déjà je pense que s'il l'on se permet prélever un extrait en le coupant de son contexte, il faut essayer tout de même de garder une cohérence, en notant que c'est le sens ici qui prime, pas la construction syntaxique.
Reprendre ton extrait en y ajoutant les deux vers précédents me semble être plus judicieux.
les avenirs perdent futur
et les présents jamais ne durent
les amours conjuguent au passé
quiconque a cru qu'ils s'aimeraient
Déjà on voit par le champ lexical que c'est 4 vers vont ensemble. l'idée est je pense de dire qu'en amour le présent est éphémere et qu'il n'y a pas de futur car ca se termine forcément par une rupture, de quelque nature que ce soit. Il ne reste donc plus que le passé, les souvenirs et les regrets. Toute histoire d'Amour (vécue par ceux là qui sont le "quiconque") ne se vivrait qu'au passé.
Le quiconque et le ils, c'est une tournure impersonnelle en fait je pense, les deux désignent la même chose. C'est quiconque au singulier, parce que y avait pas de jolies manières de le tourner au pluriel.
Après si c'est le fait que ce quiconque se fasse conjuguer par les amours qui te choquent, c'est pas vraiment un problème de grammaire, c'est un problème de poésie