'érotisme flagrant des textes. Les textes de Saez me rappelle parfois un peu ceux de Gaston Couté, qui oscillait souvent entre la vie quotidienne des petites gens, les amours sulfureuses et vulgaires, ou bien même son côté anarchiste. Et dire que j'ai lu ces poèmes quand j'avais 14-15 ans, et je les trouves toujours aussi beau et pertinent, 5 ans plus tard. Surtout cette utilisation du patois et des vulgarités régionales, c'est plutôt succulent. Tout cela pour dire qu'en connaissant ce genre de littérature sulfureuse et crue (Non, je ne parle pas de Nabokov, et pas sulfureux dans le terme ou vous l'entendez), Amour Criminel est un régal. "Le gas était un tâcheron N'ayant que ses bras pour fortune ; La fille : celle du patron, Un gros fermier de la commune. Ils s'aimaient tous deux tant et plus. Ecoutez ça, les bonnes gens Petits de coeur et gros d'argent ! L'Amour, ça se fout des écus !" - L'Amour Qui S'fout de Tout C'est limite si il aurait pas écrit "Faut S'oublier". Faut juste croire que la truculence de Saez n'est pas faite pour tout le monde, mais en aucun cas, elle n'est illégitime : c'est une expression comme une autre, comme celle de la langue soutenue et des mots peu usités pour la stylistique et l'esthétisme.
Scylla Il y a 1 an

Puis bon, ce qui me fais assez rire du fait de reprocher la vulgarité du monsieur, c'est que la dite vulgarité est utilisé par des poètes depuis bien longtemps, peut-être pas en des termes crus, mais ne serais-ce que dans les tournures ou bien par l'érotisme flagrant des textes. Les textes de Saez me rappelle parfois un peu ceux de Gaston Couté, qui oscillait souvent entre la vie quotidienne des petites gens, les amours sulfureuses et vulgaires, ou bien même son côté anarchiste.
Et dire que j'ai lu ces poèmes quand j'avais 14-15 ans, et je les trouves toujours aussi beau et pertinent, 5 ans plus tard. Surtout cette utilisation du patois et des vulgarités régionales, c'est plutôt succulent.
Tout cela pour dire qu'en connaissant ce genre de littérature sulfureuse et crue (Non, je ne parle pas de Nabokov, et pas sulfureux dans le terme ou vous l'entendez), Amour Criminel est un régal.

"Le gas était un tâcheron
N'ayant que ses bras pour fortune ;
La fille : celle du patron,
Un gros fermier de la commune.
Ils s'aimaient tous deux tant et plus.
Ecoutez ça, les bonnes gens
Petits de coeur et gros d'argent !
L'Amour, ça se fout des écus !"
- L'Amour Qui S'fout de Tout

C'est limite si il aurait pas écrit "Faut S'oublier".
Faut juste croire que la truculence de Saez n'est pas faite pour tout le monde, mais en aucun cas, elle n'est illégitime : c'est une expression comme une autre, comme celle de la langue soutenue et des mots peu usités pour la stylistique et l'esthétisme.

Je crois que pour l'instant l'un des meilleurs avis que l'on est eu, c'est celui de @X que vous pouvez lire ici : https://www.saezlive.net/topics/view/5624/humanite-vos-avis?page=11#306433 J'aimerai développer un peu ce point de vu, vous donnant moi aussi mon interprétation sur ces 6 fameuses chansons qui composent le milieu de l'album : J'envoie P'tite pute La belle au bois Amour Criminel Elle aimait se faire liker L'attentat L'une des principales critiques sur l'album, légitime peut-être, est que ces 6 chansons seraient redondantes et qu'elle disent toutes la même choses. de mon point de vue : [b]C'EST NORMAL[/b] ces 6 chansons sont en fait la même. Il n'y a qu'une seule chanson sous ces 6. Ces 6 titres composent 6 fois le portait de la même personne, à savoir la demoiselle sur la pochette. ces 6 portrait étant donnés depuis 6 points de vue différents. Ces 6 portait, vue qu'ils concernent la même personnes doivent forcément avoir des points qui se recoupent pour que justement il se fassent écho et que l'on comprennent que l'on est effectivement face à la vision de la même personne. Détaillons cela par chanson : [b]J'envoie :[/b] De mon point de vue, il s'agit là du seul point de vue réel de la demoiselle. la chanson dit très clairement "Je" tout du long. Et c'est la seule chanson où il n'est pas question que la protagoniste soit une pute. Elle décrit une jeune fille, un peu perdue, qui passe son temps sur les réseaux sociaux en postant un peu tout ce qui passe, bouffe, photo de la grand mère, son cul (aussi) mais surtout, épisodiquement, des choses chouette, des flowers, des smileys et surtout des mots d'amours. [i]J'en vois qui traverse le ciel J'envoie des lunes ou des soleils J'envoie des étoiles et des cœurs J'envoie des numériques flowers SOS SOS SOS SOS SOS SOS SOS SOS SOS J'envoie satellite SOS J'envoie comme un appel détresse[/i] Toutes ces choses se cristallisant en fait dans un GROS SOS (d'une terrienne en détresse ?) un appel au secours à qui voudra bien la délivrer de la toile. En somme le portait d'une fille perdue sans repères, mais qui espère du mieux, qui crie à l'aide. Le fait que les volontés de la demoiselle sont "pures", au sens conte de fée, sont surtout criant dans : [i]Moi j'envoie des superficiels Intelligence artificielle J'envoie pour crier liberté Quand j’suis sur la toile, prisonnier[/i] Ce point de vue, est le seul de l'album qui n'est pas biaisé et qui dépeint fidèlement le personnage. Nous y reviendrons dans la suite. Nous pouvons aussi noter que les propos sont parfois féminins, parfois masculins [i]Quand j’suis sur la toile, prisonnier ... Est-ce que je suis belle dans l’accessoire ?[/i] Les derniers mots de la chanson sont à mon sens super importants. Ils finissent ainsi : [i]J'envoie J'envoie J'envoie des mots d’amour J'envoie J'envoie J'envoie des mots d’amour Envoie ! Envoie ! Envoie ! [/i] On passe d'un état où la demoiselle dit qu'elle envoie à l'injonction d'envoyer. C'est le point de bascule vers P'tite Pute [b]P'tite Pute[/b] P'tite Pute, en fait elle commence à la fin de la chanson précédente. Dans les 3 injonctions à envoyer des choses sur les réseaux sociaux. P'tite Pute, c'est le point de vue du Media sur la demoiselle. Le media, qui la considère comme une michtonneuse, qui se sert d'elle, tel un Maquereau pour gagner sa thune. Quand la chanson dit : [i]J’suis qu’une p’tite pute dans les métros, J’suis qu’une p’tite pute pour les blaireaux. J’suis qu’une p’tite putain d’collabo, Une p’tite michto dans l’caniveau. J’suis qu’une p’tite michto, Une p’tite michto, J’suis qu’une p’tite michto, Une p’tite michto dans l’caniveau.[/i] Je pense qu'il faut considérer une tablé de mecs (mâles ?) autour d'une table de réunion, en train de se moquer d'elle et de scander en se marrant bien et en se mouchant dans leur billets : [i]J’suis qu’une p’tite pute pour les blaireaux.[/i] [b][i]Aparté sur la notion de pute[/i][/b] Pour bien comprendre les propos de cette chanson, je pense qu'il faut aller écouter [url=https://www.saezlive.net/events/records/287/23-decembre-2016-at-bataclan-paris]le live du Bataclan le 23/12/2016[/url] Damien y explique très clairement que les réseaux se font de la thune sur ce que l'on poste. Donc, on pourra dire ce que l'on veut, mais quand une nana (ou un mec) va poster une partie de son corps sur Instagram ou sur facebook, ou sur twitter. Le réseau en question, se fait de la thune sur son corps. Aussi, le corps est vendu, objectivement, il s'agit de prostitution. cela fait, [b]par essence[/b] de la nana, une prostituée. Et vraisemblablement, nous le sommes tous. Du reste, à aucun moment il n'est remis en question la liberté de la demoiselle de le faire. [b][i]Fin de l’aparté sur la notion de pute[/i][/b] Donc, nous sommes ici face au point de vu des président des réseaux, des chaines de télé, des médias, qui donnent leur point de vue sur la nana. Finalement, il y a un point qui me semble encore plus important, c'est que toute cette relation se fait à distance. Il n'y a pas un moment où le mac est en contact avec la pute. vu que tout est virtuel. Le point de vue, du mâle, de cette chanson est donc biaisé. Il s'agit d'une interprétation qu'il se fait lui même du SOS envoyé par la nana dans J'envoie. [b]La belle au bois[/b] La belle au bois, c'est toujours le portrait de la demoiselle de la couverture, mais cette fois ci, du point de vu d'un mec qui aimerai se la faire. Un type, peut-être le personnage interprété par Nathan, dans les vidéos du manifeste. Le point de vue est un peu candide, enfantin, (on est dans le registre du compte de féé). C'est ptête un peu le point de vue de tous ces mecs du 18/25, les incels qui n'arrivent pas à pécho. C'est notable dans : [i]Dans le monde de la nuit faut voir comme ils s’la pètent Pour poster leur vie de merde planquée sous des paillettes ... Pour aller faire la pute dans les soirées de blaireaux Elle connait les videurs, elle vient là tous les soirs[/i] Toute la chanson est tournée à la 3ème personne, c'est du descriptif. On a l'impression que le type qui chante ça est loin de l'évènement. Il n'est pas dans la boite avec elle, plutôt, tranquillement chez lui à stalker son insta et à rager de ne pouvoir l'atteindre. point important : Le type ne connais pas la demoiselle, aussi, lui aussi, son point de vue est biaisé. Ce n'est, encore une fois, que son interprétation propre des SOS postés par la demoiselle dans J'envoie. [b]Amours Criminels[/b] Cette fois, nous avons le point de vue du dealer de la nana. La nana abuse un peu de lui pour lui tirer de la C, elle le fait rêver, il est ptête amoureux d'elle quand il la croise, mais c'est assez rare, il s'agit de rencontre épisodiques On le sent d'ailleurs pas mal dans les paroles et dans la musique, qui tourne pas mal en rond, ça s'en vas, ça reviens, mais ça n'aboutis pas. ça ne peut pas aboutir, parce que de toute façon, le type n'accède pas à la fille : [i]Tu pourras bien clubber Moi j’peux pas rentrer Faire ta putain de soirée Tu pourras bien t’cacher[/i] Et BIM ! Encore une fois, le type ne connais pas vraiment la nana. Encore une fois le point de vue est biaisé et toute la vulgarité de l'homme ne tiens pas la route car elle n'est pas fondée. Le type interprète à sa manière ce qu'il voit de la nana, mais est très loin de s'approcher de la vérité qui reste ce que la nana dit dans J'envoie, l'appel au secours donc. Appelle au secours, mal être, qui se traduit donc, dans une consommation de drogue. [b]Elle aimait se faire liker[/b] Une fois que l'on a compris que les chansons sont en fait des point de vue différents, cette chanson est assez simple à comprendre. C'est le point de vue de tous les mecs qui sont arrivés à se taper (on été client de ?) la nana. C'est l’objectivation de la femme par l'homme et son dédouanement. [i]Bon, oui, je me la suis tapé comme un porc, mais bon elle aimait se faire liker[/i] C'est d'ailleurs assez incroyable, comment en changeant une seule lettre cela devient : [i]Elle aimait se faire niker[/i] On imaginera aisément, après l'overdose, où le suicide de la pute, l'ancien client dire, certainement pour se rassurer de n'avoir été parti prenante dans l'homicide [i]Oui, bon ben elle aimait se faire liker quoi, c'est sa faute aussi un peu[/b] L'objectivation de la femme se sent vraiment bien dans : [i]Elle aimait se faire tirer la chatte comme un pétard mouillé Elle aimait se faire prier à genoux, à genoux, à genoux Elle aimait se faire liker pour allumer le monde entier[/i] C'est la nana object, et qui en plus aime ça... la comparaison avec le joint est éloquante, c'est le truc qu'on tire et qu'on fait tourner. Mais là aussi, encore une fois, c'est un point de vue de mal biaisé. Il y a toujours ce retour que le comportement de la nana n'est qu'un SOS qui traduit son mal être et ses pertes de repères. [b]L'attentat[/b] Pour celle-ci je suis moins sur de moi, je la rattache un peu moins aux autres. Est-ce un retour du personnage de Nathan pour une seconde chanson ? Est-ce encore un autre personnage ? Est-ce cette fois le point de vue de Damien ? Je ne sais pas trop. Ce qui me semble claire, c'est que cette fois, malgré la violence des propos, les sentiments de la personne qui donne son point de vue, sont un peu plus "pures". On sent de l'amour de la personne, néanmoins, il y a de l’inaccessible et cette notion de nana de frustration de ne pouvoir atteindre une femme Ou bien, c'est le point de vue du mec (petit copain cette fois) qui vient juste de se faire larguer. Cela pourrait se comprendre avec : [i]T'as vu la gueule de ton insta' ? Avec tes pauv' photos en lopesa Tu sais à l'envers, à l'endroit Tu peux bien faire miaou je crois[/i] Le genre de réaction à chaud que les mecs ont quand on se fait larguer : [i]Ouai, mais de toute façon c'était qu'une pute[/i]. Oui, c'est pas sympa, on le sait tous, et biensur qu'on ne le pense pas, mais ça sort, c'est comme ça ! Et d'ailleurs, encore une fois dans cette chanson : [i]Moi j't'ai appelé tu réponds pas Tu dois faire ta pute en réssoi Tu dois faire miauler tous les chats Les sans poils et les angoras Faire miauler les matous comme ça À dandiner ton cul zarma[/i] On retrouve cette notion de distance entre le personnage masculin et le personnage féminin. Il ne sont pas en contact au moment du discours aussi, encore une fois, c'est un point de vue biaisé sur la femme. Une interprétation des messages postés sur les réseaux dans Instagram. Au final, c'est peut-être ça que critique le plus ces chansons, la virtualité des échanges, qui fait que chacun interprète les choses qu'il voit sur les réseaux comme il le souhaite et surtout selon son propre point de vue, sans chercher à savoir ce qu'il en est réellement pour l'intéressé(e) qui poste ça. Cette multitude de point de vue est aussi clairement mise en abime dans la livret du disque. Le livret ne sert strictement à rien. Il s'agit d'une succession de photos, variante de la photo de couvertures, ni meilleurs, ni pires, juste plus ou moins, d'autres points de vues sur la même scène. Il n'y a là aussi, qu'une seule photo qui se détache, comme dans les chanson, un portrait serré de la demoiselle, sans téléphone ni flingue. Le seul point de vue objectif (peut-être) des photos. J'espère, presque avec un peu de candeur, que pour contrebalancer les mots durs sur les femmes. Car il reste tout de même que certains point de vue sont violents, que le prochain album s'attardera, avec autant de violence, à nous donner les mêmes points de vue sur le protagoniste masculin. Merci de m'avoir lu jusque là.
viper82 Il y a 1 an

