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Tu peux bien m'enfermer. Je ne suis pas là de toute façon, tu le sais pas ? Mes pensées m'ont happée depuis déjà bien des années. C'est "elles" ma prison ; elles qui m'empêchent d'être pleinement dans la vie. En parlant de ça, donner la vie et ne même pas profiter de celle ci, c'est quoi ? Un caprice ? Oui, un caprice, mais c'est eux qui subissent. Rien de neuf à l'horizon ...
AnonymeIl y a 22 jours

Tu peux bien m'enfermer.
Je ne suis pas là de toute façon, tu le sais pas ?
Mes pensées m'ont happée depuis déjà bien des années.
C'est "elles" ma prison ; elles qui m'empêchent d'être pleinement dans la vie.
En parlant de ça, donner la vie et ne même pas profiter de celle ci, c'est quoi ?
Un caprice ?
Oui, un caprice, mais c'est eux qui subissent.

Rien de neuf à l'horizon ...

Être totalement asservie, n'ayant pour seul but de dompter la douleur, pour qu'elle puisse enfin se transformer en plaisir. Tout faire en tout cas, pour que cela se termine comme ça - du début à la fin. Va comprendre Ce moment de soumission c'est comme une échappatoire. Dans ce châtiment, j'y vois un exutoire. Oui va comprendre
AnonymeIl y a 22 jours

Être totalement asservie, n'ayant pour seul but de dompter la douleur, pour qu'elle puisse enfin se transformer en plaisir.
Tout faire en tout cas, pour que cela se termine comme ça - du début à la fin.
Va comprendre
Ce moment de soumission c'est comme une échappatoire.
Dans ce châtiment, j'y vois un exutoire.
Oui va comprendre

[quote="Damnée"] C'est "elles" ma prison ; elles qui m'empêchent d'être pleinement dans la vie. [/quote] Tu finiras par trouver la clé pour te libérer, j'en suis sûr :)
gavroche_greyjoy Il y a 18 jours


C'est "elles" ma prison ; elles qui m'empêchent d'être pleinement dans la vie.
@Damnée


Tu finiras par trouver la clé pour te libérer, j'en suis sûr

La clé c'est les rencontres, la bienveillance et l'amitié :)
AnonymeIl y a 18 jours

La clé c'est les rencontres, la bienveillance et l'amitié

Quand tu te mets le plus souvent du côté du coupable, celui que tout le monde rejette, parce que c'est plus confortable. Mais toi t'as compris que tu pourrais être à sa place, que ça n'arrive pas qu'aux autres. Parce que ces autres sont comme toi. Mais ne soyons pas dupes, ils le savent très bien tout ça, et c'est pour cela que leur jugement est impitoyable. Oui je te comprends et je pleure sur ta peine. Mais qui sont ces humains qui jugent, qui condamnent et qui enferment ? D'où viennent-ils ? Vous les irréprochables, ne m'approchez pas. Toi le porteur de clés, loin de moi !
AnonymeIl y a 15 jours

Quand tu te mets le plus souvent du côté du coupable, celui que tout le monde rejette, parce que c'est plus confortable.
Mais toi t'as compris que tu pourrais être à sa place, que ça n'arrive pas qu'aux autres.
Parce que ces autres sont comme toi.
Mais ne soyons pas dupes, ils le savent très bien tout ça, et c'est pour cela que leur jugement est impitoyable.
Oui je te comprends et je pleure sur ta peine.
Mais qui sont ces humains qui jugent, qui condamnent et qui enferment ?
D'où viennent-ils ?
Vous les irréprochables, ne m'approchez pas.
Toi le porteur de clés, loin de moi !

La loi des hommes est toujours injuste, car nous sommes fait de contradictions ,entre humanité et tyrannie..."la guerre des mondes".
Pelican bleu Il y a 15 jours

La loi des hommes est toujours injuste, car nous sommes fait de contradictions ,entre humanité et tyrannie..."la guerre des mondes".

