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Les tripes se nouent au rythme de son souffle de désolation La pensée qui boucle sur elle-même vêtue des franges de ses désillusions Je ploie sous la charge de mes sens Mes mots qui butent en contre-sens
Rosenrot Il y a 1 mois

Les tripes se nouent au rythme de son souffle de désolation
La pensée qui boucle sur elle-même vêtue des franges de ses désillusions

Je ploie sous la charge de mes sens
Mes mots qui butent en contre-sens

Le schéma répété à l'infini, Une boucle qui ne trouve pas sa faim, Inlassablement je me refond dans ce personnage, Je me vois et je me fais peur, Les pleurs, la colère, l'angoisse, Et puis quelques miettes de bonheur, Pour quelques mots bien distribué, Mais qu'il sont beaux ces mots, Ces échanges d'amour et de paix, Si peu mais si fort, Mais le noir reprend sa couleur, Alors vient ! Montre moi ces idées obscures, Que je puisse les comprendre, analyser et en tirer les leçons, Plonge dans le gouffre sacré, Et ta lumière brillera, Qu'elle est dure cette vie mentale, Mais elle te donnera la légèreté, Elle t'ouvrira les portes de l'invisible, Et là tu verras que tout n'est qu'amour, Je t'aime l'obscure.
gimmick63 Il y a 1 mois

Le schéma répété à l'infini,
Une boucle qui ne trouve pas sa faim,
Inlassablement je me refond dans ce personnage,
Je me vois et je me fais peur,
Les pleurs, la colère, l'angoisse,
Et puis quelques miettes de bonheur,
Pour quelques mots bien distribué,
Mais qu'il sont beaux ces mots,
Ces échanges d'amour et de paix,
Si peu mais si fort,
Mais le noir reprend sa couleur,
Alors vient ! Montre moi ces idées obscures,
Que je puisse les comprendre, analyser et en tirer les leçons,
Plonge dans le gouffre sacré,
Et ta lumière brillera,
Qu'elle est dure cette vie mentale,
Mais elle te donnera la légèreté,
Elle t'ouvrira les portes de l'invisible,
Et là tu verras que tout n'est qu'amour,

Je t'aime l'obscure.

Je l'es vu ton sourire de démon, Si ange dans le vrai Et si obscur à l'abandon, Je l'ai ton sourire vrai, Celui qui est en accord avec lui même, Mais ce sourire là joue avec le feu Alors je le tiens hors de la pénombre, Mais parfois je tombe avec lui Le sourire transformé Le mal vient en moi Mon cœur palpite les secondes Toujours en amour et en tristesse Ton âme vient à la laisse Moment tragique et pourtant de gloire Ton corps parle et ton sourire vrai revient Il est tellement beau ce sourire.
gimmick63 Il y a 1 mois

Je l'es vu ton sourire de démon,
Si ange dans le vrai
Et si obscur à l'abandon,
Je l'ai ton sourire vrai,
Celui qui est en accord avec lui même,
Mais ce sourire là joue avec le feu
Alors je le tiens hors de la pénombre,
Mais parfois je tombe avec lui
Le sourire transformé
Le mal vient en moi
Mon cœur palpite les secondes
Toujours en amour et en tristesse
Ton âme vient à la laisse
Moment tragique et pourtant de gloire
Ton corps parle et ton sourire vrai revient
Il est tellement beau ce sourire.

0 0 1 2 Aujourd'hui je résiste, je fixe ma limite. Aujourd'hui c'est promis, je donne mon avis. Tout au fond du quartier Une demeure recueillait les regrets D'un jeune homme effrayé Par les ombres et les voix du passé Il s'était égaré, dans le noir restait caché. Mais l'espace d'un instant avec elle, il oublie le temps Le souvenir douloureux de ces jours où il fut amoureux. Tout ira mieux Tout au fond du grenier Un vieux coffre abrite ses secrets Tout ses rêves et ses peurs enfermés loin de son coeur. Ses voisins ignoraient la souffrance qui le rongeait. Mais l'espace d'un instant, avec elle il pardonne aux gens Leurs mépris l'ignorance La faiblesse de leurs silences Tout ira mieux Tout au fond d'un cahier Reposait sur ses feuilles de papier Les grandes lignes de sa vie Les détails de son ennui. Quand le manque s'installait. Quand les nuits seul il hurlait. Mais l'espace d'un instant, avec elle il vivait vraiment. Aujourd'hui il est parti. Avec elle il en a fini. Tout ira mieux. (Aujourd'hui je résiste, je monte sur la piste) Dezar
Habag Il y a 1 mois

0 0 1 2

Aujourd'hui je résiste, je fixe ma limite.
Aujourd'hui c'est promis, je donne mon avis.

