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On peut écrire ou avoir envie d'écrire. On peut montrer ou ne pas oser sortir de l'ombre. On peut noircir des carnets et craindre la page blanche. On peut lire les autres et ne faire qu'imaginer ses livres. Ici c'est le début des mots, ceux qu'on s'impose un peu, tour à tour comme des défis à la pensée, à l'imagination, à la naissance de la littérature. Créer dans l'entre aide et sous les yeux d'un monde où on accepte tout tant que cela vient d'une tentative de création. Qu'importe la forme, la longueur, la langue même s'il faut pouvoir la comprendre. Qu'importe le langage et la ponctuation. Un sujet lancé sur un temps donné pour écrire sans complexes et montrer aux yeux curieux un peu de soi et de son talent. En commencement, il y a pour thème : le dégoût.
Nulie Il y a 1 an

On peut écrire ou avoir envie d'écrire. On peut montrer ou ne pas oser sortir de l'ombre. On peut noircir des carnets et craindre la page blanche. On peut lire les autres et ne faire qu'imaginer ses livres.

Ici c'est le début des mots, ceux qu'on s'impose un peu, tour à tour comme des défis à la pensée, à l'imagination, à la naissance de la littérature. Créer dans l'entre aide et sous les yeux d'un monde où on accepte tout tant que cela vient d'une tentative de création.

Qu'importe la forme, la longueur, la langue même s'il faut pouvoir la comprendre. Qu'importe le langage et la ponctuation. Un sujet lancé sur un temps donné pour écrire sans complexes et montrer aux yeux curieux un peu de soi et de son talent.

En commencement, il y a pour thème : le dégoût.

Elle m'avait vannée c'te tepu sur un com facebook, sur mes fautes d'orthographe. Comme ceux qui veulent te flageller la gueule avec un regard supérieur et jaloux. Elle a cru quoi c'te tepu! J'ai direct' répondu qu'à chaque faute j'taillais une pipe à Damien. Voilà cache, dégage grosse conne, vas y laisse moi le kiffer le chanteur de rock! Il me fait vibrer bordel ! Et puis elle m'a re répondu que si c'était mon seul moyen d'avoir la bouche pleine !! Mais là! j'ai eu l'imaginaire qui m'a foutu ma bouche ouverte dégueulante du sperme de Damien ! C'te tepu avait réussi à manipuler mon fantasme! Grosse tepu!
AnonymeIl y a 1 an

Elle m'avait vannée c'te tepu sur un com facebook, sur mes fautes d'orthographe. Comme ceux qui veulent te flageller la gueule avec un regard supérieur et jaloux. Elle a cru quoi c'te tepu! J'ai direct' répondu qu'à chaque faute j'taillais une pipe à Damien. Voilà cache, dégage grosse conne, vas y laisse moi le kiffer le chanteur de rock! Il me fait vibrer bordel ! Et puis elle m'a re répondu que si c'était mon seul moyen d'avoir la bouche pleine !! Mais là! j'ai eu l'imaginaire qui m'a foutu ma bouche ouverte dégueulante du sperme de Damien ! C'te tepu avait réussi à manipuler mon fantasme! Grosse tepu!

Je suis le grouillement dans ton oreille, le degueulis d'un soiffard. Je suis la viande morte, la chair qui pourrit, la peur qui suinte. Je suis vert, blanc, noir et de toutes les purulences. Je suis le goût de l'abject et de l'amertume, le frisson et le cœur qui monte à la gorge. Je suis toi, je suis moi, je suis l'ordinaire. Je suis le dégoût.
idem Il y a 1 an

Je suis le grouillement dans ton oreille, le degueulis d'un soiffard. Je suis la viande morte, la chair qui pourrit, la peur qui suinte. Je suis vert, blanc, noir et de toutes les purulences. Je suis le goût de l'abject et de l'amertume, le frisson et le cœur qui monte à la gorge. Je suis toi, je suis moi, je suis l'ordinaire. Je suis le dégoût.

Tant de dégoût <3 Il restait immobile dans la salle d'attente, contemplant les tâches de vie sur le sol de la pièce. Il imaginait de monstrueuses heures de torture lorsque ses yeux se posaient sur les petits cercles rougeâtres dispersés un peu partout. Son esprit voyait le corps en lambeaux, les crachats de sang à chaque respiration toussée, les douleurs de craquement des os de la cage thoracique à chaque combat des poumons. Il sentait le mélange du sang frais à celui en train de sécher sous la lumière du soleil entrant par la fenêtre du fond, l'odeur du détergent ou de l'alcool ou celui de son enfance dans cette maison de fou. Dans l'obscurité de son cauchemar, les voix couvraient le silence, comme depuis toujours lorsqu'il croyait la liberté venue après les avoir écouté une fois de plus. Il voyait peu à peu le corps fondre, partir entre fumée et liquide visqueux, dans des cris à peine humain et au dessus desquels les rires du bourreau semblaient des airs d'opéra tragique. Sa main encore serré autour du cou, il observait le bleu venir tatouer le visage de ce corps anonyme, venir l'effroi dans des yeux innocents, venir son bonheur dans la fin de ce monde. Il fixait le sol désormais vide de sang, de corps, de pulsions sur lequel ne restait que ces petits cercles rougeâtres. Les mains autour de sa tête pour retenir son âme entière, il garde les yeux ouverts sur cette horreur comme pour se confronter à lui même. Il sent perler la sueur, venir les secousses des tremblements de son propre corps tentant de vomir son dégoût. Son visage de plus en plus pâle sur lequel ses yeux rouges sont comme deux balles de sang, ne lui fait même plus peur, il le connaît comme son frère. Il est assis au bord de la rupture, à l'extrémité de la cassure laissant sortir un monstre dont il n'ignore jamais les abominations quand il le laisse venir à lui. Autour de lui dans ce silence de groupe, tant de victimes en devenir, tant de proies à convoiter mais dans cette salle, comment savoir qui pourrait être plus fou que lui ? Il se sent près, il osera encore une dernière fois, livrer bataille pour purger une soi-disant âme damnée. Il lève son corps sans le sentir, il pousse ses mains, toutes armes dehors dans la sueur, les tremblements. Ils les envisagent comme tout les autres. Le sol taché lui chante un requiem en guise de signal. La porte claque, l'horreur est arrivée.
Nulie Il y a 1 an