Je crois que pour l'instant l'un des meilleurs avis que l'on est eu, c'est celui de X que vous pouvez lire ici : https://www.saezlive.net/topics/view/5624/humanite-vos-avis?page=11#306433

J'aimerai développer un peu ce point de vu, vous donnant moi aussi mon interprétation sur ces 6 fameuses chansons qui composent le milieu de l'album :

J'envoie
P'tite pute
La belle au bois
Amour Criminel
Elle aimait se faire liker
L'attentat

L'une des principales critiques sur l'album, légitime peut-être, est que ces 6 chansons seraient redondantes et qu'elle disent toutes la même choses.

de mon point de vue : C'EST NORMAL ces 6 chansons sont en fait la même. Il n'y a qu'une seule chanson sous ces 6.
Ces 6 titres composent 6 fois le portait de la même personne, à savoir la demoiselle sur la pochette. ces 6 portrait étant donnés depuis 6 points de vue différents.

Ces 6 portait, vue qu'ils concernent la même personnes doivent forcément avoir des points qui se recoupent pour que justement il se fassent écho et que l'on comprennent que l'on est effectivement face à la vision de la même personne.

Détaillons cela par chanson :

J'envoie :
De mon point de vue, il s'agit là du seul point de vue réel de la demoiselle. la chanson dit très clairement "Je" tout du long. Et c'est la seule chanson où il n'est pas question que la protagoniste soit une pute.
Elle décrit une jeune fille, un peu perdue, qui passe son temps sur les réseaux sociaux en postant un peu tout ce qui passe, bouffe, photo de la grand mère, son cul (aussi) mais surtout, épisodiquement, des choses chouette, des flowers, des smileys et surtout des mots d'amours.
J'en vois qui traverse le ciel
J'envoie des lunes ou des soleils
J'envoie des étoiles et des cœurs
J'envoie des numériques flowers

SOS SOS SOS
SOS SOS SOS
SOS SOS SOS

J'envoie satellite SOS
J'envoie comme un appel détresse


Toutes ces choses se cristallisant en fait dans un GROS SOS (d'une terrienne en détresse ?) un appel au secours à qui voudra bien la délivrer de la toile. En somme le portait d'une fille perdue sans repères, mais qui espère du mieux, qui crie à l'aide.
Le fait que les volontés de la demoiselle sont "pures", au sens conte de fée, sont surtout criant dans :
Moi j'envoie des superficiels
Intelligence artificielle
J'envoie pour crier liberté
Quand j’suis sur la toile, prisonnier


Ce point de vue, est le seul de l'album qui n'est pas biaisé et qui dépeint fidèlement le personnage. Nous y reviendrons dans la suite.

Nous pouvons aussi noter que les propos sont parfois féminins, parfois masculins
Quand j’suis sur la toile, prisonnier
...
Est-ce que je suis belle dans l’accessoire ?


Les derniers mots de la chanson sont à mon sens super importants. Ils finissent ainsi :

J'envoie
J'envoie
J'envoie des mots d’amour

J'envoie
J'envoie
J'envoie des mots d’amour

Envoie !
Envoie !
Envoie !

On passe d'un état où la demoiselle dit qu'elle envoie à l'injonction d'envoyer. C'est le point de bascule vers P'tite Pute

P'tite Pute
P'tite Pute, en fait elle commence à la fin de la chanson précédente. Dans les 3 injonctions à envoyer des choses sur les réseaux sociaux.
P'tite Pute, c'est le point de vue du Media sur la demoiselle. Le media, qui la considère comme une michtonneuse, qui se sert d'elle, tel un Maquereau pour gagner sa thune.
Quand la chanson dit :
J’suis qu’une p’tite pute dans les métros,
J’suis qu’une p’tite pute pour les blaireaux.
J’suis qu’une p’tite putain d’collabo,
Une p’tite michto dans l’caniveau.
J’suis qu’une p’tite michto,
Une p’tite michto,
J’suis qu’une p’tite michto,
Une p’tite michto dans l’caniveau.

Je pense qu'il faut considérer une tablé de mecs (mâles ?) autour d'une table de réunion, en train de se moquer d'elle et de scander en se marrant bien et en se mouchant dans leur billets : J’suis qu’une p’tite pute pour les blaireaux.