Oui que de contradictions. Et justement je ne comprendrai jamais ceux qui s'enferment perpétuellement dans le même rôle, jusqu'à en faire un métier. Bienvenue au tribunal. Là, une belle comédie, sans les nuances, et la seule personne vraiment humaine et bien tu t'apercevras que c'est pas celle qu'on croit. Si tu es dans le rôle du coupable sans être criminel machin, bazar, (et puis même, bon bref) c'est un sentiment de perte totale de contrôle, presque plus rien ne dépend de toi. Tu es jeté au lion, mais tu préférerais, de loin, une rencontre avec cette animal majestueux, libre et sauvage et un peu fainéant, plutôt que d'être là. Et puis t'en a rien à fouttre parce que tu sais qu'ils se trompent, tu sais que tu recommenceras, et puis qu'est ce qu'ils en savent eux. Eux, incapables de se mettre à ta place. Fautif tu es, fautif tu resteras. Ta conscience est à toi, qu'importe leurs remontrances, leurs réprimandes bien pensantes. Ils ne seront jamais libres, parce qu'ils ne savent pas ce que c'est la liberté. Peu de gens en ont la connaissance d'ailleurs. On l'utilise mal notre liberté, c'est tellement précieux que ça devrait être condamné tiens. Contradiction quand tu nous tiens. Mais moi elle vagabonde, elle va de-ci, de-là ... égale à elle même. Bon j'ai des trucs à faire que je ne peux repousser. Mais J'avale ma dernière gorgée de café que c'est déjà l'heure de la bière
AnonymeIl y a 15 jours

Oui que de contradictions.
Et justement je ne comprendrai jamais ceux qui s'enferment perpétuellement dans le même rôle, jusqu'à en faire un métier.
Bienvenue au tribunal.
Là, une belle comédie, sans les nuances, et la seule personne vraiment humaine et bien tu t'apercevras que c'est pas celle qu'on croit.
Si tu es dans le rôle du coupable sans être criminel machin, bazar, (et puis même, bon bref) c'est un sentiment de perte totale de contrôle, presque plus rien ne dépend de toi.
Tu es jeté au lion, mais tu préférerais, de loin, une rencontre avec cette animal majestueux, libre et sauvage et un peu fainéant, plutôt que d'être là.
Et puis t'en a rien à fouttre parce que tu sais qu'ils se trompent, tu sais que tu recommenceras, et puis qu'est ce qu'ils en savent eux.
Eux, incapables de se mettre à ta place.
Fautif tu es, fautif tu resteras.
Ta conscience est à toi, qu'importe leurs remontrances, leurs réprimandes bien pensantes.
Ils ne seront jamais libres, parce qu'ils ne savent pas ce que c'est la liberté.
Peu de gens en ont la connaissance d'ailleurs.
On l'utilise mal notre liberté, c'est tellement précieux que ça devrait être condamné tiens.
Contradiction quand tu nous tiens.
Mais moi elle vagabonde, elle va de-ci, de-là ... égale à elle même.

Bon j'ai des trucs à faire que je ne peux repousser.

Mais J'avale ma dernière gorgée de café que c'est déjà l'heure de la bière

La liberté alors ne serait pas qu'une notion?ça serait un sentiment ,un art de vivre. Quand le corps est prisonnier l'âme,l'esprit s'élève ... Ça serait ça alors... s'élever...contre et en dépit de l'oppression ,qu'elle soit au cri, au cul ou au cœur....
Pelican bleu Il y a 15 jours

La liberté alors ne serait pas qu'une notion?ça serait un sentiment ,un art de vivre. Quand le corps est prisonnier l'âme,l'esprit s'élève ...
Ça serait ça alors... s'élever...contre et en dépit de l'oppression ,qu'elle soit au cri, au cul ou au cœur....

Le geste le plus anodin du quotidien lorsqu'on en est privé prend une autre dimension. Peut être faut-il en avoir été privé pour en prendre conscience toi ou une personne de ton entourage, ou les deux, bref. Mais cependant oui tu peux être enfermé et libre à la fois dans ta tête, délesté d'un certain poids et à la place ou tu dois être. Mais être toujours du côté de celui qui juge me semble assez surréaliste.
AnonymeIl y a 15 jours

Le geste le plus anodin du quotidien lorsqu'on en est privé prend une autre dimension.
Peut être faut-il en avoir été privé pour en prendre conscience toi ou une personne de ton entourage, ou les deux, bref.
Mais cependant oui tu peux être enfermé et libre à la fois dans ta tête, délesté d'un certain poids et à la place ou tu dois être.
Mais être toujours du côté de celui qui juge me semble assez surréaliste.

je ne sais plus quoi penser de cette foutue liberté... c'est quoi, à la fin, la liberté ? je ne sais pas, je ne sais plus...
gavroche_greyjoy Il y a 15 jours

je ne sais plus quoi penser de cette foutue liberté...
c'est quoi, à la fin, la liberté ?

je ne sais pas, je ne sais plus...

