Cela fait longtemps que je songe à ouvrir un topic dans lequel je relaierai un article sélectionné chaque semaine dans Charlie Hebdo, il est temps de passer des paroles aux actes! Parfois injustement décrié pour ses Unes tape à l'oeil, pour qui prend la peine de s'interesser au contenu, ce journal recèle d'analyses pertinentes concernant des sujets divers et variés tels que l'écologie, la politique, l'économie, la science, la littérature ou l'art en général. Dans un monde où les médias appartiennent majoritairement à des milliardaires (Martin Bouygues pour le groupe TF1, Bernard Arnaud pour les Échos et le Parisien, Dassault pour Le Figaro, François Pinault pour Le Point, Bolorré pour Canal+, Patrick Drahi pour L'express et Libération, Xavier Niel pour Le Monde,... etc), les journaux indépendants comme Charlie Hebdo sont des raretés aussi précieuses que dignes d'intérêts. Loin d'avoir une ligne éditoriale binaire ou monochrome, il arrive fréquemment que les différents chroniqueurs de Charlie Hebdo manifestent des opinions divergentes ou contrastées (GPA, gilets jaunes,...etc), ce qui enrichie les réflexions et donne de la hauteur au débat. [IMG]https://pbs.twimg.com/profile_images/1014155911659704329/00IrPqCW_400x400.jpg[/IMG] P.S.: ne pouvant pas enchainer les messages du fait de la modération automatique, je retranscrirai un 1er article plus tard.
Koolseb Il y a 2 ans

Cela fait longtemps que je songe à ouvrir un topic dans lequel je relaierai un article sélectionné chaque semaine dans Charlie Hebdo, il est temps de passer des paroles aux actes!

Parfois injustement décrié pour ses Unes tape à l'oeil, pour qui prend la peine de s'interesser au contenu, ce journal recèle d'analyses pertinentes concernant des sujets divers et variés tels que l'écologie, la politique, l'économie, la science, la littérature ou l'art en général.

Dans un monde où les médias appartiennent majoritairement à des milliardaires (Martin Bouygues pour le groupe TF1, Bernard Arnaud pour les Échos et le Parisien, Dassault pour Le Figaro, François Pinault pour Le Point, Bolorré pour Canal+, Patrick Drahi pour L'express et Libération, Xavier Niel pour Le Monde,... etc), les journaux indépendants comme Charlie Hebdo sont des raretés aussi précieuses que dignes d'intérêts.

Loin d'avoir une ligne éditoriale binaire ou monochrome, il arrive fréquemment que les différents chroniqueurs de Charlie Hebdo manifestent des opinions divergentes ou contrastées (GPA, gilets jaunes,...etc), ce qui enrichie les réflexions et donne de la hauteur au débat.




P.S.: ne pouvant pas enchainer les messages du fait de la modération automatique, je retranscrirai un 1er article plus tard.

ah ben nan, baillonné par la modération automatique :( (d'ailleurs j'ai une question sur cette modération que je vais mettre au bon endroit) moi j'ai lu un truc intéressant dans le Charlie Hebdo du 21Novembre, sur le tourisme en Irlande du Nord, Belfast est apparemment classé parmi les premières destinations touristiques d'Europe par Tripadvisor. (sic)
Eléa Il y a 2 ans

ah ben nan, baillonné par la modération automatique (d'ailleurs j'ai une question sur cette modération que je vais mettre au bon endroit)

moi j'ai lu un truc intéressant dans le Charlie Hebdo du 21Novembre, sur le tourisme en Irlande du Nord, Belfast est apparemment classé parmi les premières destinations touristiques d'Europe par Tripadvisor. (sic)

Et oui @Eléa, le tourisme lié aux séries se développe énormément, les gens se déplacent en Irlande du Nord pour fouler les paysages vus dans Game of Throne! Plus facile et abordable que d'aller admirer le théâtre de certaines scènes du Seigneur des Anneaux tournées en Nouvelle Zélande... Récemment une de mes collègues est allée au Mexique. Son leitmotiv? Assister à la fête des morts, qu'elle avait découverte au détour d'un épisode d'une série. Au rang du tourisme "netflix", on pourrait encore citer le désert de Bardenas Reales en espagne , popularisé lui aussi par Game of Throne, entre autres films. Bref, rester vautrer à longueur de soirées devant des séries, ça semble paradoxalement faire voyager! ^^ [B]L'essence même du capitalisme[/B] [I]Jacques Littauer Charlie Hebdo n°1373 14 novembre 2018[/I] En 1960, seul un ménage sur trois possédait une "auto (et ils étaient aussi peu nombreux à avoir un réfrigérateur). Aujourd'hui, un nombre quasi identique de familles possède au moins deux véhicules. Ce qui était un privilège il y a deux générations est devenu un bien possédé par tous, et indispensable à un grand nombre. Autre façon de dire la même chose: en 1960, les transports ne représentaient que 11% des dépenses, contre près de 20% aujourd'hui. (Rien à voir, mais rigolo: dans le même temps, la part de la bouffe est passé de 38% à 25%.) Or les voitures consomment deux fois moins qu'il y a cinquante ans, et, avec une heure de smic, on peut acheter deux fois plus d'essence que dans les années 70 (eh oui). Ainsi, au final, une heure de smic permettait de rouler 30km en 1973, mais... 130km aujourd'hui. Et pourtant, le budget essence de nombreuses familles ne cesse de s'alourdir. Comment est ce possible? Deux raisons: parceque les distances ce sont considérablement allongées, et que, de plus en plus souvent, les deux adultes du ménage doivent conduire pour aller travailler. Ainsi, si tant de familles sont piégées par leur dépendance au gasoil, c'est parce qu'elles ont, hier, voulu posséder leur maison individuelle, forcément éloignée des centre-villes et ne pouvant évidemment pas être désservie par les transports en commun, même si certains ne se privent pas pour le demander. Mais ce choix n'en a souvent pas été un, lorsque les ménages ont été chassés du coeur des villes à cause de la spéculation immobilière, tolérée par l'inconscience des municipalités et des gouvernements. Certains ont alors justifié leur incapacité à vivre là où ils le souhaitaient - c'est-à-dire près des écoles, de leur travail, de leurs amis, du ciné et du restau - par "le choix de donner une chambre à chacun de leurs enfants". La voiture, on nous a aussi bien aidé à la "préférer", avec ces centres commerciaux toujours plus plantés au milieu de rien, et ces "villes nouvelles" que l'on a oublié de relier par des transports en commun efficaces. Et cela ne s'est pas arrêté dans les années 70. Les mêmes absurdités se produisent encore aujourd'hui, à l'image du gigantesque plateau de Saclay, au sud de Paris, qui doit devenir la "Silicon Valley à la française", mais ou aucun chercheur ne veut aller car l'endroit est inaccessible en transports en commun. C'est la tout le paradoxe de la voiture: alors qu'elle est le lieu ultime de l'individualité, celui qui nous permet d'être coupé des autres, d'écouter notre musique, de regarder nos textos aux feux rouges et de nous curer le nez, elle est aussi une prison à roulettes dans laquelle des millions de personnes sont contraintes d'embarquer quotidiennement à cause de décisions économiques et urbanistiques auxquelles elles n'ont jamais pu participer. Maintenant, prenons un peu hauteur, si vous le voulez bien: avec de bons boulots, des salaires corrects et de faibles loyers (ça fait beaucoup de "si", on est d'accord), il n'y aurait pas une telle révolte des "gilets jaunes". L'épisode actuel nous rappelle cette évidence: sans profonde refonte préalable de notre société, et notamment une massive redistribution des richesses, les efforts de la transition écologique n'ont aucune chance d'être acceptés. ●
Koolseb Il y a 2 ans

Et oui Eléa, le tourisme lié aux séries se développe énormément, les gens se déplacent en Irlande du Nord pour fouler les paysages vus dans Game of Throne! Plus facile et abordable que d'aller admirer le théâtre de certaines scènes du Seigneur des Anneaux tournées en Nouvelle Zélande...
Récemment une de mes collègues est allée au Mexique. Son leitmotiv? Assister à la fête des morts, qu'elle avait découverte au détour d'un épisode d'une série.
Au rang du tourisme "netflix", on pourrait encore citer le désert de Bardenas Reales en espagne , popularisé lui aussi par Game of Throne, entre autres films.
Bref, rester vautrer à longueur de soirées devant des séries, ça semble paradoxalement faire voyager!