Aparté sur la notion de pute
Pour bien comprendre les propos de cette chanson, je pense qu'il faut aller écouter le live du Bataclan le 23/12/2016 Damien y explique très clairement que les réseaux se font de la thune sur ce que l'on poste.
Donc, on pourra dire ce que l'on veut, mais quand une nana (ou un mec) va poster une partie de son corps sur Instagram ou sur facebook, ou sur twitter. Le réseau en question, se fait de la thune sur son corps. Aussi, le corps est vendu, objectivement, il s'agit de prostitution. cela fait, par essence de la nana, une prostituée. Et vraisemblablement, nous le sommes tous. Du reste, à aucun moment il n'est remis en question la liberté de la demoiselle de le faire.
Fin de l’aparté sur la notion de pute

Donc, nous sommes ici face au point de vu des président des réseaux, des chaines de télé, des médias, qui donnent leur point de vue sur la nana.
Finalement, il y a un point qui me semble encore plus important, c'est que toute cette relation se fait à distance. Il n'y a pas un moment où le mac est en contact avec la pute. vu que tout est virtuel.

Le point de vue, du mâle, de cette chanson est donc biaisé. Il s'agit d'une interprétation qu'il se fait lui même du SOS envoyé par la nana dans J'envoie.

La belle au bois
La belle au bois, c'est toujours le portrait de la demoiselle de la couverture, mais cette fois ci, du point de vu d'un mec qui aimerai se la faire. Un type, peut-être le personnage interprété par Nathan, dans les vidéos du manifeste.
Le point de vue est un peu candide, enfantin, (on est dans le registre du compte de féé).
C'est ptête un peu le point de vue de tous ces mecs du 18/25, les incels qui n'arrivent pas à pécho.
C'est notable dans :
Dans le monde de la nuit faut voir comme ils s’la pètent
Pour poster leur vie de merde planquée sous des paillettes
...
Pour aller faire la pute dans les soirées de blaireaux
Elle connait les videurs, elle vient là tous les soirs

Toute la chanson est tournée à la 3ème personne, c'est du descriptif.
On a l'impression que le type qui chante ça est loin de l'évènement. Il n'est pas dans la boite avec elle, plutôt, tranquillement chez lui à stalker son insta et à rager de ne pouvoir l'atteindre.

point important : Le type ne connais pas la demoiselle, aussi, lui aussi, son point de vue est biaisé. Ce n'est, encore une fois, que son interprétation propre des SOS postés par la demoiselle dans J'envoie.

Amours Criminels
Cette fois, nous avons le point de vue du dealer de la nana.
La nana abuse un peu de lui pour lui tirer de la C, elle le fait rêver, il est ptête amoureux d'elle quand il la croise, mais c'est assez rare, il s'agit de rencontre épisodiques
On le sent d'ailleurs pas mal dans les paroles et dans la musique, qui tourne pas mal en rond, ça s'en vas, ça reviens, mais ça n'aboutis pas. ça ne peut pas aboutir, parce que de toute façon, le type n'accède pas à la fille :
Tu pourras bien clubber
Moi j’peux pas rentrer
Faire ta putain de soirée
Tu pourras bien t’cacher


Et BIM ! Encore une fois, le type ne connais pas vraiment la nana. Encore une fois le point de vue est biaisé et toute la vulgarité de l'homme ne tiens pas la route car elle n'est pas fondée. Le type interprète à sa manière ce qu'il voit de la nana, mais est très loin de s'approcher de la vérité qui reste ce que la nana dit dans J'envoie, l'appel au secours donc.
Appelle au secours, mal être, qui se traduit donc, dans une consommation de drogue.

Elle aimait se faire liker
Une fois que l'on a compris que les chansons sont en fait des point de vue différents, cette chanson est assez simple à comprendre.
C'est le point de vue de tous les mecs qui sont arrivés à se taper (on été client de ?) la nana.
C'est l’objectivation de la femme par l'homme et son dédouanement.

Bon, oui, je me la suis tapé comme un porc, mais bon elle aimait se faire liker

C'est d'ailleurs assez incroyable, comment en changeant une seule lettre cela devient : Elle aimait se faire niker

On imaginera aisément, après l'overdose, où le suicide de la pute, l'ancien client dire, certainement pour se rassurer de n'avoir été parti prenante dans l'homicide Oui, bon ben elle aimait se faire liker quoi, c'est sa faute aussi un peu[/b]

L'objectivation de la femme se sent vraiment bien dans :
Elle aimait se faire tirer la chatte comme un pétard mouillé
Elle aimait se faire prier à genoux, à genoux, à genoux
Elle aimait se faire liker pour allumer le monde entier

C'est la nana object, et qui en plus aime ça... la comparaison avec le joint est éloquante, c'est le truc qu'on tire et qu'on fait tourner.

Mais là aussi, encore une fois, c'est un point de vue de mal biaisé. Il y a toujours ce retour que le comportement de la nana n'est qu'un SOS qui traduit son mal être et ses pertes de repères.

L'attentat
Pour celle-ci je suis moins sur de moi, je la rattache un peu moins aux autres.
Est-ce un retour du personnage de Nathan pour une seconde chanson ? Est-ce encore un autre personnage ? Est-ce cette fois le point de vue de Damien ? Je ne sais pas trop.
Ce qui me semble claire, c'est que cette fois, malgré la violence des propos, les sentiments de la personne qui donne son point de vue, sont un peu plus "pures".
On sent de l'amour de la personne, néanmoins, il y a de l’inaccessible et cette notion de nana de frustration de ne pouvoir atteindre une femme

Ou bien, c'est le point de vue du mec (petit copain cette fois) qui vient juste de se faire larguer.
Cela pourrait se comprendre avec :
T'as vu la gueule de ton insta' ?
Avec tes pauv' photos en lopesa
Tu sais à l'envers, à l'endroit
Tu peux bien faire miaou je crois

Le genre de réaction à chaud que les mecs ont quand on se fait larguer : Ouai, mais de toute façon c'était qu'une pute. Oui, c'est pas sympa, on le sait tous, et biensur qu'on ne le pense pas, mais ça sort, c'est comme ça !
Et d'ailleurs, encore une fois dans cette chanson :
Moi j't'ai appelé tu réponds pas
Tu dois faire ta pute en réssoi

Tu dois faire miauler tous les chats
Les sans poils et les angoras
Faire miauler les matous comme ça
À dandiner ton cul zarma

On retrouve cette notion de distance entre le personnage masculin et le personnage féminin. Il ne sont pas en contact au moment du discours aussi, encore une fois, c'est un point de vue biaisé sur la femme. Une interprétation des messages postés sur les réseaux dans Instagram.

Au final, c'est peut-être ça que critique le plus ces chansons, la virtualité des échanges, qui fait que chacun interprète les choses qu'il voit sur les réseaux comme il le souhaite et surtout selon son propre point de vue, sans chercher à savoir ce qu'il en est réellement pour l'intéressé(e) qui poste ça.

Cette multitude de point de vue est aussi clairement mise en abime dans la livret du disque.
Le livret ne sert strictement à rien. Il s'agit d'une succession de photos, variante de la photo de couvertures, ni meilleurs, ni pires, juste plus ou moins, d'autres points de vues sur la même scène. Il n'y a là aussi, qu'une seule photo qui se détache, comme dans les chanson, un portrait serré de la demoiselle, sans téléphone ni flingue. Le seul point de vue objectif (peut-être) des photos.

J'espère, presque avec un peu de candeur, que pour contrebalancer les mots durs sur les femmes. Car il reste tout de même que certains point de vue sont violents, que le prochain album s'attardera, avec autant de violence, à nous donner les mêmes points de vue sur le protagoniste masculin.

Merci de m'avoir lu jusque là.

@viper82 <3 bravo pour ce développement narratif, ça se tient!
suffragettes AB Il y a 1 an

viper82

<3
bravo pour ce développement narratif, ça se tient!

Putain j'ai plus les reins pour ça les gens, c'est trop pour moi. ALLEZ CREEEEEEEEEVE FILS DE DIEU
Maitre Kaio Il y a 1 an

Putain j'ai plus les reins pour ça les gens, c'est trop pour moi.

ALLEZ CREEEEEEEEEVE FILS DE DIEU

Au pire tu peux continuer d'être une groupie, comme d'hab, on t'en voudra pas
Theo Putnam Il y a 1 an

Au pire tu peux continuer d'être une groupie, comme d'hab, on t'en voudra pas

Deux choses en plus: - le côté Marabout-Bout de ficelle-selle de cheval de l'album dans les textes, chaque titre annonçant le suivant, mais aussi dans la musique : il casse l'électro Daft Punks/USB dans "P'tite Pute" et sort une musique synthétiseur dans le titre qui suit - l'album semble basé sur sa trouvaille "entre bikini et burka", le bikini c'est de J'envoie à Elle aimait se faire liker, le côté cul et sexe, tu peux regarder mais pas forcément toucher la burqa pour les 2 dernières, càd les religions l'attentat étant la transition ( cette fois-ci, le côté anti-capitaliste/révolutionnaire n'est pas mis en avant, il est davantage question de responsabilité collective, l'a fait un effort le Daminou)
Moi Il y a 1 an

Deux choses en plus:

- le côté Marabout-Bout de ficelle-selle de cheval de l'album dans les textes, chaque titre annonçant le suivant, mais aussi dans la musique : il casse l'électro Daft Punks/USB dans "P'tite Pute" et sort une musique synthétiseur dans le titre qui suit

- l'album semble basé sur sa trouvaille "entre bikini et burka",
le bikini c'est de J'envoie à Elle aimait se faire liker, le côté cul et sexe, tu peux regarder mais pas forcément toucher
la burqa pour les 2 dernières, càd les religions
l'attentat étant la transition


( cette fois-ci, le côté anti-capitaliste/révolutionnaire n'est pas mis en avant, il est davantage question de responsabilité collective, l'a fait un effort le Daminou)