Il y a la liberté du peuple et la liberté individuelle propre à chacun J'aime bien cette scène, elle vient étayer mon propos, un peu, au sujet du tribunal https://youtu.be/wtfB5Ah_HDc
AnonymeIl y a 15 jours

Il y a la liberté du peuple et la liberté individuelle propre à chacun

J'aime bien cette scène, elle vient étayer mon propos, un peu, au sujet du tribunal


https://youtu.be/wtfB5Ah_HDc

https://people.wku.edu/nathan.love/426-20th/sisyphe_mythologie_grecque.htm "Camus envisage Sisyphe comme un héros qui se rebelle contre les lois et qui endosse la responsabilité de son acte. Au lieu de maudire les dieux, Sisyphe décide de vivre son châtiment, en toute conscience. Par ce choix, Sisyphe s'affranchit des dieux et devient libre de vivre la destinée qu'il s'est choisi. Chaque instant de cette vie difficile lui appartient. Il n'est plus condamné à monter le rocher, il choisit de le faire et devient maître de son destin. Le travail sans fin de Sisyphe, c'est l'existence humaine, la vie de l'Homme. Cette vie, chacun peut la subir ou la faire sienne. Chacun peut être passif ou, comme Sisyphe, mordre à pleines dents dans chacun des instants qui la composent…" >>> on peut être passif sans se poser de question, c'est lorsque l'on s'en pose à mon sens que cela peut devenir une punition (l'absurdité de la vie), puisque pas de sens. Il faut alors accepter pleinement de vivre à répétition les mêmes choses, sans but mais en y adhérant, comme Sisyphe selon Camus, donc. Et il est vrai que ceux qu'y arrivent sont des héros, vraiment total admiration. Quand t'es pas une héroïne, c'est pleinement un châtiment. "Pour ma peine, ma punition, je tourne en rond...", pas de sens, pas d'intérêt et pas envie d'y adhérer, la merde quoi... "Vivre, c'est faire vivre l'absurde.." >>> Monsieur Camus, je n'ai presque plus envie de me suicider Promis je ferai vivre l'absurde demain PS : bon c'est un topic bizzare mais hein ça fait rien
AnonymeIl y a 13 jours

https://people.wku.edu/nathan.love/426-20th/sisyphe_mythologie_grecque.htm
"Camus envisage Sisyphe comme un héros qui se rebelle contre les lois et qui endosse la responsabilité de son acte. Au lieu de maudire les dieux, Sisyphe décide de vivre son châtiment, en toute conscience. Par ce choix, Sisyphe s'affranchit des dieux et devient libre de vivre la destinée qu'il s'est choisi. Chaque instant de cette vie difficile lui appartient. Il n'est plus condamné à monter le rocher, il choisit de le faire et devient maître de son destin. Le travail sans fin de Sisyphe, c'est l'existence humaine, la vie de l'Homme. Cette vie, chacun peut la subir ou la faire sienne. Chacun peut être passif ou, comme Sisyphe, mordre à pleines dents dans chacun des instants qui la composent…"

>>> on peut être passif sans se poser de question, c'est lorsque l'on s'en pose à mon sens que cela peut devenir une punition (l'absurdité de la vie), puisque pas de sens.
Il faut alors accepter pleinement de vivre à répétition les mêmes choses, sans but mais en y adhérant, comme Sisyphe selon Camus, donc.
Et il est vrai que ceux qu'y arrivent sont des héros, vraiment total admiration.
Quand t'es pas une héroïne, c'est pleinement un châtiment.
"Pour ma peine, ma punition, je tourne en rond...", pas de sens, pas d'intérêt et pas envie d'y adhérer, la merde quoi...