L'essence même du capitalisme
Jacques Littauer
Charlie Hebdo n°1373
14 novembre 2018


En 1960, seul un ménage sur trois possédait une "auto (et ils étaient aussi peu nombreux à avoir un réfrigérateur). Aujourd'hui, un nombre quasi identique de familles possède au moins deux véhicules. Ce qui était un privilège il y a deux générations est devenu un bien possédé par tous, et indispensable à un grand nombre.

Autre façon de dire la même chose: en 1960, les transports ne représentaient que 11% des dépenses, contre près de 20% aujourd'hui. (Rien à voir, mais rigolo: dans le même temps, la part de la bouffe est passé de 38% à 25%.)
Or les voitures consomment deux fois moins qu'il y a cinquante ans, et, avec une heure de smic, on peut acheter deux fois plus d'essence que dans les années 70 (eh oui). Ainsi, au final, une heure de smic permettait de rouler 30km en 1973, mais... 130km aujourd'hui.
Et pourtant, le budget essence de nombreuses familles ne cesse de s'alourdir. Comment est ce possible? Deux raisons: parceque les distances ce sont considérablement allongées, et que, de plus en plus souvent, les deux adultes du ménage doivent conduire pour aller travailler.

Ainsi, si tant de familles sont piégées par leur dépendance au gasoil, c'est parce qu'elles ont, hier, voulu posséder leur maison individuelle, forcément éloignée des centre-villes et ne pouvant évidemment pas être désservie par les transports en commun, même si certains ne se privent pas pour le demander.
Mais ce choix n'en a souvent pas été un, lorsque les ménages ont été chassés du coeur des villes à cause de la spéculation immobilière, tolérée par l'inconscience des municipalités et des gouvernements. Certains ont alors justifié leur incapacité à vivre là où ils le souhaitaient - c'est-à-dire près des écoles, de leur travail, de leurs amis, du ciné et du restau - par "le choix de donner une chambre à chacun de leurs enfants".

La voiture, on nous a aussi bien aidé à la "préférer", avec ces centres commerciaux toujours plus plantés au milieu de rien, et ces "villes nouvelles" que l'on a oublié de relier par des transports en commun efficaces. Et cela ne s'est pas arrêté dans les années 70. Les mêmes absurdités se produisent encore aujourd'hui, à l'image du gigantesque plateau de Saclay, au sud de Paris, qui doit devenir la "Silicon Valley à la française", mais ou aucun chercheur ne veut aller car l'endroit est inaccessible en transports en commun.

C'est la tout le paradoxe de la voiture: alors qu'elle est le lieu ultime de l'individualité, celui qui nous permet d'être coupé des autres, d'écouter notre musique, de regarder nos textos aux feux rouges et de nous curer le nez, elle est aussi une prison à roulettes dans laquelle des millions de personnes sont contraintes d'embarquer quotidiennement à cause de décisions économiques et urbanistiques auxquelles elles n'ont jamais pu participer.

Maintenant, prenons un peu hauteur, si vous le voulez bien: avec de bons boulots, des salaires corrects et de faibles loyers (ça fait beaucoup de "si", on est d'accord), il n'y aurait pas une telle révolte des "gilets jaunes". L'épisode actuel nous rappelle cette évidence: sans profonde refonte préalable de notre société, et notamment une massive redistribution des richesses, les efforts de la transition écologique n'ont aucune chance d'être acceptés. ●

"[I]Les moches en burqa et puis les bonnes en bikini Ma religion a moi vit dans tous les pays Moi j’dis les moches en burqa et puis les bonnes en bikini[/I]" (Damien Saez, [I]Burqa[/I]) + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + [IMG]http://3.bp.blogspot.com/-TZZLCKEephg/VLH7MxKHtAI/AAAAAAAAFvI/ZV1ZKB6P_dE/s1600/Oui%2Bau%2Bport%2Bde%2Bla%2Bburqa.jpg[/IMG] [IMG]http://2.bp.blogspot.com/_11JItlXwFPc/S2X-p31zodI/AAAAAAAAAh8/CRtldcQLv_4/s320/25.01.10.4.jpg[/IMG]
Koolseb Il y a 2 ans

"Les moches en burqa et puis les bonnes en bikini
Ma religion a moi vit dans tous les pays

Moi j’dis les moches en burqa et puis les bonnes en bikini
"

(Damien Saez, Burqa)

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + +




[quote="Koolseb"][IMG]http://2.bp.blogspot.com/_11JItlXwFPc/S2X-p31zodI/AAAAAAAAAh8/CRtldcQLv_4/s320/25.01.10.4.jpg[/IMG][/quote]"je veux bien qu'une femme cache sa gueule tant que je peux voir son cul" Ok vu Bigard
Theo Putnam Il y a 2 ans

"je veux bien qu'une femme cache sa gueule tant que je peux voir son cul"

Ok vu Bigard

Au lieu de citer Bigard, tu ferais mieux de citer Saez, autant rester dans le thème. Et Saez à l'humour et l'intelligence, ça ne gâche rien... Que vive les "feux de paille féministes" comme dirait Damien! Puisqu'au XXIème siècle on en est encore réduit à devoir expliquer ce qu'est un dessins satirique à un peuple aseptisé du cerveau biberonné aux réseaux (a)sociaux, voici le mode d'emploi pour interpréter les dessins de CH et les chansons de Saez: [IMG]https://pbs.twimg.com/media/CY8bj7AWwAAcrGJ.jpg[/IMG] https://pbs.twimg.com/media/CY8bj7AWwAAcrGJ.jpg
Koolseb Il y a 2 ans

Au lieu de citer Bigard, tu ferais mieux de citer Saez, autant rester dans le thème. Et Saez à l'humour et l'intelligence, ça ne gâche rien...

Que vive les "feux de paille féministes" comme dirait Damien!

Puisqu'au XXIème siècle on en est encore réduit à devoir expliquer ce qu'est un dessins satirique à un peuple aseptisé du cerveau biberonné aux réseaux (a)sociaux, voici le mode d'emploi pour interpréter les dessins de CH et les chansons de Saez:

https://pbs.twimg.com/media/CY8bj7AWwAAcrGJ.jpg

je ne citais personne en fait, je traduisais l'image. Je connais pas assez bigard pour citer son "travail" Ah et la caricature, et l'humour, c'est inverser le rapport de force, pas l'alimenter
Theo Putnam Il y a 2 ans

je ne citais personne en fait, je traduisais l'image.
Je connais pas assez bigard pour citer son "travail"

Ah et la caricature, et l'humour, c'est inverser le rapport de force, pas l'alimenter

[B]L'habit ne fait pas le viol[/B] [I]E. Lalande Charlie Hebdo n°1376 5 décembre 2018[/I] Le musée de la femme à Dakar, au Sénégal, expose jusqu'au 10 décembre les vêtements qu'ont portés des victimes au moment de leur viol. Pantalon, robe de petite fille, tenue militaire, pagne et débardeur, nuisette portée dans l'intimité du couple, minijupe,... : les tenues les plus banales s'y succèdent, accompagnées du témoignage glaçant de ces femmes, collègues, passantes, mineures ou vieilles dames. Intitulée "[I]T'étais habillée comment?[/I]", l'exposition mériterait un petit passage par l'hexagone, où, c'est bien connu, les victimes de viol sont systématiquement habillées comme des putes. ●
Koolseb Il y a 2 ans

L'habit ne fait pas le viol
E. Lalande
Charlie Hebdo n°1376
5 décembre 2018


Le musée de la femme à Dakar, au Sénégal, expose jusqu'au 10 décembre les vêtements qu'ont portés des victimes au moment de leur viol.