Lorsque le féminisme fait ménage avec le bon sens, cela donne ça: "À toutes les soutanes les bigots Qui voudraient la mettre au fourneau Elle gardera la point levé Contre toutes les communautés Et ceux qui voudraient faire la peau À nos féminines libertés Il est pas né celui qui la voilera" [...] Ma religieuse à moi elle met Des doigts bien haut A toutes les soutanes les pouvoirs Qui voudraient la mettre au fourneau A tous les apôtres ignorants Fils de toutes les communautés Qui voudraient ouais lui faire la peau Elle gardera la point levé" Merci Saez! L'album se conclue la dessus et certains le traitent de misogyne. Bah mon vieu, c'est pas gagné... En tout cas, après Burqa et Ma religieuse, je serais curieux de savoir si certains arrivent encore à soutenir que Saez n'a pas l'esprit Charlie. Ce satyrisme, cette irrévérence envers les religions de tout poil, ces propos volontairement blasphématoires, c'est du pur jus! Un délice! Et il n'y a bien que les extrémistes, les terroristes et les fascistes qui n'arrivent pas prendre me recul suffisant pour en rire...
Koolseb Il y a 1 an

Lorsque le féminisme fait ménage avec le bon sens, cela donne ça:

"À toutes les soutanes les bigots
Qui voudraient la mettre au fourneau
Elle gardera la point levé
Contre toutes les communautés
Et ceux qui voudraient faire la peau
À nos féminines libertés
Il est pas né celui qui la voilera"
[...]
Ma religieuse à moi elle met
Des doigts bien haut
A toutes les soutanes les pouvoirs
Qui voudraient la mettre au fourneau
A tous les apôtres ignorants
Fils de toutes les communautés
Qui voudraient ouais lui faire la peau
Elle gardera la point levé"

Merci Saez! L'album se conclue la dessus et certains le traitent de misogyne. Bah mon vieu, c'est pas gagné...

En tout cas, après Burqa et Ma religieuse, je serais curieux de savoir si certains arrivent encore à soutenir que Saez n'a pas l'esprit Charlie. Ce satyrisme, cette irrévérence envers les religions de tout poil, ces propos volontairement blasphématoires, c'est du pur jus! Un délice! Et il n'y a bien que les extrémistes, les terroristes et les fascistes qui n'arrivent pas prendre me recul suffisant pour en rire...

En fait j’avais un doute dès le départ et, au fil des écoutes, je me suis dit de façon de plus en plus évidente « mais t’es con ma pauvre fille ! C’est évident que ce couple n’en n’est pas un ! » Et là, la suite de la cathédrale tient bien mieux la route. Déjà avec les films j’aurais dû m’en apercevoir. Ana apparait dans une image un peu vaporeuse, étrange, un univers clos, alors que Nathan on le voit dans un appart et une posture qui pourraient être ceux de n’importe lequel d’entre nous. Et tout l’album est bien l’histoire de la chute des 2 protagonistes mais chacun d’un côté de l’écran. Ana n’est que la diversion derrière l’écran (robot ou humaine ?), l’instrument de servitude volontaire de Nathan qui s’imagine une histoire avec elle devant son écran. Et, en même temps, n’y a-t-il pas une Ana réelle qu’il a rencontré en chair et en os (la caresse, la peau, l’âme… dans « Les guerres des mondes ») Assez d’accord avec @viper82 sur pas mal de choses mais pas tout à fait quand même (ben oui, si j’étais pas chiante, ça vous inquièterait !). Pour moi chaque chanson est du point de vue d’Ana ou de Nathan, à part « La belle au bois » et « Elle aimait se faire liker » où on est presque dans l’immersion, façon bfmtv ou PMU, pour comprendre les raisons de la chute de l’icône du système. Sans parler des paroles, on le sent assez bien rien qu’avec la tonalité de la musique, bien plus sombre et brute quand c’est Nathan. Et là où l’album est bien scénarisé c’est que chaque fin de chanson est déjà le début de la suivante et, si on ajoute tous les effets sonores, vraiment je peux pas m’empêcher de penser à la façon dont était construit The Wall. Si je dois découper par chanson, ça donnerait ça : Humanité : Nathan qui présente un état du monde après la chute/disparition de l’humain Les guerres des mondes : Nathan dans son quotidien d’esclave H+, qui arrive à s’évader seulement en imaginant frôler la peau d’Ana, seul vestige de ce qui peut lui rappeler qu’ils est vivant La mort : Nathan qui tente une dernière révolte avant une mort inéluctable J’envoie : Ana qui a tellement besoin d’amour qu’elle met en scène ce qu’elle imagine être assez désirable pour qu’enfin on lui en envoie P’tite pute : Ana qui se rend compte que tout ce qu’elle récolte c’est l’argent des pubs sur son blog, qu’elle n’est qu’un instrument du pouvoir pour divertir la plèbe, début du dégoût d’elle-même qui la mène à l’alcool La belle au bois : point de vue caméra à l’épaule qui nous fait suivre Ana dans sa descente aux enfers, tellement dégoûtée de ce qu’elle est devenue qu’elle se vautre dans une orgie de drogues et de sexe pour ne pas se réveiller Amour criminel : Nathan dans un espèce de élire érotomane, où il ne supporte pas que l’image qui lui vend du rêve en vende aussi à tous, que le seul échange qu’il ait avec elle soit au moment de rentrer son code paypal Elle aimait se faire liker : tribunal populaire qui justifie la chute d’Ana par le fait qu’elle l’a bien cherché, après tout elle aimait ça la sa…pe L’attentat : Nathan qui cherche, comme d’autres followers, à se détacher de l’emprise d’Ana. Il commence la transformation en Travis Bickle Burqa : Nathan, ça y est la folie l’a complètement rattrapé Ma religieuse : Nathan rêve de sa Ana/Maria qui répondrait à tous ses désirs, loin du système qui essaie de les broyer, que ce soit par la religion ou par la technologie.
X Il y a 1 an

En fait j’avais un doute dès le départ et, au fil des écoutes, je me suis dit de façon de plus en plus évidente « mais t’es con ma pauvre fille ! C’est évident que ce couple n’en n’est pas un ! » Et là, la suite de la cathédrale tient bien mieux la route. Déjà avec les films j’aurais dû m’en apercevoir. Ana apparait dans une image un peu vaporeuse, étrange, un univers clos, alors que Nathan on le voit dans un appart et une posture qui pourraient être ceux de n’importe lequel d’entre nous. Et tout l’album est bien l’histoire de la chute des 2 protagonistes mais chacun d’un côté de l’écran. Ana n’est que la diversion derrière l’écran (robot ou humaine ?), l’instrument de servitude volontaire de Nathan qui s’imagine une histoire avec elle devant son écran. Et, en même temps, n’y a-t-il pas une Ana réelle qu’il a rencontré en chair et en os (la caresse, la peau, l’âme… dans « Les guerres des mondes »)


Assez d’accord avec viper82 sur pas mal de choses mais pas tout à fait quand même (ben oui, si j’étais pas chiante, ça vous inquièterait !).
Pour moi chaque chanson est du point de vue d’Ana ou de Nathan, à part « La belle au bois » et « Elle aimait se faire liker » où on est presque dans l’immersion, façon bfmtv ou PMU, pour comprendre les raisons de la chute de l’icône du système. Sans parler des paroles, on le sent assez bien rien qu’avec la tonalité de la musique, bien plus sombre et brute quand c’est Nathan. Et là où l’album est bien scénarisé c’est que chaque fin de chanson est déjà le début de la suivante et, si on ajoute tous les effets sonores, vraiment je peux pas m’empêcher de penser à la façon dont était construit The Wall.
Si je dois découper par chanson, ça donnerait ça :
Humanité : Nathan qui présente un état du monde après la chute/disparition de l’humain
Les guerres des mondes : Nathan dans son quotidien d’esclave H+, qui arrive à s’évader seulement en imaginant frôler la peau d’Ana, seul vestige de ce qui peut lui rappeler qu’ils est vivant
La mort : Nathan qui tente une dernière révolte avant une mort inéluctable
J’envoie : Ana qui a tellement besoin d’amour qu’elle met en scène ce qu’elle imagine être assez désirable pour qu’enfin on lui en envoie
P’tite pute : Ana qui se rend compte que tout ce qu’elle récolte c’est l’argent des pubs sur son blog, qu’elle n’est qu’un instrument du pouvoir pour divertir la plèbe, début du dégoût d’elle-même qui la mène à l’alcool
La belle au bois : point de vue caméra à l’épaule qui nous fait suivre Ana dans sa descente aux enfers, tellement dégoûtée de ce qu’elle est devenue qu’elle se vautre dans une orgie de drogues et de sexe pour ne pas se réveiller
Amour criminel : Nathan dans un espèce de élire érotomane, où il ne supporte pas que l’image qui lui vend du rêve en vende aussi à tous, que le seul échange qu’il ait avec elle soit au moment de rentrer son code paypal
Elle aimait se faire liker : tribunal populaire qui justifie la chute d’Ana par le fait qu’elle l’a bien cherché, après tout elle aimait ça la sa…pe
L’attentat : Nathan qui cherche, comme d’autres followers, à se détacher de l’emprise d’Ana. Il commence la transformation en Travis Bickle
Burqa : Nathan, ça y est la folie l’a complètement rattrapé
Ma religieuse : Nathan rêve de sa Ana/Maria qui répondrait à tous ses désirs, loin du système qui essaie de les broyer, que ce soit par la religion ou par la technologie.