"Vivre, c'est faire vivre l'absurde.."
>>> Monsieur Camus, je n'ai presque plus envie de me suicider
Promis je ferai vivre l'absurde demain

PS : bon c'est un topic bizzare mais hein ça fait rien

[quote="Damnée"]https://people.wku.edu/nathan.love/426-20th/sisyphe_mythologie_grecque.htm "Camus envisage Sisyphe comme un héros qui se rebelle contre les lois et qui endosse la responsabilité de son acte. Au lieu de maudire les dieux, Sisyphe décide de vivre son châtiment, en toute conscience. Par ce choix, Sisyphe s'affranchit des dieux et devient libre de vivre la destinée qu'il s'est choisi. Chaque instant de cette vie difficile lui appartient. Il n'est plus condamné à monter le rocher, il choisit de le faire et devient maître de son destin. Le travail sans fin de Sisyphe, c'est l'existence humaine, la vie de l'Homme. Cette vie, chacun peut la subir ou la faire sienne. Chacun peut être passif ou, comme Sisyphe, mordre à pleines dents dans chacun des instants qui la composent…" >>> on peut être passif sans se poser de question, c'est lorsque l'on s'en pose à mon sens que cela peut devenir une punition (l'absurdité de la vie), puisque pas de sens. Il faut alors accepter pleinement de vivre à répétition les mêmes choses, sans but mais en y adhérant, comme Sisyphe selon Camus, donc. Et il est vrai que ceux qu'y arrivent sont des héros, vraiment total admiration. Quand t'es pas une héroïne, c'est pleinement un châtiment. "Pour ma peine, ma punition, je tourne en rond...", pas de sens, pas d'intérêt et pas envie d'y adhérer, la merde quoi... "Vivre, c'est faire vivre l'absurde.." >>> Monsieur Camus, je n'ai presque plus envie de me suicider Promis je ferai vivre l'absurde demain PS : bon c'est un topic bizzare mais hein ça fait rien[/quote] c'est intéressant! j'ai regardé un peu d'autres liens (salut wikipédia ;) ) sur cette théorie développée par Camus dans son essai... et ce n'est pas simple pour tout comprendre (enfin, en tout cas, perso, j'ai des difficultés de compréhension) je crois avoir saisi que c'est le fait de vouloir chercher à tout prix un sens à la vie qui nous rend malheureux (ce qui est assez original, car on a souvent tendance justement à se dire, pour que je me sente bien, il faut que je donne un sens à ma vie) et nous pousser au suicide, et que le plus simple au final, serait d'accepter ce non-sens, qu'il nomme l'absurde. Et c'est en acceptant pleinement tout cet absurde que l'on pourra vivre tranquillement. Mais il dit aussi que l'acceptation de la vie absurde aura pour conséquence "la révolte". Et c'est là où je bloque... Que veut dire Camus par ce mot ? Car si on a accepté de vivre avec notre triste sort, pourquoi se révolter ? On a compris que la vie n'avait pas de sens... et quand on se révolte, c'est pour donner du sens, non ?
gavroche_greyjoy Il y a 13 jours

https://people.wku.edu/nathan.love/426-20th/sisyphe_mythologie_grecque.htm
"Camus envisage Sisyphe comme un héros qui se rebelle contre les lois et qui endosse la responsabilité de son acte. Au lieu de maudire les dieux, Sisyphe décide de vivre son châtiment, en toute conscience. Par ce choix, Sisyphe s'affranchit des dieux et devient libre de vivre la destinée qu'il s'est choisi. Chaque instant de cette vie difficile lui appartient. Il n'est plus condamné à monter le rocher, il choisit de le faire et devient maître de son destin. Le travail sans fin de Sisyphe, c'est l'existence humaine, la vie de l'Homme. Cette vie, chacun peut la subir ou la faire sienne. Chacun peut être passif ou, comme Sisyphe, mordre à pleines dents dans chacun des instants qui la composent…"

>>> on peut être passif sans se poser de question, c'est lorsque l'on s'en pose à mon sens que cela peut devenir une punition (l'absurdité de la vie), puisque pas de sens.
Il faut alors accepter pleinement de vivre à répétition les mêmes choses, sans but mais en y adhérant, comme Sisyphe selon Camus, donc.
Et il est vrai que ceux qu'y arrivent sont des héros, vraiment total admiration.
Quand t'es pas une héroïne, c'est pleinement un châtiment.
"Pour ma peine, ma punition, je tourne en rond...", pas de sens, pas d'intérêt et pas envie d'y adhérer, la merde quoi...