Pantalon, robe de petite fille, tenue militaire, pagne et débardeur, nuisette portée dans l'intimité du couple, minijupe,... : les tenues les plus banales s'y succèdent, accompagnées du témoignage glaçant de ces femmes, collègues, passantes, mineures ou vieilles dames.

Intitulée "T'étais habillée comment?", l'exposition mériterait un petit passage par l'hexagone, où, c'est bien connu, les victimes de viol sont systématiquement habillées comme des putes. ●

[B]La gauche cible la littérature pour enfants[/B] [I]Laure Daussy Charlie Hebdo n°1376 5 décembre 2018[/I] "Avant la censure venait de l'extrême droite, puis de la droite avec la manif pour tous, et maintenant, c'est de la gauche bien pensante." Marie-Aude Murail écrit des romans pour les adolescents depuis trente ans, c'est une des premières à avoir parlé d'homosexualité dans le livre [I]Oh, boy![/I], publié il y a presque 20 ans. Mais aujourd'hui, elle avoue appréhender les réactions sur les réseaux sociaux. Elle a été accusée de "grossophobie" pour cette phrase dans la bouche d'un de ses personnages, une petite fille qui disait d'une dame dont elle apprend ensuite qu'elle est enceinte: "Elle est grosse mais elle est gentille." C'est une bibliothècaire qui a sorti la phrase de son contexte pour la jeter en patûre sur les réseaux sociaux. "Aujourd'hui, les gens ne savent plus lire, on attribue à l'auteur les propos qui sont ceux d'une personnage", déplore Marie-Aude Murail. Autre polémique à laquelle elle a du faire face: sur Facebook, une certaine "Maman végane" l'a accusée d'inciter à la cruauté envers les animaux. Et quelle est la phrase du crime? "[I]Milo tape riri le rat[/I]", présente dans un manuel de lecture pour enfants. Une pétition signée par quelque 2 000 personnes, adressée au ministre de l'Education nationale, à même demandé le retrait du livre. Marie-Aude Murail n'est pas la seule à faire les frais du "ressenti" des lecteurs. En mars dernier, les éditions Milan ont dû renoncer à rééditer l'ouvrage [I]On a chopé la puberté[/I]. Une véritable curée contre les auteurs avait été lancée sur les réseaux sociaux, et une pétition fut signée par plus de 130 000 personnes pour interdire le livre. Celui-ci proposait, il est vrai, des conseils peu judicieux et parfois sexistes aux petites filles: "[I]Grandir, c'est bien car cela donne ENFIN le droit de porter du gars à paupières, du gloss, voire du mascara au collège[/I], où un passage sur les tétons pour draguer les garçons. Mais fallait-il pour autant demander son interdiction? Il y a encore quatre ans, en 2014, au plus fort de l'hystérie sur les questions de genre, c'était la droite qui appelait à la censure, avec un Jean François Copé qui voulait interdire l'ouvrage [I]Tous a poil![/I], sur la nudité expliquée aux petits. Désormais, c'est une partie de la gauche, sous couvert de combats contre les discriminations, qui se réjouit d'avoir fait détruire un livre... Pour éviter cela, Marie-Aude Murail prend désormais les devants: avant de republier d'anciens livres, elle demande une relecture pour savoir si des éléments peuvent choquer. Sur le sexisme aussi, l'auteure a modifié des dialogues, pour rendre un personnage moins "macho". "Je trouvais auparavant que le machisme faisait partie de la séduction de se personnage. Aujourd'hui, j'ai changé d'avis." C'est toute la complexité d'une oeuvre, toujours vivante, si on ne la détruit pas. ●
Koolseb Il y a 2 ans

La gauche cible la littérature pour enfants
Laure Daussy
Charlie Hebdo n°1376
5 décembre 2018


"Avant la censure venait de l'extrême droite, puis de la droite avec la manif pour tous, et maintenant, c'est de la gauche bien pensante."
Marie-Aude Murail écrit des romans pour les adolescents depuis trente ans, c'est une des premières à avoir parlé d'homosexualité dans le livre Oh, boy!, publié il y a presque 20 ans. Mais aujourd'hui, elle avoue appréhender les réactions sur les réseaux sociaux. Elle a été accusée de "grossophobie" pour cette phrase dans la bouche d'un de ses personnages, une petite fille qui disait d'une dame dont elle apprend ensuite qu'elle est enceinte: "Elle est grosse mais elle est gentille."
C'est une bibliothècaire qui a sorti la phrase de son contexte pour la jeter en patûre sur les réseaux sociaux.
"Aujourd'hui, les gens ne savent plus lire, on attribue à l'auteur les propos qui sont ceux d'une personnage", déplore Marie-Aude Murail.

Autre polémique à laquelle elle a du faire face: sur Facebook, une certaine "Maman végane" l'a accusée d'inciter à la cruauté envers les animaux. Et quelle est la phrase du crime?
"Milo tape riri le rat", présente dans un manuel de lecture pour enfants. Une pétition signée par quelque 2 000 personnes, adressée au ministre de l'Education nationale, à même demandé le retrait du livre.

Marie-Aude Murail n'est pas la seule à faire les frais du "ressenti" des lecteurs. En mars dernier, les éditions Milan ont dû renoncer à rééditer l'ouvrage On a chopé la puberté. Une véritable curée contre les auteurs avait été lancée sur les réseaux sociaux, et une pétition fut signée par plus de 130 000 personnes pour interdire le livre. Celui-ci proposait, il est vrai, des conseils peu judicieux et parfois sexistes aux petites filles: "Grandir, c'est bien car cela donne ENFIN le droit de porter du gars à paupières, du gloss, voire du mascara au collège, où un passage sur les tétons pour draguer les garçons. Mais fallait-il pour autant demander son interdiction?
Il y a encore quatre ans, en 2014, au plus fort de l'hystérie sur les questions de genre, c'était la droite qui appelait à la censure, avec un Jean François Copé qui voulait interdire l'ouvrage Tous a poil!, sur la nudité expliquée aux petits. Désormais, c'est une partie de la gauche, sous couvert de combats contre les discriminations, qui se réjouit d'avoir fait détruire un livre...

Pour éviter cela, Marie-Aude Murail prend désormais les devants: avant de republier d'anciens livres, elle demande une relecture pour savoir si des éléments peuvent choquer. Sur le sexisme aussi, l'auteure a modifié des dialogues, pour rendre un personnage moins "macho".
"Je trouvais auparavant que le machisme faisait partie de la séduction de se personnage. Aujourd'hui, j'ai changé d'avis."