Tant de dégoût <3

Il restait immobile dans la salle d'attente, contemplant les tâches de vie sur le sol de la pièce. Il imaginait de monstrueuses heures de torture lorsque ses yeux se posaient sur les petits cercles rougeâtres dispersés un peu partout. Son esprit voyait le corps en lambeaux, les crachats de sang à chaque respiration toussée, les douleurs de craquement des os de la cage thoracique à chaque combat des poumons. Il sentait le mélange du sang frais à celui en train de sécher sous la lumière du soleil entrant par la fenêtre du fond, l'odeur du détergent ou de l'alcool ou celui de son enfance dans cette maison de fou. Dans l'obscurité de son cauchemar, les voix couvraient le silence, comme depuis toujours lorsqu'il croyait la liberté venue après les avoir écouté une fois de plus. Il voyait peu à peu le corps fondre, partir entre fumée et liquide visqueux, dans des cris à peine humain et au dessus desquels les rires du bourreau semblaient des airs d'opéra tragique. Sa main encore serré autour du cou, il observait le bleu venir tatouer le visage de ce corps anonyme, venir l'effroi dans des yeux innocents, venir son bonheur dans la fin de ce monde. Il fixait le sol désormais vide de sang, de corps, de pulsions sur lequel ne restait que ces petits cercles rougeâtres. Les mains autour de sa tête pour retenir son âme entière, il garde les yeux ouverts sur cette horreur comme pour se confronter à lui même. Il sent perler la sueur, venir les secousses des tremblements de son propre corps tentant de vomir son dégoût. Son visage de plus en plus pâle sur lequel ses yeux rouges sont comme deux balles de sang, ne lui fait même plus peur, il le connaît comme son frère. Il est assis au bord de la rupture, à l'extrémité de la cassure laissant sortir un monstre dont il n'ignore jamais les abominations quand il le laisse venir à lui. Autour de lui dans ce silence de groupe, tant de victimes en devenir, tant de proies à convoiter mais dans cette salle, comment savoir qui pourrait être plus fou que lui ? Il se sent près, il osera encore une dernière fois, livrer bataille pour purger une soi-disant âme damnée. Il lève son corps sans le sentir, il pousse ses mains, toutes armes dehors dans la sueur, les tremblements. Ils les envisagent comme tout les autres. Le sol taché lui chante un requiem en guise de signal. La porte claque, l'horreur est arrivée.

Dans la pièce d'à côté: Ça hurle. C'est pas finit. C'est le gouffre de la folie vocale. Y a des chattes qui subissent l'appauvrissement de la caste médicale. Leurs maris les ont abandonnées, pour le défi de la comisole. Elles sont délaissées aux nomenclatures bourgeoises. Ça gerbe le rejet et la mal baisée.
AnonymeIl y a 1 an

Dans la pièce d'à côté: Ça hurle.

C'est pas finit.

C'est le gouffre de la folie vocale. Y a des chattes qui subissent l'appauvrissement de la caste médicale. Leurs maris les ont abandonnées, pour le défi de la comisole. Elles sont délaissées aux nomenclatures bourgeoises. Ça gerbe le rejet et la mal baisée.

[quote="idem"]Je suis le grouillement dans ton oreille, le degueulis d'un soiffard. Je suis la viande morte, la chair qui pourrit, la peur qui suinte. Je suis vert, blanc, noir et de toutes les purulences. Je suis le goût de l'abject et de l'amertume, le frisson et le cœur qui monte à la gorge. Je suis toi, je suis moi, je suis l'ordinaire. Je suis le dégoût.[/quote]Non. Tu n'es rien. Ni le grouillement ni le dégueulis. Rien. Même pas le ramassis sédentarisé d'un tas de souvenirs enfouis bien loin sous le tapis. Rien. La vacuité béante de l’existence cherchant une place au milieu d'objets chers et dépourvus de sens. [quote="Anne is back"]C'est le gouffre de la folie vocale. Y a des chattes qui subissent l'appauvrissement de la caste médicale. Leurs maris les ont abandonnées, pour le défi de la comisole. Elles sont délaissées aux nomenclatures bourgeoises. Ça gerbe le rejet et la mal baisée.[/quote]Une douce fuite. Une faiblesse. Laissons crever les déficients, jetons leur corps et leurs déviances au fond du trou de la sécu. Y a plus d'altruisme, y a plus de rose, que des portes clauses et du cynisme. Ce sont des choses que l'homme moderne doit enseigner à ses enfants, ces petits merdeux analphabètes et sans valeur capables de s'amuser des heures avec un papier d'emballage.
Maitre Kaio Il y a 1 an

Je suis le grouillement dans ton oreille, le degueulis d'un soiffard. Je suis la viande morte, la chair qui pourrit, la peur qui suinte. Je suis vert, blanc, noir et de toutes les purulences. Je suis le goût de l'abject et de l'amertume, le frisson et le cœur qui monte à la gorge. Je suis toi, je suis moi, je suis l'ordinaire. Je suis le dégoût.
Non. Tu n'es rien. Ni le grouillement ni le dégueulis. Rien. Même pas le ramassis sédentarisé d'un tas de souvenirs enfouis bien loin sous le tapis. Rien. La vacuité béante de l’existence cherchant une place au milieu d'objets chers et dépourvus de sens.