"Vivre, c'est faire vivre l'absurde.."
>>> Monsieur Camus, je n'ai presque plus envie de me suicider
Promis je ferai vivre l'absurde demain

PS : bon c'est un topic bizzare mais hein ça fait rien
@Damnée


c'est intéressant!
j'ai regardé un peu d'autres liens (salut wikipédia ) sur cette théorie développée par Camus dans son essai...
et ce n'est pas simple pour tout comprendre (enfin, en tout cas, perso, j'ai des difficultés de compréhension)
je crois avoir saisi que c'est le fait de vouloir chercher à tout prix un sens à la vie qui nous rend malheureux (ce qui est assez original, car on a souvent tendance justement à se dire, pour que je me sente bien, il faut que je donne un sens à ma vie) et nous pousser au suicide, et que le plus simple au final, serait d'accepter ce non-sens, qu'il nomme l'absurde. Et c'est en acceptant pleinement tout cet absurde que l'on pourra vivre tranquillement.
Mais il dit aussi que l'acceptation de la vie absurde aura pour conséquence "la révolte". Et c'est là où je bloque... Que veut dire Camus par ce mot ? Car si on a accepté de vivre avec notre triste sort, pourquoi se révolter ? On a compris que la vie n'avait pas de sens... et quand on se révolte, c'est pour donner du sens, non ?

http://www.foienquestions.eu/?p=1468 "Sa réponse à la question du suicide passe par l’acceptation de l’absurde : l’absurde vient de la confrontation entre les attentes humaines et un monde qui y résiste. Éliminer l’homme, ou la contradiction, ou le monde n’est pas cohérent avec le point de départ de la réflexion. Il considère donc qu’il faut vivre pleinement la confrontation absurde, en multipliant les expériences. Il s’agit de reconnaître l’absurde, mais de ne pas y consentir, ce qui nierait la confrontation. Pour Camus, il faut maintenir et l’absurde, et la recherche de sens." >>>> il n'y a pas de réponse véritable, d'éternelles questions, plein de contradictions que Camus reconnaît lui même, néanmoins de belles pistes ... le propre de la philosophie >>> il faut accepter l'absurde et se battre >>>> prendre le pas quelque part sur l'absurde, on le voit, on le sait mais on le devance .... soit, accepter l'absurdité n'empêche pas de chercher un sens >>>> Sur la révolte, et c'est la suite "Camus se trouve alors un autre point de départ en reconnaissant le sentiment de la révolte : la révolte de l’homme face à sa condition, la révolte de l’esclave qui décide qu’une limite a été franchie à son égard, la révolte face à l’injustice. En analysant ce sentiment de révolte, Camus constate qu’il doit se fonder sur quelque chose qui dépasse l’individu, parce que l’homme est prêt à risquer sa vie pour se révolter contre ce qui le nie." "qu’il faut maintenir une limite à l’injustice, même si rien ne fonde cette limite" https://la-philosophie.com/lhomme-revolte-de-camus
AnonymeIl y a 12 jours

http://www.foienquestions.eu/?p=1468
"Sa réponse à la question du suicide passe par l’acceptation de l’absurde : l’absurde vient de la confrontation entre les attentes humaines et un monde qui y résiste. Éliminer l’homme, ou la contradiction, ou le monde n’est pas cohérent avec le point de départ de la réflexion. Il considère donc qu’il faut vivre pleinement la confrontation absurde, en multipliant les expériences. Il s’agit de reconnaître l’absurde, mais de ne pas y consentir, ce qui nierait la confrontation. Pour Camus, il faut maintenir et l’absurde, et la recherche de sens."

>>>> il n'y a pas de réponse véritable, d'éternelles questions, plein de contradictions que Camus reconnaît lui même, néanmoins de belles pistes ... le propre de la philosophie

>>> il faut accepter l'absurde et se battre

>>>> prendre le pas quelque part sur l'absurde, on le voit, on le sait mais on le devance .... soit, accepter l'absurdité n'empêche pas de chercher un sens

>>>> Sur la révolte, et c'est la suite
"Camus se trouve alors un autre point de départ en reconnaissant le sentiment de la révolte : la révolte de l’homme face à sa condition, la révolte de l’esclave qui décide qu’une limite a été franchie à son égard, la révolte face à l’injustice. En analysant ce sentiment de révolte, Camus constate qu’il doit se fonder sur quelque chose qui dépasse l’individu, parce que l’homme est prêt à risquer sa vie pour se révolter contre ce qui le nie."