Tout au fond du quartier
Une demeure recueillait les regrets
D'un jeune homme effrayé
Par les ombres et les voix du passé
Il s'était égaré, dans le noir restait caché.
Mais l'espace d'un instant avec elle, il oublie le temps
Le souvenir douloureux de ces jours où il fut amoureux.

Tout ira mieux

Tout au fond du grenier
Un vieux coffre abrite ses secrets
Tout ses rêves et ses peurs enfermés loin de son coeur.
Ses voisins ignoraient la souffrance qui le rongeait.
Mais l'espace d'un instant, avec elle il pardonne aux gens
Leurs mépris l'ignorance
La faiblesse de leurs silences

Tout ira mieux

Tout au fond d'un cahier
Reposait sur ses feuilles de papier
Les grandes lignes de sa vie
Les détails de son ennui.
Quand le manque s'installait. Quand les nuits seul il hurlait.
Mais l'espace d'un instant, avec elle il vivait vraiment.
Aujourd'hui il est parti. Avec elle il en a fini.

Tout ira mieux.

(Aujourd'hui je résiste, je monte sur la piste)

Dezar

Poème écrit il y a plusieurs semaines : Combien de fois Ont-ils perdu la foi ? Leurs rêves ont été abandonnés Il leur a manqué une goutte de volonté Grand pâtissier Avocat déterminé Chanteuse engagée Tant d'ambitions égarées Ils ont échoué A obtenir la vie souhaitée Ils aimeraient tout gommer Mais leurs actes sont gravés pour l'éternité Le train est passé Devant leurs yeux épuisés Ils voudraient le rattraper et courir Mais la société les tient et les tire Les erreurs, on ne les répare pas Les secondes chances, ça n'existe pas Ils ont essayé de s'en sortir Mais l'échelle sociale est impossible à gravir On leur rappelle les échecs cuisants Toujours plus fort devient leur égarement Alors ils se rendent à l'évidence Leur avenir sera vide de sens Et quand ils seront totalement égarés Ce sont les pires pensées Qui viendront inonder Leurs dernières parcelles de beauté Ils deviendront la cible Des démons les plus terribles Incapables de réussir Ils se laisseront pourrir Refusant de les aider La société se met en danger Car la violence des égarés Est impossible à préméditer Passant notre temps à ignorer Ces âmes désenchantées On ne voit pas leur détresse se développer Jusqu'à commettre d'atroces monstruosités
gavroche_greyjoy Il y a 1 mois

Poème écrit il y a plusieurs semaines :

Combien de fois
Ont-ils perdu la foi ?
Leurs rêves ont été abandonnés
Il leur a manqué une goutte de volonté

Grand pâtissier
Avocat déterminé
Chanteuse engagée
Tant d'ambitions égarées

Ils ont échoué
A obtenir la vie souhaitée
Ils aimeraient tout gommer
Mais leurs actes sont gravés pour l'éternité

Le train est passé
Devant leurs yeux épuisés
Ils voudraient le rattraper et courir
Mais la société les tient et les tire

Les erreurs, on ne les répare pas
Les secondes chances, ça n'existe pas
Ils ont essayé de s'en sortir
Mais l'échelle sociale est impossible à gravir

On leur rappelle les échecs cuisants
Toujours plus fort devient leur égarement
Alors ils se rendent à l'évidence
Leur avenir sera vide de sens

Et quand ils seront totalement égarés
Ce sont les pires pensées
Qui viendront inonder
Leurs dernières parcelles de beauté

Ils deviendront la cible
Des démons les plus terribles
Incapables de réussir
Ils se laisseront pourrir

Refusant de les aider
La société se met en danger
Car la violence des égarés
Est impossible à préméditer

Passant notre temps à ignorer
Ces âmes désenchantées
On ne voit pas leur détresse se développer
Jusqu'à commettre d'atroces monstruosités