C'est le gouffre de la folie vocale. Y a des chattes qui subissent l'appauvrissement de la caste médicale. Leurs maris les ont abandonnées, pour le défi de la comisole. Elles sont délaissées aux nomenclatures bourgeoises. Ça gerbe le rejet et la mal baisée.
Une douce fuite. Une faiblesse. Laissons crever les déficients, jetons leur corps et leurs déviances au fond du trou de la sécu. Y a plus d'altruisme, y a plus de rose, que des portes clauses et du cynisme. Ce sont des choses que l'homme moderne doit enseigner à ses enfants, ces petits merdeux analphabètes et sans valeur capables de s'amuser des heures avec un papier d'emballage.

Qu'on les emprisonne dès leur naissance, pour bien les avertir de la classification sectaire qui les attend. Sans rancoeur, dès le début, faut envoyer. Et puis on liste la couleur des cheveux, des ongles, des peaux, des QI et autres clauses de leurs doctrines. Faut pas les louper!
AnonymeIl y a 1 an

Qu'on les emprisonne dès leur naissance, pour bien les avertir de la classification sectaire qui les attend. Sans rancoeur, dès le début, faut envoyer. Et puis on liste la couleur des cheveux, des ongles, des peaux, des QI et autres clauses de leurs doctrines. Faut pas les louper!

[quote="Anne is back"]qu'on les emprisonne dès leur naissance, pour bien les avertir de la classification sectaire qui les attend. Sans rancoeur, dès le début, faut envoyer. Et puis on liste la couleur des cheveux, des ongles, des peaux, des QI et autres clauses de leurs doctrines. Faut pas les louper![/quote] C'est l'âge des néo-darwinistes Des théories qui amènent une quelconque classification, ça se divise derrière car ça provoque un ordre, une hiérarchisation. À l'heure du tout possible et du tout contrôlable, il ne suffit que de quelques pas de plus, dans l'inconscience des sociétés, pour plonger dans des virages sécuritaires et liberticides. Qu'on laisse les passions se déchaîner ; tant que l'homme ne se comprendra pas, il n'aura jamais le recul nécessaire sur ses actes, ni pour envisager des remises en cause...
AnonymeIl y a 1 an

qu'on les emprisonne dès leur naissance, pour bien les avertir de la classification sectaire qui les attend. Sans rancoeur, dès le début, faut envoyer. Et puis on liste la couleur des cheveux, des ongles, des peaux, des QI et autres clauses de leurs doctrines. Faut pas les louper!


C'est l'âge des néo-darwinistes
Des théories qui amènent une quelconque classification, ça se divise derrière car ça provoque un ordre, une hiérarchisation.
À l'heure du tout possible et du tout contrôlable, il ne suffit que de quelques pas de plus, dans l'inconscience des sociétés, pour plonger dans des virages sécuritaires et liberticides.

Qu'on laisse les passions se déchaîner ; tant que l'homme ne se comprendra pas, il n'aura jamais le recul nécessaire sur ses actes, ni pour envisager des remises en cause...

L'opération de sélection se passe dans une chambre bleue, totalement aseptisée. Y a pas de fenêtres, y a que des néons. Ce sont eux les néons qui diffusent la lumière bleue. L'équipe est formée de monsieurs, exclusivement de couilles, en chemise blanche, ils ont tous des bac +12. Ils appliquent les instructions, ordonnées sur des fiches, classifiées dans des boites, rangées dans des grandes étagères, positionnées en enfilade, en respectant la règle des parallèles. Tout est droit.
AnonymeIl y a 1 an

L'opération de sélection se passe dans une chambre bleue, totalement aseptisée. Y a pas de fenêtres, y a que des néons. Ce sont eux les néons qui diffusent la lumière bleue.
L'équipe est formée de monsieurs, exclusivement de couilles, en chemise blanche, ils ont tous des bac +12. Ils appliquent les instructions, ordonnées sur des fiches, classifiées dans des boites, rangées dans des grandes étagères, positionnées en enfilade, en respectant la règle des parallèles.

Tout est droit.

Tout est carré, chaque terme concret, millimétré. Dans des rectangles de verre des essais scientifique, nageant dans le formol l'exemplaire de l'homme 0. Témoin et Point de départ de toutes les évolutions méta-corporelles de l'être humain. Deux chirurgiens sortent d'une double porte automatisée, l'air est frais, climatisé. Tout se passe dans la tranquille discrétion, la silencieuse avancée de la science. Même le gardien de nuit du laboratoire est dans l'ignorance la plus totale quant aux expérimentations qui sont engagées dans ce lieu depuis une vingtaine d'années.
AnonymeIl y a 1 an

Tout est carré, chaque terme concret, millimétré.
Dans des rectangles de verre des essais scientifique, nageant dans le formol l'exemplaire de l'homme 0.
Témoin et Point de départ de toutes les évolutions méta-corporelles de l'être humain.

Deux chirurgiens sortent d'une double porte automatisée, l'air est frais, climatisé.
Tout se passe dans la tranquille discrétion, la silencieuse avancée de la science. Même le gardien de nuit du laboratoire est dans l'ignorance la plus totale quant aux expérimentations qui sont engagées dans ce lieu depuis une vingtaine d'années.