C'est toute la complexité d'une oeuvre, toujours vivante, si on ne la détruit pas. ●

[IMG]https://pix.blizzart.net/image/1544952072/original.jpg[/IMG] Riss [I]Charlie Hebdo n°1377 12 décembre 2018[/I]
Koolseb Il y a 2 ans



Riss
Charlie Hebdo n°1377
12 décembre 2018

[B]Roi des salons[/B] Nadège Hubert [I]Charlie Hebdo n°1378 19 décembre 2018[/I] 8 sapins sur 10 vendus en France sont des Nordmann. Résistants, ils gardent leurs aiguilles. Mais il y a quand même un hic: ils poussent sur des terres traitées copieusement au glyphosate. Parce que, c'est bien connu, les herbes folles nuisent à leur croissance. Sous vos sapins, en plus des cadeaux, une bonne bouffée de pesticides pour Noël, et c'est offert par Monsanto! ●
Koolseb Il y a 2 ans

Roi des salons
Nadège Hubert
Charlie Hebdo n°1378
19 décembre 2018


8 sapins sur 10 vendus en France sont des Nordmann.
Résistants, ils gardent leurs aiguilles.
Mais il y a quand même un hic: ils poussent sur des terres traitées copieusement au glyphosate.
Parce que, c'est bien connu, les herbes folles nuisent à leur croissance.
Sous vos sapins, en plus des cadeaux, une bonne bouffée de pesticides pour Noël, et c'est offert par Monsanto! ●

Visiblement Charlie fait toujours de la désinformation sur le glyphosate...
melie Il y a 2 ans

Visiblement Charlie fait toujours de la désinformation sur le glyphosate...

[quote="Koolseb"] Parce que, c'est bien connu, les herbes folles nuisent à leur croissance. [/quote] Bien oui, justement, c'est bien pour ça qu'on désherbe, ça entre en compétition avec les plantes que l'on veux cultiver pour les ressources présentes dans la terre
petit nounours Il y a 2 ans


Parce que, c'est bien connu, les herbes folles nuisent à leur croissance.

Bien oui, justement, c'est bien pour ça qu'on désherbe, ça entre en compétition avec les plantes que l'on veux cultiver pour les ressources présentes dans la terre


Oui c'est bien connu le glyphosate est bon pour la santé, c'est d'ailleurs conseillé de s'en asperger les amygdales 3 fois par jour! J'ai 3 de mes potes qui ont fait agro, un travail dans un bureau d'étude dans le domaine, je suis très bien renseigné sur le glyphosate. Je sais que le vrai problème avec le glyphosate c'est pas forcément l'agriculteur, mais plutôt le particulier qui va balancer la fin de son pulvérisateur au fossé. Néanmoins ça reste un composé toxique à son contact et lorsqu'il ruisselle dans les nappes phréatiques. Et contrairement à ce que le ptitnounours qui n'a jamais traversé le périph et qui n'a jamais vu à quoi ressemblait un sous bois d'une forêt de pinède (sinon tu saurais que la végétation y est rare, voir quasi inexistante), les mauvaises herbes sont loin d'être un danger proéminent rentrant en compétition avec le système racinaire des sapins. Il est tout à fait possible de se passer de glyphosate dans la sylviculture. M'enfin bon, à priori y'a une nouvelle forme de bobo: le bobo anti-ecolo... 😂 + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + [url=https://pix.blizzart.net/image/1545513129][img]https://pix.blizzart.net/image/1545513129/medium.jpg[/img][/url] Coco [I]Charlie Hebdo n°1378 19 décembre 2018[/I]
Koolseb Il y a 2 ans

Oui c'est bien connu le glyphosate est bon pour la santé, c'est d'ailleurs conseillé de s'en asperger les amygdales 3 fois par jour! J'ai 3 de mes potes qui ont fait agro, un travail dans un bureau d'étude dans le domaine, je suis très bien renseigné sur le glyphosate. Je sais que le vrai problème avec le glyphosate c'est pas forcément l'agriculteur, mais plutôt le particulier qui va balancer la fin de son pulvérisateur au fossé. Néanmoins ça reste un composé toxique à son contact et lorsqu'il ruisselle dans les nappes phréatiques. Et contrairement à ce que le ptitnounours qui n'a jamais traversé le périph et qui n'a jamais vu à quoi ressemblait un sous bois d'une forêt de pinède (sinon tu saurais que la végétation y est rare, voir quasi inexistante), les mauvaises herbes sont loin d'être un danger proéminent rentrant en compétition avec le système racinaire des sapins. Il est tout à fait possible de se passer de glyphosate dans la sylviculture. M'enfin bon, à priori y'a une nouvelle forme de bobo: le bobo anti-ecolo... 😂

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Coco
Charlie Hebdo n°1378
19 décembre 2018

On ne va quand même pas dire que le glyphosate est bon pour la planète ou la santé j'avoue je comprends pas là
AnonymeIl y a 2 ans

On ne va quand même pas dire que le glyphosate est bon pour la planète ou la santé j'avoue je comprends pas là

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + [url=https://pix.blizzart.net/image/1545513129][img]https://pix.blizzart.net/image/1545513129/medium.jpg[/img][/url] Coco [I]Charlie Hebdo n°1378 19 décembre 2018[/I][/quote] Quoi Koolseb?? Un dessin qui caricature la religion chretienne!!!??et surtout le prophete!! Ah oui c est pas au catalogue des indignations Vive charlie hebdo
Damien Chaise Il y a 2 ans


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Coco
Charlie Hebdo n°1378
19 décembre 2018
[/quote]

Quoi Koolseb?? Un dessin qui caricature la religion chretienne!!!??et surtout le prophete!!
Ah oui c est pas au catalogue des indignations

Vive charlie hebdo

On sent pourtant bien toute l'islamophobie qui dégouline de cette caricature, fait donc un effort... 🙄
Koolseb Il y a 2 ans

On sent pourtant bien toute l'islamophobie qui dégouline de cette caricature, fait donc un effort... 🙄

Ben alors quoi @petit_nounours t'as jamais traversé le périphérique ?! Tu t'es jamais rincé la bouche au glyphosate?! Alors viens passer un weekend chez moi, on fera la fête avec les voisins, on finira tous nos fonds de pulvérisateurs en les mélangeant avec du diabolo grenadine, et on gambadera dans les champs avec le lapin <3
caféine Il y a 2 ans

Ben alors quoi petit nounours t'as jamais traversé le périphérique ?! Tu t'es jamais rincé la bouche au glyphosate?! Alors viens passer un weekend chez moi, on fera la fête avec les voisins, on finira tous nos fonds de pulvérisateurs en les mélangeant avec du diabolo grenadine, et on gambadera dans les champs avec le lapin <3

[quote="melie"]Visiblement Charlie fait toujours de la désinformation sur le glyphosate...[/quote]Charlie fait beaucoup de chose, on peut presque parler de sputnik à ce stade. D'ailleurs, précédement avait un topic pour alchimie, on devrait ptet renommer ce topic comme étant celui de koolseb? Fin je veux dire vue qu'il y a qu'une seule et unique source.
Theo Putnam Il y a 2 ans

Visiblement Charlie fait toujours de la désinformation sur le glyphosate...
Charlie fait beaucoup de chose, on peut presque parler de sputnik à ce stade.
D'ailleurs, précédement avait un topic pour alchimie, on devrait ptet renommer ce topic comme étant celui de koolseb? Fin je veux dire vue qu'il y a qu'une seule et unique source.

