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Burqa, c'est la chanson avec le plus de lecture sur mon iTunes (on utilise les outils de l'ennemi, je sais, mais bon), et même pas en raison de sa longueur, elle me rappelle juste tout les groupes de punk new-yorkais/anglais que j'écoutais y'a quelques années, et venant de Saez, ça fait un bien fou sur cet album.
Scylla Il y a 9 jours

Burqa, c'est la chanson avec le plus de lecture sur mon iTunes (on utilise les outils de l'ennemi, je sais, mais bon), et même pas en raison de sa longueur, elle me rappelle juste tout les groupes de punk new-yorkais/anglais que j'écoutais y'a quelques années, et venant de Saez, ça fait un bien fou sur cet album.

[quote="X"]En fait j’avais un doute dès le départ et, au fil des écoutes, je me suis dit de façon de plus en plus évidente « mais t’es con ma pauvre fille ! C’est évident que ce couple n’en n’est pas un ! » Et là, la suite de la cathédrale tient bien mieux la route. Déjà avec les films j’aurais dû m’en apercevoir. Ana apparait dans une image un peu vaporeuse, étrange, un univers clos, alors que Nathan on le voit dans un appart et une posture qui pourraient être ceux de n’importe lequel d’entre nous. Et tout l’album est bien l’histoire de la chute des 2 protagonistes mais chacun d’un côté de l’écran. Ana n’est que la diversion derrière l’écran (robot ou humaine ?), l’instrument de servitude volontaire de Nathan qui s’imagine une histoire avec elle devant son écran. Et, en même temps, n’y a-t-il pas une Ana réelle qu’il a rencontré en chair et en os (la caresse, la peau, l’âme… dans « Les guerres des mondes ») [/quote] Excusez-moi mais... Y'a un truc qui m'échappe. Qui est ce Nathan ? Pour Ana je viens de voir qui c'est (le modèle de la cover) mais alors Nathan pas du tout... Je viens de capter un truc aussi : sur ce qui semble être la pochette d'A dieu avec le Jésus qui ressemble à Manson, on peut voir des bandes rayonnantes sur les côtés, comme si on prenait en photo une image sur un écran derrière un autre écran. Je ne suis pas le premier à l'avoir remarqué donc rien de nouveau. Mais si on compare avec la pochette d'Humanité, on peut établir un lien... La fille sur la photo (Ana donc) ne se tient pas entre 2 écrans mais entre 2 miroirs... Donc il y a sûrement une idée à creuser autour de ces fameux reflets, tout autant pour Humanité que pour A dieu.
Vladimir Il y a 9 jours

En fait j’avais un doute dès le départ et, au fil des écoutes, je me suis dit de façon de plus en plus évidente « mais t’es con ma pauvre fille ! C’est évident que ce couple n’en n’est pas un ! » Et là, la suite de la cathédrale tient bien mieux la route. Déjà avec les films j’aurais dû m’en apercevoir. Ana apparait dans une image un peu vaporeuse, étrange, un univers clos, alors que Nathan on le voit dans un appart et une posture qui pourraient être ceux de n’importe lequel d’entre nous. Et tout l’album est bien l’histoire de la chute des 2 protagonistes mais chacun d’un côté de l’écran. Ana n’est que la diversion derrière l’écran (robot ou humaine ?), l’instrument de servitude volontaire de Nathan qui s’imagine une histoire avec elle devant son écran. Et, en même temps, n’y a-t-il pas une Ana réelle qu’il a rencontré en chair et en os (la caresse, la peau, l’âme… dans « Les guerres des mondes »)


Excusez-moi mais... Y'a un truc qui m'échappe.
Qui est ce Nathan ?
Pour Ana je viens de voir qui c'est (le modèle de la cover) mais alors Nathan pas du tout...

Je viens de capter un truc aussi : sur ce qui semble être la pochette d'A dieu avec le Jésus qui ressemble à Manson, on peut voir des bandes rayonnantes sur les côtés, comme si on prenait en photo une image sur un écran derrière un autre écran. Je ne suis pas le premier à l'avoir remarqué donc rien de nouveau. Mais si on compare avec la pochette d'Humanité, on peut établir un lien...
La fille sur la photo (Ana donc) ne se tient pas entre 2 écrans mais entre 2 miroirs...

Donc il y a sûrement une idée à creuser autour de ces fameux reflets, tout autant pour Humanité que pour A dieu.

Nathan Cholbi est le frère de Damien. Ana Moreau est la modèle qui est sur la pochette des albums Miami et #humanité. Tous deux sont les acteurs présentés dans les "tableaux cinématographiques" diffusés lors de la tournée du Manifeste. Tu peux les revoir par là : http://www.culturecontreculture.fr/films
blat Il y a 9 jours

Nathan Cholbi est le frère de Damien.
Ana Moreau est la modèle qui est sur la pochette des albums Miami et #humanité.

Tous deux sont les acteurs présentés dans les "tableaux cinématographiques" diffusés lors de la tournée du Manifeste.
Tu peux les revoir par là : http://www.culturecontreculture.fr/films

[quote="Vladimir"]Bon cet album est une vraie réussite. Pourquoi ? Je vais essayer de vous l'dire. Déjà, j'ai jamais autant réfléchi en écoutant du Saez... Les textes sont hypers subtils et profonds, pleins d'anaphores et métaphores, rempli de double sens à double tranchants. Au départ j'ai vraiment eu du mal à accrocher... Et pourtant j'arrive plus à décrocher désormais. Car plus j'écoute, et plus je m'immerge dans son univers, plus je le comprends, et plus je l'aime. Je pense que cet album, "Humanité" est une sorte de prologue pour le suivant, "A dieu" qui comme son nom l'indique, sera sans aucun doute consacré de très près à la religion et à l'au-delà... Une chose est sûre, c'est que "Humanité" sera le pont qui mène vers "A dieu", et que c'est non pas un triptyque qui nous attend, mais un diptyque, et ces deux nouveaux albums sont liés l'un à l'autre. Et je pense donc qu'en attendant de pouvoir comprendre les aboutissants vers lesquels veut nous emmener Saez avec #humanité, il faudra attendre le prochain pour en saisir tout le sens. Celui-ci permet d'implanter le décors... à dieu. [b]#Humanité[/b] https://www.youtube.com/watch?v=ma1ajdsHUT4&list=PLUbZrkvukttvg-L6JZj7qYQHAKURucmWG Je pense qu'on peut (ou pas forcément) diviser cet album en 3 parties bien distinctes... Après peut-être que ce n'est pas vraiment le cas : mais ce qui est sûr c'est que l'album est très cohérent et que beaucoup de pistes se font des clins d'oeils les unes aux autres. Le thème et le background sont les mêmes à chaque chanson, la seule chose qui change vraiment, c'est le point de vue des personnages qu'interprète Saez. Là il y a vraiment tout un concept,vraiment bien travaillé. Chapeau. [b]ACTE 1 :[/b] Bienvenue dans un futur des plus austères, où Saez confronte les origines de l'humanité telle qu'on la connait aujourd'hui, à telle qu'elle pourrait le devenir au fur et à mesure des évolutions technologiques. Ces 3 pistes nous plongent vraiment dans une sombre dystopie. Elles sont là pour planter le décor de #humanité et À Dieu. 1. Humanité 2. Les guerres des mondes 3. La mort [b]ACTE 2 : [/b] Et c'est là que commence l'histoire de la fille sur la pochette, chaque chanson est un point de vue différent sur son histoire. (J'y consacrerais tout un paragraphe au prochain post). 4. J'envoie 5. P'tite pute 6. La belle au bois 7. Amour criminel 8. Elle aimait se faire liker 9. L'attentat [b]ACTE 3 :[/b] Après "l'attentat" vient le sujet des religions. On peut aisément parier que cette partie de l'album servira à introduire l'album qui va suivre : À Dieu. 10. Burqa 11. Ma religieuse __ Première piste. Ça commence fort... Une vision d'apocalypse se dessine. Projection dystopique d'un monde devenu sombre et immonde, où tout ce qu'il reste comme luminaire pour éclairer l'Humanité, n'est rien de plus que le flash photo d'un smartphone au fond d'une fabrique... Des humains déshumanisés encerclés par la mort. Et pourtant... Dans l'abîme surgit un semblant d'humanité, qui s'exprime au travers d'une tentative désespérée qu'on réponde enfin à son S.O.S... L'humanité envoie son selfie suicidaire comme une bouteille à la mer, puisque c'est la seule chose qu'il lui reste pour pouvoir s'en sortir. Dans ce monde où le virtuel a été sacralisé pour servir l'argent, les rapports humains en deviennent tellement réduits que les curés sont remplacés par des drones, et les bébés n'apprennent plus à marcher... Et puis pourquoi pas ? A quoi bon ? A l'horizon ne se dresse que déraison... Un monde qui après les ravages du temps, après les guerres et les millénaires, ne laissa que des poussières d'étoiles et ses méandres sur la toile. Humanité apparaît comme un souvenir d'un temps futur ; ce jour où la lumière de nos écrans devint sacrée, elle fit alors place à la nuit et à l'obscurantisme... La mort est là, tu peux la voir dans le fond du miroir. Elle occupe dés à présent tout l'espace. Juste derrière la petite pute sur la photo. Tu pourrais croire qu'elle désire la mort, pourtant c'est La mort qui la pousse à l'acte. Avant de parler musique, parlons de ce qui saute aux yeux, la couverture de cet album. On pourrait se dire que Saez cherche simplement à toujours aller plus loin dans la provoc'. Après la pochette du caddie de J'accuse, et celle de la bible sur un cul en string pour Miami, le concept de vouloir mettre une biyatche en couv' d'album ne paraît pas très novateur au premier abord. Et pourtant, tout l'album s'articule autour de cette image... [b]Analysons l'image de couverture[/b] : Sur cette couverture, on voit au centre une femme, à sa droite le sein nu et portant la croix autour du cou, en plein selfie suicidaire ; smartphone à gauche dans une main et pistolet à droite dans l'autre, elle prend sa photo face à un miroir, enfermée seule dans une pièce sans lumière, si ce n'est celle qui semble rayonner tout autour de son téléphone, du côté droit de l'image. Maintenant je vais essayer de l'interpréter. Déjà ce qui m'interpelle quand je vois cette image, c'est qu'elle est très sombre. Le fond noir saute aux yeux. Cette femme qui au premier abord, a des (faux) airs de pute. (blouson cuir, sein nu, fausse blonde ?) Ce qui m'attire l'oeil aussi, c'est cet étrange reflet du revolver qu'on peut voir juste à gauche, et qui nous indique de par ce fait qu'elle fait face à un miroir et que c'est bien elle qui a pris la photo... [i]"Miroir dis-moi mon beau miroir, est-ce que j'suis belle dans l'accessoire ?"[/i] L'image est divisible en 2 parties. Si on regarde uniquement à gauche, il semble qu'elle veuille simplement se tuer. Pourtant, quand on regarde l'image dans son ensemble, c'est un tout autre sens qui s'en dégage. (et ça s'applique aussi pour les chansons sur l'album :p ) Son téléphone est la seule source de lumière (la lumière symbolise le ciel, les cieux, le paradis, ou ce qui est sacré) Du côté droit de l'image, on peut voir qu'elle réunit à la fois, le sein nu (l'idée de Marianne, symbole de la liberté) le crucifix (la foi, l'espoir, les origines) et le téléphone (le virtuel, l'avenir) qui est sa seule source de lumière (lumière = ciel, paradis, le sacré) au sein de cette pièce obscure et noire comme la mort. Autre détail peut-être anodin, ses cheveux aux racines sont bruns, et ses mèches très blondes, ce qui peut vouloir dire par mal de chose. Ce n'est pas la première fois que Saez nous parle de "fausse blonde" (putains vous m'aurez plus) Donc, on peut en déduire qu'elle utilise tout ce qu'il lui reste d'espoir et de liberté pour pouvoir exprimer son désespoir. De l'espoir de désespéré... Première contradiction ! Elle mélange également ce qui est sensé être pudique (sa religion) avec ce qui ne l'est pas (sa nudité). Deuxième contradiction. Par ailleurs, pourquoi se prendre en selfie au moment de mourir ? Si ce n'est pour la poster et vouloir faire réagir ? [i]"Au gré des névro-narcissiques, j'fais ma photo dans la fabrique"[/i] [b]J'envoie[/b] On pourrait croire que c'est elle la névrosée (le gun sur la tempe) et narcissique (selfie) mais si elle va se suicider dans la "fabrique aux accessoires" c'est peut-être parce qu'elle ne veut pas passer inaperçue, et qu'elle veut attirer le regard sur son geste. Elle se prend sa photo parce qu'elle veut illustrer le symptôme de son monde devenu malade du superficiel, et où toute source de lumière est virtuelle, ne nous laissant qu'une réalité assujettie au néant. Le fait qu'elle porte une croix est loin d'être anodin... Si on fait le parallèle avec tout ce qu'il y a autour, on comprend que les paradis artificiels et virtuels, sont devenus légion, et érigés au même rang que ce qui est sacré. Au même titre que les religions, qui sont présentes depuis l'origine de l'humanité. Et qui ont survécu malgré les millénaires et toutes les guerres des mondes. La religion a survécu parce que la mort, et que le fait de ne pas savoir ce qu'il y a après, pousse l'humain à croire en toute sorte de chose pour se rassurer dans son existence. La mort est juste dans ton dos. La vois-tu dans ton miroir ? Comme une ombre. On ne peut s'en détacher... Et si vous lui courez après, elle vous rattrapera toujours. Lorsque l'humain s'égare trop longtemps au sein de quelque évasion artificielle, il finir par en oublier de vivre. Jusqu'à ce que la mort vienne vous prendre par surprise, surgissant de l'obscurité pour vous emmener voir la lumière de plus près. Donc la fille sur cette image si elle continue à croire en dieu, c'est parce que quelque part, la mort l'oppresse et elle a peur de mourir. Elle est tenue en laisse par sa croix, mais son téléphone encore plus. Elle est partagée entre l'envie de mourir et son besoin de reconnaissance. Elle a sûrement l'intention de la poster sur son réseau social préféré, pour voir si cela peut encore faire réagir quelqu'un. Peut-être qu'elle pense que sa photo va être supprimée quoi qu'il arrive, et que donc tant qu'à faire, ça ne sert à rien de cacher son sein. Si tout ce qu'il lui reste de liberté, c'est poster un selfie, alors elle le fera comme Marianne, le sein à l'air comme seule liberté face au virtuel qui lui a pris le relais des religions. Elle lance son appel détresse... Elle "envoie" son S.O.S. ...Et alors, elle devient le nouveau visage qui représente l'humanité. A la fin de la première piste, on peut entendre Saez dire cette phrase : [i]"Toute l'humanité répond à dieu (adieu ?)"[/i] L'écho et la réverb font que la phrase n'est pas très claire à l'oreille. Comme si cette voix sortait du néant et que Saez venait nous la chuchoter à l'oreille en la répétant comme un mantra. En tout cas ça confirme bien ce que je disais plus haut, cet album et bel et bien le prologue de A dieu. Qu'en pensez-vous ? Sur cet album, Saez s'amuse avec nos perceptions et jongle entre différentes perspectives. Il y a beaucoup de jeux de mots et de sens cachés qui sont sujets à l'interprétation de tout un chacun. Bref je vais m'arrêter là pour l'instant, je sens qu'il y a encore beaucoup de choses à dire ^^ Donc je vais continuer à l'écouter et à m'en imprégner. Je reviendrai plus tard pour analyser les textes de chaque chanson et voir l'avis de chacun sur cet album de Saez assez extraordinaire et que je trouve de mieux en mieux à chaque écoute... :)[/quote] Merçi pour ce partage, précieux :)
Alchimie Il y a 9 jours