Il y a déjà eu des centaines de morts. Ils les appellent les ratés. C'était une fois à un repas, caritatif - ils font tellement de bénéfices! - il s'appelait Edouard, celui qui a faillit faire tout basculer. Il n'en pouvait plus. Il n'en dormait plus, il voyait tous ces cadavres brûlés dans le secret de l'Etat, tout les ratés comme ils les dénommaient. Il en vomissait, en rentrant du travail. Pendant ce repas, Edouard a faillit craquer, tout balancer. Il aurait dénoncé ces chiffres aberrants de tous ces ratés qu'ils ont incendiés. Il avait commencé à manger son caviar accompagné de Sauterne mais il eut rapidement une gène dans la gorge qui lui demanda de s'excuser et de se retirer aux toilettes des monsieurs. Personne ne le revit, jamais! Tout le monde y passait.
AnonymeIl y a 1 an

Il y a déjà eu des centaines de morts. Ils les appellent les ratés. C'était une fois à un repas, caritatif - ils font tellement de bénéfices! - il s'appelait Edouard, celui qui a faillit faire tout basculer. Il n'en pouvait plus. Il n'en dormait plus, il voyait tous ces cadavres brûlés dans le secret de l'Etat, tout les ratés comme ils les dénommaient. Il en vomissait, en rentrant du travail. Pendant ce repas, Edouard a faillit craquer, tout balancer. Il aurait dénoncé ces chiffres aberrants de tous ces ratés qu'ils ont incendiés.
Il avait commencé à manger son caviar accompagné de Sauterne mais il eut rapidement une gène dans la gorge qui lui demanda de s'excuser et de se retirer aux toilettes des monsieurs.

Personne ne le revit, jamais!
Tout le monde y passait.

Délogé de l'orbite, oracle tressautant de lendemains aveugles, un globe oculaire (de bovidé) roule sa bille sur le plan incliné du boucher. Au dehors (Atlantique), la houle roule la corvette. Vu de plus loin, la houle (galactique) roule la Terre. Tout roule. Et c'est dégueulasse. Nouveau thème, @nulie ? Tu vas nous foutre le cafard dès le lundi. :)
musashi Il y a 1 an

Délogé de l'orbite, oracle tressautant de lendemains aveugles, un globe oculaire (de bovidé) roule sa bille sur le plan incliné du boucher. Au dehors (Atlantique), la houle roule la corvette. Vu de plus loin, la houle (galactique) roule la Terre.
Tout roule. Et c'est dégueulasse.

Nouveau thème, Nulie ? Tu vas nous foutre le cafard dès le lundi.

Allez je veux bien lancer le deuxième :) après ça tout le monde est libre de le faire ! On peut d'ailleurs peut-être donner un "temps" pour le thème pour savoir quand changer. Comme vous voulez ! Deuxième thème : vous devez convaincre un éditeur de vous publier. L'idée étant venue aussi de Anne is back je lui laisse la main pour le prochain relais ;).
Nulie Il y a 1 an

Allez je veux bien lancer le deuxième après ça tout le monde est libre de le faire ! On peut d'ailleurs peut-être donner un "temps" pour le thème pour savoir quand changer. Comme vous voulez !

Deuxième thème : vous devez convaincre un éditeur de vous publier.

L'idée étant venue aussi de Anne is back je lui laisse la main pour le prochain relais .

J’suis arrivée le flingue sur la tempe de Damien Saez (la star du rock and roll)! Bah ouais! Te marre pas! Personne ne me prenait au sérieux, il a fallu que je menace mon propre mari! ils faisaient moins les malins, en voyant ça, ils savent que je le kiffe trop, du coup, j’me suis dit que ça allait devenir crédible! Pourquoi tu fais cette tête? Bon bref, je continue. Tu les aurais vu, ils se foutaient tellement de ma gueule, et vas y que je matte mes nibards (j’avais le sein qui était passé par dessus bord parce que je venais de filer à bouffer au petit, et j’ai mal revêtu mon débardeur, bref!) et vas y que j’te compare à une pute! Tous les mêmes tout le temps! Même Damien leur disait de fermer leur gueule parce que déjà, il flippait sa race de crever, il a vite compris qu’il allait plus pouvoir pécho sa meuf! et puis alors terminé les cuites avec le fan club, les repas chez maman, les poilades avec les frangins enfin bref tout ça allait vite s'arrêter si personne prenait au sérieux sa meuf. Je suis montée sur le bureau du mec! Paf! Je les ai tous menacé, tu les aurais vu! Damien J'y crois pas une fois qu'il avait plus le flingue sur la tempe, il s'est calé son cul sur le rebord du bureau qui me servait de scène de crime! Non mais vas y qu’il croise les bras, les jambes, j’lai vu choper une cigarette dans son fute! non mais non ! J’ai tiré. Bon j’ai tiré juste à côté de lui - j’aime bien son cul, bon et sa gueule au passage et puis peut être deux trois de ses chansons - mais fallait pas se foutre de ma gueule ! Ses copains commençaient à le regarder et à se marrer comme si j’étais encore en train de faire une blague! Comme toutes celles que j’avais faites avant. Non mais t’y crois toi? Ouais bon, c’est vrai que celle où je m’suis foutue à poil devant sa maison de disque avec écrit sur mon corps “DAMIEN SAVE ME WITH YOUR VOICE” était un peu flippante. J’ai tenté de faire passer le truc en disant que je faisais partie du groupe des Femens, mais ça n’a pas trop marché tout le monde m’a reconnue! C’est pas forcément un avantage d’être grande et blonde! Ça attire l’oeil, pas mal d’emmerde! Après les flics, ils voulaient me garder en cellule, j’ai flippé de ouf moi, la vache, surtout quand y a le gros porc qui m’a regardée chelou en touchant sa matraque, tu sais comme si il avait faim! Heureusement, qu’il était pas là, quand, pour me tirer d’affaire après avoir tiré en direction de mon mari, j’ai pris le flingue comme une glace et j’l’ai sucé - le flingue- tu vois comme dans Dobermann, bah ouais fallait envoyer, j’me la suis jouée Monica! Et là ! je sais pas ce qui s’est passé, Damien me regardait, il se marrait, ça m’a gavé! J’ai tiré à nouveau, en l’air, sauf que la balle a traversé le plancher, pffff sol de merde ! Et puis bon, du coup, ils ont appelé les flics; et je voyais Damien toujours à se foutre de ma gueule, je le voyais me faire le signe de rockeur en me faisant un clin d’oeil ! Du style t’es trop une rockeuse chérie! Qu’est ce qu’il m’énerve ! j’ai même aperçu Mathieu au loin qui bougeait sa tête en pinçant les extrémités des lèvres en se confirmant qu’il aurait mieux valu ne jamais me faire rencontrer la star du rock and roll… _ et alors ils t'ont publiée? Damien avait conservé tout ce que je lui écrivais depuis le début, même si je faisais flipper au cas où - les pièces à conviction, tu vois- en prévoyant déjà de me proposer autre chose que la zonzon. Trop romantique le mec!
AnonymeIl y a 1 an