A l'école, nous étions dans la même classe Dans la vie, nous n'étions pas de la même classe Moi, j'étais simplement dégueulasse Et toi, tu étais une jolie connasse J'étais fou amoureux de toi Tu passais ton temps à te moquer de moi Ma famille se pliait à la loi Tandis que la tienne était au-dessus des lois Tu vivais à Versailles Je vivais avec les racailles Tu buvais ton soda avec une paille Je dormais sur de la paille Tu jouais du piano Tu ressemblais à une bobo Je jouais à Super Mario Je ressemblais à un clodo Tu ne pouvais pas me kiffer Je n'étais qu'un fils d'ouvrier Tu préférais les grands cultivés Même s'ils n'ont aucune humanité Je voulais t'offrir des étoiles Dessiner tes courbes sur une toile Mais c'est Marko qui t'a vu à poil Il t'a emmené dans un hôtel 5 étoiles A vrai dire, c'était perdu d'avance Pour te séduire, je n'avais aucune chance Entre nous deux, trop de différences Depuis le jour de notre naissance J'ai une question : que deviens-tu aujourd'hui ? Habites-tu dans le 16ème arrondissement de Paris ? Travailles-tu pour de grands patrons ? Est-ce que tu suces Macron ?
gavroche_greyjoy Il y a 1 semaine

A l'école, nous étions dans la même classe
Dans la vie, nous n'étions pas de la même classe
Moi, j'étais simplement dégueulasse
Et toi, tu étais une jolie connasse

J'étais fou amoureux de toi
Tu passais ton temps à te moquer de moi
Ma famille se pliait à la loi
Tandis que la tienne était au-dessus des lois

Tu vivais à Versailles
Je vivais avec les racailles
Tu buvais ton soda avec une paille
Je dormais sur de la paille

Tu jouais du piano
Tu ressemblais à une bobo
Je jouais à Super Mario
Je ressemblais à un clodo

Tu ne pouvais pas me kiffer
Je n'étais qu'un fils d'ouvrier
Tu préférais les grands cultivés
Même s'ils n'ont aucune humanité

Je voulais t'offrir des étoiles
Dessiner tes courbes sur une toile
Mais c'est Marko qui t'a vu à poil
Il t'a emmené dans un hôtel 5 étoiles

A vrai dire, c'était perdu d'avance
Pour te séduire, je n'avais aucune chance
Entre nous deux, trop de différences
Depuis le jour de notre naissance

J'ai une question : que deviens-tu aujourd'hui ?
Habites-tu dans le 16ème arrondissement de Paris ?
Travailles-tu pour de grands patrons ?
Est-ce que tu suces Macron ?

[quote="gavroche_greyjoy"]A l'école, nous étions dans la même classe Dans la vie, nous n'étions pas de la même classe Moi, j'étais simplement dégueulasse Et toi, tu étais une jolie connasse J'étais fou amoureux de toi Tu passais ton temps à te moquer de moi Ma famille se pliait à la loi Tandis que la tienne était au-dessus des lois Tu vivais à Versailles Je vivais avec les racailles Tu buvais ton soda avec une paille Je dormais sur de la paille Tu jouais du piano Tu ressemblais à une bobo Je jouais à Super Mario Je ressemblais à un clodo Tu ne pouvais pas me kiffer Je n'étais qu'un fils d'ouvrier Tu préférais les grands cultivés Même s'ils n'ont aucune humanité Je voulais t'offrir des étoiles Dessiner tes courbes sur une toile Mais c'est Marko qui t'a vu à poil Il t'a emmené dans un hôtel 5 étoiles A vrai dire, c'était perdu d'avance Pour te séduire, je n'avais aucune chance Entre nous deux, trop de différences Depuis le jour de notre naissance J'ai une question : que deviens-tu aujourd'hui ? Habites-tu dans le 16ème arrondissement de Paris ? Travailles-tu pour de grands patrons ? Est-ce que tu suces Macron ?[/quote] ça mériterait une mélodie, une mise en chanson, ce joli texte, bravo à toi !
Rosenrot Il y a 1 semaine

A l'école, nous étions dans la même classe
Dans la vie, nous n'étions pas de la même classe
Moi, j'étais simplement dégueulasse
Et toi, tu étais une jolie connasse

J'étais fou amoureux de toi
Tu passais ton temps à te moquer de moi
Ma famille se pliait à la loi
Tandis que la tienne était au-dessus des lois