Bon cet album est une vraie réussite. Pourquoi ? Je vais essayer de vous l'dire.
Déjà, j'ai jamais autant réfléchi en écoutant du Saez... Les textes sont hypers subtils et profonds, pleins d'anaphores et métaphores, rempli de double sens à double tranchants.

Au départ j'ai vraiment eu du mal à accrocher... Et pourtant j'arrive plus à décrocher désormais. Car plus j'écoute, et plus je m'immerge dans son univers, plus je le comprends, et plus je l'aime.

Je pense que cet album, "Humanité" est une sorte de prologue pour le suivant, "A dieu" qui comme son nom l'indique, sera sans aucun doute consacré de très près à la religion et à l'au-delà...
Une chose est sûre, c'est que "Humanité" sera le pont qui mène vers "A dieu", et que c'est non pas un triptyque qui nous attend, mais un diptyque, et ces deux nouveaux albums sont liés l'un à l'autre.
Et je pense donc qu'en attendant de pouvoir comprendre les aboutissants vers lesquels veut nous emmener Saez avec #humanité, il faudra attendre le prochain pour en saisir tout le sens. Celui-ci permet d'implanter le décors... à dieu.

#Humanité

https://www.youtube.com/watch?v=ma1ajdsHUT4&list=PLUbZrkvukttvg-L6JZj7qYQHAKURucmWG
Je pense qu'on peut (ou pas forcément) diviser cet album en 3 parties bien distinctes... Après peut-être que ce n'est pas vraiment le cas : mais ce qui est sûr c'est que l'album est très cohérent et que beaucoup de pistes se font des clins d'oeils les unes aux autres. Le thème et le background sont les mêmes à chaque chanson, la seule chose qui change vraiment, c'est le point de vue des personnages qu'interprète Saez. Là il y a vraiment tout un concept,vraiment bien travaillé. Chapeau.

ACTE 1 :
Bienvenue dans un futur des plus austères, où Saez confronte les origines de l'humanité telle qu'on la connait aujourd'hui, à telle qu'elle pourrait le devenir au fur et à mesure des évolutions technologiques. Ces 3 pistes nous plongent vraiment dans une sombre dystopie. Elles sont là pour planter le décor de #humanité et À Dieu.

1. Humanité
2. Les guerres des mondes
3. La mort

ACTE 2 :
Et c'est là que commence l'histoire de la fille sur la pochette, chaque chanson est un point de vue différent sur son histoire. (J'y consacrerais tout un paragraphe au prochain post).

4. J'envoie
5. P'tite pute
6. La belle au bois
7. Amour criminel
8. Elle aimait se faire liker
9. L'attentat

ACTE 3 :
Après "l'attentat" vient le sujet des religions. On peut aisément parier que cette partie de l'album servira à introduire l'album qui va suivre : À Dieu.

10. Burqa
11. Ma religieuse
__

Première piste.
Ça commence fort...

Une vision d'apocalypse se dessine. Projection dystopique d'un monde devenu sombre et immonde, où tout ce qu'il reste comme luminaire pour éclairer l'Humanité, n'est rien de plus que le flash photo d'un smartphone au fond d'une fabrique...

Des humains déshumanisés encerclés par la mort.
Et pourtant... Dans l'abîme surgit un semblant d'humanité, qui s'exprime au travers d'une tentative désespérée qu'on réponde enfin à son S.O.S... L'humanité envoie son selfie suicidaire comme une bouteille à la mer, puisque c'est la seule chose qu'il lui reste pour pouvoir s'en sortir.

Dans ce monde où le virtuel a été sacralisé pour servir l'argent, les rapports humains en deviennent tellement réduits que les curés sont remplacés par des drones, et les bébés n'apprennent plus à marcher... Et puis pourquoi pas ? A quoi bon ?
A l'horizon ne se dresse que déraison...

Un monde qui après les ravages du temps, après les guerres et les millénaires, ne laissa que des poussières d'étoiles et ses méandres sur la toile. Humanité apparaît comme un souvenir d'un temps futur ; ce jour où la lumière de nos écrans devint sacrée, elle fit alors place à la nuit et à l'obscurantisme... La mort est là, tu peux la voir dans le fond du miroir. Elle occupe dés à présent tout l'espace. Juste derrière la petite pute sur la photo. Tu pourrais croire qu'elle désire la mort, pourtant c'est La mort qui la pousse à l'acte.

Avant de parler musique, parlons de ce qui saute aux yeux, la couverture de cet album.
On pourrait se dire que Saez cherche simplement à toujours aller plus loin dans la provoc'. Après la pochette du caddie de J'accuse, et celle de la bible sur un cul en string pour Miami, le concept de vouloir mettre une biyatche en couv' d'album ne paraît pas très novateur au premier abord. Et pourtant, tout l'album s'articule autour de cette image...

Analysons l'image de couverture :
Sur cette couverture, on voit au centre une femme, à sa droite le sein nu et portant la croix autour du cou, en plein selfie suicidaire ; smartphone à gauche dans une main et pistolet à droite dans l'autre, elle prend sa photo face à un miroir, enfermée seule dans une pièce sans lumière, si ce n'est celle qui semble rayonner tout autour de son téléphone, du côté droit de l'image.

Maintenant je vais essayer de l'interpréter.
Déjà ce qui m'interpelle quand je vois cette image, c'est qu'elle est très sombre. Le fond noir saute aux yeux. Cette femme qui au premier abord, a des (faux) airs de pute. (blouson cuir, sein nu, fausse blonde ?) Ce qui m'attire l'oeil aussi, c'est cet étrange reflet du revolver qu'on peut voir juste à gauche, et qui nous indique de par ce fait qu'elle fait face à un miroir et que c'est bien elle qui a pris la photo...