[quote="X"]En fait j’avais un doute dès le départ et, au fil des écoutes, je me suis dit de façon de plus en plus évidente « mais t’es con ma pauvre fille ! C’est évident que ce couple n’en n’est pas un ! » Et là, la suite de la cathédrale tient bien mieux la route. Déjà avec les films j’aurais dû m’en apercevoir. Ana apparait dans une image un peu vaporeuse, étrange, un univers clos, alors que Nathan on le voit dans un appart et une posture qui pourraient être ceux de n’importe lequel d’entre nous. Et tout l’album est bien l’histoire de la chute des 2 protagonistes mais chacun d’un côté de l’écran. Ana n’est que la diversion derrière l’écran (robot ou humaine ?), l’instrument de servitude volontaire de Nathan qui s’imagine une histoire avec elle devant son écran. Et, en même temps, n’y a-t-il pas une Ana réelle qu’il a rencontré en chair et en os (la caresse, la peau, l’âme… dans « Les guerres des mondes ») [/quote] Pour moi l'histoire avec les narrateurs, les protagonistes, etc vient après "la mort". Dans la "Guerre des Mondes" c'est la voix de Saez en tant que "messie". ça ne concerne pas Nathan, Ana etc. A partir de "j'envoie", la musique est très différentes des trois premières - Il y'a rupture - on voit clairement qu'on rentre dans une autre histoire : Celle du superficiel, de l'artificiel, de la décadence, du consumérisme...Bref de la Mort. Mais justement, comme la Mort a triomphé, après la guerre des mondes. A partir de là le chaos du vulgaire peut commencer à naître. Après ça Saez disparaît de l'histoire, il s'éclipse. Il peut à la rigueur observer, constater, hausser les épaules, mais la société moderne de toute façon va suivre son cours jusqu'au dernier morceau. C'est justement quand Saez quitte le devant de la scène que viendront les fameux personnages. Le créateur impuissant ne peut plus qu'observer, tel un bon Dieu qui ne peut plus rien faire face à l'état du monde.
Ame Mélancolique Il y a 1 an

En fait j’avais un doute dès le départ et, au fil des écoutes, je me suis dit de façon de plus en plus évidente « mais t’es con ma pauvre fille ! C’est évident que ce couple n’en n’est pas un ! » Et là, la suite de la cathédrale tient bien mieux la route. Déjà avec les films j’aurais dû m’en apercevoir. Ana apparait dans une image un peu vaporeuse, étrange, un univers clos, alors que Nathan on le voit dans un appart et une posture qui pourraient être ceux de n’importe lequel d’entre nous. Et tout l’album est bien l’histoire de la chute des 2 protagonistes mais chacun d’un côté de l’écran. Ana n’est que la diversion derrière l’écran (robot ou humaine ?), l’instrument de servitude volontaire de Nathan qui s’imagine une histoire avec elle devant son écran. Et, en même temps, n’y a-t-il pas une Ana réelle qu’il a rencontré en chair et en os (la caresse, la peau, l’âme… dans « Les guerres des mondes »)


Pour moi l'histoire avec les narrateurs, les protagonistes, etc vient après "la mort".

Dans la "Guerre des Mondes" c'est la voix de Saez en tant que "messie".
ça ne concerne pas Nathan, Ana etc.

A partir de "j'envoie", la musique est très différentes des trois premières - Il y'a rupture - on voit clairement qu'on rentre dans une autre histoire : Celle du superficiel, de l'artificiel, de la décadence, du consumérisme...Bref de la Mort.

Mais justement, comme la Mort a triomphé, après la guerre des mondes. A partir de là le chaos du vulgaire peut commencer à naître.
Après ça Saez disparaît de l'histoire, il s'éclipse. Il peut à la rigueur observer, constater, hausser les épaules, mais la société moderne de toute façon va suivre son cours jusqu'au dernier morceau.

C'est justement quand Saez quitte le devant de la scène que viendront les fameux personnages.
Le créateur impuissant ne peut plus qu'observer, tel un bon Dieu qui ne peut plus rien faire face à l'état du monde.



@Ame_mélancolique Ça se tient aussi. Effectivement, il y a une rupture après "la mort". Moi je le vois plus comme le fait que les 3 premières chansons sont le maintenant et que toutes les suivantes sont des flashbacks sur ce qui a mené à la situation décrite au début. Mais bon, c'est ce qui est formidable avec une œuvre, chacun a son ressenti, se fait son histoire.
X Il y a 1 an

Ame Mélancolique Ça se tient aussi. Effectivement, il y a une rupture après "la mort". Moi je le vois plus comme le fait que les 3 premières chansons sont le maintenant et que toutes les suivantes sont des flashbacks sur ce qui a mené à la situation décrite au début. Mais bon, c'est ce qui est formidable avec une œuvre, chacun a son ressenti, se fait son histoire.

[quote="Scylla"]Puis bon, ce qui me fais assez rire du fait de reprocher la vulgarité du monsieur, c'est que la dite vulgarité est utilisé par des poètes depuis bien longtemps, peut-être pas en des termes crus, mais ne serais-ce que dans les tournures ou bien par l'érotisme flagrant des textes. Les textes de Saez me rappelle parfois un peu ceux de Gaston Couté, qui oscillait souvent entre la vie quotidienne des petites gens, les amours sulfureuses et vulgaires, ou bien même son côté anarchiste. Et dire que j'ai lu ces poèmes quand j'avais 14-15 ans, et je les trouves toujours aussi beau et pertinent, 5 ans plus tard. Surtout cette utilisation du patois et des vulgarités régionales, c'est plutôt succulent. Tout cela pour dire qu'en connaissant ce genre de littérature sulfureuse et crue (Non, je ne parle pas de Nabokov, et pas sulfureux dans le terme ou vous l'entendez), Amour Criminel est un régal. "Le gas était un tâcheron N'ayant que ses bras pour fortune ; La fille : celle du patron, Un gros fermier de la commune. Ils s'aimaient tous deux tant et plus. Ecoutez ça, les bonnes gens Petits de coeur et gros d'argent ! L'Amour, ça se fout des écus !" - L'Amour Qui S'fout de Tout C'est limite si il aurait pas écrit "Faut S'oublier". Faut juste croire que la truculence de Saez n'est pas faite pour tout le monde, mais en aucun cas, elle n'est illégitime : c'est une expression comme une autre, comme celle de la langue soutenue et des mots peu usités pour la stylistique et l'esthétisme.[/quote] Scylla, je t'aime. Couté ? C'est tellement beau. C'est rare, des gens qui savent. Prends-moi dans tes bras. https://soundcloud.com/baptiste-m-che-angoisse/idylle-rouge [quote]Je vais continuer de fouiller et de l'écouter. Et pardonnez mes offenses si je viens à vous offenser par ma foi ou mes mots. Je suis curieuse 😊 😇 Merci pour vos réponses. Kasia est très jolie comme chanson.[/quote] Mon amie, fouille, écoute, et offense-nous. Tu es la bienvenue. Exprime-toi : ce forum est là pour ça. Lâche-toi : montre nous ce que ta conception de la religion se confronte à Saez, montre nous ce que tu y trouves, et ce que tu y perds. C'est super intéressant. Ne te sens pas jugée, et exprime-toi : ceux qui ne comprennent pas ne comprennent rien. Dis-nous ! Je crois en l'arbre, en la fleur et en l'envie de se surpasser pour évoluer, ce qui est la vie, et dieu c'est le grand architecte de la volonté de sortir de sa condition : l'évolution. Mais ta conception me fascine vraiment car elle m'enrichit. Dis ce que tu ressens, ce qui te blesse et ce qui te touche, car, toi même tu le dis, un paradoxe fort entre attrait et répulsion t'amène ici : c'est fascinant. Dis-nous ! Ce qui te choque, ce qui te touche, ce qui te correspond. C'est là le talent de l'artiste : toucher des univers différents par le même vecteur. Dis-nous !
Prolétarien Il y a 1 an

Puis bon, ce qui me fais assez rire du fait de reprocher la vulgarité du monsieur, c'est que la dite vulgarité est utilisé par des poètes depuis bien longtemps, peut-être pas en des termes crus, mais ne serais-ce que dans les tournures ou bien par l'érotisme flagrant des textes. Les textes de Saez me rappelle parfois un peu ceux de Gaston Couté, qui oscillait souvent entre la vie quotidienne des petites gens, les amours sulfureuses et vulgaires, ou bien même son côté anarchiste.
Et dire que j'ai lu ces poèmes quand j'avais 14-15 ans, et je les trouves toujours aussi beau et pertinent, 5 ans plus tard. Surtout cette utilisation du patois et des vulgarités régionales, c'est plutôt succulent.
Tout cela pour dire qu'en connaissant ce genre de littérature sulfureuse et crue (Non, je ne parle pas de Nabokov, et pas sulfureux dans le terme ou vous l'entendez), Amour Criminel est un régal.

"Le gas était un tâcheron
N'ayant que ses bras pour fortune ;
La fille : celle du patron,
Un gros fermier de la commune.
Ils s'aimaient tous deux tant et plus.
Ecoutez ça, les bonnes gens
Petits de coeur et gros d'argent !
L'Amour, ça se fout des écus !"
- L'Amour Qui S'fout de Tout

C'est limite si il aurait pas écrit "Faut S'oublier".
Faut juste croire que la truculence de Saez n'est pas faite pour tout le monde, mais en aucun cas, elle n'est illégitime : c'est une expression comme une autre, comme celle de la langue soutenue et des mots peu usités pour la stylistique et l'esthétisme.

Scylla, je t'aime. Couté ? C'est tellement beau. C'est rare, des gens qui savent. Prends-moi dans tes bras.
https://soundcloud.com/baptiste-m-che-angoisse/idylle-rouge


Je vais continuer de fouiller et de l'écouter. Et pardonnez mes offenses si je viens à vous offenser par ma foi ou mes mots. Je suis curieuse 😊 😇

Merci pour vos réponses. Kasia est très jolie comme chanson.