J’suis arrivée le flingue sur la tempe de Damien Saez (la star du rock and roll)! Bah ouais! Te marre pas! Personne ne me prenait au sérieux, il a fallu que je menace mon propre mari! ils faisaient moins les malins, en voyant ça, ils savent que je le kiffe trop, du coup, j’me suis dit que ça allait devenir crédible! Pourquoi tu fais cette tête? Bon bref, je continue. Tu les aurais vu, ils se foutaient tellement de ma gueule, et vas y que je matte mes nibards (j’avais le sein qui était passé par dessus bord parce que je venais de filer à bouffer au petit, et j’ai mal revêtu mon débardeur, bref!) et vas y que j’te compare à une pute! Tous les mêmes tout le temps! Même Damien leur disait de fermer leur gueule parce que déjà, il flippait sa race de crever, il a vite compris qu’il allait plus pouvoir pécho sa meuf! et puis alors terminé les cuites avec le fan club, les repas chez maman, les poilades avec les frangins enfin bref tout ça allait vite s'arrêter si personne prenait au sérieux sa meuf.
Je suis montée sur le bureau du mec! Paf! Je les ai tous menacé, tu les aurais vu! Damien J'y crois pas une fois qu'il avait plus le flingue sur la tempe, il s'est calé son cul sur le rebord du bureau qui me servait de scène de crime! Non mais vas y qu’il croise les bras, les jambes, j’lai vu choper une cigarette dans son fute! non mais non !

J’ai tiré.

Bon j’ai tiré juste à côté de lui - j’aime bien son cul, bon et sa gueule au passage et puis peut être deux trois de ses chansons - mais fallait pas se foutre de ma gueule !

Ses copains commençaient à le regarder et à se marrer comme si j’étais encore en train de faire une blague! Comme toutes celles que j’avais faites avant. Non mais t’y crois toi? Ouais bon, c’est vrai que celle où je m’suis foutue à poil devant sa maison de disque avec écrit sur mon corps “DAMIEN SAVE ME WITH YOUR VOICE” était un peu flippante. J’ai tenté de faire passer le truc en disant que je faisais partie du groupe des Femens, mais ça n’a pas trop marché tout le monde m’a reconnue! C’est pas forcément un avantage d’être grande et blonde! Ça attire l’oeil, pas mal d’emmerde! Après les flics, ils voulaient me garder en cellule, j’ai flippé de ouf moi, la vache, surtout quand y a le gros porc qui m’a regardée chelou en touchant sa matraque, tu sais comme si il avait faim! Heureusement, qu’il était pas là, quand, pour me tirer d’affaire après avoir tiré en direction de mon mari, j’ai pris le flingue comme une glace et j’l’ai sucé - le flingue- tu vois comme dans Dobermann, bah ouais fallait envoyer, j’me la suis jouée Monica!
Et là ! je sais pas ce qui s’est passé, Damien me regardait, il se marrait, ça m’a gavé! J’ai tiré à nouveau, en l’air, sauf que la balle a traversé le plancher, pffff sol de merde ! Et puis bon, du coup, ils ont appelé les flics; et je voyais Damien toujours à se foutre de ma gueule, je le voyais me faire le signe de rockeur en me faisant un clin d’oeil !
Du style t’es trop une rockeuse chérie! Qu’est ce qu’il m’énerve ! j’ai même aperçu Mathieu au loin qui bougeait sa tête en pinçant les extrémités des lèvres en se confirmant qu’il aurait mieux valu ne jamais me faire rencontrer la star du rock and roll…

_ et alors ils t'ont publiée?

Damien avait conservé tout ce que je lui écrivais depuis le début, même si je faisais flipper au cas où - les pièces à conviction, tu vois- en prévoyant déjà de me proposer autre chose que la zonzon. Trop romantique le mec!


Je pense qu'il faut trouver autre chose de plus fun pour le thème ! ^^
Nulie Il y a 1 an

Je pense qu'il faut trouver autre chose de plus fun pour le thème !

Ok je prends la main, nouveau thème: "Le rose fluo sur une limace".
AnonymeIl y a 1 an

Ok je prends la main, nouveau thème: "Le rose fluo sur une limace".

Quand une limace est rose fluo elle ressemble à un stabilo boss, Quand une limace est rose fluo elle intrigue les passants, Quand une limace est rose fluo on la prend pour une glace à la fraise qui a glissé des mains d'un môme, Quand une limace est rose fluo les chiens la reniflent intrigués, Quand une limace est rose fluo elle contraste avec le noir du goudron, Quand une limace est rose fluo c'est que le LSD fait son p'tit effet. (Voila voila ! Fort inspirant tout ça dis donc :-D)
petitecaillou Il y a 1 an

Quand une limace est rose fluo elle ressemble à un stabilo boss,
Quand une limace est rose fluo elle intrigue les passants,
Quand une limace est rose fluo on la prend pour une glace à la fraise qui a glissé des mains d'un môme,
Quand une limace est rose fluo les chiens la reniflent intrigués,
Quand une limace est rose fluo elle contraste avec le noir du goudron,
Quand une limace est rose fluo c'est que le LSD fait son p'tit effet.