"Miroir dis-moi mon beau miroir, est-ce que j'suis belle dans l'accessoire ?"

L'image est divisible en 2 parties.
Si on regarde uniquement à gauche, il semble qu'elle veuille simplement se tuer. Pourtant, quand on regarde l'image dans son ensemble, c'est un tout autre sens qui s'en dégage. (et ça s'applique aussi pour les chansons sur l'album )
Son téléphone est la seule source de lumière (la lumière symbolise le ciel, les cieux, le paradis, ou ce qui est sacré)

Du côté droit de l'image, on peut voir qu'elle réunit à la fois, le sein nu (l'idée de Marianne, symbole de la liberté) le crucifix (la foi, l'espoir, les origines) et le téléphone (le virtuel, l'avenir) qui est sa seule source de lumière (lumière = ciel, paradis, le sacré) au sein de cette pièce obscure et noire comme la mort.

Autre détail peut-être anodin, ses cheveux aux racines sont bruns, et ses mèches très blondes, ce qui peut vouloir dire par mal de chose. Ce n'est pas la première fois que Saez nous parle de "fausse blonde" (putains vous m'aurez plus)

Donc, on peut en déduire qu'elle utilise tout ce qu'il lui reste d'espoir et de liberté pour pouvoir exprimer son désespoir. De l'espoir de désespéré... Première contradiction !
Elle mélange également ce qui est sensé être pudique (sa religion) avec ce qui ne l'est pas (sa nudité).
Deuxième contradiction.
Par ailleurs, pourquoi se prendre en selfie au moment de mourir ? Si ce n'est pour la poster et vouloir faire réagir ?

"Au gré des névro-narcissiques, j'fais ma photo dans la fabrique"
J'envoie

On pourrait croire que c'est elle la névrosée (le gun sur la tempe) et narcissique (selfie) mais si elle va se suicider dans la "fabrique aux accessoires" c'est peut-être parce qu'elle ne veut pas passer inaperçue, et qu'elle veut attirer le regard sur son geste. Elle se prend sa photo parce qu'elle veut illustrer le symptôme de son monde devenu malade du superficiel, et où toute source de lumière est virtuelle, ne nous laissant qu'une réalité assujettie au néant.

Le fait qu'elle porte une croix est loin d'être anodin... Si on fait le parallèle avec tout ce qu'il y a autour, on comprend que les paradis artificiels et virtuels, sont devenus légion, et érigés au même rang que ce qui est sacré. Au même titre que les religions, qui sont présentes depuis l'origine de l'humanité. Et qui ont survécu malgré les millénaires et toutes les guerres des mondes. La religion a survécu parce que la mort, et que le fait de ne pas savoir ce qu'il y a après, pousse l'humain à croire en toute sorte de chose pour se rassurer dans son existence.

La mort est juste dans ton dos. La vois-tu dans ton miroir ? Comme une ombre.
On ne peut s'en détacher... Et si vous lui courez après, elle vous rattrapera toujours.
Lorsque l'humain s'égare trop longtemps au sein de quelque évasion artificielle, il finir par en oublier de vivre. Jusqu'à ce que la mort vienne vous prendre par surprise, surgissant de l'obscurité pour vous emmener voir la lumière de plus près.

Donc la fille sur cette image si elle continue à croire en dieu, c'est parce que quelque part, la mort l'oppresse et elle a peur de mourir. Elle est tenue en laisse par sa croix, mais son téléphone encore plus. Elle est partagée entre l'envie de mourir et son besoin de reconnaissance. Elle a sûrement l'intention de la poster sur son réseau social préféré, pour voir si cela peut encore faire réagir quelqu'un. Peut-être qu'elle pense que sa photo va être supprimée quoi qu'il arrive, et que donc tant qu'à faire, ça ne sert à rien de cacher son sein. Si tout ce qu'il lui reste de liberté, c'est poster un selfie, alors elle le fera comme Marianne, le sein à l'air comme seule liberté face au virtuel qui lui a pris le relais des religions.

Elle lance son appel détresse... Elle "envoie" son S.O.S.
...Et alors, elle devient le nouveau visage qui représente l'humanité.

A la fin de la première piste, on peut entendre Saez dire cette phrase : "Toute l'humanité répond à dieu (adieu ?)"
L'écho et la réverb font que la phrase n'est pas très claire à l'oreille. Comme si cette voix sortait du néant et que Saez venait nous la chuchoter à l'oreille en la répétant comme un mantra. En tout cas ça confirme bien ce que je disais plus haut, cet album et bel et bien le prologue de A dieu. Qu'en pensez-vous ?

Sur cet album, Saez s'amuse avec nos perceptions et jongle entre différentes perspectives. Il y a beaucoup de jeux de mots et de sens cachés qui sont sujets à l'interprétation de tout un chacun.
Bref je vais m'arrêter là pour l'instant, je sens qu'il y a encore beaucoup de choses à dire

Donc je vais continuer à l'écouter et à m'en imprégner. Je reviendrai plus tard pour analyser les textes de chaque chanson et voir l'avis de chacun sur cet album de Saez assez extraordinaire et que je trouve de mieux en mieux à chaque écoute...




Merçi pour ce partage, précieux

Si les 3 premiers morceaux m'ont fait espérer un regain de créativité innatendu, la suite, incohérente au possible, est d'une médiocrité abyssale. #(auto)plagiat, #2accords #tjrlamêmerengaine. Sans cynisme, j'en suis quasiment arrivé à un point où je me demande si Saez n'est qu'une seule et même personne. Comment le même mec peut-il écrire un chef d'œuvre (pour les textes) comme "On meurt de toi" ou "Killing the Lambs" (pour la zik) et accoucher de daubes atomiques comme "Elle aimait se faire liker", "J'envoie", "Burqa". Ou peut être que l'ego démesuré du garçon, l'empêche de se dire "tiens ça c'est de la merde", du coup il garde tout et nous l'inflige. J'ai réellement été gêné à de nombreuses reprises en écoutant cette album...
KidB Il y a 9 jours

Si les 3 premiers morceaux m'ont fait espérer un regain de créativité innatendu, la suite, incohérente au possible, est d'une médiocrité abyssale. #(auto)plagiat, #2accords #tjrlamêmerengaine. Sans cynisme, j'en suis quasiment arrivé à un point où je me demande si Saez n'est qu'une seule et même personne. Comment le même mec peut-il écrire un chef d'œuvre (pour les textes) comme "On meurt de toi" ou "Killing the Lambs" (pour la zik) et accoucher de daubes atomiques comme "Elle aimait se faire liker", "J'envoie", "Burqa". Ou peut être que l'ego démesuré du garçon, l'empêche de se dire "tiens ça c'est de la merde", du coup il garde tout et nous l'inflige. J'ai réellement été gêné à de nombreuses reprises en écoutant cette album...

OMG !!! Julchounet est de retour ! Tu manquais p'tit con ! Sinon, Saezounet, en ce moment j'écoute la belle au bois et elle est toujours bien kiffante, alors je t'envoie des cœurs avec les doigts Et surtout, brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes !
X Il y a 9 jours

OMG !!! Julchounet est de retour ! Tu manquais p'tit con !


Sinon, Saezounet, en ce moment j'écoute la belle au bois et elle est toujours bien kiffante, alors je t'envoie des cœurs

avec les doigts



Et surtout, brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes !

[quote="KidB"]Si les 3 premiers morceaux m'ont fait espérer un regain de créativité innatendu, la suite, incohérente au possible, est d'une médiocrité abyssale. #(auto)plagiat, #2accords #tjrlamêmerengaine. Sans cynisme, j'en suis quasiment arrivé à un point où je me demande si Saez n'est qu'une seule et même personne. Comment le même mec peut-il écrire un chef d'œuvre (pour les textes) comme "On meurt de toi" ou "Killing the Lambs" (pour la zik) et accoucher de daubes atomiques comme "Elle aimait se faire liker", "J'envoie", "Burqa". Ou peut être que l'ego démesuré du garçon, l'empêche de se dire "tiens ça c'est de la merde", du coup il garde tout et nous l'inflige. J'ai réellement été gêné à de nombreuses reprises en écoutant cette album...[/quote] mettre "J'envoie" sur le même niveau que "Elle aimait se faire liker" et "Burqa", c'est sévère, non ? :( J'avais déjà mis mon top 3 sur ce topic, mais je suis enfin parvenu à toutes les classer, donc je vous donne mon classement complet :) 1/ L'attentat, 2/ Humanité, 3/ J'envoie, 4/ Les guerres des mondes, 5/ La mort, 6/ Ma religieuse, 7/ Amour criminel, 8/ La belle au bois, 9/ P'tite pute, 10/ Burqa, 11/ Elle aimait se faire liker
gavroche_greyjoy Il y a 9 jours

Si les 3 premiers morceaux m'ont fait espérer un regain de créativité innatendu, la suite, incohérente au possible, est d'une médiocrité abyssale. #(auto)plagiat, #2accords #tjrlamêmerengaine. Sans cynisme, j'en suis quasiment arrivé à un point où je me demande si Saez n'est qu'une seule et même personne. Comment le même mec peut-il écrire un chef d'œuvre (pour les textes) comme "On meurt de toi" ou "Killing the Lambs" (pour la zik) et accoucher de daubes atomiques comme "Elle aimait se faire liker", "J'envoie", "Burqa". Ou peut être que l'ego démesuré du garçon, l'empêche de se dire "tiens ça c'est de la merde", du coup il garde tout et nous l'inflige. J'ai réellement été gêné à de nombreuses reprises en écoutant cette album...


mettre "J'envoie" sur le même niveau que "Elle aimait se faire liker" et "Burqa", c'est sévère, non ?


J'avais déjà mis mon top 3 sur ce topic, mais je suis enfin parvenu à toutes les classer, donc je vous donne mon classement complet

1/ L'attentat, 2/ Humanité, 3/ J'envoie, 4/ Les guerres des mondes, 5/ La mort, 6/ Ma religieuse, 7/ Amour criminel, 8/ La belle au bois, 9/ P'tite pute, 10/ Burqa, 11/ Elle aimait se faire liker

@viper82 wow, sorry dear missed that ;) je suis pas bien sure d'avoir tout suivi, mais j'ai tout lu de ta vision kaléidoscopique de cet album dis t'as pensé à Alice? celle de Wonderland? “Why,” she cried out loud, “this house is made entirely of mirrors.” She could see herself reflected in its walls. couverture de l'album? miroir mon beau miroir tiptoeing out before brain implosion :)
Eléa Il y a 9 jours

viper82

wow, sorry dear missed that

je suis pas bien sure d'avoir tout suivi, mais j'ai tout lu de ta vision kaléidoscopique de cet album

dis t'as pensé à Alice? celle de Wonderland?