Et du coup on renomme le forum "A la frontière du sexisme" en "L'espace de Suzie la misandrie" vu que tu es la seule à y déverser ta haine et à relayer tes tweets insipides d'ados prépubères? Allons allons, tu as toi même convenu il y a quelques jours qu'il y avait de bonnes choses dans Charlie Hebdo au vue de ce que je relayais. D'ailleurs plusieurs personnes trouvent ce topic intéressant. Et je n'interdit personne de relayer les articles de CH qui les ont intéressés, au contraire, il y aurait matière tellement ce journal recèle de bons papiers et dessins. Mais bon, on sent que tu es entrain de perdre les pédales en ce moment et que la rage te fais dire des choses incohérentes. Reprend toi, petite. C'est dommage, vu ton estime pour la religion chrétienne et ta joie de voir l'Irlande enfin autoriser l'IVG, tu devrais saluer la caricature ci-dessus! Excellente, n'est ce pas? 🙄
Koolseb Il y a 2 ans

Et du coup on renomme le forum "A la frontière du sexisme" en "L'espace de Suzie la misandrie" vu que tu es la seule à y déverser ta haine et à relayer tes tweets insipides d'ados prépubères?

Allons allons, tu as toi même convenu il y a quelques jours qu'il y avait de bonnes choses dans Charlie Hebdo au vue de ce que je relayais. D'ailleurs plusieurs personnes trouvent ce topic intéressant. Et je n'interdit personne de relayer les articles de CH qui les ont intéressés, au contraire, il y aurait matière tellement ce journal recèle de bons papiers et dessins. Mais bon, on sent que tu es entrain de perdre les pédales en ce moment et que la rage te fais dire des choses incohérentes. Reprend toi, petite.

C'est dommage, vu ton estime pour la religion chrétienne et ta joie de voir l'Irlande enfin autoriser l'IVG, tu devrais saluer la caricature ci-dessus! Excellente, n'est ce pas? 🙄

Je répndrais même pas au début c'est tellement pathètique [quote="Koolseb"] Et contrairement à ce que le ptitnounours qui n'a jamais traversé le périph et qui n'a jamais vu à quoi ressemblait un sous bois d'une forêt de pinède (sinon tu saurais que la végétation y est rare, voir quasi inexistante), les mauvaises herbes sont loin d'être un danger proéminent rentrant en compétition avec le système racinaire des sapins. Il est tout à fait possible de se passer de glyphosate dans la sylviculture. [/quote] ok, mec, tu sais pas faire la différence entre une forêt et une pépinière, entre des conifères qui ont plusieurs dizaines d'années et ceux qui vont être coupés au bout de quelques années. Et c'est bien connu les mecs qui cultivent des sapins dans des champs, c'est la même chose que ceux qui gèrent des forêts. Et c'est sûr que le mec, il peut se permettre d'avoir beaucoup de perte et d'avoir des arbres qui poussent pas à la même vitesse. Et c'est sur qu'un sapins qui fait quelques dizaines de centimètres, ça fait le vide autour de lui et ça entre pas en concurrence avec les adventices. Et sinon, il y a pas que le glyphosate pour désherber mais bon quand on parle de chose que l'on me maitrise pas...
petit nounours Il y a 2 ans

Je répndrais même pas au début c'est tellement pathètique

Et contrairement à ce que le ptitnounours qui n'a jamais traversé le périph et qui n'a jamais vu à quoi ressemblait un sous bois d'une forêt de pinède (sinon tu saurais que la végétation y est rare, voir quasi inexistante), les mauvaises herbes sont loin d'être un danger proéminent rentrant en compétition avec le système racinaire des sapins. Il est tout à fait possible de se passer de glyphosate dans la sylviculture.

ok, mec, tu sais pas faire la différence entre une forêt et une pépinière, entre des conifères qui ont plusieurs dizaines d'années et ceux qui vont être coupés au bout de quelques années. Et c'est bien connu les mecs qui cultivent des sapins dans des champs, c'est la même chose que ceux qui gèrent des forêts.
Et c'est sûr que le mec, il peut se permettre d'avoir beaucoup de perte et d'avoir des arbres qui poussent pas à la même vitesse. Et c'est sur qu'un sapins qui fait quelques dizaines de centimètres, ça fait le vide autour de lui et ça entre pas en concurrence avec les adventices.

Et sinon, il y a pas que le glyphosate pour désherber mais bon quand on parle de chose que l'on me maitrise pas...

Pas d’attaques persos ni d’insultes sinon le topic sera locké.
idem Il y a 2 ans

Pas d’attaques persos ni d’insultes sinon le topic sera locké.

[B]Au commencement était MeToo[/B] Gérard Biard [I]Charlie Hebdo n°1376 5 décembre 2018[/I] Attention, la phrase qui va suivre est un scoop: la Bible contient des textes "périmés et misogynes". Le lièvre a été levé par une vingtaine de ferventes protestantes ou catholiques de pays francophones. A leurs yeux, le Livre saint est trop souvent utilisé pour légitimiser la "soumission des femmes". Ça alors, qui l'aurait cru?! Comme quoi, on peut être éclairé par la lumière divine et passer à côté d'une évidence pendant deux mille ans... Le mal est désormais réparé: sous la direction de trois théologiennes, ces vaillantes servantes du Seigneur se sont lancées dans l'écriture d'[I]Une Bible des femmes[/I] - aux éditions Labor et Fibes, travail et foi, tout un programme...-, dans laquelle elles ont interprété le texte ô combien sacré dans un sens plus en phase avec la vague #MeToo. Il s'agit de "montrer que les valeurs féministes et la lecture de la Bible ne sont pas incompatibles". On peut, au choix, trouver le geste vain ou valeureux, ou en ricaner franchement si l'on est un mécréant indécrottable. On peut aussi se poser quelques questions. Notamment sur le but recherché. La Bible est une oeuvre de fiction, mais elle n'est pas lue comme telle. Celles et ceux qui en ont fait leur livre de chevet y cherchent le plus souvent une vérité révélée et la voient comme une sorte de [I]Manuel des Castors juniors[/I] mystique, un guide de "bonne vie" et accessoirement un catalogue d'explications miraculeuses des insondables mystères du monde. Si la Bible, comme nombre d'autres ouvrages "sacrés" concurrents, à obtenu le succès que l'on sait en dépit de sa piètre qualité littéraire, c'est bien parce qu'elle est censée contenir tout ce qu'il faut pour mener une vie ordonnée et, pour ceux qui l'utilisent comme une plateforme politique, organiser une société du même ordre, où femmes et hommes ont une place et un rôle définis. Dès lors, le problème est moins le texte lui-même que ceux qui le lisent et y croient dur comme fer. On pourra la réécrire dans tous les sens, ça n'empêchera pas le pape, qui est son traducteur officiel, de continuer à professer que les femmes qui avortent sont des pécheresses nazies. La tendance étant au mysticisme obligatoire - affirmer que l'on est athée vaut de recevoir regards effarés ou insultes-, il est de bon goût de prétendre que religions et féminisme sont compatibles. On peut admettre à la rigueur que la foi et le féminisme peuvent cohabiter, étant de nature différente - la première est de nature intime, le second de nature sociétale et politique, donc collective. Mais pour ce qui est des religions, par essence collectives, c'est une autre histoire. Il y a une claire opposition politique. Au-delà de ses péripéties fantaisistes, la Bible est un texte écrit par des machos pour des machos, afin, entre autres, de légitimer pour les siècles des siècles des organisations sociétales patriarcales. Les droits des femmes ont progressé en s'appuyant sur la philosophie des Lumières, pas sur les écrits religieux. Olympe de Gouges n'a pas réécrit la Bible, mais la [I]Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne[/I] - ce qui lui a d'ailleurs valu la guillotine... Ce n'est pas un hasard si en Europe, au XXème siècle, l'avancée des droits des femmes à coïncidé avec le recul du religieux dans l'espace public et politique. Mais alors, qu'espèrent donc les rédactrices de ces Écritures antimachistes? Elles ne s'en cachent pas: "Par rapport à celles qui disent qu'on doit jeter la Bible, nous, notre pari, c'est justement qu'il ne faut pas", expliquent-elles. Voilà, c'est dit. L'idée est de continuer à dire que tout est dans la Bible, y compris le féminisme. On attend maintenant les versions LGBT, et, pourquoi pas, végane, avec une Cène garantie sans gluten! ●
Koolseb Il y a 2 ans