(Voila voila ! Fort inspirant tout ça dis donc )

pffiou, tentative... Petit être sans tête, tu pensais passer inaperçu comme une limace rose fluo au milieu des fleurs, répandant tes humeurs au gré du vent, à tout va, sans laisser de trace telle une limace fluo ? Le rose fluo sur une limace est bien plus attractif que discret. Petite bête, à attiser les rancœurs, les hérissons et crapauds s'en donneront à leur bon cœur. Mais ça, les limaces le savent...
éoline Il y a 1 an

pffiou, tentative...

Petit être sans tête, tu pensais passer inaperçu comme une limace rose fluo au milieu des fleurs, répandant tes humeurs au gré du vent, à tout va, sans laisser de trace telle une limace fluo ? Le rose fluo sur une limace est bien plus attractif que discret. Petite bête, à attiser les rancœurs, les hérissons et crapauds s'en donneront à leur bon cœur. Mais ça, les limaces le savent...

Elle s'enfile toujours un tablier bien blanc avant de commencer. Elle en a tout un stock dans sa penderie, c'est comme ça, elle aime bien avoir son stock. Avant elle a pensé à boire son grand bol de café bien noir, elle s'assit sur son haut tabouret entre son bar et la fenêtre de sa cuisine. Elle aime bien parce qu'elle peut voir tous les toits gris de Paris. En général, y a toujours en même temps le voisin d'en face qui prend sa douche, un beau garçon, peut être bien qu'il la drague, elle sait pas trop. Elle a décidé de ne plus se faire de films. Sinon elle a la confusion de ses troubles. C'est pendant ce moment de solitude qu'elle repense à hier soir quand elle a vu Bruno. Elle l'aime bien, il l'a aidée à s'installer, dans son petit atelier. C'était pas évident, tout est très cher maintenant. Il s'est porté garant et il l'aide. Parce qu'il aime bien les femmes comme elle, au tablier blanc. Elle finit son café et parfois, pas tout le temps, en reprend un, mais ensuite attention , plus rien dans la journée après, juste de l'eau. Elle a eu une commande pour une exposition. C'est pas très loin en plus de chez elle, ultra pratique! Elle a rencontré le commissaire dans une soirée mondaine, elle aime bien parce qu'elle peut mettre des belles robes pendant ces soirées là et elle aime bien mettre des belles robes. Elle ne se maquille pas, par contre ça, ça la gène vraiment, ça fait comme un masque, elle a l'impression d'avoir un masque sur le visage ça la crispe, ça sèche les pores enfin c'est pas très confortable. Elle enfile le tablier toujours avant de commencer. La lumière est pas mal du tout vers 10h. Elle travaille sur une déclinaison aléatoire des couleurs. C'est son concept depuis quelques temps, l'aléatoire des couleurs. Elle commence son travail sur la toile par un tracé de tâche informe, elle a mis des années à se libérer de la forme acquise technique. Quelle bande de coincés ces stars de la technique, des années d'enseignement pour au final revenir à un état primate de la tâche. Bref quand elle y repense, elle commence à s'énerver un peu en repensant aux profs qui la domptaient pour la faire rentrer dans des trucs droits, correctes, attendus, pour évaluer qu'ils disaient. M'enfin bon le jour où le mec, a glissé sur la limace, quel con il était tellement préoccupé par ses règles de composition qu'il regardait pas où il mettait les pieds et puis ça n'a pas loupé, tout le monde le savait qu'y avait un soucis avec une limace qui rodait par là, bah voilà il a glissé dessus et puis en prime avait renversé un pot de peinture de fluo rose qui traînait au mauvais endroit et au mauvais moment. Pauvre limace avec sa tâche rose fluo. Quand elle y repense ça lui fend le coeur.
AnonymeIl y a 1 an

Elle s'enfile toujours un tablier bien blanc avant de commencer. Elle en a tout un stock dans sa penderie, c'est comme ça, elle aime bien avoir son stock. Avant elle a pensé à boire son grand bol de café bien noir, elle s'assit sur son haut tabouret entre son bar et la fenêtre de sa cuisine. Elle aime bien parce qu'elle peut voir tous les toits gris de Paris. En général, y a toujours en même temps le voisin d'en face qui prend sa douche, un beau garçon, peut être bien qu'il la drague, elle sait pas trop. Elle a décidé de ne plus se faire de films. Sinon elle a la confusion de ses troubles. C'est pendant ce moment de solitude qu'elle repense à hier soir quand elle a vu Bruno. Elle l'aime bien, il l'a aidée à s'installer, dans son petit atelier. C'était pas évident, tout est très cher maintenant. Il s'est porté garant et il l'aide. Parce qu'il aime bien les femmes comme elle, au tablier blanc. Elle finit son café et parfois, pas tout le temps, en reprend un, mais ensuite attention , plus rien dans la journée après, juste de l'eau.

Elle a eu une commande pour une exposition. C'est pas très loin en plus de chez elle, ultra pratique! Elle a rencontré le commissaire dans une soirée mondaine, elle aime bien parce qu'elle peut mettre des belles robes pendant ces soirées là et elle aime bien mettre des belles robes. Elle ne se maquille pas, par contre ça, ça la gène vraiment, ça fait comme un masque, elle a l'impression d'avoir un masque sur le visage ça la crispe, ça sèche les pores enfin c'est pas très confortable.

Elle enfile le tablier toujours avant de commencer. La lumière est pas mal du tout vers 10h. Elle travaille sur une déclinaison aléatoire des couleurs. C'est son concept depuis quelques temps, l'aléatoire des couleurs. Elle commence son travail sur la toile par un tracé de tâche informe, elle a mis des années à se libérer de la forme acquise technique. Quelle bande de coincés ces stars de la technique, des années d'enseignement pour au final revenir à un état primate de la tâche. Bref quand elle y repense, elle commence à s'énerver un peu en repensant aux profs qui la domptaient pour la faire rentrer dans des trucs droits, correctes, attendus, pour évaluer qu'ils disaient. M'enfin bon le jour où le mec, a glissé sur la limace, quel con il était tellement préoccupé par ses règles de composition qu'il regardait pas où il mettait les pieds et puis ça n'a pas loupé, tout le monde le savait qu'y avait un soucis avec une limace qui rodait par là, bah voilà il a glissé dessus et puis en prime avait renversé un pot de peinture de fluo rose qui traînait au mauvais endroit et au mauvais moment.