“Why,” she cried out loud, “this house is made entirely of mirrors.” She could see herself reflected in its walls.

couverture de l'album? miroir mon beau miroir

tiptoeing out before brain implosion

[quote="Isa"][quote="Rosenrot"]Moi je suis vraiment sous l'emprise de "Amour criminel", je sais, je l'ai déjà dit :P [/quote] Copieur. J'l'ai dit en prem's [small]enfin je crois[/small], c'est ma chanson à moi.[/quote] Non c'etait moi, j'ai des droits d'auteur dessus desormais ma gueule ma gueule wesh ma gueule
Thirdman04 Il y a 8 jours

Moi je suis vraiment sous l'emprise de "Amour criminel", je sais, je l'ai déjà dit
Copieur.

J'l'ai dit en prem's enfin je crois, c'est ma chanson à moi.


Non c'etait moi, j'ai des droits d'auteur dessus desormais ma gueule ma gueule wesh ma gueule

[quote="KidB"]Ou peut être que l'ego démesuré du garçon, l'empêche de se dire "tiens ça c'est de la merde", du coup il garde tout et nous l'inflige. J'ai réellement été gêné à de nombreuses reprises en écoutant cette album...[/quote] Saez a déjà avoué en interview être très productif et écrire plus de 100 morceaux par an. C'était surement plus vrai en début de carrière qu'aujourd'hui mais il écrit toujours plus de 11 titres par an quand même, donc non il ne met pas TOUT ce qu'il écrit dans un album, que ce soit bon ou mauvais. Il ne garde que ce qu'il estime justifié... Je ne pense pas que ça va te rassurer. En revanche tu as probablement raison sur l'ego démesuré.
Goldo22 Il y a 8 jours

Ou peut être que l'ego démesuré du garçon, l'empêche de se dire "tiens ça c'est de la merde", du coup il garde tout et nous l'inflige. J'ai réellement été gêné à de nombreuses reprises en écoutant cette album...

Saez a déjà avoué en interview être très productif et écrire plus de 100 morceaux par an. C'était surement plus vrai en début de carrière qu'aujourd'hui mais il écrit toujours plus de 11 titres par an quand même, donc non il ne met pas TOUT ce qu'il écrit dans un album, que ce soit bon ou mauvais. Il ne garde que ce qu'il estime justifié... Je ne pense pas que ça va te rassurer.
En revanche tu as probablement raison sur l'ego démesuré.

Saez a toujours eu un égo démesuré, et je pense qu'il le sait. Ou même les personnes avec qui il a travaillé ne le cache pas, du genre Cédric Le Roux dans l'interview qu'il avait fait pour Desinvolt, il disait déjà qu'à l'époque de J'accuse, qu'il n'avait pas une personnalité facile. Puis en ce qui concerne tout les morceaux qu'ils enregistre, sincérement, je pense qu'avec tout ce qu'il aurait dans les tiroirs, il pourrait nous sortir 12-13 albums avec, seulement, des inédits.
Scylla Il y a 8 jours

Saez a toujours eu un égo démesuré, et je pense qu'il le sait. Ou même les personnes avec qui il a travaillé ne le cache pas, du genre Cédric Le Roux dans l'interview qu'il avait fait pour Desinvolt, il disait déjà qu'à l'époque de J'accuse, qu'il n'avait pas une personnalité facile. Puis en ce qui concerne tout les morceaux qu'ils enregistre, sincérement, je pense qu'avec tout ce qu'il aurait dans les tiroirs, il pourrait nous sortir 12-13 albums avec, seulement, des inédits.

Bonus +++ de la chanson Burqa... nous apprendre que Damien fréquente les bars de Drag Queens. :D (amis Belges, bonsoir!)
Mononoké Il y a 8 jours

Bonus +++ de la chanson Burqa... nous apprendre que Damien fréquente les bars de Drag Queens.


(amis Belges, bonsoir!)

Il est certain qu'il possède dans ses tiroirs, des bijoux que l'on entendra jamais... quand il balance un Chateau de brume alors que ce titre ne sera jamais sur aucun album ou pire... A bout de souffle :x en soit, je trouve cela excellent d'entendre des titres comme ça sans qu'ils ne soient présent sur aucune galette, mais d'un autre coté cela me fais réaliser à quel point il a du composer des chefs d'oeuvres que jamais je n'entendrais
Thirdman04 Il y a 8 jours

Il est certain qu'il possède dans ses tiroirs, des bijoux que l'on entendra jamais... quand il balance un Chateau de brume alors que ce titre ne sera jamais sur aucun album ou pire... A bout de souffle :x en soit, je trouve cela excellent d'entendre des titres comme ça sans qu'ils ne soient présent sur aucune galette, mais d'un autre coté cela me fais réaliser à quel point il a du composer des chefs d'oeuvres que jamais je n'entendrais

Est-ce que vous pensez qu'il fait des références à H.G Wells pour La guerre des mondes et à Diderot pour La Religieuse ? J'ai souvenir que la religieuse de Diderot n'est pas très chaste...
Saturne81 Il y a 8 jours

Est-ce que vous pensez qu'il fait des références à H.G Wells pour La guerre des mondes et à Diderot pour La Religieuse ? J'ai souvenir que la religieuse de Diderot n'est pas très chaste...

[quote="Eléa"]@viper82 dis t'as pensé à Alice? celle de Wonderland? “Why,” she cried out loud, “this house is made entirely of mirrors.” She could see herself reflected in its walls.[/quote]Ha bien vu, il y a peut-être une histoire à creuser. En tout cas, les contes de fées, ça l'inspire :) Ceci dit, le titre c'est la belle au bois... pourtant, j'ai l'impression qu'il nous raconte plutôt l'histoire de cendrillon. et/ou que l'histoire de cendrillon serait plus en rapport avec le contexte. Ou bien, faut il creuser un peu plus loin l'histoire de la demoiselle qui se "réveil" ?
viper82 Il y a 8 jours

viper82

dis t'as pensé à Alice? celle de Wonderland?

“Why,” she cried out loud, “this house is made entirely of mirrors.” She could see herself reflected in its walls.
Ha bien vu, il y a peut-être une histoire à creuser. En tout cas, les contes de fées, ça l'inspire

Ceci dit, le titre c'est la belle au bois... pourtant, j'ai l'impression qu'il nous raconte plutôt l'histoire de cendrillon. et/ou que l'histoire de cendrillon serait plus en rapport avec le contexte.

Ou bien, faut il creuser un peu plus loin l'histoire de la demoiselle qui se "réveil" ?

L'édito des Cahiers du cinéma de décembre 2018 me paraît assez complémentaire de ce que dénonce cet album : "Avec ce n° 750 qui ponctue l’année, nous avons voulu prendre de la hauteur. Dans quel monde entrons-nous ? Ce dossier part du constat qu’il devient impossible de penser le cinéma en dehors de l’accélération des avancées technologiques et du monde qu’elles dessinent (il faudrait dire : designent). Le cinéma entre dans un autre cycle qui pose des questions radicales. Mais on a le sentiment que les questions sont mal posées et très loin de ce qui est en train de se passer. Parler des nouvelles pratiques, de streaming, d’écrans, de séries, ne suffit pas. On fabrique moins des films et des séries que du contenu, et ce contenu est moins déversé par des canaux que commandé par des dispositifs. Il faut donc commencer par comprendre ces dispositifs. Partir du constat que Netflix a plus à voir avec Facebook qu’avec le cinéma. Comprendre que c’est Amazon, vendeur de chaussures en série, qui se lance dans la production de shows en série. Et qu’Apple se « fixe l’objectif de convertir un milliard de personnes à la VR». Que la technologie produit le cinéma, les séries et la VR, que la Silicon Valley remplace Hollywood comme foyer imaginaire du cinéma. Le Dreamland de demain ne sera pas construit par des pionniers faisant rêver les foules, mais par des geeks manipulant les cerveaux. Il a toutes les chances de ressembler pour de vrai aux cauchemars de Ready Player One. Cette critique de la Tech n’est pas une critique d’Internet, on a dit ici ses merveilles en termes d’archives ou de création (nº 727, novembre 2016), mais le réseau disparaît sous la marchandisation, la concentration, et l’invasion vidéo. Adieu au langage : le rapport Sandvine du 2 octobre révèle que la vidéo occupe 58 % de la bande passante mondiale, dont 15 % rien que pour Netflix. Pourquoi parler de «monde» ? Un même tissu rassemble ces entreprises biberonnées aux mêmes concepts. Il faut les égrener : persuasive design, algorithmes, binge-watching, eye tracking… Au service de la même idéologie : l’automatisation, la personnalisation, le contrôle. La bulle repose pourtant sur une hallucination collective. On nous explique qu’on ne peut pas vivre sans les GAFA, alors qu’il suffit de ne pas commander sur Amazon, de sortir ses jambes et d’aller au commerce du coin. Se faire servir, quel projet de vie ! Les entreprises comme Netflix ne se privent plus de montrer que leur stratégie est de cibler le consommateur comme un monstre narcissique et de le gaver. L’idée même que le cinéma est un art est en train de disparaître : avec l’informatique, c’est logique, tout n’est plus qu’information. Les «produits» et «programmes» suffisent amplement aux dispositifs. Et il ne faut jamais oublier que ce totalitarisme Tech part d’une haine originelle : le monde n’est pas assez, il en faut un autre. L’homme n’est pas assez, il faut le modifier. Le geek ne veut qu’une chose : fuir. Réel et rêve que jadis certains opposaient se retrouvent ensemble main dans la main à lutter contre le monde virtuel standardisé, d’autant plus dangereux qu’il se prétend personnalisé. On est entré dans un monde de double pensée : les mêmes peuvent se lamenter sur Twitter des horreurs dites par Trump sur Twitter, et dénoncer le Brexit sur Facebook qui l’a provoqué. «Je sais bien mais quand même.» Cela relève de la psychanalyse. S’il y a bien une règle mortifère dans l’Histoire, c’est qu’on ne dit pas du mal du progrès. Sous peine d’être traité de conservateur. Mais que faire quand la technologie est l’arme massive de la politique néolibérale ? La planète se consume, et on fait croire que la dématérialisation marche par l’opération du Saint-Esprit alors que nos e-mails, textos, vidéos polluent autant que l’industrie aéronautique. Les corps s’effondrent : qui relaie les études sur le rayon bleu qui brûle la rétine de manière irréversible ? Mais pas la peine d’études scientifiques pour s’en douter : et ne sentons-nous pas que l’écran « pompe » notre force à chaque instant ? Que par un système de vases communicants nous nous vidons face aux machines ? Quand nous n’arrivons pas à suivre, par fatigue, on nous explique qu’on n’est pas assez rapide, ou, comme en Une du Monde (le 11 novembre), que «la technologie avance plus vite que le cerveau». Nous avons titré «Dans quel monde entrons-nous ?», car nous pouvons ne pas y entrer : il faut littéralement reprendre ses esprits et affirmer que nous ne sommes ni des cerveaux ni des machines, et que nous valons infiniment plus que cette peau de chagrin à laquelle des dangers publics veulent nous réduire. " La guerre des mondes - Stéphane Delorme Peut-être même qu'il serait intéressant de relire "qu'est-ce qu'un dispositif ?" de Giorgio Agamben.
X Il y a 8 jours

