"Pour un homme qui se flattait, en 2006, à la veille de son élection à la présidence de la République, de n’être éclaboussé par aucune affaire, le palmarès finit par devenir vertigineux. Nous l'écrivions de longue date ; les accélérations survenues dans plusieurs dossiers judiciaires viennent le confirmer. Du financement de la campagne Balladur en 1995 à l’affaire Karachi, de l’invalidation des comptes de campagne de 2012 à l’arbitrage Tapie, du transfert de François Pérol (à la Caisse d’épargne) à la nomination ratée du dauphin Jean (à l’Epad), de l’attribution du marché des sondages aux soupçons de financement libyen, sans parler du dossier Bettencourt, il existe une constante, l'argent, et un refrain, le grand air du complot. Mais cette parade ne couvre plus le grelot des jackpots. Vers où que l’on se tourne, on n’entend plus qu’un bruit : “Money…”, “Money…”, “Money”… comme le chantaient les Pink Floyd."