Au commencement était MeToo
Gérard Biard
Charlie Hebdo n°1376
5 décembre 2018


Attention, la phrase qui va suivre est un scoop: la Bible contient des textes "périmés et misogynes". Le lièvre a été levé par une vingtaine de ferventes protestantes ou catholiques de pays francophones. A leurs yeux, le Livre saint est trop souvent utilisé pour légitimiser la "soumission des femmes". Ça alors, qui l'aurait cru?! Comme quoi, on peut être éclairé par la lumière divine et passer à côté d'une évidence pendant deux mille ans...

Le mal est désormais réparé: sous la direction de trois théologiennes, ces vaillantes servantes du Seigneur se sont lancées dans l'écriture d'Une Bible des femmes - aux éditions Labor et Fibes, travail et foi, tout un programme...-, dans laquelle elles ont interprété le texte ô combien sacré dans un sens plus en phase avec la vague #MeToo. Il s'agit de "montrer que les valeurs féministes et la lecture de la Bible ne sont pas incompatibles". On peut, au choix, trouver le geste vain ou valeureux, ou en ricaner franchement si l'on est un mécréant indécrottable. On peut aussi se poser quelques questions. Notamment sur le but recherché.

La Bible est une oeuvre de fiction, mais elle n'est pas lue comme telle. Celles et ceux qui en ont fait leur livre de chevet y cherchent le plus souvent une vérité révélée et la voient comme une sorte de Manuel des Castors juniors mystique, un guide de "bonne vie" et accessoirement un catalogue d'explications miraculeuses des insondables mystères du monde. Si la Bible, comme nombre d'autres ouvrages "sacrés" concurrents, à obtenu le succès que l'on sait en dépit de sa piètre qualité littéraire, c'est bien parce qu'elle est censée contenir tout ce qu'il faut pour mener une vie ordonnée et, pour ceux qui l'utilisent comme une plateforme politique, organiser une société du même ordre, où femmes et hommes ont une place et un rôle définis. Dès lors, le problème est moins le texte lui-même que ceux qui le lisent et y croient dur comme fer. On pourra la réécrire dans tous les sens, ça n'empêchera pas le pape, qui est son traducteur officiel, de continuer à professer que les femmes qui avortent sont des pécheresses nazies.

La tendance étant au mysticisme obligatoire - affirmer que l'on est athée vaut de recevoir regards effarés ou insultes-, il est de bon goût de prétendre que religions et féminisme sont compatibles. On peut admettre à la rigueur que la foi et le féminisme peuvent cohabiter, étant de nature différente - la première est de nature intime, le second de nature sociétale et politique, donc collective. Mais pour ce qui est des religions, par essence collectives, c'est une autre histoire. Il y a une claire opposition politique. Au-delà de ses péripéties fantaisistes, la Bible est un texte écrit par des machos pour des machos, afin, entre autres, de légitimer pour les siècles des siècles des organisations sociétales patriarcales.

Les droits des femmes ont progressé en s'appuyant sur la philosophie des Lumières, pas sur les écrits religieux. Olympe de Gouges n'a pas réécrit la Bible, mais la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne - ce qui lui a d'ailleurs valu la guillotine...
Ce n'est pas un hasard si en Europe, au XXème siècle, l'avancée des droits des femmes à coïncidé avec le recul du religieux dans l'espace public et politique.

Mais alors, qu'espèrent donc les rédactrices de ces Écritures antimachistes? Elles ne s'en cachent pas: "Par rapport à celles qui disent qu'on doit jeter la Bible, nous, notre pari, c'est justement qu'il ne faut pas", expliquent-elles. Voilà, c'est dit. L'idée est de continuer à dire que tout est dans la Bible, y compris le féminisme. On attend maintenant les versions LGBT, et, pourquoi pas, végane, avec une Cène garantie sans gluten! ●

[quote="Koolseb"]Oui c'est bien connu le glyphosate est bon pour la santé, c'est d'ailleurs conseillé de s'en asperger les amygdales 3 fois par jour! J'ai 3 de mes potes qui ont fait agro, un travail dans un bureau d'étude dans le domaine, je suis très bien renseigné sur le glyphosate. Je sais que le vrai problème avec le glyphosate c'est pas forcément l'agriculteur, mais plutôt le particulier qui va balancer la fin de son pulvérisateur au fossé. Néanmoins ça reste un composé toxique à son contact et lorsqu'il ruisselle dans les nappes phréatiques. Et contrairement à ce que le ptitnounours qui n'a jamais traversé le périph et qui n'a jamais vu à quoi ressemblait un sous bois d'une forêt de pinède (sinon tu saurais que la végétation y est rare, voir quasi inexistante), les mauvaises herbes sont loin d'être un danger proéminent rentrant en compétition avec le système racinaire des sapins. Il est tout à fait possible de se passer de glyphosate dans la sylviculture. M'enfin bon, à priori y'a une nouvelle forme de bobo: le bobo anti-ecolo... 😂[/quote] Pour rebondir sur les sapins de Noël, un article complémentaire à ce qu'a relayé Charlie Hebdo : https://www.actu-environnement.com/ae/news/Comment-choisir-sapin-Noel-vert-32568.php4 Et pour corriger / compléter ce que j'ai lu au-dessus, j'me permets de ramener ma science de forestière par ici : - une forêt de pins c'est une pinède - une forêt d'épicéas c'est une pessière - une forêt de sapins c'est une sapinière. Et les sapins et les épicéas ont un ombrage beaucoup plus dense que les pins, sous ceux-ci il y a souvent plus de végétation qui pousse que dans une pessière ou une sapinière. Ce qui est logique car toutes les plantes ont besoin de lumière pour pousser, et c'est une stratégie des sapins et épicéas de limiter la concurrence (autres arbres, arbustes et herbacées) en ayant un feuillage dense laissant passer peu de lumière (les hêtres font pareil, chez les feuillus, par exemple). Ensuite, @petit_nounours a raison, d'un point de vue foncier et occupation des terres, le sapin de Noël n'est pas considéré comme de la forêt mais bien comme une culture agricole. Partant de là, que les cultivateurs cherchent à "pousser" les plantes, ce n'est hélas pas surprenant. Mais en forêt, en France, à part dans certains coins où la sylviculture est intensive (les Landes par exemple), on se sert très peu d'intrants. Pour favoriser les arbres par rapport aux herbacées et aux semi-ligneux qui pourraient leur faire concurrence (ronces par exemple), on procède à des dégagements de semis, souvent faits à la débroussailleuse ou au croissant. Le reste, c'est la nature qui s'en charge : les jeunes arbres poussent vite et droit pour chercher la lumière, ce qui les met hors de portée de la concurrence. J'arrête là mon cours accéléré de sylviculture, mais s'il y en a que ça intéresse (on avait déjà digressé depuis le topic sur la chasse) on peut ouvrir un topic sur la forêt ;)
Isa Il y a 2 ans