Tu vivais à Versailles
Je vivais avec les racailles
Tu buvais ton soda avec une paille
Je dormais sur de la paille

Tu jouais du piano
Tu ressemblais à une bobo
Je jouais à Super Mario
Je ressemblais à un clodo

Tu ne pouvais pas me kiffer
Je n'étais qu'un fils d'ouvrier
Tu préférais les grands cultivés
Même s'ils n'ont aucune humanité

Je voulais t'offrir des étoiles
Dessiner tes courbes sur une toile
Mais c'est Marko qui t'a vu à poil
Il t'a emmené dans un hôtel 5 étoiles

A vrai dire, c'était perdu d'avance
Pour te séduire, je n'avais aucune chance
Entre nous deux, trop de différences
Depuis le jour de notre naissance

J'ai une question : que deviens-tu aujourd'hui ?
Habites-tu dans le 16ème arrondissement de Paris ?
Travailles-tu pour de grands patrons ?
Est-ce que tu suces Macron ?


ça mériterait une mélodie, une mise en chanson, ce joli texte, bravo à toi !

[quote="Rosenrot"] ça mériterait une mélodie, une mise en chanson, ce joli texte, bravo à toi ![/quote] merci @Rosenrot :)
gavroche_greyjoy Il y a 1 semaine



ça mériterait une mélodie, une mise en chanson, ce joli texte, bravo à toi !



merci Rosenrot

L'électricien est travailleur Il ne rentre jamais de bonne heure La vie le rend de mauvaise humeur Il s'installe devant son téléviseur L'électricien a un coffre-fort A l'intérieur, un trésor Une vieille ampoule, il va la réparer Vital pour que son cœur soit rallumé L'étudiante n'a pas d'argent Elle ne parle plus à ses parents Elle joue de ses charmes auprès des plus fortunés Elle fait ce qu'elle veut, c'est sa liberté L'étudiante a un coffre-fort A l'intérieur, un trésor Elle observe la peluche de son enfance Pendant deux secondes, elle oublie sa triste errance L'alcoolique passe son temps à râler, il grogne Mais il n'a pas toujours été ivrogne Sa fille est morte dans un attentat Plus jamais il ne l'entendra lui dire "papa" L'alcoolique a un coffre-fort A l'intérieur, un trésor Il garde au chaud ce fusil Un jour, il mettra un terme à sa vie La femme de ménage est épuisée Elle continue de nettoyer Faire briller, c'est son métier Personne ne pense à la remercier La femme de ménage a un coffre-fort A l'intérieur, un trésor Elle prend son violon Et libère son imagination Le poète veut échapper A l'indomptable société Il écrit pour dénoncer Toutes les injustices, toutes les inégalités Le poète a un coffre-fort A l'intérieur, un trésor Ces poèmes sont délicatement posés En attendant d'être publiés La retraitée est endettée Chaque semaine arrivent des lettres de l'huissier Elle regrette ses erreurs du passé Elle aurait dû épargner La retraitée a un coffre-fort A l'intérieur, un trésor Un briquet et une bouteille d'essence sont cachés Comme des milliers de français, elle va bientôt s'immoler
gavroche_greyjoy Il y a 6 jours

L'électricien est travailleur
Il ne rentre jamais de bonne heure
La vie le rend de mauvaise humeur
Il s'installe devant son téléviseur

L'électricien a un coffre-fort
A l'intérieur, un trésor
Une vieille ampoule, il va la réparer
Vital pour que son cœur soit rallumé

L'étudiante n'a pas d'argent
Elle ne parle plus à ses parents
Elle joue de ses charmes auprès des plus fortunés
Elle fait ce qu'elle veut, c'est sa liberté

L'étudiante a un coffre-fort
A l'intérieur, un trésor
Elle observe la peluche de son enfance
Pendant deux secondes, elle oublie sa triste errance

L'alcoolique passe son temps à râler, il grogne
Mais il n'a pas toujours été ivrogne
Sa fille est morte dans un attentat
Plus jamais il ne l'entendra lui dire "papa"

L'alcoolique a un coffre-fort
A l'intérieur, un trésor
Il garde au chaud ce fusil
Un jour, il mettra un terme à sa vie