Mon amie, fouille, écoute, et offense-nous. Tu es la bienvenue. Exprime-toi : ce forum est là pour ça. Lâche-toi : montre nous ce que ta conception de la religion se confronte à Saez, montre nous ce que tu y trouves, et ce que tu y perds. C'est super intéressant. Ne te sens pas jugée, et exprime-toi : ceux qui ne comprennent pas ne comprennent rien. Dis-nous ! Je crois en l'arbre, en la fleur et en l'envie de se surpasser pour évoluer, ce qui est la vie, et dieu c'est le grand architecte de la volonté de sortir de sa condition : l'évolution. Mais ta conception me fascine vraiment car elle m'enrichit. Dis ce que tu ressens, ce qui te blesse et ce qui te touche, car, toi même tu le dis, un paradoxe fort entre attrait et répulsion t'amène ici : c'est fascinant. Dis-nous ! Ce qui te choque, ce qui te touche, ce qui te correspond. C'est là le talent de l'artiste : toucher des univers différents par le même vecteur. Dis-nous !

Bon cet album est une vraie réussite. Pourquoi ? Je vais essayer de vous l'dire. Déjà, j'ai jamais autant réfléchi en écoutant du Saez... Les textes sont hypers subtils et profonds, pleins d'anaphores et métaphores, rempli de double sens à double tranchants. Au départ j'ai vraiment eu du mal à accrocher... Et pourtant j'arrive plus à décrocher désormais. Car plus j'écoute, et plus je m'immerge dans son univers, plus je le comprends, et plus je l'aime. Je pense que cet album, "Humanité" est une sorte de prologue pour le suivant, "A dieu" qui comme son nom l'indique, sera sans aucun doute consacré de très près à la religion et à l'au-delà... Une chose est sûre, c'est que "Humanité" sera le pont qui mène vers "A dieu", et que c'est non pas un triptyque qui nous attend, mais un diptyque, et ces deux nouveaux albums sont liés l'un à l'autre. Et je pense donc qu'en attendant de pouvoir comprendre les aboutissants vers lesquels veut nous emmener Saez avec #humanité, il faudra attendre le prochain pour en saisir tout le sens. Celui-ci permet d'implanter le décors... à dieu. [b]#Humanité[/b] https://www.youtube.com/watch?v=ma1ajdsHUT4&list=PLUbZrkvukttvg-L6JZj7qYQHAKURucmWG Je pense qu'on peut (ou pas forcément) diviser cet album en 3 parties bien distinctes... Après peut-être que ce n'est pas vraiment le cas : mais ce qui est sûr c'est que l'album est très cohérent et que beaucoup de pistes se font des clins d'oeils les unes aux autres. Le thème et le background sont les mêmes à chaque chanson, la seule chose qui change vraiment, c'est le point de vue des personnages qu'interprète Saez. Là il y a vraiment tout un concept,vraiment bien travaillé. Chapeau. [b]ACTE 1 :[/b] Bienvenue dans un futur des plus austères, où Saez confronte les origines de l'humanité telle qu'on la connait aujourd'hui, à telle qu'elle pourrait le devenir au fur et à mesure des évolutions technologiques. Ces 3 pistes nous plongent vraiment dans une sombre dystopie. Elles sont là pour planter le décor de #humanité et À Dieu. 1. Humanité 2. Les guerres des mondes 3. La mort [b]ACTE 2 : [/b] Et c'est là que commence l'histoire de la fille sur la pochette, chaque chanson est un point de vue différent sur son histoire. (J'y consacrerais tout un paragraphe au prochain post). 4. J'envoie 5. P'tite pute 6. La belle au bois 7. Amour criminel 8. Elle aimait se faire liker 9. L'attentat [b]ACTE 3 :[/b] Après "l'attentat" vient le sujet des religions. On peut aisément parier que cette partie de l'album servira à introduire l'album qui va suivre : À Dieu. 10. Burqa 11. Ma religieuse __ Première piste. Ça commence fort... Une vision d'apocalypse se dessine. Projection dystopique d'un monde devenu sombre et immonde, où tout ce qu'il reste comme luminaire pour éclairer l'Humanité, n'est rien de plus que le flash photo d'un smartphone au fond d'une fabrique... Des humains déshumanisés encerclés par la mort. Et pourtant... Dans l'abîme surgit un semblant d'humanité, qui s'exprime au travers d'une tentative désespérée qu'on réponde enfin à son S.O.S... L'humanité envoie son selfie suicidaire comme une bouteille à la mer, puisque c'est la seule chose qu'il lui reste pour pouvoir s'en sortir. Dans ce monde où le virtuel a été sacralisé pour servir l'argent, les rapports humains en deviennent tellement réduits que les curés sont remplacés par des drones, et les bébés n'apprennent plus à marcher... Et puis pourquoi pas ? A quoi bon ? A l'horizon ne se dresse que déraison... Un monde qui après les ravages du temps, après les guerres et les millénaires, ne laissa que des poussières d'étoiles et ses méandres sur la toile. Humanité apparaît comme un souvenir d'un temps futur ; ce jour où la lumière de nos écrans devint sacrée, elle fit alors place à la nuit et à l'obscurantisme... La mort est là, tu peux la voir dans le fond du miroir. Elle occupe dés à présent tout l'espace. Juste derrière la petite pute sur la photo. Tu pourrais croire qu'elle désire la mort, pourtant c'est La mort qui la pousse à l'acte. Avant de parler musique, parlons de ce qui saute aux yeux, la couverture de cet album. On pourrait se dire que Saez cherche simplement à toujours aller plus loin dans la provoc'. Après la pochette du caddie de J'accuse, et celle de la bible sur un cul en string pour Miami, le concept de vouloir mettre une biyatche en couv' d'album ne paraît pas très novateur au premier abord. Et pourtant, tout l'album s'articule autour de cette image... [b]Analysons l'image de couverture[/b] : Sur cette couverture, on voit au centre une femme, à sa droite le sein nu et portant la croix autour du cou, en plein selfie suicidaire ; smartphone à gauche dans une main et pistolet à droite dans l'autre, elle prend sa photo face à un miroir, enfermée seule dans une pièce sans lumière, si ce n'est celle qui semble rayonner tout autour de son téléphone, du côté droit de l'image. Maintenant je vais essayer de l'interpréter. Déjà ce qui m'interpelle quand je vois cette image, c'est qu'elle est très sombre. Le fond noir saute aux yeux. Cette femme qui au premier abord, a des (faux) airs de pute. (blouson cuir, sein nu, fausse blonde ?) Ce qui m'attire l'oeil aussi, c'est cet étrange reflet du revolver qu'on peut voir juste à gauche, et qui nous indique de par ce fait qu'elle fait face à un miroir et que c'est bien elle qui a pris la photo... [i]"Miroir dis-moi mon beau miroir, est-ce que j'suis belle dans l'accessoire ?"[/i] L'image est divisible en 2 parties. Si on regarde uniquement à gauche, il semble qu'elle veuille simplement se tuer. Pourtant, quand on regarde l'image dans son ensemble, c'est un tout autre sens qui s'en dégage. (et ça s'applique aussi pour les chansons sur l'album :p ) Son téléphone est la seule source de lumière (la lumière symbolise le ciel, les cieux, le paradis, ou ce qui est sacré) Du côté droit de l'image, on peut voir qu'elle réunit à la fois, le sein nu (l'idée de Marianne, symbole de la liberté) le crucifix (la foi, l'espoir, les origines) et le téléphone (le virtuel, l'avenir) qui est sa seule source de lumière (lumière = ciel, paradis, le sacré) au sein de cette pièce obscure et noire comme la mort. Autre détail peut-être anodin, ses cheveux aux racines sont bruns, et ses mèches très blondes, ce qui peut vouloir dire par mal de chose. Ce n'est pas la première fois que Saez nous parle de "fausse blonde" (putains vous m'aurez plus) Donc, on peut en déduire qu'elle utilise tout ce qu'il lui reste d'espoir et de liberté pour pouvoir exprimer son désespoir. De l'espoir de désespéré... Première contradiction ! Elle mélange également ce qui est sensé être pudique (sa religion) avec ce qui ne l'est pas (sa nudité). Deuxième contradiction. Par ailleurs, pourquoi se prendre en selfie au moment de mourir ? Si ce n'est pour la poster et vouloir faire réagir ? [i]"Au gré des névro-narcissiques, j'fais ma photo dans la fabrique"[/i] [b]J'envoie[/b] On pourrait croire que c'est elle la névrosée (le gun sur la tempe) et narcissique (selfie) mais si elle va se suicider dans la "fabrique aux accessoires" c'est peut-être parce qu'elle ne veut pas passer inaperçue, et qu'elle veut attirer le regard sur son geste. Elle se prend sa photo parce qu'elle veut illustrer le symptôme de son monde devenu malade du superficiel, et où toute source de lumière est virtuelle, ne nous laissant qu'une réalité assujettie au néant. Le fait qu'elle porte une croix est loin d'être anodin... Si on fait le parallèle avec tout ce qu'il y a autour, on comprend que les paradis artificiels et virtuels, sont devenus légion, et érigés au même rang que ce qui est sacré. Au même titre que les religions, qui sont présentes depuis l'origine de l'humanité. Et qui ont survécu malgré les millénaires et toutes les guerres des mondes. La religion a survécu parce que la mort, et que le fait de ne pas savoir ce qu'il y a après, pousse l'humain à croire en toute sorte de chose pour se rassurer dans son existence. La mort est juste dans ton dos. La vois-tu dans ton miroir ? Comme une ombre. On ne peut s'en détacher... Et si vous lui courez après, elle vous rattrapera toujours. Lorsque l'humain s'égare trop longtemps au sein de quelque évasion artificielle, il finir par en oublier de vivre. Jusqu'à ce que la mort vienne vous prendre par surprise, surgissant de l'obscurité pour vous emmener voir la lumière de plus près. Donc la fille sur cette image si elle continue à croire en dieu, c'est parce que quelque part, la mort l'oppresse et elle a peur de mourir. Elle est tenue en laisse par sa croix, mais son téléphone encore plus. Elle est partagée entre l'envie de mourir et son besoin de reconnaissance. Elle a sûrement l'intention de la poster sur son réseau social préféré, pour voir si cela peut encore faire réagir quelqu'un. Peut-être qu'elle pense que sa photo va être supprimée quoi qu'il arrive, et que donc tant qu'à faire, ça ne sert à rien de cacher son sein. Si tout ce qu'il lui reste de liberté, c'est poster un selfie, alors elle le fera comme Marianne, le sein à l'air comme seule liberté face au virtuel qui lui a pris le relais des religions. Elle lance son appel détresse... Elle "envoie" son S.O.S. ...Et alors, elle devient le nouveau visage qui représente l'humanité. A la fin de la première piste, on peut entendre Saez dire cette phrase : [i]"Toute l'humanité répond à dieu (adieu ?)"[/i] L'écho et la réverb font que la phrase n'est pas très claire à l'oreille. Comme si cette voix sortait du néant et que Saez venait nous la chuchoter à l'oreille en la répétant comme un mantra. En tout cas ça confirme bien ce que je disais plus haut, cet album et bel et bien le prologue de A dieu. Qu'en pensez-vous ? Sur cet album, Saez s'amuse avec nos perceptions et jongle entre différentes perspectives. Il y a beaucoup de jeux de mots et de sens cachés qui sont sujets à l'interprétation de tout un chacun. Bref je vais m'arrêter là pour l'instant, je sens qu'il y a encore beaucoup de choses à dire ^^ Donc je vais continuer à l'écouter et à m'en imprégner. Je reviendrai plus tard pour analyser les textes de chaque chanson et voir l'avis de chacun sur cet album de Saez assez extraordinaire et que je trouve de mieux en mieux à chaque écoute... :)
Vladimir Il y a 1 an

