au début j'étais mal à l'aise par rapport à l'album <br />vraiment très personnel <br /><br />jours etranges <br />debbie <br />god bless<br /><br />c'est quasiment toujours des tableaux, <br />des représentations évasives, <br />intimistes mais en même temps pudiques <br />des confessions à demi-mot <br /><br /><br />là c'est l'inverse, <br />ce triple est incroyablement détaillé,<br />la rupture est décortiquée<br />ça m'a vraiment mise mal à l'aise au début.<br />et puis il y a toutes ces references au public, <br />aux gens qui l'ecoutent, <br />et transfigurent ses detresses, <br />il parle à ceux qui se transposent en lui <br />se delectent de sa douleur <br /><br />"un autre romantique qui se verra en moi<br />il se dira sans doute "oh c'est beau comme il l'aime"<br /><br />"quand le mal a choisi votre ame pour empire<br />quand tous les romantiques et les tristes du monde<br />ont choisi votre coeur pour se mettre à pleurer "<br /><br /><br />c'est un album de détresse effectivement, <br />terriblement explicite (chose limite évitée jusque là ) <br />et surtout ce qui m'a un peu etonnée<br />c'est que finalement et ce pour la premiere fois <br />il nous injecte nous et cette foutue magie des rencontres plus ou moins malsaine <br />mais magnifique au sein de ses textes...<br />on est là à contempler sa douleur sans un mot (ça vous rappelle pas la tournée Debbie et les dates estivales où y avait tout ce chagrin tangible dans l'atmosphère, où parfois des larmes s'étaient échapées du clavier...sans que ce soit les notre cette fois ci...)