La femme de ménage est épuisée
Elle continue de nettoyer
Faire briller, c'est son métier
Personne ne pense à la remercier

La femme de ménage a un coffre-fort
A l'intérieur, un trésor
Elle prend son violon
Et libère son imagination

Le poète veut échapper
A l'indomptable société
Il écrit pour dénoncer
Toutes les injustices, toutes les inégalités

Le poète a un coffre-fort
A l'intérieur, un trésor
Ces poèmes sont délicatement posés
En attendant d'être publiés

La retraitée est endettée
Chaque semaine arrivent des lettres de l'huissier
Elle regrette ses erreurs du passé
Elle aurait dû épargner

La retraitée a un coffre-fort
A l'intérieur, un trésor
Un briquet et une bouteille d'essence sont cachés
Comme des milliers de français, elle va bientôt s'immoler

Elle a entre trente et quarante ans Elle part de l'usine en marchant Depuis tellement longtemps Elle avance en rampant Pour se détendre, elle se rend Dans la boutique du marchand Elle dépense en alcool son argent Afin d'oublier le misérable temps Chez elle, une fois arrivée Elle peut enfin s'allonger Bouteille à la main, les yeux fermés Elle boit sa première gorgée Clac! Les enfants sont rentrés Sa bouteille, elle essaye de la cacher Mais ses enfants sont habitués Ils savent que leur mère va encore picoler Elle aimerait avoir la volonté D'arrêter de s'empoisonner Mais elle est affaiblie Par les difficultés de la vie Elle continue donc à boire toute la soirée Elle appelle des amis pour pleurer Au téléphone, elle commence à bégayer Ses amis n'arrivent pas à la réconforter Elle finit par être totalement bourrée Elle ne fait que tituber Ses enfants essaient de la raisonner Il est temps d'aller se reposer Elle tente de se lever Mais à la chaise elle est collée Elle veut se rendre dans la chambre à coucher Mais elle chute dans l'escalier Ses enfants épuisés Se décident à la porter Ils aimeraient parfois la laisser tomber Mais ils ne veulent pas finir en foyer Ils finissent par la border Elle s'endort dans les bras de Morphée Les enfants peuvent aller se coucher Mais avant, ils vont tout nettoyer Quand le soleil se lèvera L'ivrogne recommencera Car l'amour de ses enfants Ne sera jamais suffisant Il y a des vies abîmées Des vies où plus rien n'est à espérer Et si en plus ces vies proviennent de la pauvreté Elles n'auront pas le luxe de pouvoir se relever
gavroche_greyjoy Il y a 2 jours

Elle a entre trente et quarante ans
Elle part de l'usine en marchant
Depuis tellement longtemps
Elle avance en rampant

Pour se détendre, elle se rend
Dans la boutique du marchand
Elle dépense en alcool son argent
Afin d'oublier le misérable temps

Chez elle, une fois arrivée
Elle peut enfin s'allonger
Bouteille à la main, les yeux fermés
Elle boit sa première gorgée

Clac! Les enfants sont rentrés
Sa bouteille, elle essaye de la cacher
Mais ses enfants sont habitués
Ils savent que leur mère va encore picoler

Elle aimerait avoir la volonté
D'arrêter de s'empoisonner
Mais elle est affaiblie
Par les difficultés de la vie

Elle continue donc à boire toute la soirée
Elle appelle des amis pour pleurer
Au téléphone, elle commence à bégayer
Ses amis n'arrivent pas à la réconforter

Elle finit par être totalement bourrée
Elle ne fait que tituber
Ses enfants essaient de la raisonner
Il est temps d'aller se reposer

Elle tente de se lever
Mais à la chaise elle est collée
Elle veut se rendre dans la chambre à coucher
Mais elle chute dans l'escalier

Ses enfants épuisés
Se décident à la porter
Ils aimeraient parfois la laisser tomber
Mais ils ne veulent pas finir en foyer

Ils finissent par la border
Elle s'endort dans les bras de Morphée
Les enfants peuvent aller se coucher
Mais avant, ils vont tout nettoyer

Quand le soleil se lèvera
L'ivrogne recommencera
Car l'amour de ses enfants
Ne sera jamais suffisant

Il y a des vies abîmées
Des vies où plus rien n'est à espérer
Et si en plus ces vies proviennent de la pauvreté
Elles n'auront pas le luxe de pouvoir se relever

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