L'édito des Cahiers du cinéma de décembre 2018 me paraît assez complémentaire de ce que dénonce cet album :


"Avec ce n° 750 qui ponctue l’année, nous avons voulu prendre de la hauteur. Dans quel monde entrons-nous ? Ce dossier part du constat qu’il devient impossible de penser le cinéma en dehors de l’accélération des avancées technologiques et du monde qu’elles dessinent (il faudrait dire : designent). Le cinéma entre dans un autre cycle qui pose des questions radicales. Mais on a le sentiment que les questions sont mal posées et très loin de ce qui est en train de se passer. Parler des nouvelles pratiques, de streaming, d’écrans, de séries, ne suffit pas. On fabrique moins des films et des séries que du contenu, et ce contenu est moins déversé par des canaux que commandé par des dispositifs. Il faut donc commencer par comprendre ces dispositifs. Partir du constat que Netflix a plus à voir avec Facebook qu’avec le cinéma. Comprendre que c’est Amazon, vendeur de chaussures en série, qui se lance dans la production de shows en série. Et qu’Apple se « fixe l’objectif de convertir un milliard de personnes à la VR». Que la technologie produit le cinéma, les séries et la VR, que la Silicon Valley remplace Hollywood comme foyer imaginaire du cinéma. Le Dreamland de demain ne sera pas construit par des pionniers faisant rêver les foules, mais par des geeks manipulant les cerveaux. Il a toutes les chances de ressembler pour de vrai aux cauchemars de Ready Player One. Cette critique de la Tech n’est pas une critique d’Internet, on a dit ici ses merveilles en termes d’archives ou de création (nº 727, novembre 2016), mais le réseau disparaît sous la marchandisation, la concentration, et l’invasion vidéo. Adieu au langage : le rapport Sandvine du 2 octobre révèle que la vidéo occupe 58 % de la bande passante mondiale, dont 15 % rien que pour Netflix.

Pourquoi parler de «monde» ? Un même tissu rassemble ces entreprises biberonnées aux mêmes concepts. Il faut les égrener : persuasive design, algorithmes, binge-watching, eye tracking… Au service de la même idéologie : l’automatisation, la personnalisation, le contrôle. La bulle repose pourtant sur une hallucination collective. On nous explique qu’on ne peut pas vivre sans les GAFA, alors qu’il suffit de ne pas commander sur Amazon, de sortir ses jambes et d’aller au commerce du coin. Se faire servir, quel projet de vie ! Les entreprises comme Netflix ne se privent plus de montrer que leur stratégie est de cibler le consommateur comme un monstre narcissique et de le gaver. L’idée même que le cinéma est un art est en train de disparaître : avec l’informatique, c’est logique, tout n’est plus qu’information. Les «produits» et «programmes» suffisent amplement aux dispositifs. Et il ne faut jamais oublier que ce totalitarisme Tech part d’une haine originelle : le monde n’est pas assez, il en faut un autre. L’homme n’est pas assez, il faut le modifier. Le geek ne veut qu’une chose : fuir. Réel et rêve que jadis certains opposaient se retrouvent ensemble main dans la main à lutter contre le monde virtuel standardisé, d’autant plus dangereux qu’il se prétend personnalisé.

On est entré dans un monde de double pensée : les mêmes peuvent se lamenter sur Twitter des horreurs dites par Trump sur Twitter, et dénoncer le Brexit sur Facebook qui l’a provoqué. «Je sais bien mais quand même.» Cela relève de la psychanalyse. S’il y a bien une règle mortifère dans l’Histoire, c’est qu’on ne dit pas du mal du progrès. Sous peine d’être traité de conservateur. Mais que faire quand la technologie est l’arme massive de la politique néolibérale ? La planète se consume, et on fait croire que la dématérialisation marche par l’opération du Saint-Esprit alors que nos e-mails, textos, vidéos polluent autant que l’industrie aéronautique. Les corps s’effondrent : qui relaie les études sur le rayon bleu qui brûle la rétine de manière irréversible ? Mais pas la peine d’études scientifiques pour s’en douter : et ne sentons-nous pas que l’écran « pompe » notre force à chaque instant ? Que par un système de vases communicants nous nous vidons face aux machines ? Quand nous n’arrivons pas à suivre, par fatigue, on nous explique qu’on n’est pas assez rapide, ou, comme en Une du Monde (le 11 novembre), que «la technologie avance plus vite que le cerveau». Nous avons titré «Dans quel monde entrons-nous ?», car nous pouvons ne pas y entrer : il faut littéralement reprendre ses esprits et affirmer que nous ne sommes ni des cerveaux ni des machines, et que nous valons infiniment plus que cette peau de chagrin à laquelle des dangers publics veulent nous réduire. "

La guerre des mondes - Stéphane Delorme



Peut-être même qu'il serait intéressant de relire "qu'est-ce qu'un dispositif ?" de Giorgio Agamben.

Hé hé .. y a pas que la belle qui se réveille ! https://www.youtube.com/watch?v=j800SVeiS5I&list=LLj0q2J_U-IJx7LEeAJgnZdA
Meduse Il y a 8 jours

Hé hé .. y a pas que la belle qui se réveille !


https://www.youtube.com/watch?v=j800SVeiS5I&list=LLj0q2J_U-IJx7LEeAJgnZdA

J'avais envoyé un message de félicitation pour l'album à James Eller l'autre jour. Il m'a répondu qu'il ne l'avait pas encore écouté et qu'il ne savait pas ce qu'il y avait dedans, disant qu'ils enregistraient tellement de chansons qu'il ne savait jamais lesquelles allaient sortir quand. (et si elles sortiraient un jour évidemment) Je pense que la production de Damien est juste astronomique en réalité.
Elie Il y a 8 jours

J'avais envoyé un message de félicitation pour l'album à James Eller l'autre jour. Il m'a répondu qu'il ne l'avait pas encore écouté et qu'il ne savait pas ce qu'il y avait dedans, disant qu'ils enregistraient tellement de chansons qu'il ne savait jamais lesquelles allaient sortir quand. (et si elles sortiraient un jour évidemment)

Je pense que la production de Damien est juste astronomique en réalité.

Je pense que clairement l'album "à dieu" ne sera pas un album simple. Pour moi c'est soit un double soit un triple.
Ame Mélancolique Il y a 8 jours

Je pense que clairement l'album "à dieu" ne sera pas un album simple. Pour moi c'est soit un double soit un triple.

[quote="Ame Mélancolique"]Je pense que clairement l'album "à dieu" ne sera pas un album simple. Pour moi c'est soit un double soit un triple.[/quote]Qu'elles raisons [b]concrètes[/b] te font dire ça ?
viper82 Il y a 7 jours

Je pense que clairement l'album "à dieu" ne sera pas un album simple. Pour moi c'est soit un double soit un triple.
Qu'elles raisons concrètes te font dire ça ?

[quote="Elie"]J'avais envoyé un message de félicitation pour l'album à James Eller l'autre jour. Il m'a répondu qu'il ne l'avait pas encore écouté et qu'il ne savait pas ce qu'il y avait dedans, disant qu'ils enregistraient tellement de chansons qu'il ne savait jamais lesquelles allaient sortir quand. (et si elles sortiraient un jour évidemment) Je pense que la production de Damien est juste astronomique en réalité.[/quote] j'y ai penser aussi de plus quand tu vois le niveau de finition super pousser de l'album tu te dis qu'il y a du avoir du déchet
Elkaar Il y a 7 jours

J'avais envoyé un message de félicitation pour l'album à James Eller l'autre jour. Il m'a répondu qu'il ne l'avait pas encore écouté et qu'il ne savait pas ce qu'il y avait dedans, disant qu'ils enregistraient tellement de chansons qu'il ne savait jamais lesquelles allaient sortir quand. (et si elles sortiraient un jour évidemment)

Je pense que la production de Damien est juste astronomique en réalité.



j'y ai penser aussi
de plus quand tu vois le niveau de finition super pousser de l'album tu te dis qu'il y a du avoir du déchet

[quote="Elie"]J'avais envoyé un message de félicitation pour l'album à James Eller l'autre jour. Il m'a répondu qu'il ne l'avait pas encore écouté et qu'il ne savait pas ce qu'il y avait dedans, disant qu'ils enregistraient tellement de chansons qu'il ne savait jamais lesquelles allaient sortir quand. (et si elles sortiraient un jour évidemment) Je pense que la production de Damien est juste astronomique en réalité.[/quote] Après pour nuancer ce point, on peut supposer que à Dieu est déjà enregistré, et ç'avait été annoncé comme un double. A supposer qu'il contienne 20 chansons, on est en gros à 30 chansons enregistrées pour les deux albums, ce qui est déjà pas mal, plus 10 à 15 en rab' (processus assez classique d'enregistrer 1/4 ou 1/3 de chansons en plus que celles sur l'album chez pas mal de groupes hein), on arrive entre 40 et 45 chansons : ce serait pas étonnant que James sache pas ou plus franchement quoi est sur quoi. Et ce, sans supposer une production astronomique (=, si j'ai bien saisi, "il enregistre tellement de choses dont on ne verra jamais la couleur, et beaucoup plus que la moyenne"). Ce qui, par ailleurs, est peut-être le cas, mais cette réponse de James me paraît pas un argument suffisant pour l'affirmer. Même si la simple production des albums sortis en gros depuis VLP est impressionnante. Je nuancerais également en tenant compte du fait que l'on sait qu'il recycle énormément.
thelastdayonearth Il y a 7 jours

J'avais envoyé un message de félicitation pour l'album à James Eller l'autre jour. Il m'a répondu qu'il ne l'avait pas encore écouté et qu'il ne savait pas ce qu'il y avait dedans, disant qu'ils enregistraient tellement de chansons qu'il ne savait jamais lesquelles allaient sortir quand. (et si elles sortiraient un jour évidemment)

Je pense que la production de Damien est juste astronomique en réalité.