"qu’il faut maintenir une limite à l’injustice, même si rien ne fonde cette limite"

https://la-philosophie.com/lhomme-revolte-de-camus

[quote="Damnée"] >>>> Sur la révolte, et c'est la suite "Camus se trouve alors un autre point de départ en reconnaissant le sentiment de la révolte : la révolte de l’homme face à sa condition, la révolte de l’esclave qui décide qu’une limite a été franchie à son égard, la révolte face à l’injustice. En analysant ce sentiment de révolte, Camus constate qu’il doit se fonder sur quelque chose qui dépasse l’individu, parce que l’homme est prêt à risquer sa vie pour se révolter contre ce qui le nie." [/quote] Merci, c'est plus clair!
gavroche_greyjoy Il y a 12 jours


>>>> Sur la révolte, et c'est la suite
"Camus se trouve alors un autre point de départ en reconnaissant le sentiment de la révolte : la révolte de l’homme face à sa condition, la révolte de l’esclave qui décide qu’une limite a été franchie à son égard, la révolte face à l’injustice. En analysant ce sentiment de révolte, Camus constate qu’il doit se fonder sur quelque chose qui dépasse l’individu, parce que l’homme est prêt à risquer sa vie pour se révolter contre ce qui le nie."
@Damnée

Merci, c'est plus clair!

Ce pauvre Camus a vécu 2 guerres mondiales, a été témoin de la révolution industrielle et ses conséquences, a baigné dans un air du temps intellectuel très influencé par l'athéisme voire le nihilisme ... ça doit jouer sur sa réflexion tout ça non ? Pour réfléchir sur la liberté et la condition humaine, je préfère personnellement aller explorer plus en amont (pas assez réveillée pour citer des exemples là tout de suite, mais j'aime bien Platon, Spinoza, et d'autres hommes de foi...) [quote="Pelican bleu"]La liberté alors ne serait pas qu'une notion? ça serait un sentiment ,un art de vivre. Quand le corps est prisonnier l'âme,l'esprit s'élève ... Ça serait ça alors... s'élever...contre et en dépit de l'oppression ,qu'elle soit au cri, au cul ou au cœur....[/quote] J'ai bien envie d'intégrer la notion de libre arbitre. Si c'est un enfer pour certains, c'est un sentiment de liberté pour d'autres. Je suis libre de me tromper, libre de me détruire, comme je suis libre de trouver en moi, dans mon coeur, dans mon âme, l'infini amour. C'est lui qui élève et qui émancipe. Je me prend la tête depuis très jeune avec ces questions existentielles. Quel que soit les époques ou les traditions, ce qui me fascine, c'est que le message est souvent très simple. Comme si l'amour et la beauté se nichaient dans une forme épurée de la pensée. Or nous sommes libres de nous complexifier ces pensées, quitte à se faire souffrir en estimant la vie absurde et dénuée de sens, ou de les simplifier au profit de l'essentiel, et ainsi ressentir la grâce d'être en vie.
Meduse Il y a 12 jours

Ce pauvre Camus a vécu 2 guerres mondiales, a été témoin de la révolution industrielle et ses conséquences, a baigné dans un air du temps intellectuel très influencé par l'athéisme voire le nihilisme ... ça doit jouer sur sa réflexion tout ça non ?

Pour réfléchir sur la liberté et la condition humaine, je préfère personnellement aller explorer plus en amont (pas assez réveillée pour citer des exemples là tout de suite, mais j'aime bien Platon, Spinoza, et d'autres hommes de foi...)

La liberté alors ne serait pas qu'une notion? ça serait un sentiment ,un art de vivre. Quand le corps est prisonnier l'âme,l'esprit s'élève ... Ça serait ça alors... s'élever...contre et en dépit de l'oppression ,qu'elle soit au cri, au cul ou au cœur....