Pauvre limace avec sa tâche rose fluo.

Quand elle y repense ça lui fend le coeur.

Au moins, elle a rencontré quelqu'un.
AnonymeIl y a 1 an

Au moins, elle a rencontré quelqu'un.

Votre saison sera rose ! Rose tendre, rose bonbon, rose fuschia : vous oserez tout et ca vous ira bien. Au placard les teintes terreuses qui vous plombent le teint ! Misez sur le total look rose ou sur l'alliance vert salade / rose fluo pour un effet naturel acidulé très tendance en ce moment. Nom d'un p'tit radis, cet été vous verrez la vie en rose, bande de limaces !
idem Il y a 1 an

Votre saison sera rose ! Rose tendre, rose bonbon, rose fuschia : vous oserez tout et ca vous ira bien.
Au placard les teintes terreuses qui vous plombent le teint ! Misez sur le total look rose ou sur l'alliance vert salade / rose fluo pour un effet naturel acidulé très tendance en ce moment.
Nom d'un p'tit radis, cet été vous verrez la vie en rose, bande de limaces !

j'appelle @petitecaillou pour le changement de thème
AnonymeIl y a 1 an

j'appelle petitecaillou pour le changement de thème

Je ne sais pas pourquoi je me suis décidée, peut-être une envie égoïste de laisser une trace dans cette communauté, une envie de partager, même juste un texte, avec vous, ces vous sans noms, sans corps mais en accord, ces bouts de moi. (Puis bon, je n’ai jamais été douée sur les forums, l’implication et moi…) Thème dégoût Le blanc de la cuvette immaculé se tâche soudainement, brusquement, dans un râle de douleur, de peine et dans un flot de larme. Je fixe cet amas de matière à moitié mâchée, mélange de morceaux de vie, de gras, de chair… Serait-ce la mienne ? Les larmes, gouttes dans la cuvette. Mon cœur, tambour dans la tête. Et cette impression de crever d’épuisement arrive doucement, je la sens. Encore une fois, aller, pour ne pas que cette chair se retrouve en moi, pour ne pas qu’on la voie, pour qu’enfin, on me voit. Encore vomir ces sentiments, ces rires, ces pleurs, la colère renflouée par ces années, par ces silences et ses absences. Vomir tout ce que j’ai, tout ce que j’ai pu penser et ce que j’ai ingurgité, pour ensuite, pouvoir recommencer. Parce que ça me fait du bien, parce que ça m’apaise et me tue à la fois, parce que tout est paradoxal. Ce plaisir malsain, ce dégoût de soi, et pendant quelques instants, la satisfaction de se sentir pleine, pleine de sens et de vie, à s’en faire péter la panse comme on dit. Puis on refait le rêve à l’envers, on recrache ce qu’on a, on se fait mal pour notre bien, on se tue à petit feu pour une image, un rêve, une chimère. On cherche à atteindre la perfection qui n’existe pas, aveuglé par ce que l’on voit et ce que l’on nous montre. Au final, les yeux rougis de larme, le souffle court et le corps vide de tout, Lorsqu’après la cuvette, je croise le miroir de mon âme, Il ne reste que le dégoût.
zaël Il y a 1 an

Je ne sais pas pourquoi je me suis décidée, peut-être une envie égoïste de laisser une trace dans cette communauté, une envie de partager, même juste un texte, avec vous, ces vous sans noms, sans corps mais en accord, ces bouts de moi. (Puis bon, je n’ai jamais été douée sur les forums, l’implication et moi…)

Thème dégoût

Le blanc de la cuvette immaculé se tâche soudainement, brusquement, dans un râle de douleur, de peine et dans un flot de larme.

Je fixe cet amas de matière à moitié mâchée, mélange de morceaux de vie, de gras, de chair…
Serait-ce la mienne ?

Les larmes, gouttes dans la cuvette. Mon cœur, tambour dans la tête.
Et cette impression de crever d’épuisement arrive doucement, je la sens.

Encore une fois, aller, pour ne pas que cette chair se retrouve en moi, pour ne pas qu’on la voie, pour qu’enfin, on me voit. Encore vomir ces sentiments, ces rires, ces pleurs, la colère renflouée par ces années, par ces silences et ses absences.
Vomir tout ce que j’ai, tout ce que j’ai pu penser et ce que j’ai ingurgité, pour ensuite, pouvoir recommencer.

Parce que ça me fait du bien, parce que ça m’apaise et me tue à la fois, parce que tout est paradoxal. Ce plaisir malsain, ce dégoût de soi, et pendant quelques instants, la satisfaction de se sentir pleine, pleine de sens et de vie, à s’en faire péter la panse comme on dit.

Puis on refait le rêve à l’envers, on recrache ce qu’on a, on se fait mal pour notre bien, on se tue à petit feu pour une image, un rêve, une chimère. On cherche à atteindre la perfection qui n’existe pas, aveuglé par ce que l’on voit et ce que l’on nous montre.

Au final, les yeux rougis de larme, le souffle court et le corps vide de tout,
Lorsqu’après la cuvette, je croise le miroir de mon âme,
Il ne reste que le dégoût.

Merci bien Anne pour cette proposition ! Alors alors...nouveau thème : l'évasion
petitecaillou Il y a 1 an

Merci bien Anne pour cette proposition !