Oui c'est bien connu le glyphosate est bon pour la santé, c'est d'ailleurs conseillé de s'en asperger les amygdales 3 fois par jour! J'ai 3 de mes potes qui ont fait agro, un travail dans un bureau d'étude dans le domaine, je suis très bien renseigné sur le glyphosate. Je sais que le vrai problème avec le glyphosate c'est pas forcément l'agriculteur, mais plutôt le particulier qui va balancer la fin de son pulvérisateur au fossé. Néanmoins ça reste un composé toxique à son contact et lorsqu'il ruisselle dans les nappes phréatiques. Et contrairement à ce que le ptitnounours qui n'a jamais traversé le périph et qui n'a jamais vu à quoi ressemblait un sous bois d'une forêt de pinède (sinon tu saurais que la végétation y est rare, voir quasi inexistante), les mauvaises herbes sont loin d'être un danger proéminent rentrant en compétition avec le système racinaire des sapins. Il est tout à fait possible de se passer de glyphosate dans la sylviculture. M'enfin bon, à priori y'a une nouvelle forme de bobo: le bobo anti-ecolo... 😂

Pour rebondir sur les sapins de Noël, un article complémentaire à ce qu'a relayé Charlie Hebdo : https://www.actu-environnement.com/ae/news/Comment-choisir-sapin-Noel-vert-32568.php4

Et pour corriger / compléter ce que j'ai lu au-dessus, j'me permets de ramener ma science de forestière par ici :
- une forêt de pins c'est une pinède
- une forêt d'épicéas c'est une pessière
- une forêt de sapins c'est une sapinière.
Et les sapins et les épicéas ont un ombrage beaucoup plus dense que les pins, sous ceux-ci il y a souvent plus de végétation qui pousse que dans une pessière ou une sapinière. Ce qui est logique car toutes les plantes ont besoin de lumière pour pousser, et c'est une stratégie des sapins et épicéas de limiter la concurrence (autres arbres, arbustes et herbacées) en ayant un feuillage dense laissant passer peu de lumière (les hêtres font pareil, chez les feuillus, par exemple).

Ensuite, petit nounours a raison, d'un point de vue foncier et occupation des terres, le sapin de Noël n'est pas considéré comme de la forêt mais bien comme une culture agricole. Partant de là, que les cultivateurs cherchent à "pousser" les plantes, ce n'est hélas pas surprenant.

Mais en forêt, en France, à part dans certains coins où la sylviculture est intensive (les Landes par exemple), on se sert très peu d'intrants. Pour favoriser les arbres par rapport aux herbacées et aux semi-ligneux qui pourraient leur faire concurrence (ronces par exemple), on procède à des dégagements de semis, souvent faits à la débroussailleuse ou au croissant. Le reste, c'est la nature qui s'en charge : les jeunes arbres poussent vite et droit pour chercher la lumière, ce qui les met hors de portée de la concurrence.

J'arrête là mon cours accéléré de sylviculture, mais s'il y en a que ça intéresse (on avait déjà digressé depuis le topic sur la chasse) on peut ouvrir un topic sur la forêt

Merci pour ces infos @isa
AnonymeIl y a 2 ans

Merci pour ces infos Isa

Oui, merci @Isa. On ne peut pas faire plus claire et précis! Tu vie dans le Morvan ou quoi?! A la limite tu aurais pu nous parler de la durée de culture d'un sapin de Noël pour être tout à fait exhaustive. Il me semble que ça tourne entre 4 et 6 ans en moyenne. C'est beaucoup, cela dit cette culture n'est pas la plus dépendante à l'utilisation d'herbicide. On ne va pas continuer à digresser, mais comme souvent l'argent est le nerf de la guerre. La course au prix se fait le plus souvent au détriment de la qualité du produit, qu'il soit manufacturé ou naturel. Si le consommateur acceptait de payer 2€ de plus son sapin ou d'avoir un sapin 5cm moins grand, on pourrait éviter de polluer la nature et on éviterait au cultivateur et, à une moindre mesure, au consommateur de s'exposer à des composés potentiellement toxiques.
Koolseb Il y a 2 ans

Oui, merci Isa. On ne peut pas faire plus claire et précis! Tu vie dans le Morvan ou quoi?! A la limite tu aurais pu nous parler de la durée de culture d'un sapin de Noël pour être tout à fait exhaustive. Il me semble que ça tourne entre 4 et 6 ans en moyenne. C'est beaucoup, cela dit cette culture n'est pas la plus dépendante à l'utilisation d'herbicide. On ne va pas continuer à digresser, mais comme souvent l'argent est le nerf de la guerre. La course au prix se fait le plus souvent au détriment de la qualité du produit, qu'il soit manufacturé ou naturel. Si le consommateur acceptait de payer 2€ de plus son sapin ou d'avoir un sapin 5cm moins grand, on pourrait éviter de polluer la nature et on éviterait au cultivateur et, à une moindre mesure, au consommateur de s'exposer à des composés potentiellement toxiques.

Je vis à Besançon (la banlieue du Morvan quoi :p ), mais c'est mes études (et un peu mon job actuel) la forêt et l'environnement. Donc si je peux paraître professorale-reloue parfois faut m'excuser, y'a des choses qui me font bondir ;) Et comme je le disais, la culture de sapin de Noël c'est pas de la forêt donc les chiffres précis je les connais mal. Mais je crois qu'avec les 4 à 6 ans "d'élevage" dont tu parles @koolseb sont bons. Sachant qu'un sapin ou un sapin de Nordmann peut vivre une bonne centaine d'années en milieu naturel... ça fait réfléchir sur l'usage unique qu'on en a pour Noël. (j'ai pas dit que les versions artificielles en plastique et métal étaient meilleures pour l'environnement hein !)
Isa Il y a 2 ans

Je vis à Besançon (la banlieue du Morvan quoi ), mais c'est mes études (et un peu mon job actuel) la forêt et l'environnement. Donc si je peux paraître professorale-reloue parfois faut m'excuser, y'a des choses qui me font bondir
Et comme je le disais, la culture de sapin de Noël c'est pas de la forêt donc les chiffres précis je les connais mal. Mais je crois qu'avec les 4 à 6 ans "d'élevage" dont tu parles Koolseb sont bons.
Sachant qu'un sapin ou un sapin de Nordmann peut vivre une bonne centaine d'années en milieu naturel... ça fait réfléchir sur l'usage unique qu'on en a pour Noël. (j'ai pas dit que les versions artificielles en plastique et métal étaient meilleures pour l'environnement hein !)