Bon cet album est une vraie réussite. Pourquoi ? Je vais essayer de vous l'dire.
Déjà, j'ai jamais autant réfléchi en écoutant du Saez... Les textes sont hypers subtils et profonds, pleins d'anaphores et métaphores, rempli de double sens à double tranchants.

Au départ j'ai vraiment eu du mal à accrocher... Et pourtant j'arrive plus à décrocher désormais. Car plus j'écoute, et plus je m'immerge dans son univers, plus je le comprends, et plus je l'aime.

Je pense que cet album, "Humanité" est une sorte de prologue pour le suivant, "A dieu" qui comme son nom l'indique, sera sans aucun doute consacré de très près à la religion et à l'au-delà...
Une chose est sûre, c'est que "Humanité" sera le pont qui mène vers "A dieu", et que c'est non pas un triptyque qui nous attend, mais un diptyque, et ces deux nouveaux albums sont liés l'un à l'autre.
Et je pense donc qu'en attendant de pouvoir comprendre les aboutissants vers lesquels veut nous emmener Saez avec #humanité, il faudra attendre le prochain pour en saisir tout le sens. Celui-ci permet d'implanter le décors... à dieu.

#Humanité


https://www.youtube.com/watch?v=ma1ajdsHUT4&list=PLUbZrkvukttvg-L6JZj7qYQHAKURucmWG
Je pense qu'on peut (ou pas forcément) diviser cet album en 3 parties bien distinctes... Après peut-être que ce n'est pas vraiment le cas : mais ce qui est sûr c'est que l'album est très cohérent et que beaucoup de pistes se font des clins d'oeils les unes aux autres. Le thème et le background sont les mêmes à chaque chanson, la seule chose qui change vraiment, c'est le point de vue des personnages qu'interprète Saez. Là il y a vraiment tout un concept,vraiment bien travaillé. Chapeau.

ACTE 1 :
Bienvenue dans un futur des plus austères, où Saez confronte les origines de l'humanité telle qu'on la connait aujourd'hui, à telle qu'elle pourrait le devenir au fur et à mesure des évolutions technologiques. Ces 3 pistes nous plongent vraiment dans une sombre dystopie. Elles sont là pour planter le décor de #humanité et À Dieu.

1. Humanité
2. Les guerres des mondes
3. La mort

ACTE 2 :
Et c'est là que commence l'histoire de la fille sur la pochette, chaque chanson est un point de vue différent sur son histoire. (J'y consacrerais tout un paragraphe au prochain post).

4. J'envoie
5. P'tite pute
6. La belle au bois
7. Amour criminel
8. Elle aimait se faire liker
9. L'attentat

ACTE 3 :
Après "l'attentat" vient le sujet des religions. On peut aisément parier que cette partie de l'album servira à introduire l'album qui va suivre : À Dieu.

10. Burqa
11. Ma religieuse
__

Première piste.
Ça commence fort...

Une vision d'apocalypse se dessine. Projection dystopique d'un monde devenu sombre et immonde, où tout ce qu'il reste comme luminaire pour éclairer l'Humanité, n'est rien de plus que le flash photo d'un smartphone au fond d'une fabrique...

Des humains déshumanisés encerclés par la mort.
Et pourtant... Dans l'abîme surgit un semblant d'humanité, qui s'exprime au travers d'une tentative désespérée qu'on réponde enfin à son S.O.S... L'humanité envoie son selfie suicidaire comme une bouteille à la mer, puisque c'est la seule chose qu'il lui reste pour pouvoir s'en sortir.

Dans ce monde où le virtuel a été sacralisé pour servir l'argent, les rapports humains en deviennent tellement réduits que les curés sont remplacés par des drones, et les bébés n'apprennent plus à marcher... Et puis pourquoi pas ? A quoi bon ?
A l'horizon ne se dresse que déraison...

Un monde qui après les ravages du temps, après les guerres et les millénaires, ne laissa que des poussières d'étoiles et ses méandres sur la toile. Humanité apparaît comme un souvenir d'un temps futur ; ce jour où la lumière de nos écrans devint sacrée, elle fit alors place à la nuit et à l'obscurantisme... La mort est là, tu peux la voir dans le fond du miroir. Elle occupe dés à présent tout l'espace. Juste derrière la petite pute sur la photo. Tu pourrais croire qu'elle désire la mort, pourtant c'est La mort qui la pousse à l'acte.

Avant de parler musique, parlons de ce qui saute aux yeux, la couverture de cet album.
On pourrait se dire que Saez cherche simplement à toujours aller plus loin dans la provoc'. Après la pochette du caddie de J'accuse, et celle de la bible sur un cul en string pour Miami, le concept de vouloir mettre une biyatche en couv' d'album ne paraît pas très novateur au premier abord. Et pourtant, tout l'album s'articule autour de cette image...

Analysons l'image de couverture :
Sur cette couverture, on voit au centre une femme, à sa droite le sein nu et portant la croix autour du cou, en plein selfie suicidaire ; smartphone à gauche dans une main et pistolet à droite dans l'autre, elle prend sa photo face à un miroir, enfermée seule dans une pièce sans lumière, si ce n'est celle qui semble rayonner tout autour de son téléphone, du côté droit de l'image.

Maintenant je vais essayer de l'interpréter.
Déjà ce qui m'interpelle quand je vois cette image, c'est qu'elle est très sombre. Le fond noir saute aux yeux. Cette femme qui au premier abord, a des (faux) airs de pute. (blouson cuir, sein nu, fausse blonde ?) Ce qui m'attire l'oeil aussi, c'est cet étrange reflet du revolver qu'on peut voir juste à gauche, et qui nous indique de par ce fait qu'elle fait face à un miroir et que c'est bien elle qui a pris la photo...

"Miroir dis-moi mon beau miroir, est-ce que j'suis belle dans l'accessoire ?"

L'image est divisible en 2 parties.
Si on regarde uniquement à gauche, il semble qu'elle veuille simplement se tuer. Pourtant, quand on regarde l'image dans son ensemble, c'est un tout autre sens qui s'en dégage. (et ça s'applique aussi pour les chansons sur l'album )
Son téléphone est la seule source de lumière (la lumière symbolise le ciel, les cieux, le paradis, ou ce qui est sacré)

Du côté droit de l'image, on peut voir qu'elle réunit à la fois, le sein nu (l'idée de Marianne, symbole de la liberté) le crucifix (la foi, l'espoir, les origines) et le téléphone (le virtuel, l'avenir) qui est sa seule source de lumière (lumière = ciel, paradis, le sacré) au sein de cette pièce obscure et noire comme la mort.

Autre détail peut-être anodin, ses cheveux aux racines sont bruns, et ses mèches très blondes, ce qui peut vouloir dire par mal de chose. Ce n'est pas la première fois que Saez nous parle de "fausse blonde" (putains vous m'aurez plus)

Donc, on peut en déduire qu'elle utilise tout ce qu'il lui reste d'espoir et de liberté pour pouvoir exprimer son désespoir. De l'espoir de désespéré... Première contradiction !
Elle mélange également ce qui est sensé être pudique (sa religion) avec ce qui ne l'est pas (sa nudité).
Deuxième contradiction.
Par ailleurs, pourquoi se prendre en selfie au moment de mourir ? Si ce n'est pour la poster et vouloir faire réagir ?

"Au gré des névro-narcissiques, j'fais ma photo dans la fabrique"
J'envoie

On pourrait croire que c'est elle la névrosée (le gun sur la tempe) et narcissique (selfie) mais si elle va se suicider dans la "fabrique aux accessoires" c'est peut-être parce qu'elle ne veut pas passer inaperçue, et qu'elle veut attirer le regard sur son geste. Elle se prend sa photo parce qu'elle veut illustrer le symptôme de son monde devenu malade du superficiel, et où toute source de lumière est virtuelle, ne nous laissant qu'une réalité assujettie au néant.