Après pour nuancer ce point, on peut supposer que à Dieu est déjà enregistré, et ç'avait été annoncé comme un double. A supposer qu'il contienne 20 chansons, on est en gros à 30 chansons enregistrées pour les deux albums, ce qui est déjà pas mal, plus 10 à 15 en rab' (processus assez classique d'enregistrer 1/4 ou 1/3 de chansons en plus que celles sur l'album chez pas mal de groupes hein), on arrive entre 40 et 45 chansons : ce serait pas étonnant que James sache pas ou plus franchement quoi est sur quoi.
Et ce, sans supposer une production astronomique (=, si j'ai bien saisi, "il enregistre tellement de choses dont on ne verra jamais la couleur, et beaucoup plus que la moyenne"). Ce qui, par ailleurs, est peut-être le cas, mais cette réponse de James me paraît pas un argument suffisant pour l'affirmer.
Même si la simple production des albums sortis en gros depuis VLP est impressionnante.
Je nuancerais également en tenant compte du fait que l'on sait qu'il recycle énormément.

[quote="Prolétarien"] Plus de nuances. Tu oublies l'opposition poétique. Ce n'est pas triste/gays, mais triste/gais. Nous marierons les tristes, nous marierons les gais. Figure de style : Opposition sémantique. Clin d'oeil à Brassens qui dit que le mariage c'est la mort, que le vrai amour ne demande pas la main, que l'habitude, la promesse de toujours, c'est le triste, et que le gai, c'est le non mariage. Que l'amour joyeux et quotidien, fort et confiant, il ne passe pas de bague au doigt. j'ai l'honneur de ne pas te demander ta main, qu'il disait, le grand-père...Aujourd'hui, que tu sois triste ou gai, il faut que tu sois avec quelqu'un. Pas seul. Il faut te marier, te lier, même si t'es pas capable. Tout le monde : les tristes, et les gais, et peu importe si ça fini en fiasco dans les faits divers. Et au passage, les gays, pour saez, s'ils s'aiment vraiment, le mariage c'est une connerie. Au passage ça fait une belle provoc pour les gens qui ne sont pas foutus de comprendre l'opposition des termes tristes/gais. Parce que dans "peuple manifestant", il dit bien "Peuple de cons, pour passer deux mois dans la rue, pour ou contre le mariage gay et pendant c'temps ouais y'a karim ouais qui galère juste pour s'payer un toit" (et là c'est vraiment gay) Quant à balance ton porc, il ne parle pas de la lutte féministe, il parle de l'incapacité de la lutte de faire autre chose que de balancer. Le terme est fort : balancer. Loi du talion. haine contre haine. Dénonciation. Je suis pas tout à fait d'accord avec lui, mais je comprends un peu.[/quote] Merci pour l'analyse, je me fais un peu embrigader depuis quelques jours, je trouve salutaire tes commentaires ainsi que Vladimir et X. J'ai pas lu la page 14 mais je m'étonne du peu de messages concernant cette putain de chanson véritable hymne en puissance : "La mort". Je l'ai dans la tête depuis une semaine, c'est une sorte de "J'accuse" puissance 1 000.
Julien.R Il y a 7 jours


Plus de nuances. Tu oublies l'opposition poétique. Ce n'est pas triste/gays, mais triste/gais. Nous marierons les tristes, nous marierons les gais. Figure de style : Opposition sémantique. Clin d'oeil à Brassens qui dit que le mariage c'est la mort, que le vrai amour ne demande pas la main, que l'habitude, la promesse de toujours, c'est le triste, et que le gai, c'est le non mariage. Que l'amour joyeux et quotidien, fort et confiant, il ne passe pas de bague au doigt. j'ai l'honneur de ne pas te demander ta main, qu'il disait, le grand-père...Aujourd'hui, que tu sois triste ou gai, il faut que tu sois avec quelqu'un. Pas seul. Il faut te marier, te lier, même si t'es pas capable. Tout le monde : les tristes, et les gais, et peu importe si ça fini en fiasco dans les faits divers. Et au passage, les gays, pour saez, s'ils s'aiment vraiment, le mariage c'est une connerie.

Au passage ça fait une belle provoc pour les gens qui ne sont pas foutus de comprendre l'opposition des termes tristes/gais. Parce que dans "peuple manifestant", il dit bien "Peuple de cons, pour passer deux mois dans la rue, pour ou contre le mariage gay et pendant c'temps ouais y'a karim ouais qui galère juste pour s'payer un toit" (et là c'est vraiment gay)

Quant à balance ton porc, il ne parle pas de la lutte féministe, il parle de l'incapacité de la lutte de faire autre chose que de balancer. Le terme est fort : balancer. Loi du talion. haine contre haine. Dénonciation. Je suis pas tout à fait d'accord avec lui, mais je comprends un peu.


Merci pour l'analyse, je me fais un peu embrigader depuis quelques jours, je trouve salutaire tes commentaires ainsi que Vladimir et X.

J'ai pas lu la page 14 mais je m'étonne du peu de messages concernant cette putain de chanson véritable hymne en puissance : "La mort".
Je l'ai dans la tête depuis une semaine, c'est une sorte de "J'accuse" puissance 1 000.

Le balance ton porc est une forme de lutte avec les outils actuels quoi qu'on en pense. L'interprétation aussi est qu'il est terrible d'en arriver à balancer pour que le peuple, la justice prennent conscience de la réalité.
Damnée Il y a 7 jours

Le balance ton porc est une forme de lutte avec les outils actuels quoi qu'on en pense.
L'interprétation aussi est qu'il est terrible d'en arriver à balancer pour que le peuple, la justice prennent conscience de la réalité.

[quote="Julien.R"][quote="Prolétarien"] Plus de nuances. Tu oublies l'opposition poétique. Ce n'est pas triste/gays, mais triste/gais. Nous marierons les tristes, nous marierons les gais. Figure de style : Opposition sémantique. Clin d'oeil à Brassens qui dit que le mariage c'est la mort, que le vrai amour ne demande pas la main, que l'habitude, la promesse de toujours, c'est le triste, et que le gai, c'est le non mariage. Que l'amour joyeux et quotidien, fort et confiant, il ne passe pas de bague au doigt. j'ai l'honneur de ne pas te demander ta main, qu'il disait, le grand-père...Aujourd'hui, que tu sois triste ou gai, il faut que tu sois avec quelqu'un. Pas seul. Il faut te marier, te lier, même si t'es pas capable. Tout le monde : les tristes, et les gais, et peu importe si ça fini en fiasco dans les faits divers. Et au passage, les gays, pour saez, s'ils s'aiment vraiment, le mariage c'est une connerie. Au passage ça fait une belle provoc pour les gens qui ne sont pas foutus de comprendre l'opposition des termes tristes/gais. Parce que dans "peuple manifestant", il dit bien "Peuple de cons, pour passer deux mois dans la rue, pour ou contre le mariage gay et pendant c'temps ouais y'a karim ouais qui galère juste pour s'payer un toit" (et là c'est vraiment gay) Quant à balance ton porc, il ne parle pas de la lutte féministe, il parle de l'incapacité de la lutte de faire autre chose que de balancer. Le terme est fort : balancer. Loi du talion. haine contre haine. Dénonciation. Je suis pas tout à fait d'accord avec lui, mais je comprends un peu.[/quote] Merci pour l'analyse, je me fais un peu embrigader depuis quelques jours, je trouve salutaire tes commentaires ainsi que Vladimir et X. J'ai pas lu la page 14 mais je m'étonne du peu de messages concernant cette putain de chanson véritable hymne en puissance : "La mort". Je l'ai dans la tête depuis une semaine, c'est une sorte de "J'accuse" puissance 1 000.[/quote] ça me fait penser un peu à la très belle interprétation de Melissmell https://www.youtube.com/watch?v=mnQLmnmoO48
Rosenrot Il y a 7 jours


Plus de nuances. Tu oublies l'opposition poétique. Ce n'est pas triste/gays, mais triste/gais. Nous marierons les tristes, nous marierons les gais. Figure de style : Opposition sémantique. Clin d'oeil à Brassens qui dit que le mariage c'est la mort, que le vrai amour ne demande pas la main, que l'habitude, la promesse de toujours, c'est le triste, et que le gai, c'est le non mariage. Que l'amour joyeux et quotidien, fort et confiant, il ne passe pas de bague au doigt. j'ai l'honneur de ne pas te demander ta main, qu'il disait, le grand-père...Aujourd'hui, que tu sois triste ou gai, il faut que tu sois avec quelqu'un. Pas seul. Il faut te marier, te lier, même si t'es pas capable. Tout le monde : les tristes, et les gais, et peu importe si ça fini en fiasco dans les faits divers. Et au passage, les gays, pour saez, s'ils s'aiment vraiment, le mariage c'est une connerie.

Au passage ça fait une belle provoc pour les gens qui ne sont pas foutus de comprendre l'opposition des termes tristes/gais. Parce que dans "peuple manifestant", il dit bien "Peuple de cons, pour passer deux mois dans la rue, pour ou contre le mariage gay et pendant c'temps ouais y'a karim ouais qui galère juste pour s'payer un toit" (et là c'est vraiment gay)

Quant à balance ton porc, il ne parle pas de la lutte féministe, il parle de l'incapacité de la lutte de faire autre chose que de balancer. Le terme est fort : balancer. Loi du talion. haine contre haine. Dénonciation. Je suis pas tout à fait d'accord avec lui, mais je comprends un peu.


Merci pour l'analyse, je me fais un peu embrigader depuis quelques jours, je trouve salutaire tes commentaires ainsi que Vladimir et X.

J'ai pas lu la page 14 mais je m'étonne du peu de messages concernant cette putain de chanson véritable hymne en puissance : "La mort".
Je l'ai dans la tête depuis une semaine, c'est une sorte de "J'accuse" puissance 1 000.