Tout s'explique! ;) Pour info une société à lancé un système original de location de sapin. Pas à la portée de toute les bourses mais eco-responsable! [B]Louer son sapin de Noël, c'est possible ![/B] Encore marginale en France, la location de sapins de Noël tend à se développer, notamment grâce à la jeune société Treezmas. Inspiré des pays du grand froid, le concept permet de replanter et de réutiliser l'année suivante les traditionnels arbres de Noël. Découverte. https://www.maisonapart.com/edito/decorer-s-inspirer-s-equiper/objets-et-accessoires/et-si-vous-louez-votre-sapin-de-noel--9663.php Incontournables des fêtes de fin d'année, les arbres aux grandes aiguilles sont souvent jetés après le passage du père Noël. Les Français, très friands de sapins naturels, gaspilleraient ainsi près de 5,5 millions de conifères chaque année. Mais un concept pourrait endiguer le phénomène. Importé des Etats-Unis, de l'Australie ou encore de la Suisse et démocratisé par la jeune start-up Treezmas, il consiste à proposer des sapins à louer. Tous sont récupérés en janvier pour être replantés dans leur élément naturel. Les quatre fondateurs de Treezmas, tous ingénieurs en Arts et Métiers, ont décidé de se mobiliser pour lutter contre ce gâchis écologique à travers un dispositif soucieux de respecter au maximum le développement des sapins. "Pour leur permettre de grandir après Noël, les sapins, qui n'ont pas été coupés, sont livrés en pot et donc continuent de vivre", explique la société qui rappelle qu'un sapin met au moins quatre ans à grandir. Les sapins sont tous originaires du parc naturel du Morvan en Bourgogne, région française la plus productrice en la matière. Treezmas fait appel à une pépiniériste qui veille à ce que ces arbres de Noël grandissent en pot sur d'immenses terrains et à l'air libre. Les particuliers ont la possibilité de choisir entre deux familles de sapins, les Nordmans, réputés pour leur solidité, et les Epicéas, reconnaissables à leur forte odeur. Dans les deux cas, la livraison s'accompagne d'accessoires pour assurer l'entretien de l'arbre (coupelle, pot...) et d'un carnet de soin qui indique les bons gestes à adopter comme, par exemple, éviter de le positionner proche d'une source de chaleur. Quelques jours après les fêtes, les sapins sont récupérés et replantés sans être endommagés puisque les racines ont été protégées par le pot. En fonction de leur âge et de l'état, certains pourront être réutilisés l'année suivante ou servir au reboisement d'espaces verts. Les sapins en mauvais états ou malades seront transformés, quant à eux, en copeaux de bois qui serviront dans les parterres fleuris. Depuis sa création, Treezmas a élargi sa couverture à une très grande partie de la France, avec un succès retentissant. Petit bémol, le prix. La location d'un sapin en pot coûte entre 59,95 et 109,95 €, alors que le coût moyen d'un sapin coupé est de 30 euros.
Koolseb Il y a 2 ans

Tout s'explique!

Pour info une société à lancé un système original de location de sapin. Pas à la portée de toute les bourses mais eco-responsable!

Louer son sapin de Noël, c'est possible !

Encore marginale en France, la location de sapins de Noël tend à se développer, notamment grâce à la jeune société Treezmas. Inspiré des pays du grand froid, le concept permet de replanter et de réutiliser l'année suivante les traditionnels arbres de Noël. Découverte.

https://www.maisonapart.com/edito/decorer-s-inspirer-s-equiper/objets-et-accessoires/et-si-vous-louez-votre-sapin-de-noel--9663.php

Incontournables des fêtes de fin d'année, les arbres aux grandes aiguilles sont souvent jetés après le passage du père Noël. Les Français, très friands de sapins naturels, gaspilleraient ainsi près de 5,5 millions de conifères chaque année. Mais un concept pourrait endiguer le phénomène. Importé des Etats-Unis, de l'Australie ou encore de la Suisse et démocratisé par la jeune start-up Treezmas, il consiste à proposer des sapins à louer. Tous sont récupérés en janvier pour être replantés dans leur élément naturel.
Les quatre fondateurs de Treezmas, tous ingénieurs en Arts et Métiers, ont décidé de se mobiliser pour lutter contre ce gâchis écologique à travers un dispositif soucieux de respecter au maximum le développement des sapins. "Pour leur permettre de grandir après Noël, les sapins, qui n'ont pas été coupés, sont livrés en pot et donc continuent de vivre", explique la société qui rappelle qu'un sapin met au moins quatre ans à grandir.

Les sapins sont tous originaires du parc naturel du Morvan en Bourgogne, région française la plus productrice en la matière. Treezmas fait appel à une pépiniériste qui veille à ce que ces arbres de Noël grandissent en pot sur d'immenses terrains et à l'air libre.
Les particuliers ont la possibilité de choisir entre deux familles de sapins, les Nordmans, réputés pour leur solidité, et les Epicéas, reconnaissables à leur forte odeur. Dans les deux cas, la livraison s'accompagne d'accessoires pour assurer l'entretien de l'arbre (coupelle, pot...) et d'un carnet de soin qui indique les bons gestes à adopter comme, par exemple, éviter de le positionner proche d'une source de chaleur.
Quelques jours après les fêtes, les sapins sont récupérés et replantés sans être endommagés puisque les racines ont été protégées par le pot. En fonction de leur âge et de l'état, certains pourront être réutilisés l'année suivante ou servir au reboisement d'espaces verts. Les sapins en mauvais états ou malades seront transformés, quant à eux, en copeaux de bois qui serviront dans les parterres fleuris.
Depuis sa création, Treezmas a élargi sa couverture à une très grande partie de la France, avec un succès retentissant. Petit bémol, le prix. La location d'un sapin en pot coûte entre 59,95 et 109,95 €, alors que le coût moyen d'un sapin coupé est de 30 euros.

[B]France Télé Exode[/B] Claude Ardid [I]Charlie Hebdo n°1378 19 décembre 2019[/I] Alors que Delphine Ernotte lance son plan de départs volontaires à France Télévisions pour réaliser 400 millions d'euros d'économies d'ici à 2022, des centaines de candidats sont prêts pour le grand saut. Dès lors, il ne s'agirait plus d'une "recomposition des effectifs", mais bel et bien d'un exode sans précédent de personnels pourtant attachés au service public. Explication d'un syndicaliste: "Nous sommes tous proches du burn-out!" Ça mérite un petit [I]Cash Investigation[/I], non? ●
Koolseb Il y a 2 ans

France Télé Exode
Claude Ardid
Charlie Hebdo n°1378
19 décembre 2019


Alors que Delphine Ernotte lance son plan de départs volontaires à France Télévisions pour réaliser 400 millions d'euros d'économies d'ici à 2022, des centaines de candidats sont prêts pour le grand saut.

Dès lors, il ne s'agirait plus d'une "recomposition des effectifs", mais bel et bien d'un exode sans précédent de personnels pourtant attachés au service public. Explication d'un syndicaliste: "Nous sommes tous proches du burn-out!"
Ça mérite un petit Cash Investigation, non? ●

[B]Peut-on rire de rien?[/B] Laure Daussy [I]Charlie Hebdo n°1378 19 décembre 2019[/I] Un "contrat de comportement": c'est ce qu'ont dû signer des humoristes qui devaient se produire dans une université de Londres, à la demande des étudiants. "En signant ce contrat, vous acceptez notre politique de tolérance zéro envers le racisme, le sexisme, les discriminations fondées sur la classe sociale, l'âge et le handicap, ainsi que l'homophobie, la biphobie, la transphobie, la xénophobie, l'islamophobie, l'antireligion et l'antiathéisme", précisait le contrat. Les étudiants ont expliqué qu'ils voulaient procurer un "espace sécurisé", pour éviter que quiconque soit offensé. Le contrat à été rendu public par un humoriste qui a refusé de participer a cette soirée placée sous le signe de la censure. ●
Koolseb Il y a 2 ans

Peut-on rire de rien?
Laure Daussy
Charlie Hebdo n°1378
19 décembre 2019


Un "contrat de comportement": c'est ce qu'ont dû signer des humoristes qui devaient se produire dans une université de Londres, à la demande des étudiants.

"En signant ce contrat, vous acceptez notre politique de tolérance zéro envers le racisme, le sexisme, les discriminations fondées sur la classe sociale, l'âge et le handicap, ainsi que l'homophobie, la biphobie, la transphobie, la xénophobie, l'islamophobie, l'antireligion et l'antiathéisme", précisait le contrat.

Les étudiants ont expliqué qu'ils voulaient procurer un "espace sécurisé", pour éviter que quiconque soit offensé. Le contrat à été rendu public par un humoriste qui a refusé de participer a cette soirée placée sous le signe de la censure. ●