Alors alors...nouveau thème : l'évasion

Dans l'égarement ma tête. C'est des cendres qui volent quand les herbes folles brûlent. Pour s'évader, faudrait-il encore être libre de soi-même et clos dans l'insoluble des nuits. Le rayon du soleil est renforcé dans le miroir. Je me suis regardé, tête d'étoile, bien droit au fond des noirceurs de ma pupille. Et puis comètes sur la tête, je me suis apparu petit prince qui rejette son titre. Ange noire qui ne veut plus ouvrir les lettres qu'on lui adresse. C'est l'infini infiltré dans les signes qui m'a tué, le venin des confiances lessivées aux portes-drapeaux des inconsciences. Érodé est mon churinga. L'évasion est docile sous la pression du poids de dix mille années sur mes épaules de terre crue. Émanation de mes réceptacles, mon corps-véhicule est déjà une vieille mécanique. Passerelle, point d'appui et de passage dans le royaume de mes légèretés. Délestée est la pluie de ses pleurs comme à demi-clos les yeux du rêveur qui tamise ses réalités en ne sachant les ouvrir.
AnonymeIl y a 1 an

Dans l'égarement ma tête.
C'est des cendres qui volent quand les herbes folles brûlent.

Pour s'évader, faudrait-il encore être libre de soi-même et clos dans l'insoluble des nuits.

Le rayon du soleil est renforcé dans le miroir.

Je me suis regardé, tête d'étoile, bien droit au fond des noirceurs de ma pupille.

Et puis comètes sur la tête, je me suis apparu petit prince qui rejette son titre.
Ange noire qui ne veut plus ouvrir les lettres qu'on lui adresse.

C'est l'infini infiltré dans les signes qui m'a tué, le venin des confiances lessivées aux portes-drapeaux des inconsciences.

Érodé est mon churinga. L'évasion est docile sous la pression du poids de dix mille années sur mes épaules de terre crue. Émanation de mes réceptacles, mon corps-véhicule est déjà une vieille mécanique. Passerelle, point d'appui et de passage dans le royaume de mes légèretés.

Délestée est la pluie de ses pleurs comme à demi-clos les yeux du rêveur qui tamise ses réalités en ne sachant les ouvrir.

Bon, tentative....Allez-y , corrigez, modelez, conseillez, enrichissez...c'est le but de ce topic, non ? ;) " C'est dans tes bras que je m'évade. Sous nos baisers, nous transcendons. Nos peaux qui se caressent, nous délivrent de nos carcans rationnels. Le chant de nos souffles, de notre liberté, est un voyage à lui seul. L'inconscient en guide, c'est la Conscience qui s'enrichit. Enivrés de nous, sur un accord parfait de nos âmes, suprême est l'extase, la destination, l'évasion. "
éoline Il y a 1 an

Bon, tentative....Allez-y , corrigez, modelez, conseillez, enrichissez...c'est le but de ce topic, non ?

" C'est dans tes bras que je m'évade.
Sous nos baisers, nous transcendons. Nos peaux qui se caressent, nous délivrent de nos carcans rationnels. Le chant de nos souffles, de notre liberté, est un voyage à lui seul. L'inconscient en guide, c'est la Conscience qui s'enrichit. Enivrés de nous, sur un accord parfait de nos âmes, suprême est l'extase, la destination, l'évasion. "

Sentiment et sensation dignes d'écriture! Remets le métier sur l'ouvrage? chiche? En changeant le point de vue? Le mode narratif? Style indirect? ;) Ici c'est l'atelier!
musashi Il y a 1 an

Sentiment et sensation dignes d'écriture! Remets le métier sur l'ouvrage? chiche?
En changeant le point de vue? Le mode narratif? Style indirect?
Ici c'est l'atelier!

[quote="musashi"]Sentiment et sensation dignes d'écriture! Remets le métier sur l'ouvrage? chiche? En changeant le point de vue? Le mode narratif? Style indirect? ;) Ici c'est l'atelier![/quote] Go ! :)
éoline Il y a 1 an

Sentiment et sensation dignes d'écriture! Remets le métier sur l'ouvrage? chiche?
En changeant le point de vue? Le mode narratif? Style indirect?
Ici c'est l'atelier!

Go !

S'évader pour mieux respirer, S'évader en foulant les pieds sur le sable, S'évader en regardant les yeux d'un/e autre. Mais toujours revenir au point de départ. Pour avoir envie de s'évader de nouveau. Avoir cette sensation de vide, d'oppression constante qui donne envie de s'évader. S'évader c'est un peu le synonyme de fuir, Fuir les autres, fuir sa vie, fuir ses dégoûts, fuir d'être usée. S'évader s'est s'enfuir, mais plus gaiement. Une fuite en avant, qu'on poétise, qu'on enjolive. Dans cette évasion, on est accompagné par des soleils, des rires, des joies, du bleu de la Méditerranée, le clapoti des vagues, par des sons nouveaux, par des lieux inconnus jusqu'alors. C'est pas ça un peu s'évader, que de fuir ?
__Coffee&Caramel__ Il y a 1 an

S'évader pour mieux respirer,
S'évader en foulant les pieds sur le sable,
S'évader en regardant les yeux d'un/e autre.

Mais toujours revenir au point de départ.
Pour avoir envie de s'évader de nouveau.
Avoir cette sensation de vide, d'oppression constante qui donne envie de s'évader.

S'évader c'est un peu le synonyme de fuir,
Fuir les autres, fuir sa vie, fuir ses dégoûts, fuir d'être usée.

S'évader s'est s'enfuir, mais plus gaiement.
Une fuite en avant, qu'on poétise, qu'on enjolive.
Dans cette évasion, on est accompagné par des soleils, des rires, des joies, du bleu de la Méditerranée, le clapoti des vagues, par des sons nouveaux, par des lieux inconnus jusqu'alors.

C'est pas ça un peu s'évader, que de fuir ?