ça me fait penser un peu à la très belle interprétation de Melissmell


https://www.youtube.com/watch?v=mnQLmnmoO48

[quote="Damnée"]Le balance ton porc est une forme de lutte avec les outils actuels quoi qu'on en pense. L'interprétation aussi est qu'il est terrible d'en arriver à balancer pour que le peuple, la justice prennent conscience de la réalité.[/quote] Tout est relatif, ça dépend simplement de l'opinion qu'on a de la question, et plus précisément de la relation que l'on possède avec les nouvelles technologies. Et je crois que l'interprétation que tu en fait est plus que juste, enfin pour ma part il s'agit d'une double critique, qui concerne notamment la justice, mais je crois aussi le phénomène en lui même, qui, dépendant du point de vue que l'on en a, peut-être que pour lui il ne s'agit que de "balancer", comme le disait Prolétarien, le terme est forte, et lorsqu'on connaît l'aversion du monsieur envers les réseaux sociaux, je pense qu'on peut extrapoler qu'il n'apprécie pas forcément cette forme de tribunal du peuple qui se pense inquisiteur de toute la bonne conscience du monde. Mais ça pourrait aussi être son contraire et dénoncer le fait que le peuple doit "balancer" pour qu'un jugement soit fait sur tout ces odieux personnages. Disons que sur cette ligne, l'interprétation est encore difficile, je pense qu'il faut analyser la structure entière de la chanson, pour la comprendre, on ne peut pas juste prendre une ligne et la sortir du contexte de la chanson. Néanmoins, "quoi qu'on en pense", je pense surtout que #Balancetonporc à permis à une certaine parole de se libérer, mais je pense que ce qui est aussi critiquer, c'est le fait que cette parole soit seulement libérer sur les réseaux sociaux, et pas vraiment dans la vie réelle. Après, pour parler d'outil pour une lutte, à vrai dire, vu l'appropriation qui en est fait par les médias, je n'irais pas jusque là. Puis de toute façon, Twitter, ça pourrît être cool, parler avec inconnus, partager, tout ça, tout ça. Mais non, c'est "regardez mon avis, je fais des blagues, je tweet avec les trendings topics actuels, je tire sur tout ce que la populace dénigre aussi, parce que mon avis est sacré, et vas-y que je te sorte mon argumentaire inquisiteur. N'oublie pas, Saez, c'est de la merde". Et n'oublions pas @numerobis21 qui nous dit : "Tu peux résumer la moitié de son album par "les femmes c'est des putes" Les psychologues recherchent encore l'utilité du lobe temporal et de l'analyse du langage et d'une œuvre chez les twittos. J'ai fini ma blagounette, merci.
Scylla Il y a 6 jours

Le balance ton porc est une forme de lutte avec les outils actuels quoi qu'on en pense.
L'interprétation aussi est qu'il est terrible d'en arriver à balancer pour que le peuple, la justice prennent conscience de la réalité.


Tout est relatif, ça dépend simplement de l'opinion qu'on a de la question, et plus précisément de la relation que l'on possède avec les nouvelles technologies. Et je crois que l'interprétation que tu en fait est plus que juste, enfin pour ma part il s'agit d'une double critique, qui concerne notamment la justice, mais je crois aussi le phénomène en lui même, qui, dépendant du point de vue que l'on en a, peut-être que pour lui il ne s'agit que de "balancer", comme le disait Prolétarien, le terme est forte, et lorsqu'on connaît l'aversion du monsieur envers les réseaux sociaux, je pense qu'on peut extrapoler qu'il n'apprécie pas forcément cette forme de tribunal du peuple qui se pense inquisiteur de toute la bonne conscience du monde. Mais ça pourrait aussi être son contraire et dénoncer le fait que le peuple doit "balancer" pour qu'un jugement soit fait sur tout ces odieux personnages. Disons que sur cette ligne, l'interprétation est encore difficile, je pense qu'il faut analyser la structure entière de la chanson, pour la comprendre, on ne peut pas juste prendre une ligne et la sortir du contexte de la chanson.
Néanmoins, "quoi qu'on en pense", je pense surtout que #Balancetonporc à permis à une certaine parole de se libérer, mais je pense que ce qui est aussi critiquer, c'est le fait que cette parole soit seulement libérer sur les réseaux sociaux, et pas vraiment dans la vie réelle. Après, pour parler d'outil pour une lutte, à vrai dire, vu l'appropriation qui en est fait par les médias, je n'irais pas jusque là.

Puis de toute façon, Twitter, ça pourrît être cool, parler avec inconnus, partager, tout ça, tout ça. Mais non, c'est "regardez mon avis, je fais des blagues, je tweet avec les trendings topics actuels, je tire sur tout ce que la populace dénigre aussi, parce que mon avis est sacré, et vas-y que je te sorte mon argumentaire inquisiteur. N'oublie pas, Saez, c'est de la merde". Et n'oublions pas @numerobis21 qui nous dit : "Tu peux résumer la moitié de son album par "les femmes c'est des putes"
Les psychologues recherchent encore l'utilité du lobe temporal et de l'analyse du langage et d'une œuvre chez les twittos.
J'ai fini ma blagounette, merci.

[quote="KidB"]Si les 3 premiers morceaux m'ont fait espérer un regain de créativité innatendu, la suite, incohérente au possible, est d'une médiocrité abyssale. #(auto)plagiat, #2accords #tjrlamêmerengaine. Sans cynisme, j'en suis quasiment arrivé à un point où je me demande si Saez n'est qu'une seule et même personne. Comment le même mec peut-il écrire un chef d'œuvre (pour les textes) comme "On meurt de toi" ou "Killing the Lambs" (pour la zik) et accoucher de daubes atomiques comme "Elle aimait se faire liker", "J'envoie", "Burqa". Ou peut être que l'ego démesuré du garçon, l'empêche de se dire "tiens ça c'est de la merde", du coup il garde tout et nous l'inflige. J'ai réellement été gêné à de nombreuses reprises en écoutant cette album...[/quote] Ben moi perso ça me fait du bien de retrouver le désir et le plaisir de me mettre du Saez à l'écoute. Perso ses plaintes aussi sincères soient-elles sur les attentats et les albums oiseau liberté et Lulu m'ont profondément laissé de marbre voire saoulé. Burqa jai l'impression qu'il l'a écrite pour se dire ta gueule à lui même et pour tous les gens dans mon cas. Et pourtant à la base j'ai toujours été largement plus sensible aux chansons intimistes de Damien qu'à ses chansons "revendicatrices" ou pamphlétaires. Le problème encore une fois c'est que souvent on a l'impression qu'il n'y a que le texte qui compte. Comme s'il fallait analyser chaque phrase comme si le mec pensait 100% de ce qu'il écrit.
pedrosaez Il y a 6 jours

Si les 3 premiers morceaux m'ont fait espérer un regain de créativité innatendu, la suite, incohérente au possible, est d'une médiocrité abyssale. #(auto)plagiat, #2accords #tjrlamêmerengaine. Sans cynisme, j'en suis quasiment arrivé à un point où je me demande si Saez n'est qu'une seule et même personne. Comment le même mec peut-il écrire un chef d'œuvre (pour les textes) comme "On meurt de toi" ou "Killing the Lambs" (pour la zik) et accoucher de daubes atomiques comme "Elle aimait se faire liker", "J'envoie", "Burqa". Ou peut être que l'ego démesuré du garçon, l'empêche de se dire "tiens ça c'est de la merde", du coup il garde tout et nous l'inflige. J'ai réellement été gêné à de nombreuses reprises en écoutant cette album...
Ben moi perso ça me fait du bien de retrouver le désir et le plaisir de me mettre du Saez à l'écoute. Perso ses plaintes aussi sincères soient-elles sur les attentats et les albums oiseau liberté et Lulu m'ont profondément laissé de marbre voire saoulé.
Burqa jai l'impression qu'il l'a écrite pour se dire ta gueule à lui même et pour tous les gens dans mon cas.
Et pourtant à la base j'ai toujours été largement plus sensible aux chansons intimistes de Damien qu'à ses chansons "revendicatrices" ou pamphlétaires.
Le problème encore une fois c'est que souvent on a l'impression qu'il n'y a que le texte qui compte. Comme s'il fallait analyser chaque phrase comme si le mec pensait 100% de ce qu'il écrit.

Ça y est je me suis enfin lancée dans une première écoute, seulement Humanité pour ce soir. Quelle claque!!! Je ne m'attendais pas à une telle perfection....les paroles sont lancées comme des coups de poings de boxeur, violentes, angoissées et tellement angoissantes... La magie, toujours!
caféine Il y a 6 jours

Ça y est je me suis enfin lancée dans une première écoute, seulement Humanité pour ce soir.
Quelle claque!!! Je ne m'attendais pas à une telle perfection....les paroles sont lancées comme des coups de poings de boxeur, violentes, angoissées et tellement angoissantes...
La magie, toujours!

Salut à tous ! Fraichement inscrit sur le site, mais ca fait longtemps que je vous observe, et je suis saez depuis mes 12 ans, soit maintenant 16 ans quotidiennement :) J'adore ce nouvel album, je suis assez étonné de voir si peu de gens parler d' "amour criminel" que je trouve vraiment hors norme, j'ai du déjà l'écouter 40 fois ! Après plusieurs écoutes, je ne trouve pas grand chose à jeter la dedans... (oui oui "ptite pute", quoique, après plusieurs écoute elle ne sonne pas comme à la première, et le reste de l'album aide vraiment à relativiser). Et puis "attentat"... J'adore le Saez en mode guitare sèche. Plein de choses ont déjà été dites sur l'album donc je ne vais pas vous répéter ce que j'ai pu lire, et c'est super interessant de vous lire, je me sens tellement seul en fan de Saez que je viens voir vos avis ici. D'ailleurs j'irai seul aux prochains concerts, ce serai un plaisir de rejoindre ceux d'entre vous qui le voudrons (honte a moi, ce sera mon premier... BOUUHHHHH !!! mais plus le temps passe et plus ca devient impossible pour moi de ne pas y aller) A bientôt !
sixela23 Il y a 5 jours

Salut à tous !

Fraichement inscrit sur le site, mais ca fait longtemps que je vous observe, et je suis saez depuis mes 12 ans, soit maintenant 16 ans quotidiennement

J'adore ce nouvel album, je suis assez étonné de voir si peu de gens parler d' "amour criminel" que je trouve vraiment hors norme, j'ai du déjà l'écouter 40 fois ! Après plusieurs écoutes, je ne trouve pas grand chose à jeter la dedans... (oui oui "ptite pute", quoique, après plusieurs écoute elle ne sonne pas comme à la première, et le reste de l'album aide vraiment à relativiser). Et puis "attentat"... J'adore le Saez en mode guitare sèche.

Plein de choses ont déjà été dites sur l'album donc je ne vais pas vous répéter ce que j'ai pu lire, et c'est super interessant de vous lire, je me sens tellement seul en fan de Saez que je viens voir vos avis ici. D'ailleurs j'irai seul aux prochains concerts, ce serai un plaisir de rejoindre ceux d'entre vous qui le voudrons (honte a moi, ce sera mon premier... BOUUHHHHH !!! mais plus le temps passe et plus ca devient impossible pour moi de ne pas y aller)

A bientôt !