J'ai bien envie d'intégrer la notion de libre arbitre. Si c'est un enfer pour certains, c'est un sentiment de liberté pour d'autres. Je suis libre de me tromper, libre de me détruire, comme je suis libre de trouver en moi, dans mon coeur, dans mon âme, l'infini amour. C'est lui qui élève et qui émancipe.

Je me prend la tête depuis très jeune avec ces questions existentielles. Quel que soit les époques ou les traditions, ce qui me fascine, c'est que le message est souvent très simple. Comme si l'amour et la beauté se nichaient dans une forme épurée de la pensée. Or nous sommes libres de nous complexifier ces pensées, quitte à se faire souffrir en estimant la vie absurde et dénuée de sens, ou de les simplifier au profit de l'essentiel, et ainsi ressentir la grâce d'être en vie.

Avoir la foi c'est être optimimiste, dans l'immédiat (j'insiste dans l'immédiat), moi je ne le suis pas
AnonymeIl y a 12 jours

Avoir la foi c'est être optimimiste, dans l'immédiat (j'insiste dans l'immédiat), moi je ne le suis pas

Oui ça on a compris @Damnée. Mais c'est faire trop d'honneur à nos bourreaux. En se remplissant la tête chaque jours des pires horreurs, ta conscience est prisonnière et nourrie l'egregor. Pour moi, la véritable résistance consiste à créer des bulles de paradis, même au milieu de l'enfer. Et pour ça, il faut parfois s'émanciper du monde et goûter à l'harmonie avec la nature et/ou sa tribu.
Meduse Il y a 12 jours

Oui ça on a compris @Damnée. Mais c'est faire trop d'honneur à nos bourreaux. En se remplissant la tête chaque jours des pires horreurs, ta conscience est prisonnière et nourrie l'egregor. Pour moi, la véritable résistance consiste à créer des bulles de paradis, même au milieu de l'enfer. Et pour ça, il faut parfois s'émanciper du monde et goûter à l'harmonie avec la nature et/ou sa tribu.

[quote="Damnée"]https://people.wku.edu/nathan.love/426-20th/sisyphe_mythologie_grecque.htm "Camus envisage Sisyphe comme un héros qui se rebelle contre les lois et qui endosse la responsabilité de son acte. Au lieu de maudire les dieux, Sisyphe décide de vivre son châtiment, en toute conscience. Par ce choix, Sisyphe s'affranchit des dieux et devient libre de vivre la destinée qu'il s'est choisi. Chaque instant de cette vie difficile lui appartient. Il n'est plus condamné à monter le rocher, il choisit de le faire et devient maître de son destin. Le travail sans fin de Sisyphe, c'est l'existence humaine, la vie de l'Homme. Cette vie, chacun peut la subir ou la faire sienne. Chacun peut être passif ou, comme Sisyphe, mordre à pleines dents dans chacun des instants qui la composent…" >>> on peut être passif sans se poser de question, c'est lorsque l'on s'en pose à mon sens que cela peut devenir une punition (l'absurdité de la vie), puisque pas de sens. Il faut alors accepter pleinement de vivre à répétition les mêmes choses, sans but mais en y adhérant, comme Sisyphe selon Camus, donc. Et il est vrai que ceux qu'y arrivent sont des héros, vraiment total admiration. [/quote] <3 tu es sur le bon chemin damnée pour devenir une héroïne. la citation de camus qui m'a marqué: "Nous vivons sur l’avenir : « demain », « plus tard », « quand tu auras une situation », « avec le temps tu comprendras ». Ces inconséquences sont admirables, car enfin il s’agit de mourir. (…) Demain, il souhaitait demain, quand tout lui même aurait dû s’y refuser. Cette révolte de la chair, c’est l’absurde." cueillir l'instant présent, l'éternel recommencement, devenir un héros :), faire du rocher une plume :), ne pas trop s'écouter, découvrir sa solidité.
suffragettes AB Il y a 12 jours

https://people.wku.edu/nathan.love/426-20th/sisyphe_mythologie_grecque.htm
"Camus envisage Sisyphe comme un héros qui se rebelle contre les lois et qui endosse la responsabilité de son acte. Au lieu de maudire les dieux, Sisyphe décide de vivre son châtiment, en toute conscience. Par ce choix, Sisyphe s'affranchit des dieux et devient libre de vivre la destinée qu'il s'est choisi. Chaque instant de cette vie difficile lui appartient. Il n'est plus condamné à monter le rocher, il choisit de le faire et devient maître de son destin. Le travail sans fin de Sisyphe, c'est l'existence humaine, la vie de l'Homme. Cette vie, chacun peut la subir ou la faire sienne. Chacun peut être passif ou, comme Sisyphe, mordre à pleines dents dans chacun des instants qui la composent…"