Le fait qu'elle porte une croix est loin d'être anodin... Si on fait le parallèle avec tout ce qu'il y a autour, on comprend que les paradis artificiels et virtuels, sont devenus légion, et érigés au même rang que ce qui est sacré. Au même titre que les religions, qui sont présentes depuis l'origine de l'humanité. Et qui ont survécu malgré les millénaires et toutes les guerres des mondes. La religion a survécu parce que la mort, et que le fait de ne pas savoir ce qu'il y a après, pousse l'humain à croire en toute sorte de chose pour se rassurer dans son existence.

La mort est juste dans ton dos. La vois-tu dans ton miroir ? Comme une ombre.
On ne peut s'en détacher... Et si vous lui courez après, elle vous rattrapera toujours.
Lorsque l'humain s'égare trop longtemps au sein de quelque évasion artificielle, il finir par en oublier de vivre. Jusqu'à ce que la mort vienne vous prendre par surprise, surgissant de l'obscurité pour vous emmener voir la lumière de plus près.

Donc la fille sur cette image si elle continue à croire en dieu, c'est parce que quelque part, la mort l'oppresse et elle a peur de mourir. Elle est tenue en laisse par sa croix, mais son téléphone encore plus. Elle est partagée entre l'envie de mourir et son besoin de reconnaissance. Elle a sûrement l'intention de la poster sur son réseau social préféré, pour voir si cela peut encore faire réagir quelqu'un. Peut-être qu'elle pense que sa photo va être supprimée quoi qu'il arrive, et que donc tant qu'à faire, ça ne sert à rien de cacher son sein. Si tout ce qu'il lui reste de liberté, c'est poster un selfie, alors elle le fera comme Marianne, le sein à l'air comme seule liberté face au virtuel qui lui a pris le relais des religions.

Elle lance son appel détresse... Elle "envoie" son S.O.S.
...Et alors, elle devient le nouveau visage qui représente l'humanité.

A la fin de la première piste, on peut entendre Saez dire cette phrase : "Toute l'humanité répond à dieu (adieu ?)"
L'écho et la réverb font que la phrase n'est pas très claire à l'oreille. Comme si cette voix sortait du néant et que Saez venait nous la chuchoter à l'oreille en la répétant comme un mantra. En tout cas ça confirme bien ce que je disais plus haut, cet album et bel et bien le prologue de A dieu. Qu'en pensez-vous ?

Sur cet album, Saez s'amuse avec nos perceptions et jongle entre différentes perspectives. Il y a beaucoup de jeux de mots et de sens cachés qui sont sujets à l'interprétation de tout un chacun.
Bref je vais m'arrêter là pour l'instant, je sens qu'il y a encore beaucoup de choses à dire

Donc je vais continuer à l'écouter et à m'en imprégner. Je reviendrai plus tard pour analyser les textes de chaque chanson et voir l'avis de chacun sur cet album de Saez assez extraordinaire et que je trouve de mieux en mieux à chaque écoute...

Je n’ai pas aimé cet album que je ne trouve même pas décevant car c’est au niveau de ce que Saez produit lorsqu’il est dans un esprit plus rock (Debbie mis à part). Pourtant les 3 chansons qui commencent l’album ne sont pas mauvaises. Certes pas exceptionnelles mais nous imprègnent dans un certain univers, au gré des rifs de rages et des paroles un peu alambiquées. C’est après que ça se complique. La chanson que je préfère est « mon attentat » or celle-ci est un hommage, ou au moins une dédicace évidente à la Mano. Il est donc un peu problématique d’en arriver à préférer une chanson qui n’a rien du style Saez et qui est pompée sur quelque chose. Selon moi cela témoigne du manque qualitatif général de l’album. Je reconnais qu’au niveau instrumental l’album n’est pas mauvais, ça risque de fortement bouger en concert !! Cependant c’est au niveau des paroles qu’on touche les abysses... Alors oui la prétention de cet album n’est assurément pas de livrer des poésies magnifiques qui donnent les larmes aux yeux des auditeurs mais plutôt de paraître carrément trash, rock. Néanmoins il y a une limite... Sérieusement, les paroles auraient pu être le fait d’une personne de 14 ans dans sa période rebelle. Des paroles très simples, un vulgaire souvent inutile, des raccourcis, des répétitions... Le problème c’est que l’auteur de ces paroles a 40 ans... Il s’agirait d’arrêter de faire le voyou de la crèche. Il y a clairement un décalage... Après quand je vois comment certains idolâtrent l’auteur, cet album je me dis qu’il est à l’image d’une partie de son public. J’admets avoir parfois rigolé (première fois dans ses albums), pensant écouter un groupe parodique (après tout Damien montre de plus en plus qu’il est un peu beauf). Mais encore plus que d’habitude, je trouve qu’il est souvent évident lors de la première écoute de deviner la suite des paroles et les mots qui vont précisément être utilisés : preuve du manque de profondeur. Et sinon, je souligne le fait qu’il sorte de son confort pour nous sortir un son un peu électro. Je n’ai pas forcément aimé, mais je salue l’audace car en plus ce n’est pas mal réalisé. En espérant que la couleur du prochain album soit toute autre.
Baggio Il y a 1 an

Je n’ai pas aimé cet album que je ne trouve même pas décevant car c’est au niveau de ce que Saez produit lorsqu’il est dans un esprit plus rock (Debbie mis à part).

Pourtant les 3 chansons qui commencent l’album ne sont pas mauvaises. Certes pas exceptionnelles mais nous imprègnent dans un certain univers, au gré des rifs de rages et des paroles un peu alambiquées.

C’est après que ça se complique.
La chanson que je préfère est « mon attentat » or celle-ci est un hommage, ou au moins une dédicace évidente à la Mano. Il est donc un peu problématique d’en arriver à préférer une chanson qui n’a rien du style Saez et qui est pompée sur quelque chose. Selon moi cela témoigne du manque qualitatif général de l’album.

Je reconnais qu’au niveau instrumental l’album n’est pas mauvais, ça risque de fortement bouger en concert !! Cependant c’est au niveau des paroles qu’on touche les abysses...

Alors oui la prétention de cet album n’est assurément pas de livrer des poésies magnifiques qui donnent les larmes aux yeux des auditeurs mais plutôt de paraître carrément trash, rock. Néanmoins il y a une limite...
Sérieusement, les paroles auraient pu être le fait d’une personne de 14 ans dans sa période rebelle. Des paroles très simples, un vulgaire souvent inutile, des raccourcis, des répétitions...
Le problème c’est que l’auteur de ces paroles a 40 ans... Il s’agirait d’arrêter de faire le voyou de la crèche. Il y a clairement un décalage... Après quand je vois comment certains idolâtrent l’auteur, cet album je me dis qu’il est à l’image d’une partie de son public.
J’admets avoir parfois rigolé (première fois dans ses albums), pensant écouter un groupe parodique (après tout Damien montre de plus en plus qu’il est un peu beauf).
Mais encore plus que d’habitude, je trouve qu’il est souvent évident lors de la première écoute de deviner la suite des paroles et les mots qui vont précisément être utilisés : preuve du manque de profondeur.

Et sinon, je souligne le fait qu’il sorte de son confort pour nous sortir un son un peu électro. Je n’ai pas forcément aimé, mais je salue l’audace car en plus ce n’est pas mal réalisé.


En espérant que la couleur du prochain album soit toute autre.

J'ai acheté cet album, je l'ai écouté une fois, et je ne l'écouterai probablement plus. C'est bien la première fois que je suis vraiment déçu par un album de saez. Quoique Miami n'était pas vraiment ma came non plus. Il est vraiment temps que Damien change d'air, qu'il sorte un peu des boîtes de nuit, qu'il voyage et qu'il retrouve un peu d'inspiration parce que je n'en peux plus d'entendre 30 fois la même chanson. Mais cette fois il y a quelque chose en plus : des paroles ridicules, indéfendable même au 100e degré. "moi je dis les moches en burqa et puis les bonnes en bikini". Même pour rire c'est vraiment minable. Presque tout l'album vole aussi bas. Je ne suis pas intéressé, je retourne écouter Notre Dame Mélancolie. merci et à bientôt...
Drum Il y a 1 an

J'ai acheté cet album, je l'ai écouté une fois, et je ne l'écouterai probablement plus.
C'est bien la première fois que je suis vraiment déçu par un album de saez. Quoique Miami n'était pas vraiment ma came non plus.
Il est vraiment temps que Damien change d'air, qu'il sorte un peu des boîtes de nuit, qu'il voyage et qu'il retrouve un peu d'inspiration parce que je n'en peux plus d'entendre 30 fois la même chanson.
Mais cette fois il y a quelque chose en plus : des paroles ridicules, indéfendable même au 100e degré. "moi je dis les moches en burqa et puis les bonnes en bikini". Même pour rire c'est vraiment minable. Presque tout l'album vole aussi bas.
Je ne suis pas intéressé, je retourne écouter Notre Dame Mélancolie.
merci et à bientôt...

C'est dommage de l'avoir acheté du coup, essaie de le revendre
Theo Putnam Il y a 1 an

C'est dommage de l'avoir acheté du coup, essaie de le revendre

Surtout qu’il est libre accès sur YouTube. (Bonjour Suzie)
Baggio Il y a 1 an

Surtout qu’il est libre accès sur YouTube. (Bonjour Suzie)

Coucou le petit con de droite <3
Theo Putnam Il y a 1 an

Coucou le petit con de droite <3

Sinon, entre nous, les instrus sont violemment bonnes quand même. Quand tu t'fais de la 6 à la 11 t'en perds ton slip. (Coucouille julchana)
Maitre Kaio Il y a 1 an

Sinon, entre nous, les instrus sont violemment bonnes quand même. Quand tu t'fais de la 6 à la 11 t'en perds ton slip.

(Coucouille julchana)