Plus j'écoute cet album, et plus j'y vois quelque chose de métaphorique de purement premier degrés comme le sous-entendraient certains. Surtout lorsque l'on pense à la place de l'écriture dans les oeuvres de Saez (que certains ne voient pas comme importante et pas digne d'analyse, néanmoins, aussi traditionnaliste qu'il est, je le pense plus proche du terme premier de la chanson, qui est une forme poétique, que de la chanson actuelle, comme l'était Noir Désir, par exemple). Aussi bien grâce au storytelling entre "J'envoie" et "Elle aimait se faire liker", qui me semble être une forme de pamphlet que de dénonciation simple et basique au premier degrés (je reste tout de même paradoxale, vu que le pamphlet est intriséquement dénonciateur : c'est sa nature même), que par les trois premiers titres. Il a tout de même l'air de faire couler beaucoup d'encre, de par sa prétendue misogynie, ou même encore de la violence des propos (Gaston Couté et tout les auteurs maniant l'art de la truculence et de la poésie des petites gens et du verbe excessif doivent bien s'en retourner dans leur tombe, cela-dit, Brassens lui, ferait ventilateur). Enfin, pour beaucoup, ce qui fait l'objet de la critique de Saez paraît comme un épiphénomène, alors que c'est loin d'en être un, la virtualisation des relations, par exemple, ou bien la vente du corps à des fins publicitaires, qui n'est qu'une simple extension de la prostitution (surtout lorsque l'on voit le traitement qui est fait par les personnes l'ayant écouté, pour certains, à assimiler directement le mot "pute" à un mot désignant la prostituée dans son sens premier, tout en connaissant l'écriture faites des petites gens. Je sous-entends qu'il faudrait ici faire l'effort de dissocier la prostitution en tant que telle, que ce dernier n'a jamais dénoncé, et le terme de prositution qui se rapproche plus d'une extension néosémique propre à tout le jargon des anti-capitalistes qui dénonce la vente du corps à des fins proprement publicitaires. Surtout que dés que l'on parle de façon négative pour exprimer notre pensée, et je ne parle ici que d'avis ou d'opinion, nous sommes tout de suite taxés de mots avec le suffixe phobie. Le débat critique était quelque chose d'auparavant très important dans notre pays, n'est-ce-pas ? Que de consensualité, de pédanterie, aussi pour certain(e), que d'émettre leur avis inquisiteur et souverain - c'était une très grosse parenthèse quand même). [quote="X"] Et il ne faut jamais oublier que ce totalitarisme Tech part d’une haine originelle : le monde n’est pas assez, il en faut un autre. L’homme n’est pas assez, il faut le modifier. Réel et rêve que jadis certains opposaient se retrouvent ensemble main dans la main à lutter contre le monde virtuel standardisé, d’autant plus dangereux qu’il se prétend personnalisé. [/quote] Je crois que c'est précisément le point dont fait l'objet cet album. Je rajouterais surtout que par la prétention des entreprises à proposer des services faussement personnalité, cela créer une sensation de liberté, qui relève plus du simulacre que de la réelle liberté, tant-est que cette dernière existe. Tout comme les influences qui nous poussent à penser comme tel sans se questionner sur leur provenance et d'accepter directement ce que nous n'avons pas pris la peine de penser concernant la liberté. C'est la sempiternelle question de certaines luttes concernant cette dernière : peut-on permettre à quelque chose d'exister de par le simple fait qu'une majorité y adhère ? On ne peut nier que tout ces réseaux ont pris une place considérable dans une grande partie de la population occidental, et relève plus d'une névrose que d'un réelle outil (ce qu'il faut nuancer, néanmoins, mis à par la simple expression d'une personne qui est ascendante aux autres, prenons comme exemple un vidéaste, ou encore une page facebook/instagram, qui possède cet atout de position inquisitrice de sa place au sein de son milieu, de son endroit "personnalisé" par rapport aux autres personnes étant présent dessus, mais je m'égare). Il s'agit d'un tout autre monde que chacun pense façonner à son image par son bon droit, tout en étant qu'un client d'un service proposé gratuitement. Le monde des réseaux sociaux telle qu'il est décrit relève plus d'une pensée phantasmagorique, et c'est précisément celle qui touche le plus de personne : l'art de faire de son image un simulacre d'une vie attirante, précisément, celle que l'on ne possède pas, ou la seule partie qui ne peut nous donner que bonne image est bonne conscience ("J'envoie mes névro-narcissique - la névrose étant, dans le continuum du normal au pathologique, un trouble présent chez des personnes ne présentant pas de troubles véritablement pathologique, il s'agit néanmoins d'un trouble), ou l'expression d'une liberté qui n'est en réalité que l'expression d'un désir d'existence, car la vie en dehors des réseaux sociaux ne relève que de ce qu'elle est : la réalité, maussade et inaltérable. C'est comme le besoin de fiction dans notre existence : l'homme émet une perpétuelle mise en scène de son existence, tout aussi bien dans la réalité, que dans les réseaux sociaux, qui sont surement les réceptacles les plus receveurs de cette pensée. Je rajouterais encore que le reproche qui lui est fait d'être soit-disant "antisystème" est complétement biaisé et plutôt stupide, surtout lorsqu'il a toujours dit ne jamais avoir été quelqu'un de proprement engagé. Il n'est pas antisystème, mais plutôt dans le changement de celui-ci, la nuance est très différente. Puis concernant le geste de mettre une partie plus grande de son œuvre sur les sites de streaming n'est pas foncièrement quelque chose dénué de sens, tant on sait que ce derniers sont en majorité utilisé par une population assez jeune. Et surtout de l'avoir fait après la sortie de l'album, ça me semble pleins de sens, en réalité.
Scylla Il y a 5 jours

Plus j'écoute cet album, et plus j'y vois quelque chose de métaphorique de purement premier degrés comme le sous-entendraient certains. Surtout lorsque l'on pense à la place de l'écriture dans les oeuvres de Saez (que certains ne voient pas comme importante et pas digne d'analyse, néanmoins, aussi traditionnaliste qu'il est, je le pense plus proche du terme premier de la chanson, qui est une forme poétique, que de la chanson actuelle, comme l'était Noir Désir, par exemple). Aussi bien grâce au storytelling entre "J'envoie" et "Elle aimait se faire liker", qui me semble être une forme de pamphlet que de dénonciation simple et basique au premier degrés (je reste tout de même paradoxale, vu que le pamphlet est intriséquement dénonciateur : c'est sa nature même), que par les trois premiers titres.

Il a tout de même l'air de faire couler beaucoup d'encre, de par sa prétendue misogynie, ou même encore de la violence des propos (Gaston Couté et tout les auteurs maniant l'art de la truculence et de la poésie des petites gens et du verbe excessif doivent bien s'en retourner dans leur tombe, cela-dit, Brassens lui, ferait ventilateur). Enfin, pour beaucoup, ce qui fait l'objet de la critique de Saez paraît comme un épiphénomène, alors que c'est loin d'en être un, la virtualisation des relations, par exemple, ou bien la vente du corps à des fins publicitaires, qui n'est qu'une simple extension de la prostitution (surtout lorsque l'on voit le traitement qui est fait par les personnes l'ayant écouté, pour certains, à assimiler directement le mot "pute" à un mot désignant la prostituée dans son sens premier, tout en connaissant l'écriture faites des petites gens. Je sous-entends qu'il faudrait ici faire l'effort de dissocier la prostitution en tant que telle, que ce dernier n'a jamais dénoncé, et le terme de prositution qui se rapproche plus d'une extension néosémique propre à tout le jargon des anti-capitalistes qui dénonce la vente du corps à des fins proprement publicitaires. Surtout que dés que l'on parle de façon négative pour exprimer notre pensée, et je ne parle ici que d'avis ou d'opinion, nous sommes tout de suite taxés de mots avec le suffixe phobie. Le débat critique était quelque chose d'auparavant très important dans notre pays, n'est-ce-pas ? Que de consensualité, de pédanterie, aussi pour certain(e), que d'émettre leur avis inquisiteur et souverain - c'était une très grosse parenthèse quand même).


Et il ne faut jamais oublier que ce totalitarisme Tech part d’une haine originelle : le monde n’est pas assez, il en faut un autre. L’homme n’est pas assez, il faut le modifier. Réel et rêve que jadis certains opposaient se retrouvent ensemble main dans la main à lutter contre le monde virtuel standardisé, d’autant plus dangereux qu’il se prétend personnalisé.


Je crois que c'est précisément le point dont fait l'objet cet album. Je rajouterais surtout que par la prétention des entreprises à proposer des services faussement personnalité, cela créer une sensation de liberté, qui relève plus du simulacre que de la réelle liberté, tant-est que cette dernière existe. Tout comme les influences qui nous poussent à penser comme tel sans se questionner sur leur provenance et d'accepter directement ce que nous n'avons pas pris la peine de penser concernant la liberté. C'est la sempiternelle question de certaines luttes concernant cette dernière : peut-on permettre à quelque chose d'exister de par le simple fait qu'une majorité y adhère ? On ne peut nier que tout ces réseaux ont pris une place considérable dans une grande partie de la population occidental, et relève plus d'une névrose que d'un réelle outil (ce qu'il faut nuancer, néanmoins, mis à par la simple expression d'une personne qui est ascendante aux autres, prenons comme exemple un vidéaste, ou encore une page facebook/instagram, qui possède cet atout de position inquisitrice de sa place au sein de son milieu, de son endroit "personnalisé" par rapport aux autres personnes étant présent dessus, mais je m'égare). Il s'agit d'un tout autre monde que chacun pense façonner à son image par son bon droit, tout en étant qu'un client d'un service proposé gratuitement. Le monde des réseaux sociaux telle qu'il est décrit relève plus d'une pensée phantasmagorique, et c'est précisément celle qui touche le plus de personne : l'art de faire de son image un simulacre d'une vie attirante, précisément, celle que l'on ne possède pas, ou la seule partie qui ne peut nous donner que bonne image est bonne conscience ("J'envoie mes névro-narcissique - la névrose étant, dans le continuum du normal au pathologique, un trouble présent chez des personnes ne présentant pas de troubles véritablement pathologique, il s'agit néanmoins d'un trouble), ou l'expression d'une liberté qui n'est en réalité que l'expression d'un désir d'existence, car la vie en dehors des réseaux sociaux ne relève que de ce qu'elle est : la réalité, maussade et inaltérable. C'est comme le besoin de fiction dans notre existence : l'homme émet une perpétuelle mise en scène de son existence, tout aussi bien dans la réalité, que dans les réseaux sociaux, qui sont surement les réceptacles les plus receveurs de cette pensée.

Je rajouterais encore que le reproche qui lui est fait d'être soit-disant "antisystème" est complétement biaisé et plutôt stupide, surtout lorsqu'il a toujours dit ne jamais avoir été quelqu'un de proprement engagé. Il n'est pas antisystème, mais plutôt dans le changement de celui-ci, la nuance est très différente. Puis concernant le geste de mettre une partie plus grande de son œuvre sur les sites de streaming n'est pas foncièrement quelque chose dénué de sens, tant on sait que ce derniers sont en majorité utilisé par une population assez jeune. Et surtout de l'avoir fait après la sortie de l'album, ça me semble pleins de sens, en réalité.