>>> on peut être passif sans se poser de question, c'est lorsque l'on s'en pose à mon sens que cela peut devenir une punition (l'absurdité de la vie), puisque pas de sens.
Il faut alors accepter pleinement de vivre à répétition les mêmes choses, sans but mais en y adhérant, comme Sisyphe selon Camus, donc.
Et il est vrai que ceux qu'y arrivent sont des héros, vraiment total admiration.
@Damnée


<3 tu es sur le bon chemin damnée pour devenir une héroïne.

la citation de camus qui m'a marqué:

"Nous vivons sur l’avenir : « demain », « plus tard », « quand tu auras une situation », « avec le temps tu comprendras ». Ces inconséquences sont admirables, car enfin il s’agit de mourir. (…) Demain, il souhaitait demain, quand tout lui même aurait dû s’y refuser. Cette révolte de la chair, c’est l’absurde."

cueillir l'instant présent, l'éternel recommencement, devenir un héros , faire du rocher une plume , ne pas trop s'écouter, découvrir sa solidité.

[quote="suffragettes AB"] cueillir l'instant présent, l'éternel recommencement, devenir un héros :), faire du rocher une plume :), ne pas trop s'écouter, découvrir sa solidité.[/quote] C'est beau, c'est vrai
AnonymeIl y a 12 jours



cueillir l'instant présent, l'éternel recommencement, devenir un héros , faire du rocher une plume , ne pas trop s'écouter, découvrir sa solidité.


C'est beau, c'est vrai

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Dilemme_du_prisonnier "Le dilemme du prisonnier, énoncé en 1950 par Albert W. Tucker à Princeton, caractérise en théorie des jeux une situation où deux joueurs auraient intérêt à coopérer, mais où, en l’absence de communication entre les deux joueurs, chacun choisira de trahir l'autre si le jeu n'est joué qu'une fois. La raison est que si l’un coopère et que l'autre trahit, le coopérateur est fortement pénalisé. Pourtant, si les deux joueurs trahissent, le résultat leur est moins favorable que si les deux avaient choisi de coopérer...." "La théorie des jeux, et le dilemme du prisonnier en particulier, sont fréquemment utilisés en écologie pour modéliser l'évolution des comportements entre individus d'une même espèce vers des stratégies évolutivement stables." Une copine m'a parlée vite fait de ça je ne connaissais pas ce "truc" (parce que je suis pas intelligente et en plus je suis médisante) mais bon je trouve ça intéressant quand même Si qq veut développer sur ça parce que j'y comprends rien ... Ouais et en plus c'est un lien wiki je te dis pas
AnonymeIl y a 9 jours

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Dilemme_du_prisonnier

"Le dilemme du prisonnier, énoncé en 1950 par Albert W. Tucker à Princeton, caractérise en théorie des jeux une situation où deux joueurs auraient intérêt à coopérer, mais où, en l’absence de communication entre les deux joueurs, chacun choisira de trahir l'autre si le jeu n'est joué qu'une fois. La raison est que si l’un coopère et que l'autre trahit, le coopérateur est fortement pénalisé. Pourtant, si les deux joueurs trahissent, le résultat leur est moins favorable que si les deux avaient choisi de coopérer...."


"La théorie des jeux, et le dilemme du prisonnier en particulier, sont fréquemment utilisés en écologie pour modéliser l'évolution des comportements entre individus d'une même espèce vers des stratégies évolutivement stables."

Une copine m'a parlée vite fait de ça je ne connaissais pas ce "truc" (parce que je suis pas intelligente et en plus je suis médisante) mais bon je trouve ça intéressant quand même
Si qq veut développer sur ça parce que j'y comprends rien ...

Ouais et en plus c'est un lien wiki je te dis pas